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Or


Julien gère une exploitation de 600 hectares à la Chapelle-sur-Oreuse dont 100 hectares sont dédiés au tournesol.
Originaire du Sud-Ouest, Julien connait les atouts du tournesol et a souhaité tenter l’expérience au sein d’un nouveau bassin de production. Le tournesol lui offre de la souplesse grâce à son cycle court mais aussi à la flexibilité des dates d’implantation.
Du point de vue du désherbage, le tournesol est aussi une culture qui lui offre de la souplesse et il peut ainsi se baser sur les conditions climatiques pour effectuer ses travaux et notamment ses faux-semis. La technique du faux-semis permet à Julien de limiter le désherbage chimique. Selon les conditions (sol frais, printemps doux), il effectue ce travail plusieurs fois avant de semer son tournesol.
En conclusion, Julien croit au tournesol en région Est et recommande d’essayer car c’est une culture qui a beaucoup d’avantages.
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Pour en savoir plus sur Cap Protéines : https://www.terresinovia.fr/cap-proteines
Pour suivre l'actualité technique de vos oléagineux et protéagineux : https://urlz.fr/dMjm
Alix est installée à Saint Papoul où elle produit du tournesol depuis de nombreuses années. Auparavant en rotation courte (blé-tournesol), elle a constaté que les rendements n’étaient plus au rendez-vous.
Depuis 12 ans, elle a donc décidé de rallonger ses rotations et le tournesol y trouve sa place tous les 3 à 5 ans. A présent, ses rendements sont autour de 25 quintaux en moyenne. Alix conduit son tournesol en sec, c’est d’ailleurs pour elle l’atout principal de la culture puisqu’elle réagit mieux que d’autres cultures de printemps au stress hydrique. Pour lutter contre les problèmes de sécheresse, Alix agit en premier lieu au moment du semis. Elle sème ses tournesols tôt (du 15 avril au 15 mai) pour qu’ils soient bien développés avant la floraison et qu'ils puissent profiter des pluies à cette période.
Pour gérer les dégâts d’oiseaux, Alix utilise plusieurs solutions : effaroucheurs, épouvantails … Elle a décidé de décaler les dates de semis des différentes parcelles de tournesols pour mieux gérer les oiseaux sur chaque parcelle et ainsi atténuer les dégâts. Pour elle, le choix variétal est le meilleur moyen de lutter contre les maladies comme le mildiou ou le phomopsis.
En conclusion, pour Alix le tournesol est la culture la plus adaptée au sec avec des charges opérationnelles faibles. Une culture qui combine donc des atouts agronomiques et économiques.
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
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Pour Maurice, le tournesol est un excellent précédent au blé dur, facile à implanter avec peu d’intrants.
La phase primordiale pour le tournesol reste l’implantation. Dans ses sols argileux, Maurice réalise un travail profond en septembre. Il choisit de le faire tôt pour que ses sols soient humides. Peu de temps avant le semis, Maurice retravaille la terre au vibroculteur afin de créer une légère croûte qui permettra de maintenir le sol humide. Grâce à ce travail en amont, il obtient le gonflement de la graine et un bon démarrage du tournesol.
Le secret de Maurice pour que les graines lèvent en même temps est d’assurer une régularité lors du semis. Pour cela, il sème à la même profondeur à 4-5 km/h. Pour éviter au maximum les dégâts d’oiseaux, les producteurs de la région et Maurice sèment leurs tournesols durant la même période afin que le stade de sensibilité soit le même et ainsi éviter aux oiseaux d’aller de parcelle en parcelle.
Maurice recommande d’implanter du tournesol dans son exploitation car c’est une culture adaptée aux différents contextes pédoclimatiques. De plus, les prix s’envolent pour le tournesol. Il y a donc un fort intérêt économique.
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Pour en savoir plus sur Cap Protéines : https://www.terresinovia.fr/cap-proteines
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L’exploitation de Jérôme est peu commune car elle est basée à Plaisir, dans les Yvelines. Un milieu plutôt urbain pour ses cultures donc, qui entraine obligatoirement quelques adaptations dans ses pratiques agricoles.
Jérôme a semé ses féveroles de printemps précocement (le 20 janvier), dans un sol argilo-limoneux. En étant situé à proximité de la ville, la féverole n’a pas subi de dégâts lors des gelées hivernales car il y a un effet « réchauffement » plus rapide et plus marqué qu’en zone « traditionnelle ».
C’est pour casser le cycle des céréales et trouver une autre tête de rotation que Jérôme s’est orienté vers la féverole de printemps, qui gère mieux le froid et offre un meilleur potentiel. En intégrant la féverole à sa rotation, cela lui permet d’atteindre 95 quintaux sur le blé suivant contre 90 avec de l’orge de printemps.
Pour Jérôme, le risque majeur de cette culture est la gestion de la bruche. En effet, il n’existe plus qu’un seul insecticide homologué et la réglementation impose un seul passage dans les parcelles. Il faut donc savoir quand intervenir, pour limiter les risques lors de la formation des gousses.
Le mot de la fin pour Jérôme ? La culture de la féverole se porte bien et est conciliable avec les autres cultures de la rotation. Alors, pourquoi pas ? https://www.terresinovia.fr/feverole-printemps
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
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On se retrouve aujourd'hui dans les champs d'Olivier Cléland ... ou presque !
Convaincu du bienfait de l'introduction d'un pois dans une rotation, Olivier respecte scrupuleusement cette notion car "c'est l'agronomie qui règle les cycles de culture". Sur ses terres, il a mis en place une rotation sur 6 ans en intégrant du pois de printemps, plus adapté au climat local (en Seine-Maritime).
