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Stanislas Guérini, Ancien ministre de la Transformation et de la Fonction publiques de France, a annoncé ce mercredi 10 avril dans Le Parisien vouloir « lever le tabou du licenciement des fonctionnaires ». Un sujet hautement inflammable que Clément Beaune, député de Paris (Renaissance) approuve. Invité des 4 vérités, il parle de la fonction publique comme d’un secteur qui doit évoluer. « Il faut tout mettre sur la table, notamment les questions de formation, de responsabilité (…) Et il faut remettre plusieurs règles en question. ».
Le déficit public de la France pour 2023 est abyssal : il a atteint 154 milliards d’euros, soit beaucoup plus que prévu. Le gouvernement prévoit des économies majeures pour compenser, au moins 10 milliards cette année, contre 20 l’an prochain. Pour l’homme politique, s’il y a certes un « effort à faire » de la part notamment des dépenses publiques et des collectivités, il n’y a pour autant « pas matière à s’inquiéter ».
Clément Beaune a payé de son poste au gouvernement le fait d’avoir critiqué la loi immigration. Il a en effet été limogé vendredi 9 février après avoir exprimé son désaccord. Malgré tout, l’ancien ministre n’exprime ni rancœur ni incompréhension. « C’est la règle du jeu ».
Les économies pour compenser la dette sur le « dos » des chômeurs ?
Parmi les économies prévues pour compenser la dette, certaines seront faites sur l’indemnisation des chômeurs. Gabriel Attal prévoit de réduire la durée de leur indemnisation de 15 à 12 mois. « Il ne faut pas que ce soit une réforme d’économies à faire sur le dos de certains », alerte Clément Beaune. « Il va y avoir une discussion avec les partenaires sociaux dans les mois qui viennent », signale celui qui se dit plutôt défavorable à cette réforme.
Clément Beaune, comme Gabriel Attal, viennent tous les deux de l’aile gauche de la macronie. Que reste-t-il aujourd’hui d’ancré à gauche chez le Premier ministre de la France ? Clément Beaune parle notamment d’un combat européen « » social, écologique, social-démocrate ».
Ce mercredi 10 avril 2024, le parlement européen va se prononcer sur le pacte asile immigration, qui divise la droite et la gauche. L’homme politique parle d’un texte qui défend une ligne d’efficacité au niveau européen » et un « accueil solidaire des demandeurs d’asiles ».
Clément Beaune est porte-parole de Valérie Hayer dans la campagne Européennes 2024. Les sondages publiés hier soir par le Figaro et réalisés par l’IFOP placent cette dernière à 18,5% d’intentions de vote. Le porte-parole pense pouvoir encore inverser la dynamique grâce à la « conviction européenne » de son parti. « On va faire des propositions très précises dans les prochaines semaines » , promet-il.
Quel argument pour dissuader les jeunes de voter pour le RN ? « Regardez-bien, allez voter, et ne votez pas pour les partis qui sont contre vous ! », leur dit Clément Beaune.
Une proposition de loi est examinée au Sénat ce mardi 9 avril 2024 pour limiter les grèves pendant certaines périodes comme les vacances scolaires, les jours fériés, les JO, etc. Éric Ciotti y est-il favorable ? Invité des 4 vérités, le président des Républicains (LR) s’étonne que le Gouvernement s’oppose à cette proposition qui pour lui « va dans le bon sens » et « doit être installée durablement ». « Les Français attendent de pouvoir se déplacer librement et sans blocage, et notamment dans des périodes comme les vacances scolaires », argue-t-il.
Éric Ciotti a demandé que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin soit entendu par la commission des lois de l’Assemblée à propos de la sécurité des JO, et notamment sa cérémonie d’ouverture, qui devrait avoir lieu sur la Seine. « Le risque [terroriste, NDLR] est maximal », alerte le président LR. Selon lui, il faut songer à un dispositif qui garantit « une meilleure sécurité ». Ailleurs que sur la Seine, donc.
Les obsèques de Shemseddine, 15 ans, mort vendredi après avoir été passé à tabac la veille à Viry-Châtillon (Essonne), ont eu lieu ce mardi 9 avril. À propos des violences dont l’adolescent est mort, Éric Ciotti sonne la « nécessité de mesures concrètes plus pénales que sociales ». Ce qu’il propose ? « Mieux responsabiliser les parents (…), supprimer l’excuse de minorité, et construire des établissements pour mineurs délinquants ».
