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  • 3 Laurence Wuidar, Fuga Satanae
    Dès le texte biblique, libérer l’individu possédé par le diable est une question épineuse qui reçoit une réponse musicale : David soigne Saul grâce au pouvoir de son instrument. Si la théorie musicale et la glose médiévale véhiculent cette action de la musique sur le malin, c’est au XVe siècle que naît un genre littéraire particulier à la diffusion et au succès européens : le manuel d'exorcisme où les théologiens établissent une science des signes pour distinguer la possession démoniaque des maladies naturelles et discourent des remèdes spirituels et corporels. La musique y est signe de la présence du diable et son langage participe des altérations du possédé, mais elle est aussi antidote et rétablit l'harmonie du corps aliéné. L’analyse de la musique dans les manuels d’exorcisme, au cœur de cet ouvrage qui inclut également la littérature de sorcellerie et de nécromancie, dévoile un rôle et un statut de la musique méconnus jusqu’à aujourd’hui que celle-ci ne perdra pourtant qu’à la mise à l’Index des manuels les plus célèbres au début du XVIIIe siècle.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/europe/product/9782600058681
    5 min
  • 4 Laurence Wuidar, Fuga Satanae
    Dès le texte biblique, libérer l’individu possédé par le diable est une question épineuse qui reçoit une réponse musicale : David soigne Saul grâce au pouvoir de son instrument. Si la théorie musicale et la glose médiévale véhiculent cette action de la musique sur le malin, c’est au XVe siècle que naît un genre littéraire particulier à la diffusion et au succès européens : le manuel d'exorcisme où les théologiens établissent une science des signes pour distinguer la possession démoniaque des maladies naturelles et discourent des remèdes spirituels et corporels. La musique y est signe de la présence du diable et son langage participe des altérations du possédé, mais elle est aussi antidote et rétablit l'harmonie du corps aliéné. L’analyse de la musique dans les manuels d’exorcisme, au cœur de cet ouvrage qui inclut également la littérature de sorcellerie et de nécromancie, dévoile un rôle et un statut de la musique méconnus jusqu’à aujourd’hui que celle-ci ne perdra pourtant qu’à la mise à l’Index des manuels les plus célèbres au début du XVIIIe siècle.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/europe/product/9782600058681
    8 min
  • 1. Paola Codazzi, André Gide et la Grande Guerre, Introduction (1)
    La Grande Guerre est pour Gide un temps de transformation. Il s’agit d’abord d’aider les réfugiés des territoires envahis, puis de trouver une juste distance par rapport au présent, pour commencer à penser le futur. Dans le tumulte général, l'écrivain entrevoit les prémisses d’une Europe de la culture où la diversité travaille au profit de l’unité. Au cours des années vingt et trente, assumant le rôle de témoin que la postérité a retenu, il fréquente les élites intellectuelles, multiplie les voyages et les échanges, œuvrant à l’entente entre les pays. S’il ne s’investit pas dans les nombreuses initiatives publiques qui voient alors le jour, son influence ignore les frontières et son œuvre marque le XXe siècle. De son Journal autant que de ses articles critiques, sans oublier ses fictions, naît une réflexion originale sur l’individu plutôt que sur les institutions. Ce livre en éclaire les différents aspects et invite en même temps à s’interroger sur le rôle que Gide attribue à l’homme de Lettres dans la société.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/suisse/product/9782600062336
    6 min
  • 2. Paola Codazzi, André Gide et la Grande Guerre, Introduction (2)
    La Grande Guerre est pour Gide un temps de transformation. Il s’agit d’abord d’aider les réfugiés des territoires envahis, puis de trouver une juste distance par rapport au présent, pour commencer à penser le futur. Dans le tumulte général, l'écrivain entrevoit les prémisses d’une Europe de la culture où la diversité travaille au profit de l’unité. Au cours des années vingt et trente, assumant le rôle de témoin que la postérité a retenu, il fréquente les élites intellectuelles, multiplie les voyages et les échanges, œuvrant à l’entente entre les pays. S’il ne s’investit pas dans les nombreuses initiatives publiques qui voient alors le jour, son influence ignore les frontières et son œuvre marque le XXe siècle. De son Journal autant que de ses articles critiques, sans oublier ses fictions, naît une réflexion originale sur l’individu plutôt que sur les institutions. Ce livre en éclaire les différents aspects et invite en même temps à s’interroger sur le rôle que Gide attribue à l’homme de Lettres dans la société.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/suisse/product/9782600062336
    13 min
  • 3. Paola Codazzi, André Gide et la Grande Guerre, Introduction (3)
    La Grande Guerre est pour Gide un temps de transformation. Il s’agit d’abord d’aider les réfugiés des territoires envahis, puis de trouver une juste distance par rapport au présent, pour commencer à penser le futur. Dans le tumulte général, l'écrivain entrevoit les prémisses d’une Europe de la culture où la diversité travaille au profit de l’unité. Au cours des années vingt et trente, assumant le rôle de témoin que la postérité a retenu, il fréquente les élites intellectuelles, multiplie les voyages et les échanges, œuvrant à l’entente entre les pays. S’il ne s’investit pas dans les nombreuses initiatives publiques qui voient alors le jour, son influence ignore les frontières et son œuvre marque le XXe siècle. De son Journal autant que de ses articles critiques, sans oublier ses fictions, naît une réflexion originale sur l’individu plutôt que sur les institutions. Ce livre en éclaire les différents aspects et invite en même temps à s’interroger sur le rôle que Gide attribue à l’homme de Lettres dans la société.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/suisse/product/9782600062336
