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Or


L’équipe des Mondes rêvés de Georges est heureuse d’accueillir Lucia Katz, historienne. Cette chercheuse revient sur l’origine des foyers d’urgence, apparus à la fin du 19eme siècle.
Elle détaille tant les conditions d’apparitions de ces asiles de nuit que les modalités d’accueil des personnes, lesquelles ont été les mêmes jusqu’à ces dernières années, indiquant la place des plus pauvres dans la « République solidaire ».
L’auditeur va découvrir par le menu les maltraitances qui sont constitutives de l’enfermement des personnes sans que l’État ne contrôle la vie intérieure de ces foyers collectifs à la discipline draconnienne.
Blandine est chef de service en travail social. Elle est aussi en réflexion permanente autour de mémoires de recherches soutenus dans les écoles supérieures de travail social.
Elle achève un ouvrage sur ses 20 années de professionnelle dans différentes missions et structures. Elle travaille actuellement à l’Armée du salut et s’occupe de l’organisation et de la promotion de la participation des « usagers ».
Est-ce que cette offre de parole par le haut, dans les conseils consultatifs des personnes sans abri (CRPA) sont une instrumentalisation des personnes en vue d’un contrôle social renforcé ou bien un militantisme interne destiné à ouvrir le champ des possibles et notamment le discours critique des résidents ?
Le débat est très ouvert, sans langue de bois.
Martial est « un sale type » selon beaucoup, « un paranoïaque » selon d’autres, « un rebut de la société » selon ses propres mots : en prison avant ses 18 ans, amené à se prostituer, parfois violent envers ses amants et ses compagnes, séjournant en psychiatrie. À l’inverse de cette vision négative, il déclare aussi qu’il est « un nègre authentique », « un pur rasta man », « un messager de Dieu », « un véritable poète » : métis de père martiniquais, rebelle à toute forme de domination et à toute autorité, inquiet du jugement de Dieu, écrivant dans des cahiers et composant du dub reggae. Il est aussi séropositif. Il meurt en 2010, à 42 ans. Du sida, selon les médecins. Mais est-ce là une explication suffisante ? C’est la trame du livre publié par Daniel Bizeul en 2018 aux éditions Agone sous le titre « Martial, la rage de l’humilié ».
Daniel Bizeul est sociologue, il a aussi été l’ami de cœur de Martial. Ils se rencontrent en 1992. Martial apprend qu’il est contaminé par le virus du sida, il vient alors vivre avec Daniel et Rodolphe son compagnon. Sur l’incitation de Daniel, il commence à écrire. À sa mort, ses écrits représentent sept mille pages environ, à quoi s’ajoutent des blogs à partir de 2007.
Dans le livre déjà publié figurent de nombreux écrits de Martial (dont « Moi je les accuse de m’avoir mis le sida tous ces gens-là »). Hormis celui-ci, qui ouvre l’émission 1, tous les autres seront dans un second livre non encore paru. Les compositions musicales de Martial n’ont pas été éditées, quelques-unes figurent sur le site Guerrier Lion
Dialogue entre Patrick Bruneteaux et Daniel Bizeul.
Martial est « un sale type » selon beaucoup, « un paranoïaque » selon d’autres, « un rebut de la société » selon ses propres mots : en prison avant ses 18 ans, amené à se prostituer, parfois violent envers ses amants et ses compagnes, séjournant en psychiatrie. À l’inverse de cette vision négative, il déclare aussi qu’il est « un nègre authentique », « un pur rasta man », « un messager de Dieu », « un véritable poète » : métis de père martiniquais, rebelle à toute forme de domination et à toute autorité, inquiet du jugement de Dieu, écrivant dans des cahiers et composant du dub reggae. Il est aussi séropositif. Il meurt en 2010, à 42 ans. Du sida, selon les médecins. Mais est-ce là une explication suffisante ? C’est la trame du livre publié par Daniel Bizeul en 2018 aux éditions Agone sous le titre « Martial, la rage de l’humilié ».