Lundi 8 avril 2024, Prisca Thévenot était invitée des 4 vérités. La porte-parole du Gouvernement demandait « plus de sévérité dès le primaire » avec notamment la possibilité de conseils disciplinaires dès cette étape de la vie. Éric Ciotti va plus loin : pour lui, c’est « toute une chaîne qu’il faudrait changer », en responsabilisant plus les parents, donc, et en protégeant mieux les professeurs.
Faut-il interdire les téléphones portables dans les collèges et lycées ? L’homme politique est pour. Il parle d’un véritable « fléau », d’une « addiction ».
Eric Ciotti et son parti brandissent la menace d'une motion de censure
Interrogé sur le premier ministre Gabriel Attal, Éric Ciotti a partagé un commentaire sans appel : « C’est lui qui décide de tout, et c’est donc lui qui a la responsabilité de cette dégradation actuelle », dit-il, dénonçant notamment un « bilan sécuritaire épouvantable ».
Samedi 6 avril, sur BFMTV, répondant à la question sur la gestion déficiente par le Gouvernement, Éric Ciotti a brandi la menace d’une motion de censure à l’Assemblée nationale. Lui et son parti comptent bien passer des paroles aux actes si trois lignes rouges sont franchies : si la fiscalité augmente, si les pensions de retraite sont touchées, et si les dépenses de santé sont augmentées. « Si c’est franchi, nous n'hésiterons pas à déposer la motion de censure. »
En Macronie, certains s’interrogent : une coalition est-elle possible ? « Il n’en a jamais été question de la part du président de la République », dément le député de Nice.
Comme l’a annoncé Gabriel Attal le 28 mars 2024 sur TF1, le Gouvernement compte proposer une « nouvelle réforme globale » pour réduire la durée d’indemnisation des chômeurs. Éric Ciotti approuve : il est « plutôt pour une réforme qui favorise le travail. »
Un nouveau drame s’est joué à proximité d’un collège à Viry-Châtillon dans l'Essonne ce vendredi 5 avril 2024. Un jeune homme de 15 ans a été passé à tabac par plusieurs individus cagoulés avant d’être laissé pour mort. Transporté en urgence à l’hôpital Necker, ce jeune adolescent finira par succomber à ses blessures. Une tragédie innommable qui survient peu de temps après l’agression de Samara, lynchée à la sortie de son collège à Montpellier, celle de Shannon, une collégienne de 13 ans violée puis tuée ou encore celle de Tamara, une jeune fille de 14 ans tabassée à Tours… Alors, que faire pour stopper cette spirale infernale dans laquelle on enterre nos jeunes ? Pour Prisca Thévenot, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée du renouveau démocratique, l’enjeu est de taille pour endiguer ce déferlement de haine qui sévit sur le territoire. Selon notre invitée, il faut pouvoir agir dès les premiers signalements au primaire, là où l’école est devenue une zone à risque : « Ils doivent être sanctionnés directement. C’est une responsabilité collective […] Nous devons avoir cette attention. La violence est partout. Nous devons agir dès les premiers signes et donc le primaire, avec par exemple des conseils disciplinaires très tôt […] c’est aussi la responsabilité tous les adultes autour de l’enfant et se rendre compte qu’il y a quelque qui ne va pas : un manque à l’autorité, une phase trop forte, un mot qui ne devrait pas être prononcé ou un comportement qui commence à être violent » défend Prisca Thévenot qui appelle à plus de fermeté et de sévérité dans les établissements scolaires. Malgré ces nouvelles prérogatives soumises par la porte-parole, le gouvernement a déjà rogné sur le budget de l’Éducation nationale à hauteur de 700 000 millions d’euros en moins pour tenter de redresser les finances publiques. Si le gouvernement serre un tour de vis sur les dépenses, la ministre déléguée chargée du renouveau démocratique se veut rassurante et rappelle que « l’école reste le premier budget de l’État depuis 2017». Et l’exécutif compte bien concentrer leurs efforts sur les zones d’éducation prioritaire avec des établissements plus sécurisés mais également sur le choc des savoirs annoncé par Nicole Belloubet, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, qui souhaite mettre en place des groupes de niveaux dès la rentrée prochaine. Face à cette montée en puissance de la violence, les réseaux sociaux favorisent le harcèlement. Ce sont souvent des catalyseurs de violence grâce auxquels les bourreaux peuvent s’en prendre à leurs victimes via écran interposé, en toute impunité, hors des murs de l'école. C’est d’ailleurs l’une des principaux chantiers confiés à Brigitte Macron, véritable porte-parole du cyber harcèlement. Et cette dernière se retrouve régulièrement dans l’impasse pour parvenir à endiguer ce fléau qui poursuit les jeunes bien au-delà des cours de récré. Si certains établissements ont interdit les portables dans leur enceinte, cela reste nettement insuffisant : « Dans la réalité, il y aussi des manquements […] on peut se poser la question de l’interdiction des portables à l’entrée des collègues […] ça va dans ce que le président de la République avait lancé, c’est-à-dire, un travail plus global sur l’utilisation et la gestion de nos écrans » soutient notre invitée.
