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Or


Le commissariat de la Courneuve était ciblé dimanche 17 mars par des tirs de mortiers lancés par une « cinquantaine d’individus », selon Laurent Nuñez, le préfet de la police de Paris. Des émeutes qui se passent 4 jours après la mort de Wanys, 18 ans, à Aubervilliers, et semblent en être une réponse directe. Le jeune homme a en effet été percuté par un véhicule de la BAC lors d’une course-poursuite après un refus de contrôle. Un drame de plus dans les banlieues, et un événement pouvant faire gonfler l’impression d’un accroissement des violences policières. Loin d’être isolé, il faut rappeler que 39 personnes ont été tuées à la suite ou pendant des interventions policières sur l’année 2023, selon le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale. En déplacement au commissariat de la commune de Seine-Saint-Denis, M. Nuñez a précisé que les forces de l’ordre seraient « intraitables contre les émeutiers et les violences urbaines ».
Pour le président du parti Reconquête et personnalité de télévision, Éric Zemmour, ces émeutes s’appellent des « guérillas », organisées par ce qu’il prétend être « une force armée » qui voudrait « expulser des gens et coloniser le territoire français ». Il déplore le manque d’implication du président de la République dans les sujets attenants à la sécurité sur le territoire : « J’ai l’impression qu’Emmanuel Macron veut faire régner l’ordre à Marioupol et qu’il n’est pas capable d’arrêter des tirs de mortier à la Courneuve ». Se prononçant déjà sur le profil présumé des assaillants, et sans attendre plus d’informations de la part de la police ou de la justice, les émeutiers seraient pour le polémiste sans aucun doute « des jeunes issus de l’immigration arabo-musulmane ». Ce dernier estime que « c’est toujours la même chose », que les quartiers seraient « hors de contrôle depuis longtemps », ce qu’il pense être dû à la présence d’habitants issus de l’immigration nord-africaine.
Pour lui, la solution contre la violence dans les banlieues est toute trouvée : « il faut sanctionner avant d’apaiser ». D’un côté, trouvant « scandaleux » que des policiers puissent être blessés lors de l’exercice de leurs métiers, il souhaite qu’ils « puissent se défendre » et aient droit à une « présomption de légitime défense ». D’un autre côté, il veut plus de fermeté à l’encontre des acteurs de violence : supprimer les allocations aux familles issues de l’immigration, que les casseurs payent pour les dommages qu’ils causent, et une expulsion de tout fauteur de trouble n’ayant pas la nationalité française, ou faire perdre la nationalité française à ceux possédant une double nationalité, avant de les expulser.
Des critiques à l’encontre du gouvernement
Questionné au sujet des paroles prononcées par Emmanuel Macron à propos d’un possible envoi de troupes françaises au sol pour soutenir l’effort de guerre ukrainien et assurer la défaite de Poutine, ces propos sont « problématiques », aux yeux d’Éric Zemmour. Il estime que le Président cherche à « faire peur aux Français » car, selon lui, le pays ne pourrait tenir une guerre de haute intensité que pour 3 jours seulement.
Dans une tribune publiée dans Le Figaro hier lundi 18 mars 2024, Zemmour ironisait sur le plan de redressement économique proposé par Bruno Le Maire. Face à une dette de 3000 milliards d’euros, les 10 milliards d’économies proposés par le ministre de l’Économie ne seraient qu’une simple goutte d’eau dans l’océan, et pas une solution suffisante. L’homme politique d’extrême droite annonce sa solution : « traquer les gaspillages, changer de modèle, jouer les emplois publics contre la bureaucratie ».
Samedi 16 mars, Manon Aubry a officiellement lancé la campagne européenne de La France Insoumise. A trois mois du scrutin, la liste est à la peine dans les sondages alors que le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, caracole en tête. Pour les oppositions, les élections européennes représentent un préambule significatif du premier tour de la prochaine élection présidentielle en 2027. « Cela va être une élection structurante. Le 9 juin, c’est l’après Macron qui se dessine », souligne la députée européenne, invitée des 4 Vérités, ce lundi 18 mars, sur France 2. « Soit on part sur l’autoroute du KO à mon sens, avec Jordan Bardera et l’extrême droite, soit on prépare collectivement l’après Macron et on tourne le dos à une politique qui favorise les plus riches », précise-t-elle. La tête de liste LFI aux Européennes entend faire de cette élection un « référendum contre le pacte d’austérité ». « Je ne me résous pas à laisser les clés du pays et de l’Europe à l’extrême droite ». L’élue estime qu’il faut « rompre avec le tout-austérité, avec les accords de libre-échange et le tout-marché », notamment celui de l’électricité. « Ces dogmes conduisent au KO, il faut rompre avec cela. Il faut défendre la solidarité et le protectionnisme face au libre échange ».
