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Fatima Bocoum est curatrice d’exposition et vit à New-York. Après une enfance à travers le monde, entre le Mali, l’Arabie saoudite et Tripoli en Libye, Fatima choisit les Etats-Unis et évolue entre les milieux de la mode, de l’art et de l’entrepreneuriat.
Elle est une survivante d'abus sexuels aussi. C’est pour combattre et pour soutenir toutes les femmes dans les violences de genre qu’elle a fondé OpenLetr, en janvier 2018. Un blog féministe qui raconte les femmes à travers des articles, des histoires sur les arts et la culture, l’actualité féministe mais aussi sur la perception de soi et la beauté. Le but ? Aider les lecteurs à voir le monde différemment.
Mais si j’ai choisi d'interviewer Fatima Bocoum pour les PassionariArts, c’est pour parler de son engagement féministe au travers de son activité de curatrice d’exposition.
Pour cet épisode, pas de micro rouge en face de mon invitée, car pour la première fois, j’interroge une PassionariArts à l’étranger. Et…vous savez quoi ? Je pense que ça ne sera pas la dernière…
Dans cet épisode :
Tous les détails, références et ressources des épisodes sont disponibles sur le site www.lespassionariarts.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sarah Belmont est fascinante. C’est une amoureuse des langages, des voyages, de l’écriture : c’est pour ça qu’elle est une journaliste de talent.
Dans la presse, pour Le Parisien magazine, Le Journal des arts, Beaux-Arts magazine, the Art Newspaper, L'Éventail, elle écrit sur les musées, les expositions, les lieux culturels à ne pas manquer.
Sarah écrit pour elle aussi. Faute(s) de mots est son premier livre, en 2017, aux éditions Le temps qu'il fait. Elle est également chroniqueuse dans "Art club", le talk show dédié à l'art contemporain sur Museum TV.
Si je la reçois au micro rouge des PassionariArts aujourd'hui, c’est parce qu’il est pour moi nécessaire de vous partager ses connaissances artistiques, presque intimes, des artistes du passé qui nous inspirent.
Car si Sarah Belmont est fascinante, c’est parce qu’elle est fascinée. Alors elle est nourrit avec une énergie implacable que sans savoir elle transmet…
Dans cet épisode :
Tous les détails, références et ressources des épisodes sont disponibles sur le site www.lespassionariarts.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Angelina Bruno est une danseuse professionnelle hip-hop, danse-thérapeute, sophrologue et conférencière.
Elle a 32 ans, elle vient de Belgique, mais vit à Paris et travaille un peu partout où le vent la mène. Angelina a débuté la danse sur le tard.
Elle a choisi cette discipline artistique suite aux conseils d’un médecin qui lui a vivement recommandé de pratiquer un sport après un terrible accident survenu l'année de ses 17 ans, et qui lui a fait perdre son avant bras droit.
Si je reçois Angelina Bruno au micro rouge des Passionariarts aujourd'hui c'est pour parler de son combat et de son engagement pour la réalité.
La réalité des corps des femmes, la déconstruction des normes et du culte du corps parfait. Nous discuterons aussi du pouvoir de la danse pour porter haut la voix de la puissance intérieure. Car selon Angelina Bruno, les limites sont celles que l'on s'impose.
Dans cet épisode :
Vous pourrez retrouver tous les détails, références et ressources de l'épisode sur la page dédiée du site www.lespassionariarts.com
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ORLAN est l’une des plus grandes artistes françaises contemporaines.
Internationalement reconnue, sa pratique est vaste. C’est une artiste qui se renouvelle sans cesse, inspirée par les nouveaux phénomènes de société. ORLAN utilise la sculpture, la photographie, la performance, la vidéo, la 3D, les jeux vidéos, la réalité augmentée, la robotique, l’intelligence artificielle, ainsi que les techniques scientifiques et médicales et les biotechnologiques.
Des centaines d’expositions, de nombreuses récompenses, son travail est critique sur le monde, sur elle même aussi. L’artiste s’oppose au déterminisme social, naturel, politique, à toute forme de domination et à la suprématie masculine.
Les sujets sont graves mais l’humour est souvent là. La théâtralisation aussi, la poésie toujours. Elle a reçu le Grand Prix International de l’Excellence féminine en 2017, elle est deux fois Chevalière, aussi.
ORLAN s’écrit en majuscules, toute les lettres, car elle ne rentre pas dans les rangs.
Si je suis au micro rouge des PassionariArts aujourd’hui, dans son atelier, c’est parce qu’elle incarne l’art féministe, la liberté, l’audace, le travail, la passion de créer pour s’engager.
ORLAN incarne l’artivisme et je suis très honorée qu’elle ait accepté mon invitation.