Économie : sur le dos des chômeurs ?
Le climat économique n’est pas au beau fixe depuis l’annonce officielle du déficit évalué à 5,5%, bien au-dessus des prévisions gouvernementales. Partenaires sociaux et syndicats devraient se rassembler une nouvelle fois ce lundi 8 avril 2024 pour tenter de trouver un accord sur l’emploi des seniors. Mais une autre question crispe les Français sur l’assurance chômage : le gouvernement va-t-il, comme le Premier ministre, Gabriel Attal, l’a envisagé, réduire la durée d’indemnisation des chômeurs, passant ainsi de 18 à 12 mois ? Cette nouvelle mesure est censée va
Jeudi 4 avril, un adolescent est mort après avoir été passé à tabac à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, par d’autres adolescents. Ce drame a lieu seulement trois jours après lynchage extrêmement violent de Tamara, une autre collégienne de 14 ans à Montpellier, par une vingtaine de jeunes à la sortie de son établissement. Invitée des 4 vérités, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Éducation nationale, se dit « absolument bouleversée par ces affaires » et appelle à un « sursaut collectif ». Elle argue qu’il faut s’interroger sur cette « hyper violence ». Et surtout, selon elle, s’intéresser au « cadre de référence » de ces élèves, au sujet de la « santé mentale de ces jeunes », ainsi que, aussi et surtout, aux « réseaux sociaux et aux écrans », qui selon elle jouent un rôle « considérable » dans ces violences grâce l’anonymat, l’effet de masse et l’impunité. L’ancienne ministre propose un « rationnement » de l’accès aux réseaux sociaux par le biais d’une convention citoyenne sur cette question.
La mixité scolaire doit être respectée, selon Najat Vallaud-Belkacem
Le 1 mars 2024, Le ghetto scolaire, comment en finir avec le séparatisme ? ouvrage écrit par Najat Vallaud-Belkacem avec le chercheur François Dubet, a été publié aux éditions du Seuil. L’ancienne ministre de l’Éducation nationale parle de la mixité scolaire qu’elle juge « insuffisante » et d’établissements qui, selon diverses expériences menées de 2015 à 2023, ne tireraient que des bénéfices à mélanger davantage les diverses classes sociales. « À partir du moment où les élèves sont mélangés, on a d’autres codes et d’autres autres structurants, donc ça va beaucoup mieux ».
Au sujet des parents qui mettent leurs enfants dans une école privée plutôt que publique, elle parle d’un phénomène de « serpent qui se mord la queue » et en appelle à leur responsabilité des pouvoirs publics, dont le rôle est de sortir les écoles publiques de leur « effet repoussoir ».
Si l’ancienne ministre a pu prendre du temps pour mettre la politique à distance et réfléchir, elle souhaite aujourd'hui continuer « d’alimenter sa famille politique ». Pour le reste, « on verra bien, un jour peut-être », avance-t-elle quand on lui pose la question d’un potentiel retour.
À l’approche du scrutin du dimanche 9 juin 2024, les responsables politiques sont tous mobilisés dans le but de motiver les électeurs à se déplacer afin de combattre l'abstention. Lors des dernières élections européennes, en 2019, seulement 18% des inscrits s’étaient exprimés, faisant de l'abstentionnisme le premier parti de France, et de loin. Ainsi, Marine Le Pen invite les électeurs à aller voter « parce que c’est le moyen de se défendre des injustices », rappelant que, dans l’urne, toutes les voix se valent. Alors que les décisions prises au sein de l’Union européennes impactent directement la vie de Français, il est primordial pour l’ancienne candidate à la présidentielle de voter « pour conserver le pouvoir de décider ».