Russie, demain la guerre ?
Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, Vladimir Poutine a été réélu pour six années supplémentaires, dimanche 17 mars, avec plus de 87% des voix, rapportent les résultats d'un institut étatique, Vtsiom. « Il est clair que c’était une mascarade démocratique. L’élection était verrouillée, les oppositions réprimées et muselées », commente Manon Aubry. De son côté, Emmanuel Macron a affirmé jeudi dernier que les Européens devaient être prêts à « répondre » à une « escalade » de la Russie. « Je ne vois pas d’autre voie qu’une issue diplomatique » assure la députée. « Je ne suis pas d’accord, comme le fait le président de la République, de sous-entendre que nous serions prêts à laisser nos enfants mourir sur le champ de guerre ukrainien. Dans une guerre, la seule issue est diplomatique, c'est-à-dire trouver un accord de paix ». Selon elle, « l’escalade guerrière est dangereuse ». « J’ai peur d’une escalade guerrière qui pourrait mener à un conflit généralisé », précise-t-elle, estimant qu’il faudrait, dans un premier temps, sécuriser les 15 centrales nucléaires qui se trouvent sur le champ de bataille.
Au Proche-Orient, la guerre se poursuit. Depuis l’attentat du 07 octobre dernier opéré par le Hamas, la riposte du gouvernement de Benjamin Netanyahou prend des allures de massacre à Gaza, tandis que des otages israéliens sont encore détenus. « C’est un massacre sans précédent à Gaza. Oui, il faut un cessez-le-feu permanent et immédiat, le plus rapidement possible », estime Manon Aubry. A l’échelle européenne, l’élue prône la suspension de l’accord entre l’Union européenne et Israël ainsi que de l’exportation d’armes « faute de quoi les pays européens seront complices de ce massacre et de ce risque de génocide ». Sur les otages, « oui, cela doit être une priorité politique mais qui ne doit pas faire oublier les 30 000 personnes déjà mortes et les 2 millions de personnes privées de nourriture et d’eau dans la bande de Gaza ».
C’est une élection présidentielle sous haute de tension… En Russie, les débuts du scrutin, voué à réélire Vladimir Poutine victorieux, sont chaotiques, perturbés par plusieurs manifestations isolées. Au moins treize personnes ont d'ores et déjà été arrêtées pour des dégradations dans des bureaux de vote. Si ces émeutes ont pris par surprise le Kremlin, aucun suspens concernant l’issue de cette élection. Le chef du Kremlin en exercice depuis 2000 va décrocher un nouveau mandat. « C’est un scrutin particulièrement sous contrôle avec une répression des adversaires et des opposants politiques avant l’élection. C’est ce qui se passe souvent dans les démocraties autoritaires […] ce n’est pas une dictature puisqu’il y a des élections » défend timidement Sébastien Chenu, invité des 4 vérités ce samedi 16 mars 2024. Selon les statistiques officielles, Vladimir continue largement de séduire politiquement. Près de 70% de la population serait favorable à sa réélection et soutient sa législature bien qu’il n’ait pas réussi à redresser l'économie du pays comme il l’avait promis. Face à l’emprise qu’il exerce sur les citoyens, certains n’hésitent pas à employer le terme de dictateur. Et l’affaire Alexeï Navalny n’est pas là pour redorer son blason. Cet avocat russe, ennemi public numéro un du gouvernement, s’est éteint à l’âge de 47 ans, dans une prison de l’Arctique dans des conditions extrêmement mystérieuses. En effet, Vladimir Poutine affiche tolérance zéro en ce qui concerne ses détracteurs. Pour le vice-président du Rassemblement National, il faut être vigilant, ne considérant pas le chef du Kremlin comme un dictateur au sens propre. « Il faut faire attention parce qu'au-delà de Vladimir Poutine pour lequel on ne peut nourrir aucune sympathie, derrière un jour, il faudra bien reparler à la Russie. Aujourd’hui, c’est une démocratie autoritaire » tempère notre invité qui ne souhaite pas invectiver outre mesure l’occupant du palais. En cas de victoire de Vladimir Poutine (un scénario certain) ce dernier appelle à adopter la même attitude que Charles Michel, président du Conseil européen, qui a déjà salué ironiquement la réélection du chef du Kremlin. « On continuera à avoir des relations avec la Russie. Demain avec d’autres dirigeants russes il y aura un après Poutine. Espérons que ce soit le plus tôt possible » si tant est qu’ils soient plus démocrates que leur prédécesseur.
