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Dans le dernier sondage produit par IPSOS, on constate que la liste du Rassemblement national conduite par Jordan Bardella aux Élections européennes arrive en tête avec 31% d’intentions de vote. Elle est suivie par Renaissance / La République en marche, qui se trouve loin derrière, avec 16% pour la tête de liste Valérie Hayer. Cependant, rappelle Stéphane Zumsteeg, les sondages ne sont jamais prédictifs. Ils ne font que mesurer un rapport de force à un moment donné.
Dans ce contexte très particulier des élections Européennes, où les Français entrent dans la campagne le plus tardivement possible, les choses sont plus que jamais vouées à évoluer. Preuve en est, il y a cinq ans, avec la belle surprise pour les écologistes dans la liste menée par Yannick Jadot, et, au contraire, l’effondrement de la liste Bellamy au dernier moment.
Cependant, à l’heure actuelle, une autre question, non plus celle de la victoire, mais de l’ampleur des votes pour Jordan Bardella, semble se poser. Malgré des événements endogènes tels que les violences en Nouvelle-Calédonie, ou exogènes tels que le conflit à Gaza, Jean-Christophe Gallien parle d’un rapport de force qui pourra certes s’inverser, mais plutôt du côté des partis de Raphaël Glucksmann ou de Valérie Hayer. « Chez Jordan Bardella, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de mouvement », juge-t-il. En plateau, nos invités débattent de cette affirmation.
Nos invités :
« On s’engage tout droit dans une guerre-civile » avertit le Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, qui ne minimise pas les risques insurrectionnels des émeutes en train de déchirer l’archipel depuis ce mardi 14 mai 2024 suite à l’adoption par l’Assemblée nationale d’un texte de loi visant à élargir le corps électoral en Nouvelle-Calédonie. En effet, tous les habitants de ce territoire d’Outre-Mer arrivés ou nés après 1998 n’ont pas le droit le vote départemental, une mesure pensée par la communauté kanak, constituant environ 40% de la population, pour éviter leur marginalisation. Ces tensions entre les autochtones et les arrivants qui existent depuis la première révolution des kanaks en 1878 interrogent l’identité calédonienne. Pourtant, trois référendums ont été organisés ces cinq dernières années, et tous ont été en défaveur de l’indépendance.
Comment les Calédoniens peuvent-ils s’unir ? Faut-il soutenir les loyalistes ou les indépendantistes ? Comment éviter la marginalisation des kanaks ? Le président de la République aurait-il dû être plus sensible aux signaux et ne pas pousser le vote du texte de loi ? Ce dernier doit-il être annulé ? Comment faire revenir l’ordre sur l’archipel et éviter qu’une situation semblable se reproduise ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Une escalade de plus dans la violence et l’insécurité. Hier, lors d’une opération armée organisée pour libérer un fugitif de la prison d’Évreux, dans l’Eure, deux agents pénitentiaires ont été tués par balle, et deux autres grièvement blessés. Le fourgon qui transportait le détenu a été pris en sandwich au péage d’Incarville, et quatre complices armés de Kalachnikov ont tiré sur les geôliers.
Le fugitif s’appelle Mohamed Amra, surnommé « La Mouche ». Trente ans, habitué à des allers-retours en prison, condamné notamment pour vols aggravés, association de malfaiteurs, extorsion, violence avec arme… Il était en détention depuis le 11 avril dans la maison d’arrêt d’Évreux dans le but d’être auditionné pour une affaire de tentative de meurtre et d’extorsion avec arme, puis pour enlèvement et séquestration avec tentative de meutre. Un parcours, jusqu’à ces deux dernières affaires, qui classait le fugitif dans la catégorie des petits délinquants. À quel point est-il dangereux ? Pourrait-il s’échapper de nouveau de prison s’il était encore incarcéré ? Peut-il faire d’autres morts ou blessés dans sa fuite ?
Le garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti s’est exprimé sur l’affaire. « Notre pays est en deuil », « Ils n’ont aucun respect pour la vie humaine », a-t-il notamment affirmé. Comment éviter une escalade de violence dans la traque de « La Mouche » et de ses complices ? Les agents pénitentiaires étaient-ils trop peu équipés ? Comment revoir les conditions de détention pour plus de sécurité dans les prisons ? Faut-il augmenter le budget de la sécurité en France ? Nos experts répondent à toutes ces questions.
Nos invités :
La nouvelle édition 2024 du festival de Cannes ne s’ouvre pas sous les meilleures augures. Le célèbre rendez-vous de cinéma, déjà traversé depuis plusieurs années par des débats sur l’inégalité de représentation de femmes réalisatrices parmi les nominés, est cette fois terni par un scandale de plus : celui autour du producteur Alain Sarde. Neuf femmes l’accusent de viols et agressions sexuelles. Pourtant, ce qui apparaît comme une révélation ne devrait pas en être une. Le producteur a en effet déjà été visé par une enquête pour agression sexuelle, avant de bénéficier d’un non-lieu. C’était en 1997. Quelque 25 ans plus tard, la situation n’aurait-elle pas changé ? Le producteur aurait-il continué à sévir pendant toutes ces années ?