Tandis que la liste RN menée par Jordan Bardella caracole au sommet des sondages avec environ 33% d’intentions de vote selon Ipsos, la liste du parti présidentiel se traîne avec 16% d’intentions de vote. Si le parti fondé par Jean-Marie Le Pen obtient finalement une majorité de vote, sa fille considère qu’il faudra tirer certaines conclusions. « Les Français ne veulent plus de l’Union européenne telle qu’elle se construit déjà depuis des années », martèle-t-elle, en citant en exemple le Pacte Immigration et le Pacte Vert. Le Rassemblement national est, en effet, farouchement opposé à plusieurs mesures actuellement en discussion comme le rapport Verhofstadt, qui supprime le droit de véto, l’élargissement de l’Union à 37 pays, incluant ainsi l’Ukraine et les pays des Balkans, ou encore la mise en place d’un impôt européen. Et la volonté de sortir de l’UE ? « Non, nous l’avons dit très clairement ».
Dans la mesure où la liste menée par Jordan Bardella serait en tête du scrutin dimanche, Marine Le Pen souhaite qu’Emmanuel Macron prenne la mesure des résultats. Alors que le RN se place en tête des sondages selon Ipsos, il se positionne donc comme la première force d’opposition du pays et devrait, selon Marine Le Pen, être considéré comme tel par le président qui « devra en tirer les conséquences ». Elle appelle ainsi à une dissolution de l’assemblée nationale dans le cas où son parti remporte l’élection de dimanche : « ça me paraîtrait profondément démocratique ».
Une campagne aux multiples polémiques
Le président doit s’exprimer jeudi 6 juin 2024, à trois jours du scrutin, lors d’une interview à l’occasion des 80 ans du débarquement, retransmise en simultanée sur France 2 et TF1 à l’heure du JT. Une annonce qui a provoqué une levée de boucliers à gauche comme à droite. Les Républicains et La France Insoumise ont annoncé saisir l’ARCOM, le RN, lui, ne compte pas le faire.
Suite à la polémique qui a éclaté ce dimanche 2 juin en raison d’un tweet du RN qui s’adressait directement aux gendarmes et aux policiers, les invitant à aller vote le 9 juin pour la liste de Jordan Bardella, le directeur de la gendarmerie a jugé cette action « d’entorse au statut de militaire ». Marine Le Pen se défend : « Il n’y a rien à reprocher au Rassemblement national, nous avons parfaitement respecté la loi, nous parlerons aux gendarmes, nous parlerons aux militaires, et nous parlerons à tous les français ».
En 2023, le déficit public s’est élevé à 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), soit 154 milliards d’euros, selon les résultats publiés mardi 26 mars par l’Insee. Un chiffre très supérieur aux 4,9 % visés par Bercy, dans le cadre de la loi de finances pour 2024, adoptée en fin d’année dernière. Faut-il augmenter les impôts ? Au gouvernement, c’est un véritable casse-tête. « On ne change pas une politique économique qui gagne, une politique qui a créé plus de deux millions d’emplois et a rompu avec des années de désindustrialisation », réagit, Mathieu Lefèvre, député Renaissance du Val-de-Marne, invité des 4 Vérités ce vendredi 05 mai, sur France 2. « Quand la situation va mal, on a toujours ce réflexe de vouloir augmenter les impôts. Le Premier ministre propose de capter les rentes dans tous les secteurs qui ont eu des rentabilités disproportionnées. Mais en aucun cas nous voulons augmenter les impôts des Français, et surtout pas les impôts des Français qui travaillent », assure l’élu.
Assurance vie, superprofits, impôt sur la fortune immobilière… Pour combler le manque à gagner, certains se disent favorables à augmenter la taxation. « On ne va pas remettre en cause le cœur de notre politique économique qui a fonctionné », affirme Mathieu Lefèvre. « Les Français sont étouffés, asphyxiés par les impôts. On ne répond pas à une crise de baisse de recette par une augmentation d’impôts ». Comment expliquer un tel dérapage des chiffres ? « C’est le résultat d’un choc extérieur. La croissance ralentit partout dans le monde. Il y a des tensions géopolitiques extraordinaires : le conflit au Proche-Orient, la guerre en Ukraine qui s’intensifie… cela a des effets sur les recettes fiscales », explique le député.