Guerre en Ukraine : quelle issue ?
Parmi ceux qui tiennent tête au Président russe, Emmanuel Macron s’est récemment attiré les foudres de son homologue. Ce dernier n’a pas exclu l'idée d'envoyer des troupes sur le sol ukrainien pour renforcer les effectifs sur le front depuis maintenant deux ans. Au sujet de la guerre en Ukraine, le locataire de l’Élysée a délibérément accusé le Rassemblement National d’avoir « fait le choix de la défaite » en s’abstenant lors du vote au Parlement sur l’accord bilatéral de sécurité avec l’Ukraine, au même titre que La France Insoumise qui a voté contre. « La guerre n’est pas un horizon pour nous. Et pour Emmanuel Macron, président inquiétant les Français, la guerre est un horizon comme se lever d’une chaise peut en être un. Je pense que cette désinvolture avec laquelle Emmanuel Macron gère le pays, cette façon d’inquiéter les Français, cette incapacité aussi à voir une ligne qui ne soit pas celle d’un zig-zag permanent que ce soit en politique intérieure ou extérieure est inquiétante » fustige Sébastien Chenu. Ce dernier accuse le chef d’État d’utiliser ce conflit « comme un enjeu électoral pour les élections européennes » et de servir sur un plateau des cartouches à Vladimir Poutine « en montrant qu’il y avait des distorsions européennes » sur le sujet. De passage à Berlin ce vendredi 15 mars 2024, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont, contre toute attente, affiché un front commun en passant sous silence leurs désaccords sur l’aide militaire à l’Ukraine.
Cette semai
Jeudi 14 mars 2024, Emmanuel Macron a déclaré au journal télévisé de 20h de TF1 : « Pour avoir la paix, il ne faut pas être faible ». La France peut-elle être cette « force de paix » définie par le président de la République ? Invitée des 4 vérités, Marie Toussaint, tête de liste des écologistes aux élections Européennes, affirme qu’elle et son parti sont favorables à ce "chemin de paix". » Pour autant, tempère-t-elle, ledit chemin n’est « ni d'escalade ni de faiblesse. » Elle dénonce un « manque de précision » du chef de l’État au moment où il a parlé d’envoi de troupes françaises sur le sol Ukrainien pour les défendre. Pour elle, la méthode pour aider à combattre la Russie est avant tout de la « taper au porte-monnaie », en utilisant notamment les milliards des oligarques pour les mettre à la disposition de l’Ukraine et financer son effort de guerre et sa reconstruction. Deuxième chose, il faudrait cesser selon elle d’acheter des « produits toxiques », comme du gaz ou du pétrole, à la Russie.
Les nombreuses sanctions déjà imposées à la Russie depuis le début du conflit contre l’Ukraine n’ont malheureusement pas empêché Vladimir Poutine de continuer de frapper l’Ukraine. La tête de liste parle d’une situation ambiguë pendant des années, lors desquelles la France a commandé du gaz au chef d’État Russe. Ce dernier, rappelle-t-elle, avait même été accueilli en grande pompe en 2017 au Palais des glaces de Versailles par le président de la République Emmanuel Macron. Aujourd’hui, le chef de guerre connaît la dépendance de l’Hexagone vis-à-vis de son pays, notamment concernant les matières premières. « On peut encore agir ! », martèle-t-elle, rappelant que rien ne nécessite les « coups de menton » actuels des « va-t'en guerre. »
Pour Marie Toussaint, « la droite et l’extrême droite n’ont de cesse de pilonner l’écologie »
Faut-il « négocier avec son ennemi », comme le prônent certains acteurs du parti communiste ? Marie Toussaint rappelle que pour l’instant, la priorité est de négocier pour que l’Ukraine « récupère son intégrité territoriale ». Selon elle, les frontières ne doivent pas être renégociées.
Premier exportateur, la Russie produit 23% du commerce mondial de blé. Si Vladimir Poutine est autant intéressé par l’Ukraine, juge Marie Toussaint, c’est aussi car le pays de Navalny est un « grenier à blé » où se trouvent aussi les « métaux stratégiques ». C’est donc là que Poutine prévoit de « puiser » pendant la transition écologique.
Jeudi 14 mars 2024, au micro de Public Sénat, l’Eurodéputée a déclaré qu’en agriculture, l’écologie était vécue comme la cause de tous les maux. Expression qu’elle clarifie aujourd’hui : la droite et l’extrême droite n’ont eu de cesse de pilonner l’écologie. La femme politique rappelle les ravages des comportements de négation des enjeux écologiques et explique pourquoi ces partis s’opposent tant à cette cause. « L’écologie est ce qui remet le plus en cause le modèle tel qu’il est organisé aujourd’hui. » Or, les agriculteurs dénoncent justement « un système qui les appauvrit ». « Ce système injuste et inéquitable est le même que nous, les écologistes, nous dénonçons ».
