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Si le retour aux classiques compte parmi vos rituels de fin d’année, mais que l’idée de regarder un énième film de Noël vous donne des sueurs froides, Les Mots des Autres vous proposent une virée linguistique… au pays de l’imaginaire. De la Terre du Milieu aux royaumes de Westeros en passant par les maisons de Poudlard, petite initiation aux langues inventées par certains de nos auteurs préférés, en commençant par le maître en la matière : Tolkien.
S’il ne fallait en citer qu’un, ce serait lui : John Reuel Tolkien, alias le champion toutes catégories en matière d’invention de langues imaginaires, ou langues construites.
Ses langues elfiques, comme le sindarin et le quenya, sont les plus connues mais elles ne représentent qu’une infime partie des langues recensées dans son univers. En réalité, il existe presque autant de langues que de peuples et créatures dans la Terre du Milieu.
Et pour cause, si ce linguiste de génie a inventés tous ces peuples, c’est d’abord et surtout pour mettre en scène ses langues imaginaires.
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Dans “Les Mots des Autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous explorons cette semaine le tabou des menstruations. Le cinquième et dernier volet de notre série de podcast s’intéresse au retour à la “normale” : car au cinquième jour des règles, on commence à voir le bout du tunnel – jusqu’au mois suivant...
Voici la liste des mots et expressions évoqués dans cet épisode :
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Dans “Les Mots des Autres”, notre podcast sur les langues étrangères, nous explorons cette semaine le tabou des menstruations. Si certaines sociétés ostracisent les femmes pendant leurs règles, de nombreuses langues, à l’inverse, associent ce moment du cycle à la visite d’un proche. C’est tout le paradoxe que raconte ce quatrième épisode de notre série.
Voici la liste des mots et expressions évoqués dans cet épisode :
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Dans "Les Mots des Autres", notre podcast sur les langues étrangères, nous explorons cette semaine un tabou qui perdure par-delà les frontières : celui des menstruations. Cette visite mensuelle a mille et un surnoms, qui confinent parfois au mystique : dans ce troisième volet de notre série de podcasts, embarquez pour une curieuse métamorphose.
"Gekkei" (月経) : en japonais, cette expression signifie littéralement “les jours de la lune”.
"Datang bulan" : en Indonésie, on dit que “la lune est arrivée”.
"Bloody Mary" : avec cette expression, les Canadiennes mélangent une image “Marie ensanglantée” – avec une envie peut-être aussi forte de s’offrir le cocktail du même nom pour se détendre.
"I got the curse" : en anglais, “je suis maudite”. Ici, les règles sont littéralement comparées à une “malédiction” – et on comprend assez aisément pourquoi.
"To be in season" : en Irlande, l’expression “être dans la saison” est habituellement utilisée pour parler des périodes de chaleurs des animaux femelles. Par un rapprochement plus ou moins heureux, on l’utilise parfois pour parler d’une femme qui a ses règles.
"Gadavoye" (годовой) : certaines femmes russes aimeraient tellement que leurs règles arrivent seulement une fois par an, qu’elles les surnomment – ironiquement – “l’annuel”.
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Dans "Les Mots des Autres", notre podcast sur les langues étrangères, nous explorons toute la semaine, à raison d'un épisode par jour, un tabou qui perdure par-delà les frontières : celui des menstruations, qu’on rechigne toujours à nommer même si elles concernent une grande partie de l’humanité. Ce deuxième épisode de notre série est à l’image du deuxième jour des règles : une vraie lutte, qui a inspiré tout un imaginaire guerrier.
Voici la liste des mots et expressions évoqués dans l’épisode 2 :
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Les Mots des Autres, notre podcast sur les langues étrangères, est de retour pour une saison 2. En cette rentrée, nous explorons un tabou qui perdure par-delà les frontières : celui des menstruations. Bien qu’elles concernent une grande partie de l’humanité, on rechigne toujours à les nommer. Et ça laisse des traces dans les langues étrangères, qui fourmillent d’expressions pour les désigner : tantôt prudes, tantôt crues, et bien souvent étonnantes. Nous vous proposons d’explorer toute la semaine cette inventivité linguistique, à travers notre série en cinq épisodes – sur cinq jours, soit… la durée moyenne des menstruations.
Voici la liste des mots et expressions évoqués dans cet épisode :
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En avril, Les mots des autres, notre podcast sur les langues étrangères, se met à l’heure de la présidentielle. Découvrez nos quatre épisodes spéciaux sur la politique, garantis sans langue de bois ! Dans ce dernier épisode, on retrace l’itinéraire d’un mot - “alternatif” - qui nous emmène aux confins de la réalité.
Quoi de plus naturel dans le combat politique que de mettre en avant “d’autres” arguments que ceux avancés par nos adversaires? Nos conceptions et analyses du monde ne sont pas les mêmes. Sauf qu’à force de vouloir voir les choses différemment, on finit parfois par perdre de vue des réalités objectives.