Selon les informations du Figaro, Emmanuel Macron n’a pas manqué de recadrer Bruno Le Maire lors d’une réunion consacrée notamment à la situation des comptes publics le 20 mars dernier. « « Bruno, ça fait quand même sept ans que tu es là », aurait lâché le Président de la République. « Je travaille au quotidien avec Bruno Le Maire, c’est une vigie en matière de dépense publique », défend Mathieu Lefèvre. « Il partage avec le président de la République l’absolue nécessité de se désendetter, il en va de la souveraineté de la France », précise-t-il, restant néanmoins réaliste sur la situation. « Incontestablement, notre situation de finances publiques n’est pas bonne. Elle est dégradée. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Pour autant, c’est Bruno Le Maire qui a permis à la France de sortir de la procédure de déficit excessif, dans laquelle nous étions rentrés en 2009 », souligne le député, qui appelle à revenir au « sérieux budgétaire ».
Majorité cherche des solutions
Dans ce cadre, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé sa volonté de réformer l’assurance chômage. Ce projet ne fait pas l’unanimité, même au sein de la majorité. « C’est sain qu’il y ait du débat dans la majorité. Je récuse que ce soit une réforme budgétaire. Son objectif c’est avant tout de revenir au plein-emploi. Dans notre pays, 340 000 offres d’emploi ne sont pas encore pourvues », commente Mathieu Lefèvre. « Nous allons financer notre modèle social par plus de travail ».
A deux mois du scrutin des élections européennes, la liste de la majorité peine à se démarquer tandis que Jordan Bardella et le Rassemblement national caracolent en tête des sondages depuis plusieurs semaines. « Nous allons combattre. Nous allons dénoncer cette imposture devant les Français. A la fin, son programme sera une feuille blanche », affirme Mathieu Lefèvre.
Le parti Europe Écologie Les Verts traverse une nouvelle secousse. Ce mardi 2 avril 2024, Julien Bayou, ancien secrétaire national d’EELV, a annoncé démissionner de son parti et de son groupe parlementaire. Il est notamment accusé de violences psychologiques sur son ex-compagne. Quelques jours auparavant, il avait déjà été suspendu à titre conservatoire. « Je voudrais que, dans le mouvement Me Too, on passe de la dénonciation individuelle à la prise de conscience du sexisme systémique qui peut exister dans des organisations », témoigne Sandrine Rousseau, invitée des 4 Vérités, jeudi 04 avril 2024, sur France 2. En septembre 2022, la députée EELV de Paris, alors invitée sur le plateau de C à vous sur France 5, avait notamment indiqué qu’elle avait reçu chez elle, une femme accusant Julien Bayou, qui était alors secrétaire national d’EELV, de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes ».
Dans une enquête publiée par le journal Reporterre, plusieurs femmes ont accepté de témoigner, accusant Julien Bayou de violences psychologiques. De son côté, l’ex élu nie les faits qui lui sont reprochés. « Est-ce que la parole de Julien Bayou est sacrée ? », s’insurge-t-elle. « On est dans un parti politique où les femmes ont toutes leur place. Elles n’ont pas à être considérées comme des sujets de drague immédiat dès qu’elles arrivent dans le parti. Le parti politique n’est pas un lieu de rencontre. Bien des femmes en partent parce qu’elles ont le sentiment d’être sous le regard et l’avidité de certains. Ce n’est pas possible de continuer comme ça », affirme Sandrine Rousseau. Un appel à témoignages a été lancé.