Le glissement à droite, voire à l’extrême droite, lors du vote des Européennes de juin 2024 est-il un risque pour la France ? « Évidemment, et c’est une menace pour l’écologie. La droite, sous influence de l’extrême droite, ne cesse de demander des reculs écologiques. » Par exemple, Marie Toussaint a cité la droite qui a demandé l’abolition du pacte vert, soit l’ensemble d'initiatives politiques proposées par la Commission européenne dans le but primordial de rendre l'Europe climatiquement neutre en 2050, en 2021. Elle appelle les auditeurs à soutenir les écologistes aux Européennes, car, sans eux, « le pacte vert sera
Après ce qui ressemble à des débordements lors d’une mobilisation pro Gaza à Sciences Po, mercredi 13 mars 2024, devant la prestigieuse école de Paris, plusieurs politiques se sont émus de la situation. Gabriel Attal s’est même rendu sur place pour en savoir plus. Invité dans Les 4 Vérités, Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, parle d’une situation « grave » dans « une école d’excellence qui a basculé ». L’université et les grandes écoles, rappelle-t-il, doivent être un lieu de débats et de libres opinions. Il dénonce un problème général d’antisémitisme en France, et parle d’une « idéologie dominante wokiste ».
Mercredi 13 mars 2024, l’accord bilatéral de sécurité, signé le 16 février entre la France et l’Ukraine, a été débattu au Parlement. Il prévoit notamment la fourniture de 3 milliards d’euros d’aides militaires supplémentaires en 2024. Le président du Sénat rappelle que cette solidarité avec l’Ukraine s’est élevée à 93% dans l’ensemble du Sénat. « Une solidarité avec l’Ukraine, mais aussi avec l’Europe, parce qu’il s’agit bien d’un enjeu Européen », martèle-t-il, rappelant l’importance d’avoir « un message très clair » vis-à-vis de la fédération de Russie, afin que les pays baltes, notamment, soient protégés. Est-on dans un engrenage de guerre ? Gérard Larcher considère que c’est « si nous montrons des faiblesses que nous sommes menacés. »
La France tente actuellement d’avancer avec une dette de 3 000 milliards d’euros, selon le rapport de dettes publiques publié cette semaine. Bruno Le Maire annonce vouloir faire 10 milliards d’économies en 2024, et 10 milliards l’an prochain. Gérard Larcher dénonce « un problème de sérieux budgétaire ». « Le gouvernement a dépensé n’importe comment. (…) Nous voyons le résultat du quoi qu’il en coûte », juge-t-il aujourd’hui.
Gérard Larcher sur le statut d’autonomie de la Corse
Dans la nuit du 11 au 12 mars 2024, le gouvernement et les élus corses sont tombés d’accord sur un « projet d’écriture constitutionnelle » prévoyant « la reconnaissance d’un statut d’autonomie » de l’île. Le président du Sénat évoque la notion de spécificité. « Il y a cela en Corse. C’est pour cette raison que nous sommes pour », argue-t-il, même s’il rappelle que ces sujets ne « se traitent pas par le communautarisme ».
Le 10 mars 2024, Emmanuel Macron a enfin tranché une question longtemps esquivée et s’est prononcé en faveur d’une « aide à mourir » qui sera présentée au conseil des ministres en avril. L’ancien membre de l’UMP devine un long débat à venir sur le sujet.
Gérard Larcher est-il en faveur d’une instauration de 20 à 30% de proportionnel dans le mode de scrutin pour les législatives de 2027 ? Il se dit « avant tout favorable à retrouver la confiance et la citoyenneté entre tous les élus ».
Yaël Braun Pivet est-elle une candidate potentielle pour les élections présidentielles qui auront lieu en 2027 ? « Ce n’est pas mon sujet », martèle-t-il, assurant que « le moment venu », il soutiendra un candidat qui a « les valeurs, les propositions et les idées qu’[il] défend ».
Une polémique sur fond de racisme est née depuis que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé vouloir faire chanter Aya Nakamura lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris le 26 juillet 2024. Cette artiste doit-elle représenter la France ? Gérard Larcher assume qu’elle « n’aurait pas été son premier choix » au vu du « texte de ses chansons ». Mais uniquement parce que lesdits textes revêtent un caractère trop suggestif selon lui. « J’aurais choisi un groupe ».