C’est ce que l’enquête, menée par la journaliste Alice Augustin, à paraître cette semaine dans Elle, laisse penser. Alain Sarde est-il le Harvey Weinstein français ? Cette nouvelle affaire va-t-elle permettre de dénouer encore plus de langues dans le cinéma français, déjà entaché par le scandale Gérard Depardieu, celui de Roman Polanski ou encore les récentes révélations de Judith Godrèche ? Faut-il soutenir la voix des victimes, ou au contraire tenter de calmer le tribunal médiatique pour laisser la justice faire son travail ? Quelle est la réelle ampleur des violences sexistes et sexuelles au sein du cinéma français ? Peut-on espérer le soutien de la cause par des actrices de premier plan ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Microsoft, Amazon, Pfizer… Autant de mastodontes attendus au sommet Choose France présidé par Emmanuel Macron à Versailles ce lundi 13 mai 2024. Et le succès de cette opération annuelle est toujours au rendez-vous ! L’occasion de vendre et défendre l’attractivité du territoire alors que la France se place une nouvelle fois en tête des pays européens en la matière. Transition énergétique, agroalimentaire, aéronautique… Malgré une dette publique pharaonique, la France continue d’attirer les investisseurs étrangers grâce à un savoir-faire inégalé dans de nombreux secteurs. En effet, l’Hexagone tire son épingle du jeu ce qui lui permet de conserver son titre et de rester la destination numéro un en Europe des investissements étrangers, devant l’Allemagne ou le Royaume-Uni avec plus de 1000 projets en cours. Parmi les cinq derniers en date, une raffinerie de nickel sur le futur site de batteries de Blanquefort où 300 millions d’euros ont été investis par une société suisse avec 200 emplois à la clé. Une aubaine pour ce territoire marqué par la fermeture de l’usine Ford l’année dernière. Mais ce retour de l’industrie ne doit pas se faire sans condition. Parmi les autres investissements annoncés, le financement d’une usine en Nouvelle-Aquitaine pour produire un avion électrique capable d’assurer des liaisons inter-régionales. Toujours aussi attractive en 2023 selon le baromètre EY, la France rayonne également aux yeux des touristes. En effet, c’est la première destination touristique mondiale avec des recettes toujours en hausse et une progression de 12% à hauteur de 63 milliards d’euros dans les caisses. Un record notamment tiré par l’industrie du luxe mais qui doit être nuancé au regard de l’Espagne qui enregistre des recettes à hauteur de 85 milliards d’euros. Alors quid de 2024 ? Et comment le Choose France peut-il renforcer l’attractivité de la France et accélérer la souveraineté industrielle de l’Europe ? La réponse avec nos invités.
Nos invités :
Le 9 mai est un jour férié en Russie. L’équivalent de notre 8 mai, il célèbre également l’Armistice de 1945, parce qu’à la date de la capitulation de l’Allemagne nazie, c’était déjà le lendemain pour les Russes. L’occasion d’un défilé militaire en grandes pompes à Moscou, pour une célébration de la « fête sacrée » qui prend des faux airs de fête nationale. L’occasion surtout pour Poutine pour rappeler la force armée de son pays et de discourir sur les héros d’hier et d’aujourd’hui.
Si son discours de 2024 est « normal » pour Alban Mikoczy, ancien correspondant à Moscou, habitué aux discours du 9 mai du président russe, force est de craindre le pouvoir symbolique des images du défilé militaire sur la Place Rouge, dans le contexte de la guerre en Ukraine. À célébrer les vétérans de la Seconde Guerre mondiale, Poutine fait-il un parallèle trop dangereux avec la situation actuelle dans le Donbass ? Pour Denis Strelkov, journaliste russe, le récit de la guerre contre les nazis appris dans les écoles russes est celui d’une attaque de la Russie par les forces de l’ouest. Poutine essaye-t-il de réécrire l’histoire et de placer la Russie comme la seule vainqueur de 1945 ? Voit-il dans le conflit ukrainien une même attaque de l’occident contre son pays ? Faut-il redouter une escalade du conflit après ce défilé ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Aujourd’hui mercredi 8 mai 2024, le jour férié se double d’un jour de fête : il s’agit de l’arrivée de la flamme olympique en France. Un parcours qui a débuté dans le Péloponnèse et qui se terminera dans la ville-lumière pour le coup d’envoi des Jeux Olympiques, le 26 juillet prochain. Arrivée par bateau sur le Belem, la flamme foule donc le sol français à partir du sud du territoire, et plus précisément de la capitale de la Provence : Marseille.