Chaînes TNT, un député Renaissance critiqué
Alors que l’enquête parlementaire sur la TNT n’a pas encore rendu sa décision, l’attitude du président de la commission d’enquête, Quentin Bataillon, invité dans l'émission TPMP le 03 avril 2024 sur C8, interroge. Sur le plateau de Cyril Hanouna, Quentin Bataillon critique sa propre commission ainsi que le concurrent de l’animateur, Yann Barthès. La présidente de l’Assemblée nationale a appelé à « faire preuve de réserve », sans envisager de sanctions. Plusieurs leaders de gauche demandent sa démission. « Il faut absolument qu’il démissionne. C’est un piège qui a été tendu par Bolloré et Cyril Hanouna », estime l’élue EELV. « Cela décrédibilise le parlement. (…) Cette commission d’enquête est une institution très importante de notre République. Il vient de la piétiner et c’est absolument scandaleux », affirme-t-elle. Selon Sandrine Rousseau, « CNews est une officine qui joue bien trop avec les fake news pour être considérée comme une chaîne d'information » et selon elle, « les chaînes Bolloré posent une question démocratique fondamentale ». « Nous sommes assez démunis face à ce rouleau compresseur d’une bataille culturelle de l’extrême droite qui est menée actuellement en France », alerte Sandrine Rousseau.
Face à la menace terroriste, la France a relevé le dispositif Vigipirate à son niveau « urgence attentat », soit le plus haut grade. À quelques mois des Jeux olympiques de Paris, certains touristes étrangers pourraient bien renoncer à venir. La cérémonie d’ouverture pourra-t-elle se tenir en plein air sur les quais de Seine, comme prévu ? « Cette menace terroriste, nous la suivons avec toute la vigilance nécessaire. Aujourd’hui, il n’y a pas de menace spécifique sur le plan terroriste tournée contre les Jeux olympiques et paralympiques », commente Amélie Oudéa-Castéra, invitée des 4 Vérités, ce mercredi 03 avril 2024, sur France 2. « Cette cérémonie sur la Seine reste notre plan central. Nous sommes prévoyants. Un travail de discrétion doit être fait sur ces sujets pour que ce soient des solutions efficaces », souligne la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques. Après une première répétition qui se tiendra le 27 mai 2024, une répétition générale sera organisée le 17 juin prochain. « Nous serons prêts au rendez-vous », précise la ministre. Pour renforcer la sécurité des prochains Jeux, près de 2 200 policiers et gendarmes étrangers devraient être appelés en renfort, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Selon la ministre, cette coopération internationale concerne certains « savoir-faire de pointe ».
Lors d’un déplacement à Kiev, Anne Hidalgo a déclaré que les athlètes russes et biélorusses n’étaient « pas les bienvenus » lors des Jeux olympiques de Paris qui se dérouleront du 26 juillet au 11 août 2024. « Il n’y a pas de participation de l’État russe aux Jeux olympiques et paralympiques. Il n’y a pas de parade des Russes à la cérémonie d’ouverture », rappelle Amélie Oudéa-Castéra. « Les athlètes de nationalité russes et biélorusses qui seront admis, seront présents sous un régime de très stricte neutralité, ils ne respectent pas l'État russe. (…) S’agissant de personnes qui n’ont rien fait, qui montrent ces garanties de neutralité, qui ne sont là que pour vivre leur passion, leur sport, il est de notre devoir de les accueillir sans discrimination », assure-t-elle, réaffirmant également son soutien à l’Ukraine.
Paris 2024, le grand déplacement ?
Lundi 25 mars 2024, le maire d’Orléans, Serge Grouard (ex-LR), a dénoncé l'arrivée de quelque 500 migrants sans abri, qui, selon lui, ont été « déplacés » en province « en catimini » pour faire «place nette» à Paris, à l’approche des JO, cet été. « Je veux le dire avec la plus grande fermeté. Cette politique d’hébergement d’urgence, qui est nécessaire compte tenu de la situation de ces personnes qui vivent de manière indigne dans nos rues, n’a rien à voir avec les Jeux olympiques et paralympiques », a réagi la ministre des Sports. « On a besoin d’organiser l’effort en solidarité avec plusieurs territoires. (…) Cela continuera après les JO. On doit accompagner ces personnes avec la plus grande humanité nécessaire », assure-t-elle.
Tout sera-t-il prêt à temps ? « Les infrastructures sont livrées en temps et en heure dans le respect des budgets et équations financières. Sous la houlette de la Solideo, on est une grande nation de bâtisseurs. Ces chantiers sont aussi au plus haut standard en matière environnementale et sociale », déclare la ministre.