Dans cet épisode :
Vous pourrez retrouver tous les détails, références et ressources de l'épisode sur la page dédiée du site www.lespassionariarts.com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[Cette conversation a été enregistrée en début d'année, avant la crise COVID 19. Avant d'écouter l'épisode, il est important que vous sachiez que l'édition Drawing Now Art Fair 2020 est reportée du 25 au 28 mars 2021 au carreau du temple.
En attendant, vous pouvez feuilleter le cahier DRAWING NOW Art Fair 2020. C'est un ouvrage à consulter online pour découvrir une sélection d'œuvres des artistes soutenus par les galeries de la foire. Voici le lien : https://www.drawingnowartfair.com/les-cahiers-de-drawing-now-art-fair/]
Carine Tissot travaille depuis de nombreuses années pour Drawing Now Art Fair, la première foire d’art contemporain exclusivement dédiée au dessin en Europe, qui fête cette année ses 13 ans, pour sa 14ème édition. Aux côtés de Christine Phal, fondatrice du salon et présidente, elle présente près de 70 galeries internationales sélectionnées par un comité indépendant, composé de professionnels du monde l’art.
Ces galeries présentent plus de 400 artistes et près de 2000 œuvres au carreau du temple.
En 2017, Carine Tissot fonde le Drawing Hôtel, une invention toute droit venue de son inspiration.
L'hôtel abrite un centre d’art privé dédié au dessin contemporain, le Drawing Lab, fondé par Christine Phal. Le lieu accueille chaque année trois artistes qui se succèdent et que les amateurs d'art peuvent découvrir tout au long de l'année.
sAvec es 5 étages investis par cinq artistes qui ont eu carte blanche : Abdelkader Benchamma, Clément Bagot, Françoise Pétrovitch, Thomas Broomé et Lek et So what, Carine Tissot crée une véritable destination du dessin contemporain à Paris à deux pas des mythiques colonnes de Buren.
C'est elle qui nous reçoit aujourd'hui, moi et mon micro-rouge, dans ses bureaux du XIVème arrondissement, pour parler de son parcours inspirant dans le monde de l'art, de sa passion du dessin, mais aussi de parité dans ce microcosme du marché de l'art.
Carine est inspirante et incarne une femme passionnée qui n'a pas peur de casser les codes, qui porte ses projets à bras le corps et ne baisse jamais les bras ! Elle nous donnera peut-être ses secrets…
Dans cet épisode :
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J'ai découvert l’artiste italienne Eleonora Pasti à travers une de ces installations lors d'une exposition au centre culturel de Gentilly en 2018. Cette installation était composée d'une multitude de collants de couleur, tendus et étirés dans l’espace, tenus et coincés à travers le fer forgé d'une immense et haute cage d'escalier.
Le contraste entre cette matière élastique colorée et ce fer forgé massif sombre m’a évoqué la souplesse dont les femmes doivent faire preuve au sein de la société rigide dans laquelle nous vivons. Cette société qui nous oblige à être des contorsionnistes, à faire des grands écarts.
J'étais loin de m'imaginer en passant la porte de son atelier quelques mois plus tard que j’y découvrirai de nombreuses oeuvres textiles qui traitent exactement de ce thème.
Eleonora est une plasticienne qui travaille le tissu et qui composent des portraits et des sculptures grands formats pour parler de la représentation des femmes, des hommes, mais aussi du couple.
Si je la reçois au micro rouge des PassionariArts aujourd'hui c'est pour parler d’un autre thème récurrent dans son œuvre, le thème de la sexualité. De la domination de l’homme, de la sexualité de la femme et de sa puissance.
Avec Eléonora, nous avons parlé de :
Toutes les informations, références et ressources des épisodes sont disponibles sur le site www.lespassionariarts.com
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Bernadette Pecassou a publié plus de 10 romans à succès, chez Flammarion, Calmann Lévy. Ce qui m'a frappé lors de notre rencontre, c'est qu'elle casse le mythe de l'écrivain poète qui a une inspiration viscérale et où les mots déboulent sur la feuille blanche naturellement.
Bernadette est une écrivaine qui travaille. Elle est méthodique, elle fait des fiches, elle les appellent d'ailleurs "l'armature de mes romans".
Avant l'écriture, elle était journaliste. Déjà la nécessité d'imbriquer ensemble différents secteurs, différents contextes pour mieux parler d'un sujet, l'obsédait. Bernadette est une archéologue de l'information.
Originaire d’Ibos, sa région du Sud-Ouest et ces racines sont pour elle un point d'ancrage et une source de bonheur. "Le paradis" dit-elle. Dans son roman " Je suis de celles qui restent" j'ai été touchée par son hommage à ceux et celles qui font le choix de ne pas partir. Selon elle, on glorifie toujours les départs, comme si celles et ceux qui ont le privilège des voyages ont aussi le privilège de l'intelligence et de l'ouverture.