Un choix de la deuxième cité française symbolique, puisque la ville a été fondée par les grecs, et acclamé par Franz-Olivier Giesbert, qui salue une « ville de bonheur » participant à créer un engouement populaire autour de l’événement sportif international. Une situation « extraordinaire » pour Armand de Rendinger, ainsi qu’une « prise de risque colossale » car la ville n’est pas réputée pour la voile, mais plutôt pour le football. Une « image formidable » pour Corinne Boulloud de voir le Belem, un ancien trois-mâts du dix-neuvième siècle entrer dans le vieux port de la cité phocéenne.
Est-ce que l’arrivée de la flamme en France peut permettre de créer une ambiance de fête dans le pays ? Les Jeux Olympiques vont-ils permettre de fédérer autour du sport ? Peut-on envisager une trêve des tensions internationales lors d’un événement sportif joyeux et de grande ampleur comme celui-ci ? La sécurité sera-t-elle de mise pour le bon déroulement du concours ? La France est-elle prête pour les JO ? Nos experts en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Xi Jinping, le président chinois, était reçu hier lundi 6 mai 2024 en grandes pompes à l’Élysée par Emmanuel Macron. Au programme des discussions, dirigées par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen : la fin des subventions aux entreprises chinoises, l’appel à la paix à Gaza, et la marche à suivre pour le conflit en Ukraine. Aujourd’hui, les deux Présidents partent en direction des Pyrénées où Emmanuel Macron avait l’habitude de passer ses vacances étant enfant : un voyage plus intime, loin de Paris… Peut-il sceller une amitié franco-chinoise plus forte que la relation qui unit le pays d’Asie avec la Russie ?
Si les autorités chinoises contestent en un tweet que le « soi-disant problème de surcapacité de la Chine n’existe pas », Pascal Boniface explique que le pays est entré à l’OMS en 2001 en tant que pays en voie de développement, et qu’il bénéficiait alors de mesures économiques avantageuses pour développer ses industries. Mais aujourd’hui, à l’heure où la Chine est la deuxième puissance économique mondiale, cette qualification est caduque pour le géopolitologue. En suivant l’exemple de l’industrie des panneaux photovoltaïques, désormais dominée à 97% par des entreprises chinoises, y a-t-il un risque que le marché automobile français et européen soit sapé par le marché chinois ? Quel est le déséquilibre réel entre l’économie occidentale et chinoise ? Faut-il développer plus de protectionnisme en Europe ?
Au-delà de la question économique, une question géopolitique est tout aussi cruciale. Vladimir Poutine a annoncé que des essais nucléaires seraient bientôt mis en place près de la frontière ukrainienne, et alors que la Chine indique chercher à « avoir un rôle positif dans la recherche de la paix » en Ukraine, quelle est la véritable relation qui noue les deux plus grands pays d’Asie ? Pour David Baverez, les européens ne réalisent pas que la guerre en Ukraine va durer très longtemps parce qu’elle fait à la fois « le jeu de la Chine et des États-Unis ». Il explique que la guerre permet à la Chine de piller les hydrocarbures russes et aux États-Unis de piller l’Europe de l’ouest avec le gaz naturel et la défense. Emmanuel Macron peut-il attendre quelque chose de Xi Jinping sur la question du conflit en Ukraine ? Les européens sont-ils aveugles face aux réels enjeux de la guerre ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Invités :
Valérie Niquet, spécialiste Asie à la Fondation pour la recherche stratégique
Frédéric Lemaître, journaliste, ancien correspondant en Chine pour le journal Le Monde
Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales
Xi Jinping est reçu ce lundi 06 mai par Emmanuel Macron à l’Élysée afin de célébrer les 60 ans des relations diplomatiques franco-chinoises. Accompagné de son épouse, le président chinois restera deux jours en France pour parler principalement de l’Ukraine. Xi Jinping assure vouloir œuvrer à une résolution du conflit. De son côté, le président français veut s’assurer que Pékin, principal allié de la Russie, ne bascule pas dans un soutien total à Vladimir Poutine. Les deux hommes évoqueront notamment les différends commerciaux entre les deux pays. Ils seront rejoints dans la journée par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen.
Cet après-midi, une cérémonie d’accueil officielle est prévue aux Invalides. Les deux chefs d’État s’entretiendront d’abord en tête-à-tête avant de s’exprimer devant la presse. Que peut espérer Emmanuel Macron de son homologue chinois ? « Il y a de moins en moins d’illusions, même du côté français et européen, sur ce que l’on peut obtenir de la Chine. (…) Il y a une sorte de jeu de dupes », explique Valérie Niquet. En cause notamment les questions économiques et commerciales. « La France n’a pas un poids économique très important pour la Chine. En revanche, elle a un poids diplomatique et politique plus important que son poids économique car elle est membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, et ça, ça compte pour la Chine », souligne Frédéric Lemaître.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
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