Dans ce moment charnière de transition écologique, Clément Beaune, ancien ministre chargé des Transports de France, député (Renaissance) de Paris et invité des 4 vérités, considère que la France « s’auto bloque » avec un afflux de normes qui sont pour lui « une aberration ». « Il faut se battre au niveau Européen, parfois contre nos propres normes nationales pour simplifier », martèle-t-il auprès de Thomas Sotto.
Mercredi 13 mars 2024, jour d’ouverture de la billetterie pour les vacances d’été, les employés de la SNCF ont de nouveau appelé à la grève. Dans la perspective des JO, qui débuteront à Paris vendredi 26 juillet, l’homme politique est-il inquiet et envisage-t-il un certain blocage pour les transports ? « Il est temps d’avoir des accords sociaux qui prévoient des trêves olympiques. On ne peut pas se permettre d’avoir des grèves qui donnent cette image de paralysie », juge-t-il. Clément Beaune se dit néanmoins « confiant », car informé que des interlocuteurs sont en train de nourrir un dialogue constructif.
Annoncé en septembre 2023, le « pass rail » devait permettre aux Français de payer 49 euros par mois et de voyager en illimité sur le TER et les Intercités. Cette mesure « économique et écologique » a été remise en cause le 6 mars dernier avec Patrice Vergriete, nouveau ministre des Transports de France, devant les sénateurs. Ce dispositif pourrait finalement ne concerner que les jeunes et seulement l’été. Clément Beaune argue qu’il est « temps d’avoir une écologie positive » et assure qu’en tant que parlementaire, il « continuera à se battre pour que cette annonce soit une réalité le plus vite possible. »
Clément Beaune parle du combat concernant les circulation des « Méga camions » au sein de l’Union européenne
Mardi 12 mars 2024, au terme d’un après-midi d’échanges animés, l’Assemblée nationale a voté largement en faveur de l’accord de sécurité France-Ukraine lors d’un scrutin à valeur symbolique. L’ancien conseiller spécial d’Emmanuel Macron au palais de l'Élysée sur les questions européennes parle d’un « moment de clarté et d’unité ». Unité toute relative, qui a aussi permis de faire « tomber des masques » selon lui. Le haut fonctionnaire et homme politique français pointe ceux qui n’affichent pas ouvertement leur soutien à la sécurité pour l’Ukraine, le Rassemblement National notamment. « S’abstenir sur une matière qui touche à la guerre, je pense que c’est très grave. (…) Je pense que cela montre que le RN est un parti du rien. »
Mardi 12 mars 2024, les eurodéputés se sont prononcés au parlement Européen en faveur de la circulation facilitée au sein de l’UE des « Méga camions », engins qui peuvent mesurer jusqu’à 25 mètres de long et peser jusqu'à 50 tonnes, et qui sont donc potentiellement très polluants. Ces camions roulent déjà en Suède, au Pays-Bas et dans d’autres pays mais ne roulent pas encore dans l’Hexagone. Clément Beaune réfute l’idée de lobbies européens et parle de « débats démocratiques pour et contre » qui ont eu lieu dans le pays. « La France va soutenir l’interdiction des Méga-camions », garantit-il. « C’est un bon combat avec la majorité et avec les Verts ».
Les élections pour la mairie de Paris ont lieu en 2026. Faut-il s’attendre à un match entre Clément Beaune et Rachida Dati ? Si l’ancien conseiller G20 assure qu’il n’a pour l’instant « pas cette question en tête », il ne cache pas son intérêt pour cette place et pour le fait de « soutenir sa ville ».
Emmanuel Macron a dévoilé ce lundi 11 mars 2024 son projet de loi sur la fin de vie. Dans le texte, point de mention des termes « euthanasie » ou « suicide assisté », mais l’instauration d’une « aide à mourir » qui ressemble fortement à une euthanasie ou un suicide assisté, mais sans en porter le nom. Un fameux « modèle français de fin de vie », donc on se demande bien la particularité française, mais qui prévoit que des patients atteints d’une maladie incurable avec un pronostic vital engagé ayant encore un discernement plein pourront demander à être « aidés afin de mourir ». Le texte insiste également sur l’élargissement de l’accès à des soins palliatifs dans tout le pays, pour soulager les patients. Invité sur le plateau des 4 vérités, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, indique qu’il est attaché à « créer un équilibre entre l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie, qui est précisément la culture du palliatif ». Il se montre globalement favorable à un débat sur la fin de vie, qui prouve selon lui que « la mort dans l’indignité existe », mais que c’est un débat qu’il faut « prendre avec des pincettes » car les réponses se trouvent dans la sensibilité et les cultures religieuses de chacun.