Bernadette est partie, mais elle a gardé son accent (qui lui a valu quelques sacrifices) et surtout, elle revient toujours. Alors avant son retour au vert et au soleil, j'ai réussi à la recevoir au micro rouge des PassionariArts.
Avec Bernadette, nous avons parlé de :
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J'ai toujours aimé le son des harpes. Pour moi c'est un instrument magique, mystique. La musicienne Anja Linder est à l'image de cet instrument, de son instrument. Quand je l'ai rencontré dans sa chambre d'hôtel du IXème, j'ai tout de suite été enchantée par son charisme. Anja, c'est la lumière, c'est la musicalité, même quand elle ne joue pas.
Si j'entrais dans cet espace si intime pour interviewer la talentueuse harpiste, c'est parce que mon appartement haussmannien où j'enregistre les PassionariArts habituellement, n'est pas aux normes de mobilité.
L'histoire de vie d'Anja, l'histoire de sa vie d'artiste et de femme, est singulière car lors d’un concert en plein air, à Strasbourg en 2001, un arbre est tombé sur la scène pendant un orage. Il y aura 13 morts et 85 blessés dont la musicienne. Elle sera donnée pour morte mais se réveillera en ayant perdu l’usage de ses jambes. De quoi être découragée, de quoi baisser les bras.
Commence alors une vie incroyable, le destin d’une femme au courage héroïque. Dans cet épisode, Anja nous parle de comment elle a pu rejouer de son instrument malgré son handicap, elle nous racontera d'où vient sa force et comment elle a gagné son combat, qu'elle a souhaité témoigner dans l'écriture de son livre "les escarpins rouges".
Cet épisode est différent. En tous cas, je vous promets qu'il n'en sera pas moins poétique, si ce n'est plus… voici le récit d'une femme épanouie et d'une artiste complète.
Avec Anja, nous avons parlé de :
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J'ai eu le plaisir de découvrir l'artiste Clémence Vazard grâce à l'extraordinaire Charlotte Pudlowski, LA voix de Louie Media.
Dans le travail de Clémence Vazard, pas de comédie : pas de rôle, pas de masque, l'artiste explore avec franchise et sans tabou les œuvres plastiques, immersives, performatives ou participatives pour dénoncer les violences de genre, physiques ou émotionnelles.
Quand nous nous sommes rencontrées, j'ai eu la sensation de découvrir les coulisses d'une pièce de théâtre, la pièce de sa vie d'artiste militante.
J'ai compris son engagement personnel, ses multiples facettes artistiques, là où tout a commencé et tous les actes qui ont jalonné son parcours avant la grande première : dédier sa vie à son art.
Aujourd'hui c'est donc Clémence je reçois au micro rouge des PassionariArts, qui va vous partager les dessous de sa vie d'artiste engagée.
Avec elle nous avons parlé de :
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J’évolue dans le monde de l’art depuis quelques années et j’avais très envie de vous parler d’un courant majeur, peut-être le plus accessible, qui lui aussi est composé d’une majorité d’artistes masculins : le street art.
Nous connaissons beaucoup la poésie des pochoirs “Femme Fatale” de Miss Tic et les fresques fantastiques de Kashink, mais quand on prend le fil des femmes street artists, c’est une véritable ribambelle de femmes qui se déroule.
Aujourd’hui je reçois au micro rouge des PassionariArts Sara Chelou. Elle a participé activement à la mouvance des squats artistiques des années 90 à Paris, en tant qu’artiste engagée du milieu underground.
Elle peint ses premières peintures dans les cathédrales industrielles, dans des usines ou lors d’évènements interactifs ou pluri-disciplinaires, où on aurait beaucoup aimé être.
L’art de Sara Chelou confronte les passants à notre société, dans les rues et dans les villes, reflète le monde et ses tensions avec différentes influences.
Une forme de fusion, entre réflexion citoyenne, culture geek et graffitis. Ses influences sont les peintres de la matière des années 50, les nouveaux réalistes des années 60, la figuration libre des années 80.
Pour sa manière de peindre dans la ville, elle s’inspire de la pop culture américaine avec Keith Haring, Andy Warhol, Roy Lichtenstein, par la culture graffiti de partout et d’ailleurs. Bukowski, Basquiat, Gainsbourg, Sitting Bull et Frida Kahlo sont des pochoirs à la fois militants et poétiques qui font ralentir nos pas. Ils délivrent des messages engagés sur l’égalité femmes/hommes, les droits civiques des minorités ou les droits LGBT.
Avec Sara, nous avons parlé de :
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