Depuis le mois dernier, la rumeur selon laquelle Aya Nakamura pourrait chanter lors de la cérémonie d’ouverture des JO fait polémique. La chanteuse a notamment été la cible de nombreuses insultes racistes. Ces détracteurs pointent aussi du doigt la condamnation de l’artiste pour violences conjugales. « Ce choix des artistes relève de Thomas Joly, sur un plan artistique », a simplement commenté la ministre, tout en « s’insurgeant contre les attaques racistes inadmissibles dont elle a été l’objet ».
À peine rentré d’Ukraine il y a quelques heures, Benjamin Haddad, député Renaissance de Paris, nous donne la température sur le front de guerre. Avec une délégation de parlementaires, il a rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky afin d’évaluer une nouvelle fois, les besoins militaires du pays. Si Emmanuel Macron n’avait pas exclu renforcer les effectifs sur place, le chef d’État avait finalement fait marche arrière lors du sommet à Berlin, alors que le chancelier allemand avait durci le ton, en se désolidarisant purement et simplement des propos de son homologue. Alors, l’Europe doit-elle s’engager davantage pour aider les Ukrainiens ? Pour Benjamin Haddad, un effort collectif est nécessaire à un tournant de la guerre, rappelant l’avance des troupes russes : « Les Russes frappent 10 fois plus d’obus que l’Ukraine dans cette guerre car elle est à court de munitions et d’armes » explique notre invité. En effet, l'aide américaine de 60 milliards de dollars, est toujours bloquée au Congrès. Et ce malgré un vote favorable du Sénat américain. Depuis décembre 2023, les États-Unis ont donc coupé les robinets malgré les appels de détresse de Kiev, suspendu à la décision du Congrès. Vladimir Poutine compte bien profiter de cette politique attentiste pour renforcer son offensive sur le champ de guerre, et au-delà. De plus en plus agressive, la frappe russe n’hésite plus à cibler les grandes villes et les infrastructures civiles, privant parfois la population d’énergie et d’eau. De retour de son voyage en Ukraine, Benjamin Haddad met en garde l’Europe sur les attentions, à peine dissimulées, du chef du Kremlin. Sébastien Lecornu, ministre des Armées de France, a affirmé dans une tribune diffusée 31 mars 2024 « livrer des véhicules de transport de troupes âgés de plus de 40 ans » dans les prochains mois. Est-ce réellement suffisant pour mettre les troupes de Vladimir Poutine à genoux ? Le député de Paris salue l’initiative du ministre : « On continue de livrer du matériel que ce soit des véhicules blindés. Il a aussi annoncé, c’est très important, des missiles Aster qui sont utilisés pour protéger le sol ukrainien face à ces bombardements. C’était une des demandes principales de nos interlocuteurs » détaille notre invité. Dans sa tribune, Sébastien Lecornu a également évoqué son plan d’action vis-à-vis des industriels, qu’il compte mettre sous pression pour raccourcir les délais de livraison. Un emploi de la fermeté et un changement de ton du gouvernement français pour renouveler une nouvelle fois son soutien à l’Ukraine, très affaiblie face à la missive russe, de plus en plus agressive et puissante. Ce qui ne semble néanmoins pas fragiliser le mental d’acier de Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien fait preuve d’une résilience à toute épreuve malgré l’avance stratégique et matérielle de l’ennemi. Ce dernier a d’ailleurs salué la fermeté française avant de solliciter une aide supplémentaire afin d’obtenir plus d’armes et de munitions. Et d’appeler l’Europe à donner l’exemple en dépit des incertitudes Outre-Atlantique. Pourtant, la France semble jouer cavalier seul durant cette campagne. En témoigne la réaction hostile de ses homologues européens lorsqu’Emmanuel Macron a défié Vladimir Poutine. « Je crois qu’il fait bouger les lignes […] on se fixe des lignes rouges à nous-même parce qu’on a peur d’une escalade de Poutine. Mais ça n’a fait qu’attiser l’agressivité de Poutine qui y voit de la faiblesse. C’est le moment, au contraire, de rien n’exclure et de mettre des limites à Vladimir Poutine » défend Benjamin Haddad. Ce dernier félicite d’ailleurs le « leadership de la France sur ces questions de défense et de sécurité » au même titre que certains de nos partenaires en Europe centrale à l’instar de la République tchèque ou de la Pologne, qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le régime de Vladimir Poutine. « C’est notre responsabilité à nous Français, de mener la réponse de l’Europe » réplique
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