Le jeune homme politique rappelle que 21 départements en France n’ont pas d’unités de soins palliatifs dans leur établissements médicaux, et que sur les 300 000 personnes qui devraient avoir un lit en palliatif, un tiers n’y a pas accès. Une situation que déplore le député européen d’extrême droite : « je pense que la loi n’est pas suffisamment appliquée aujourd’hui, et qu’avant de passer à un nouveau texte qui est un inconnu juridique et peut faire peur au corps médical, il faut d’abord appliquer la loi existante en approfondissant les structures palliatives ». Il précise qu’il n’y aura pas de ligne claire de son parti sur ce sujet de société, car il est partisan du « débat », estime qu’il s’agit d’un sujet « dépassant les clivages partisans » et veut que chaque député de sa famille politique vote en pleine « liberté de conscience » à l’Assemblée nationale.
Le Rassemblement national et l’Europe
Autre sujet à « prendre avec des pincettes » pour l’invité de Télématin, autre débat sur le plateau : celui de l’engagement français dans la guerre en Ukraine. Alors que le Parlement est amené à se prononcer sur l’accord bilatéral entre la France et le pays d’Europe de l’Est sur les journées du 12 et 13 mars 2024, Jordan Bardella affirme que son parti « s'abstiendra » de soutenir la proposition présidentielle. Il réaffirme que la position de principe du RN est de « soutenir l’Ukraine d’une part, éviter l’escalade d’autre part », juge que les annonces d’Emmanuel Macron depuis quelques jours, notamment à propos d’un possible envoi de troupes françaises au sol, est à la fois « irresponsable » et « dangereux » pour les Français. En risquant peut-être de voir l’extrême droite encore attaquée pour sa proximité avec Poutine, le conseiller européen reprécise qu’il ne souhaite pas entrer en guerre avec la Russie car c’est une puissance nucléaire. Plus précisément, Jordan Bardella entrevoit deux lignes rouges dans ces accord bilatéraux : une possible intégration de l’Ukraine à l’Union Européenne, à laquelle il s’oppose fortement car cela non seulement fragiliserait le continent mais pourrait accroître le risque d’escalade du conflit, et le principe de dissuasion active entre les signataires, qu’il estime « dangereux ».
Une question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne qui taraude la tête de liste du RN aux élections européennes à venir. Si Renaissance a, selon lui, décidé de faire campagne pour ces élections sur la thématique de l'escalade face à la Russie, son propre projet se concentre sur le « quotidien des français » et les questions liées au pouvoir d’achat, à la sécurité, l’immigration, la santé. Un projet français qui doit être défendu contre Bruxelles ; les décisions
Ce vendredi 8 mars 2024, plusieurs manifestations féministes ont été organisées à Paris pour la journée internationale du droit des femmes. Et parmi les slogans scandés durant ces grandes marches, certains ont scandalisé l’opinion publique. « Le kérosène ce n’est pas pour les avions, c’est pour brûler les flics et les fachos » pouvait-on entendre. Des propos d’une extrême violence fermement sanctionnés par le ministre de l’Intérieur. En effet, Gérald Darmanin ne compte pas en rester là et a annoncé sur Twitter qu’il porterait plainte. De même que le Préfet de Police : « Ce sont des réactions indignes. Ce sont des propos inqualifiables et intolérables […] ce sont des menaces de mort. Nous sommes très satisfaits que le ministre saisisse la justice et les investigations vont être menées pour retrouver les auteurs de ces propos » félicite Laurent Nuñez, invité des 4 vérités ce lundi 11 mars 2024. Ce dernier constate « une vraie haine des flics » propagée par un groupe minoritaire en marge de ces manifestations censées faire entendre la voix des femmes. Pour le Préfet de Police de Paris, il s’agit très probablement de « la mouvance d’ultra gauche » qui est selon lui « partisane du désordre ». Que risquent ces manifestants anti-flics ? « Ils sont susceptibles d’être poursuivis » explique notre invité avant de rappeler un autre fait d’une extrême gravité lors de l’événement féministe. En effet, les forces de l’ordre ont été contraint d’exfiltrer de la manifestation le collectif « Nous Vivrons » qui lutte contre l'antisémitisme et marchait au nom des femmes victimes du Hamas lors de l'attaque du 7 octobre 2023. Victime d'insultes et de violences physiques de la part des pro-palestiniens, ce collectif dénonce aujourd’hui ce qu’il considère comme un « pogrom de juives » dans les colonnes de Marianne. Un nouveau dérapage que condamne sévèrement Laurent Nuñez : « C’est intolérable […] j’ai saisi la justice et nous avons déjà identifié les auteurs » affirme notre invité.