Pour terminer notre série sur la langue et la politique, on se penche sur des mots qui peuvent être des tremplins vers des mondes parallèles et des théories du complot.
Les mots étranger de cet épisode :
“Alternative facts” : les “faits alternatifs”, une expression popularisée par une conseillère de Donald Trump au début de son mandat, servent régulièrement à défendre des thèses nettement incompatibles avec les faits avérés et ne sont généralement rien d’autre que des contre-vérités.
“Alt-right”: la « droite alternative » désigne aujourd’hui les militants les plus radicaux de l’extrême-droite américaine. Elle regroupe des partisans racistes, antisémites, antiféministes et conspirationnistes.
“Querdenken”: Ce mouvement apparu en Allemagne rassemble des « penseurs non conformistes », d’abord opposés aux restrictions des libertés liées à la pandémie, et aujourd’hui largement noyautés par des militants conspirationnistes d’extrême-droite.
“Conspiritualité” : Ce terme qui existe en anglais (« conspirituality ») ou en suédois (« Konspiritualitet ») est une association des mots « complotisme » et « spiritualité ». Il désigne la confluence des milieux conspirationnistes et ésotériques.
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En avril, Les mots des autres, notre podcast sur les langues étrangères, se met à l’heure de la présidentielle. Découvrez nos quatre épisodes spéciaux sur la politique, garantis sans langue de bois ! Dans cette troisième partie, on vous parle de ce dont il ne faut pas parler : la censure - et les moyens de la contourner.
Dans le discours politique, les mots pèsent lourd. Et tandis que certains reviennent ad nauseam dans la bouche des représentants officiels, d’autres brillent surtout... par leur absence. Ainsi se révèle, en creux, le travail de la censure et des idées dont-on-ne-dit-pas-le-nom.
Alors comment parle-t-on de la censure dans un État qui ne défend pas la liberté d’expression? Et quels mots permettent de dire l’interdit? Dans cet épisode, on vous fait découvrir quelques mots prohibés pour jouer au chat et à la souris avec les autorités.
Les mots de cet épisode:
- 和谐 (héxié) : ce verbe signifie « harmoniser ». C’est ainsi que la censure chinoise décrit son propre travail.
- 草泥马 (cǎonímǎ) : c’est le mot chinois pour désigner un alpaga, c’est-à-dire un lama des Andes. La prononciation est très proche de celle d’une expression très grossière, correspondant à notre NTM. Elle est aujourd’hui un moyen détourné de désigner la censure elle-même.
- 肏你 妈 (cào nǐ mā): littéralement, « nique ta mère ». Une expression automatiquement censurée en raison de son caractère grossier.
Un grand merci à Zhang Yutao pour son aide précieuse.
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En avril, Les mots des autres, notre podcast sur les langues étrangères, se met à l’heure de la présidentielle. Découvrez nos quatre épisodes spéciaux sur la politique, garantis sans langue de bois ! Dans ce second volet, on décortique les techniques et stratégies des hommes et femmes politiques pour arriver à leurs fins.
Ce deuxième volet contient huit termes dans trois langues différentes. En voici la liste, avec leur prononciation et leur définition :
- « Astroturfing » : le terme est dérivé d’AstroTurf, une marque américaine de gazon artificiel. C’est un jeu de mot lié à l’expression « grassroot movement », qui désigne un mouvement politique avec un ancrage populaire, venu « d’en bas ». En effet, « grassroot » en anglais signifie littéralement « les racines d’herbe » - en français, on pourrait dire « la base ». L’astroturfing est une pratique qui consiste à faire croire qu’un mouvement politique a des racines populaires, alors que ce n’est pas le cas. Un exemple : « l’alliance nationale des fumeurs » créée par les industriels du tabac, avec l’objectif affiché de défendre les droits des fumeurs - mais surtout leurs parts de marché.
- « Dog-whistling » : en anglais, un « dog whistle » est un sifflet émettant des ultrasons que seuls les chiens peuvent entendre. En politique, le « dog-whistling » consiste à envoyer des messages très précis aux partisans de certaines idées de manière déguisée, en utilisant des mots qui peuvent paraître anodins aux non-initiés, mais revêtent une signification bien précise pour d’autres. Par exemple, lorsqu’un politicien ultranationaliste utilise le terme « globalist » (ou cosmopolite en français) pour parler d’une personne, ce peut être une manière discrète de décrier ses origines ethniques. En France, il a récemment été reproché au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’avoir pratiqué le « dog-whistling » en lançant à une journaliste : « calmez-vous, ça va bien se passer ». Cette phrase est un « mème » célèbre sur les réseaux sociaux, fréquemment utilisé à l’égard des femmes par les internautes masculinistes et antiféministes.
- « Kompromat » : ce terme russe qui signifie « matériel compromettant » est une technique bien connue depuis l’époque soviétique, lorsque le KGB montait des dossiers compromettants sur des personnalités politiques pour mieux les faire chanter.