Olivier pratique le sans labour et effectue une préparation du sol à l'aide d'outils à dents. Il sème son pois avec un semoir à dents. Une pratique, encore une fois, plus adaptée à son type de sol. Néanmoins, il souhaite à l'avenir travailler en semis direct pour éviter de dénaturer le sol et éviter, par exemple, les remontées de graines qui pourraient venir concurrencer les pois semés.
Côté rendement, c'est sans appel : en implantant un pois avant son blé, Olivier est passé de 70 à 85 quintaux. Pour lui, les raisons de ce gain proviennent principalement de la diversification des cultures et des têtes d'assolement dans la rotation. Il possède une station météo qui lui permet de mieux gérer les aléas climatiques.
Pour la récolte, il attend que ses pois soient en dessous de 20% d'humidité pour commencer le travail de récolte et éviter les pertes au sol. Son conseil pour les autres agriculteurs qui hésitent à se lancer : "Allez-y ! Même si la récolte est moyenne avec le pois, il est possible de récupérer avec de bons blés l'année suivante".
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et France Relance.
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En 2001, Xavier reprend à la suite de son père l'exploitation familiale de 250 hectares. Le pois d'hiver fait partie des 10 cultures produites sur ses terres. On y retrouve également colza, tournesol, BTH, maïs, betterave, chanvre, avoine H., soja, PH, orge, etc
Pour Xavier, il y a plusieurs avantages à produire du pois d'hiver : une bonne tête d'assolement pour la culture suivante, un apport d'azote et de nutriments et grâce à son système racinaire, un ameublissement en profondeur du sol. En implantant un pois d'hiver avant son blé, Xavier assure un rendement de 90 quintaux contre 80 à 85 quintaux avec un autre précédent.
Contrairement au pois de printemps, le pois d'hiver est moins sensible à l'aphanomycès. Néanmoins, il est plus sensible à la bactériose. Il n'y a aujourd'hui pas de solution directe, mais des mesures préventives peuvent être appliquées en choisissant des variétés tolérantes au froid et de semer tardivement le pois d'hiver. Concernant les ravageurs le pois d'hiver est moins sensible de part son stade avancé au moment de l'arrivée des bioagresseurs (thrips, sitones). La génétique de cette culture progresse et permet, au fur et à mesure, de trouver des solutions aux problématiques de ce protéagineux notamment à la récolte.
Le mot de la fin pour Xavier ? Bannir les préjugés sur le pois d'hiver et l'essayer sur son exploitation pour savoir si c'est une plante adaptée au territoire ou non.
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et France Relance.
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Depuis 2010, Ghislain Guinot dirige l'exploitation familiale de 280 hectares. Il y cultive six cultures, avec une rotation à huit ans : colza, blé, pois, blé, tournesol, blé, orge de printemps et escourgeon.
Il a décidé de réinstaurer du pois de printemps sur son exploitation car c’est une culture adaptée en zone intermédiaire mais également pour gérer au mieux la bactériose, maladie très présente en pois d'hiver. Pour Ghislain, l'autre avantage du pois de printemps est son potentiel variétal, même si cette culture est plus sensible à aphanomyces. Pour lutter contre cette sensibilité, l'importance de son insertion dans la rotation prend tout son sens.
Du point de vue économique, Ghislain s'y retrouve également : l'apport naturel d’azote du pois de printemps permet de réduire les coûts en intrants : 33 ha de pois permet d’économiser 16t de solution azotée pour le colza qui suit. Sa marge moyenne est de 300 euros/ha sur l’ensemble de la rotation.
Ghislain recommande donc fortement de penser à l'insertion d'un pois de printemps dans sa rotation. Malgré un rendement faible sur la culture, l’intégrer au sein du système de cultures permet de faire des économies en intrants, de mieux résister aux excès climatiques et d’améliorer la fertilité du sol. Avec des couverts de légumineuses en plus après le pois, il peut mener une agriculture de conservation qui permet de réduire le niveau d’insecticides et de rendre son blé plus résistant.
Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et France Relance. Pour en savoir plus sur Cap Protéines : https://www.terresinovia.fr/cap-proteines
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La série "Les pieds dans les champs", présentée par Stéphanie Bérard, donne la parole aux producteurs d'oléagineux, de protéagineux et de chanvre, en conventionnel ou en agriculture biologique. Lors de ces témoignages, Alix, Ghislain ou encore Xavier aborderont leurs itinéraires techniques, les problèmes rencontrés et les solutions mises en place pour mener à bien leur culture.
Chaque semaine, vous pourrez retrouver des producteurs de colza, tournesol, soja, pois protéagineux, féverole, lupin, lin oléagineux, lentille, pois chiche ou chanvre qui partageront leurs pratiques et leviers agronomiques pour faire de leur campagne une réussite en tout point (gains de rendement, marges économiques, bénéfices agronomiques...).
De plus, un expert Terres Inovia interviendra à chaque épisode afin d'indiquer les bonnes pratiques à mener sur les différents stades des cultures concernées (semis, désherbage, ravageurs, maladies, fertilisation, récolte ...).
Les épisodes de la série "les pieds dans les champs" sont également disponibles sur la chaîne YouTube de Terres Inovia, l'institut technique de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre.
Les épisodes de la série "les pieds dans les champs" ont été réalisés dans le cadre du programme Cap Protéines, financé par le Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
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