Paris 2024 : la multiplication des risques
Entre les manifestations et le travail du quotidien, les troupes de Laurent Nuñez sont très sollicitées sur le terrain. En effet, les forces de l’ordre exercent à flux tendu et cela ne risque pas d’aller en s’arrangeant avec l’ouverture imminente des Jeux Olympiques 2024. Malgré une multiplication des risques face à un événement d’une telle ampleur, le Préfet de Police de Paris observe un réel engouement pour l’organisation des jeux dans les rangs des policiers et des gendarmes. Hors cérémonie d’ouverture, plus de 35 000 policiers seront mobilisés tous les jours en région parisienne, appuyés par des agents de sécurité. Si les inquiétudes concernant le recrutement d’un tel dispositif sont modérées, elles sont nettement plus palpables concernant le criblage qui consiste à vérifier le parcours des volontaires et des agents de sécurité. « Un million, c’est le chiffre qu’a rappelé le ministre. Nous sommes dans les temps. Il y a un service national des enquêtes administratives qui a été créé qui regroupe plus de 200 personnes et qui va effectivement procéder à des enquêtes administratives de l’ensemble des personnes qui vont de près ou de loin être associées à l’organisation des jeux » rassure le Préfet.
Sur le volet de la menace terroriste, une question persiste : est-ce un événement à risque de ce point de vue ? Selon Laurent Nuñez, il n’y a pas de « menace caractérisée ». En revanche, « Il y a toujours cette menace prégnante d’individus endogènes, cette menace inspirée de groupes islamiques. La menace terroriste est toujours à très haut niveau et on craint de plus en plus cette menace inspirée » nuance notre invité qui ne souhaite pas remuer les incidents du 13-Novembre. Et d’ajouter : « Il y a une montée en puissance de la menace projetée parce que les groupes terroristes l’envisagent mais ils n’en ont pas forc
Première interview pour Olivier Dussopt, député de l’Ardèche et secrétaire général exécutif de Renaissance, ce samedi 9 mars 2023 dans les 4 vérités, après qu’il ait quitté le Gouvernement en janvier 2024 à la suite du remaniement. L’homme politique raconte s’être trouvé « dans un entre-deux » après de ce départ, avec d’un côté la fin de ses fonctions ministérielles au ministère du Travail, et de l’autre le retour à l’Assemblée. Trente jours de « repos, de coupure, du bilan », indique-t-il aussi.
Celui qui était issu de l’aile gauche du camp présidentiel assure être heureux de retrouver son siège de député de l’Ardèche, qu’il occupe depuis 2016. « Pas de nostalgie », jure-t-il quant à son ancien rôle.
Actuellement, la mission du numéro deux du parti Renaissance est de lancer la campagne européenne, dont les élections auront lieu du 6 juin au 9 juin 2024. Il en sera le maître d'œuvre, avec comme tête d’affiche Valérie Hayer. Mais les sondages ne sont pour le moment pas très bons. Les instituts indiquent une intention de moins de 20% pour le parti. Selon ces différentes enquêtes d’opinion, Jordan Bardella caracole quant à lui autour de 30% d’intentions. Olivier Dussopt énonce la qualité de la tête de liste de Renaissance : celle d’être une élue locale, en Mayenne précisément. Une caractéristique d'ancrage territorial qu’elle est la seule à présenter. Le calendrier de campagne débutera « bientôt ».
La France se trouve-t-elle déjà dans un « après Macron » ?
À tort ou à raison, le groupe Renaissance incarne une Europe qui contraint plutôt qu’une Europe qui protège, comme en ont témoigné les directives venues de Bruxelles après la crise des agriculteurs. L’ancien député socialiste parle d’une Europe « qui a des complexités et qui paraît parfois trop technocratique ». Confirmant les dires du président de la République, Olivier Dussopt estime qu’il faut « simplifier de manière drastique » certaines normes. Mais il vante aussi plusieurs qualités de l’Europe, comme celle d’un soutien mutuel entre pays, qui a notamment permis à la France d’emprunter de l’argent pendant la crise Covid.