« Xiao fen hong » (小粉红) : en chinois, ce sont « les petits roses » ou « l’armée rose ». C’est ainsi qu’on désigne les internautes chinois, généralement plutôt jeunes, qui relaient le discours officiel de Pékin sur les réseaux sociaux. Leur couleur « rose » est un « rouge doux », une façon d’évoquer le « soft power » qu’ils exercent pour le compte de Pékin.
« Wu mao » (五毛党) : en Chine, « le parti des 50 centimes », ce sont les internautes chinois rémunérés par le régime pour soutenir sa propagande. Chaque publication ou commentaire sur les réseaux sociaux en soutien à Pékin leur est payé 50 centimes de yuan. Il s’agit généralement d’étudiants ou de travailleurs précaires.
« Zi gan wu » (自干五) : les internautes chinois qui relaient la propagande de Pékin gratuitement, pour l’amour de l’art (par opposition à ceux qui le font pour arrondir leurs fins de mois).
Un grand merci à Françoise Lemoine, Chenxi Zhang et Yutao Zhang pour leur aide sur le chinois dans cet épisode.
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En avril, Les mots des autres, notre podcast sur les langues étrangères, se met à l’heure de la présidentielle. Découvrez nos quatre épisodes spéciaux sur la politique, garantis sans langue de bois ! En ce jour de débat télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, découvrez comment les adversaires politiques sont désignés dans les autres langues...
La politique, c’est le terrain d’affrontement des idées. Et comme dans toute bataille, il convient d’identifier l’adversaire. Pour ça, rien de plus pratique qu’un petit surnom ou épithète bien senti. Voici la liste des mots cités dans cet épisode :
“Champagne socialists” : équivalent de la “gauche caviar” en France, cette expression est utilisée au Royaume-Uni pour moquer ceux qui se revendiquent des idées de gauche, mais qui vivent en réalité très loin des réalités des couches populaires. En Australie, on les appelle “Chardonnay socialists”, en Suisse, les “Cüpli-Sozialists” - “Cüpli” désigne une coupe de champagne - et au Danemark, ce sont les “Rødvinssocialist”, c’est-à-dire des “socialistes vin rouge”.
“Limousine liberals” : une autre variante de la “gauche caviar”, associée à un véhicule de luxe plutôt qu’à une boisson raffinée. Il existe aussi les “latte liberals”, en référence aux cafés latte très populaires ces dernières années. On peut y voir des cousins de nos “bobos”, bourgeois-bohèmes.
“Baizuo” (白左) : en chinois, ce terme péjoratif qui signifie “gauche blanche” est une insulte à l’égard de ceux qui défendent des idées progressistes comme la paix, l’égalité ou les droits humains, soit par excès de naïveté, soit par hypocrisie, en ayant surtout envie d’afficher sa supériorité morale.
“Boba liberals” : une expression inspirée des “boba”, perles de tapioca du “bubble tea”, cette boisson d’Asie du Sud-Est très prisée de la génération Z. Aux États-Unis, un “progressiste bubble tea”, c’est généralement un ou une métis(se) avec des origines asiatiques, qui professe des idées progressistes mais dont l’identité asiatique ou l’engagement politique reste très superficiel. En résumé, c’est être militant de gauche et membre d’une minorité - mais pas trop.
“Slacktivist” : un mot construit sur le verbe “to slack” qui signifie “tirer au flanc” et qu’on pourrait donc traduire par “militant paresseux”. C’est une personne qui défend des causes sociales ou politiques, mais uniquement avec quelques clics sur les réseaux sociaux, sans engagement concret.
“Coxinha” : au Brésil, ce beignet de poulet est devenu une façon de désigner les membres de la police militaire, apparemment très friands de ces snacks qu’on trouve à tous les coins de rue. Par extension, cela fait aussi référence aux partisans de l’ordre social et de la sécurité, c’est-à-dire les conservateurs.
“Mortadella” : au Brésil, cette charcuterie (italienne) a donné son nom à un sandwich très prisé des classes populaires. Au point de devenir un marqueur idéologique, un peu comme notre merguez CGT.
“Palianytsia” : un pain traditionnel ukrainien qui peut aussi être un nom de code pour reconnaître les Russes, car ces derniers ne savent, en général, pas le prononcer avec le bon accent.
“Raïta” : en Inde, une sauce à base de yaourt réputée un peu fade, qui sert donc à se moquer d’une forme de mollesse en politique. Un peu comme ceux qu’on appelle parfois des “bisounours” en français.
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Surprenants et parfois sans équivalent en français, les mots étrangers que nous décortiquons expriment avec une myriade de nuances l'esprit du temps, d'une culture ou d'une langue. Explorez tous ces sens tout en vous régalant les oreilles des accents natifs, pour un dépaysement sonore garanti.
“Les mots des autres” est animé par les traductrices Caroline Lee et Leslie Talaga, avec la journaliste Mélanie Chenouard.
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