Daniel Bizeul est sociologue, il a aussi été l’ami de cœur de Martial. Ils se rencontrent en 1992. Martial apprend qu’il est contaminé par le virus du sida, il vient alors vivre avec Daniel et Rodolphe son compagnon. Sur l’incitation de Daniel, il commence à écrire. À sa mort, ses écrits représentent sept mille pages environ, à quoi s’ajoutent des blogs à partir de 2007.
Dans le livre déjà publié figurent de nombreux écrits de Martial (dont « Moi je les accuse de m’avoir mis le sida tous ces gens-là »). Hormis celui-ci, qui ouvre l’émission 1, tous les autres seront dans un second livre non encore paru. Les compositions musicales de Martial n’ont pas été éditées, quelques-unes figurent sur le site Guerrier Lion
Le dialogue entre Patrick Bruneteaux et Daniel Bizeul porte principalement sur la rencontre entre Martial d’une part, Daniel et son compagnon Rodolphe d’autre part.
Martial, la rage de l’humilié, Marseille, Éditions Agone, 2018.
Martial est « un sale type » selon beaucoup, « un paranoïaque » selon d’autres, « un rebut de la société » selon ses propres mots : en prison avant ses 18 ans, amené à se prostituer, parfois violent envers ses amants et ses compagnes, séjournant en psychiatrie. À l’inverse de cette vision négative, il déclare aussi qu’il est « un nègre authentique », « un pur rasta man », « un messager de Dieu », « un véritable poète » : métis de père martiniquais, rebelle à toute forme de domination et à toute autorité, inquiet du jugement de Dieu, écrivant dans des cahiers et composant du dub reggae. Il est aussi séropositif. Il meurt en 2010, à 42 ans. Du sida, selon les médecins. Mais est-ce là une explication suffisante ? C’est la trame du livre publié par Daniel Bizeul en 2018 aux éditions Agone sous le titre « Martial, la rage de l’humilié ».
Daniel Bizeul est sociologue, il a aussi été l’ami de cœur de Martial. Ils se rencontrent en 1992. Martial apprend qu’il est contaminé par le virus du sida, il vient alors vivre avec Daniel et Rodolphe son compagnon. Sur l’incitation de Daniel, il commence à écrire. À sa mort, ses écrits représentent sept mille pages environ, à quoi s’ajoutent des blogs à partir de 2007.
Dans le livre déjà publié figurent de nombreux écrits de Martial (dont « Moi je les accuse de m’avoir mis le sida tous ces gens-là »). Hormis celui-ci, qui ouvre l’émission 1, tous les autres seront dans un second livre non encore paru. Les compositions musicales de Martial n’ont pas été éditées, quelques-unes figurent sur le site Guerrier Lion
Cette émission est consacrée pour l’essentiel aux écrits de Martial. Le dialogue entre Patrick Bruneteaux et Daniel Bizeul est une brève présentation de la rencontre entre l’auteur et Martial.
Cette première est dédiée à Georges, un ancien SDF dont j’ai retracé la biographie dans l’ouvrage « les mondes rêvés de Georges ».
En lui rendant hommage de la sorte, il s’agit de donner la parole à tous les relégués, les parias de l’ordre social actuel. C’est un George générique, mettant l’accent sur le droit pour les invisibles à prendre la parole et analyser aussi bien leur expérience que le monde qui les entoure.
L’objectif de cette émission est de montrer la violence étatique ou sociétale mais elle propose aussi de « rêver », c’est-à-dire d’offrir l’occasion pour les exclus sociaux, de ne pas être exclus de la parole et de l’opinion politique.
Georges était communiste, fortement critique à propos des associations caritatives. Il a été aussi bien SDF qu’hébergé en foyer d’urgence. Au travers des 15 années d’échanges entre nous, c’est ce symbole de la pensée critique qui s’invite ; et il nous dit que ceux que l’on réduit au statut de bénéficiaires des aides sociales sont des personnes ayant des expériences riches, parfois destructrices mais tout autant intéressantes que n’importe quel citoyen.
Sauf que ces gens-là sont des invisibles à qui on dénie souvent un droit de parole. Cause commune aide à leur restituer un espace de parole.
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