En demandant aux marketeurs « comment dépenser plus en étant le moins efficace possible ? » c’est en fait la question plus large de l’efficacité du marketing digital que nous posons. Cette question peut paraître impertinente et pourtant… Derrière ce titre provocateur, se cache le thème d’un Webinaire qui se tiendra le 5 avril à 11h00, dans lequel nous bénéficierons de l’expérience de Pierre Charbonnel d’Oxbow, dont j’ai beaucoup apprécié la vision pragmatique et sensée. Une occasion donc de parler des bonnes pratiques, et peut-être aussi des moins bonnes dans le cadre d’un dossier que nous réalisons avec notre client Emarsys.
Marketeurs : Quelle est l’efficacité de votre marketing digital ?
Transparence : Emarsys, une société de SAP, est notre client
Quand j’étais jeune marketeur, j’étais persuadé qu’en faisant faire des économies à ma société je recevrais une belle promotion.
J’ai dû me résoudre à constater au contraire que ceux qui étaient le plus félicités dans l’entreprise étaient les champions de la dépense car s’ils dépensaient beaucoup c’est qu’il devaient certainement être très importants.
La semaine dernière, je publiai un article qui a fait beaucoup de bruit, autour de la pénurie de talents dans le marketing digital. Dans cet article, issu d’une interview de notre ami Jacques Froissant d’Altaïde, nous revenions sur l’inadéquation entre l’offre et la demande en matière de marketing digital qui semble rattraper le fossé qui s’est déjà créé entre l’offre et la demande en matière de développement digital.
À la fin de cette interview et de cette analyse, j’ai donné mon point de vue qui tentait d’aller au-delà de la simple absence de formation, et qu’il me semblait également nécessiter quelques conseils de bon sens quant à la formation dans le monde du travail (dans le cadre de l’exercice professionnel), mais aussi en matière de contenu de la discipline digitale qui à mon avis c’était trop hyperspécialisée.
Quelle efficacité d’un marketing digital qui s’est hyperspécialisé ?
Or à force d’hyperspécialisation, il me semble que certains marketeurs digital se sont un peu perdus et ont fait de leur métier une sorte d’automatisme dont la principale composante est le montant de la dépense. Nous y reviendrons bientôt dans un billet réalisé avec mes confrères François Laurent et Cyril Bladier.
À la suite de cet article, qui a été copieusement repris par mes confrères, Aurélien Gohier a ajouté son commentaire ce week-end sur LinkedIn:
La vaste majorité des entreprises sont lancées comme des TGV dans une course à la #leadgen, et les freins ont rendu l’âme. Une course bien souvent perdue d’avance, ça n’est qu’une question de temps. Si j’avais 25 ans aujourd’hui, je serais foncièrement insensible à ce type d’approches, rien de surprenant finalement
Le poste d’ Aurélien a déclenché un grand nombre de réflexions de la part d’experts du digital. Car la discipline et la manière dont elle a été pratiquée sur le terrain est loin d’être exemplaire.
Les freins ont lâché !
Certes les « freins ont lâché » comme il l’exprime fort bien,