Lors d’une conférence de soutien à l’Ukraine réunissant 21 chefs d’États, Emmanuel Macron n’a pas exclu d’envoyer des troupes occidentales sur le front en Ukraine. Pour le benjamin de l'Assemblée nationale pendant la XIIIᵉ législature, ce discours a eu le mérite d’être mâtiné de sincérité. « Il faut dire les choses telles qu’elles sont. »
Un meeting aura lieu à Lille ce samedi 9 février 2024. S’y trouveront tous les successeurs potentiels de l’actuel président de la République, d’Édouard Philippe à Gérald Darmanin, en passant par Bruno Le Maire et Gabriel Attal. Ne se trouve-t-on pas déjà dans un « après-Macron » ? Olivier Dussopt ne le pense pas et rappelle que ceux qui veulent succéder au chef de l’État doivent s’en tenir à trois priorités : « l’unité, la réussite du quinquennat et le dépassement ».
Le parquet a fait appel après la relaxe prononcée pour l’ex ministre du Travail, contre qui étaient requis dix mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende après une affaire de soupçon de favoritisme. Olivier Dussopt considère qu’il n’a « pas à commenter les décisions de parquet » mais entend bien plaider sa cause avec « les mêmes explications, celles qui ont convaincu le tribunal ».
Ce vendredi 8 mars marque la journée internationale du droit des femmes. Une date symbolique dont Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, compte se servir pour faire entendre la voix des femmes. Cette dernière appelle à la mobilisation pour l’égalité salariale qui est encore loin d’être acquise. En attendant, elle tient à souligner une petite victoire concernant l’interruption volontaire de grossesse. La bataille engagée par Simone Veil en 1975 n’aura pas été vaine et entre enfin dans la Constitution. Une première mondiale après des mois de consensus autour de cette réforme. Sur le plateau des 4 vérités, Marylise Léon salue ce vote historique au congrès : « C’est un message extrêmement fort adressé aux femmes en France d’un droit de disposer de leur corps. Et puis c’est un message au monde entier. Je pense que c’est extrêmement important ».
Sur son site, la secrétaire générale de la CFDT dénonce ouvertement ce qu’elle considère encore comme « une dérive sexiste dans la société française ». Et ce nouveau progrès social est encore loin de mettre à terre toutes les inégalités entre les hommes et les femmes. « C’est important d’avoir conscience que le féminisme c’est un combat qu’il faut mener dans les entreprises et dans la vie de tous les jours parce qu’on peut avoir des reculs. On constate qu’il y a toujours autant de difficultés pour les femmes d’accéder à des postes à responsabilités. Les écarts salariaux demeurent encore importants […] on a toujours un écart de salaire de 24% entre les hommes et les femmes. Des écarts que rien ne justifient si ce n’est qu’il y a une différence de genre entre deux personnes ce qui est intolérable » alerte notre invitée.
Sur la question du sexisme, le Haut comité à l’égalité a produit un rapport en 2024. Et le constat est édifiant : un homme sur cinq entre 25 et 34 ans considère normal qu’à poste égal, un homme gagne plus qu’une femme. Pour la syndicaliste, il faut avant tout faire évoluer les mentalités et effacer les stéréotypes. C’est donc pour cette raison que Marylise Léon va, pour la première fois, manifester et appeler à la grève pour cette journée du 8 mars. « Nous le faisons en 2024 parce qu’il y a des éléments à travailler avec le gouvernement, avec les employeurs et que c’est une année exceptionnelle » explique-t-elle avant d’inviter les Français à se joindre à l’une des 200 manifestations prévues sur tout le territoire. À sa place sur le plateau de Télématin, la ministre du Travail, Catherine Vautrin, défendait quant à elle le bilan de l’index égalité salariale. Ce dispositif mis à en place à l’initiative de son prédécesseur, Muriel Pénicaud, permet sur le papier de faire progresser l’égalité salariale au sein des entreprises « en mesurant de manière objective les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes tout en mettant en évidence leurs axes de progression ». Trois quart des entreprises se sont prêtées au jeu tandis que le Haut comité de l’égalité reste très mitigé sur les résultats. « On peut largement mieux faire. Cet index a permis de mettre en lumière l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes. C’est un thermomètre. Il est insuffisant. C’est loin de couvrir l’ensemble des entreprises. Et il n’y a pas eu de sanctions. Ce n’est pas assez contraignant de notre point de vue » fustige Marylise Léon qui appelle le gouvernement à simplifier l’index, à imposer une transparence sur les salaires des unes et des autres et à mettre en place de vraies sanctions. Et pour encourager la transparence salariale et comparer les salaires à poste égal, une directive européenne a été votée en juillet 2023. Mesure progressiste qui sera transposée au plus tard en 2026. « 2024 c’est l’année où il faut le faire. On va revoir l’index, il faut que la transposition de la directive européenne se fasse cette année dans le même cadre » insiste notre invitée pour que les entreprises fassent la lumière sur les salaires de tous les collaborateurs.
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