    5 min
  • 4. Paola Codazzi, André Gide et la Grande Guerre, Introduction (4)
    La Grande Guerre est pour Gide un temps de transformation. Il s’agit d’abord d’aider les réfugiés des territoires envahis, puis de trouver une juste distance par rapport au présent, pour commencer à penser le futur. Dans le tumulte général, l'écrivain entrevoit les prémisses d’une Europe de la culture où la diversité travaille au profit de l’unité. Au cours des années vingt et trente, assumant le rôle de témoin que la postérité a retenu, il fréquente les élites intellectuelles, multiplie les voyages et les échanges, œuvrant à l’entente entre les pays. S’il ne s’investit pas dans les nombreuses initiatives publiques qui voient alors le jour, son influence ignore les frontières et son œuvre marque le XXe siècle. De son Journal autant que de ses articles critiques, sans oublier ses fictions, naît une réflexion originale sur l’individu plutôt que sur les institutions. Ce livre en éclaire les différents aspects et invite en même temps à s’interroger sur le rôle que Gide attribue à l’homme de Lettres dans la société.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/suisse/product/9782600062336
    8 min
  • Louis Watier, La traduction fictive : motifs d'un topos romanesque
    Une traduction fictive est un texte qui, directement écrit dans une langue, se présente comme traduit d’une autre, réelle ou imaginaire. Peu étudié jusqu’à la fin du XXe siècle, le cas n’en est pas moins fréquent, illustré par quelques romans célèbres : Don Quichotte, les Lettres persanes, le Manuscrit trouvé à Saragosse, Le Château d’Otrante. Longtemps on a tenu pour négligeable la fiction de la traduction, la considérant comme un procédé inoffensif, un amusant artifice littéraire. Convention souvent assumée de manière explicite par les auteurs qui y recourent, le phénomène n’a encore été que peu envisagé dans sa dimension historique. C’est donc à retrouver les raisons de l’émergence d’un tel motif dans le genre romanesque – à partir des premiers romans du xiie siècle jusqu’à l’œuvre de Cervantès – et à décrire les moments de sa formalisation topique que ce travail se consacre.
    ntroduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/product/9782600060189
    30 min
  • 1. Dauvois Introduction
    La théorie de la littérature a valorisé une généalogie et un modèle conceptuel unique, celui de la Poétique d’Aristote. L’objet de ce bref ouvrage est de suggérer que d’autres modèles théoriques ont compté, notamment à la Renaissance. Centré non plus sur la construction d’une intrigue, d’une histoire, mais sur le personnage, l’art poétique d’Horace place la voix, le discours, la « fiction de personne » au cœur de la création et de l’invention poétiques. Mais Horace est aussi un poète qui offre à la fois la théorie et la pratique d’une langue spécifiquement poétique. Enfin cette œuvre, entièrement à la première personne, permet de repenser la relation du poétique à l’éthique, de penser la littérature, et singulièrement la poésie, comme expérience.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : www.droz.org/europe/product/9782600062442
    8 min
  • 2. Dauvois Chapitre 1
    La théorie de la littérature a valorisé une généalogie et un modèle conceptuel unique, celui de la Poétique d’Aristote. L’objet de ce bref ouvrage est de suggérer que d’autres modèles théoriques ont compté, notamment à la Renaissance. Centré non plus sur la construction d’une intrigue, d’une histoire, mais sur le personnage, l’art poétique d’Horace place la voix, le discours, la « fiction de personne » au cœur de la création et de l’invention poétiques. Mais Horace est aussi un poète qui offre à la fois la théorie et la pratique d’une langue spécifiquement poétique. Enfin cette œuvre, entièrement à la première personne, permet de repenser la relation du poétique à l’éthique, de penser la littérature, et singulièrement la poésie, comme expérience.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : www.droz.org/europe/product/9782600062442
    20 min
  • JP Van Eslande, L'âge des enfants
    Ce livre est consacré aux personnages d’enfants dans la littérature des XVIe et XVIIe siècles. Il analyse les modes de subjectivation qui, dans des genres aussi variés que la poésie, la comédie, la tragédie, les traités pédagogiques, les Mémoires, le discours moraliste et les contes de fées associent à leurs faits et gestes des questionnements temporels nés de l’avènement des Temps modernes. L’Âge des enfants couvre la période de deux siècles au cours de laquelle les jeunes êtres dynamisent le projet humaniste de rénovation culturelle fondé sur l’actualisation du passé, en testent les limites et en interrogent le devenir. Cette période s’achève à la fin du XVIIe siècle, quand la Modernité s’impose en tant qu’horizon temporel indépassable, plutôt que comme projet à mettre en œuvre sur la base d’une représentation idéalisée des temps anciens. Les valeurs d’innocence, de vulnérabilité et de nostalgie attachées à l’enfance au cours du XVIIIe siècle changent alors le rôle dévolu aux enfants dans la littérature.
    Introduction lue par Charlotte Simonin, enseignante en lettres-philosophie, au lycée Poincaré (Nancy, 54)
    Pour se procurer le livre : https://www.droz.org/monde/product/9782600059299
    10 min

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