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Invités :
Emmanuel Rivière, politologue, directeur associé de l’agence Grand Public et vice-président de la maison de l’Europe
Jean Garrigues, historien, président du comité d’histoire parlementaire et politique.
Théo Verdier, co-directeur de l’Observatoire Europe à la Fondation Jean Jaurès
Le compte à rebours a commencé. Pour pouvoir voter le 9 juin prochain lors des élections européennes, les Français n’ont plus que quelques heures pour s'inscrire sur les listes électorales. En effet, 16,5% des électeurs sont « mal inscrits », souvent suite à un changement d’adresse ou pour des raisons matérielles. « On n’accorde pas assez d’importance au fait d’aller voter pour surmonter un certain nombre de contraintes », explique Emmanuel Rivière.
Qui sont les plus concernés ? Les jeunes (18-24 ans) mais aussi les catégories socio-professionnelles plus populaires, souvent désenchantés de la politique. Ces électeurs représentent un potentiel réservoir de voix pour les partis politiques. « Beaucoup d’électeurs estiment que ces élections ne changeront rien à leur vie », décrypte Théo Verdier.
Ce désengagement peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la méconnaissance des institutions européennes, le manque de notoriété des candidats, l’euro-scepticisme et le manque de pédagogie. Autant d’éléments à combattre pour réconcilier les Français avec cette élection.
Pour l’heure, le Rassemblement national, porté par Jordan Bardella, caracole loin en tête des sondages. Le leader du RN veut faire de cette élection un « référendum anti-Macron ».
Nos invités :
La gauche est de retour ! À cinq semaines des Européennes, Raphaël Glucksmann se rapproche de la candidate macroniste, Valérie Hayer tandis que Jordan Bardella semble inarrêtable. En effet, la tête de liste du Rassemblement National monte à 32% dans les sondages, bien loin devant la majorité. Lors du défilé du 1er mai à Saint-Étienne, le député européen et candidat du Parti socialiste, Raphaël Glucksmann, a été pris pour cible par des militants communistes avant d’être exfiltré de la manifestation. Un événement que sanctionne fermement Louis Deffontaines, tête de liste PCF aux élections européennes. Violemment chahuté pour son positionnement trop timide sur le conflit israélo-palestinien, et contraint de quitter le cortège, Raphaël Glucksmann accuse La France Insoumise. En tête dans les sondages à gauche, la tête de liste socialiste est depuis plusieurs semaines dans le viseur des Insoumis. De son côté, Jean-Luc Mélenchon réfute ces accusations tout en condamnant l’agression de son adversaire politique. Deux gauches irréconciliables qui se tirent la couverture pendant que le RN, lui, gagne du terrain. La droite comme l’extrême droite compte bien tirer parti de cet incident. De Jordan Bardella au Premier ministre, Gabriel Attal, ce débordement dépasse les frontières de la gauche et fait réagir toute la classe politique. La cause palestinienne est-elle en train de casser et de cliver la gauche ? La majorité peut-elle faire la bascule ? La réponse avec nos invités.
Nos invités :
Les Français sont-ils moins impliqués au travail ? C’est la question soulevée en ce 1er mai, jour de la Fête du travail. En effet, plus d’un Français sur 10 dit préférer gagner moins mais avoir plus de temps libre. Pour remettre la France au turbin et atteindre le plein emploi, le gouvernement a promis de durcir les règles d’indemnisation des chômeurs à partir du 1er juillet. Et il pourrait décider d’augmenter le délai de carence en cas de licenciement ou de rupture conventionnelle. Cette piste est sérieusement étudiée par l’exécutif. Ce qui a de quoi susciter l’inquiétude des Français, y compris de ceux qui entreprennent une reconversion. Aujourd’hui, le salarié licencié a le droit à une prime minimum légale de la part de son employeur à laquelle peut s’ajouter une prime supplémentaire. Ceux qui en bénéficient touchent les allocations chômage plus tard, entre un et six mois d’attente. Avec la réforme, cela pourrait s’allonger à huit mois ou même davantage. Cette piste particulièrement glissante a été évoquée par la ministre du Travail, Catherine Vautrin, selon la patronne de la CGT qui s’y oppose. « Ce qu’on aura gagné d’une main en forçant le patron a donné plus en indemnités de licenciement, le gouvernement nous le reprend de l’autre avec des allocations chômage qui prendront plus longtemps à arriver. C’est totalement injuste » explique Sophie Binet. Quel serait l’intérêt d’un tel dispositif pour le gouvernement ? Avec 515 ruptures conventionnelles et 896 000 licenciements rien que l’année dernière, la mesure présenterait un gain immédiat pour les caisses de l’État. Pour l’instant, rien n’est encore acté selon le gouvernement. La nouvelle réforme doit entrer en vigueur dès le 1er juillet prochain. Alors, à quoi s’atten
Nos invités :
Face aux occupations pro-palestiniennes, Valérie Pécresse suspend les financements de la région Ile-de-France à Sciences Po. De leur côté, Mathilde Panot et Rima Hassan, membres de la France insoumise, sont convoquées ce matin par la police pour « apologie du terrorisme ». En signe de contestation, la France insoumise appelle à un rassemblement porte de Clichy.
En plateau, nos invités débattent : s’agit-il d’une procédure visant à criminaliser l’accusation de génocide, comme le clament Mathilde Panot et Manuel Bompart, ou d’une « simple » procédure suivant le cours normal de la justice à la suite de la plainte d’organisations juives, comme l’a jugé Rima Hassan ?
S’il s’agit en premier lieu de ne pas aller trop vite et de laisser la procédure aller à son terme, Jannick Alimi clame en tout cas qu’il est « presque insensé » de parler de « procédure bâillon » comme les membres Insoumis le font, dans la mesure où Rima Hassan jouit d’un long temps de parole sur plusieurs chaînes de télévision depuis le début de cette procédure.
Que pensent les Français de cette affaire ? Frédéric Dabi indique qu’à quelques semaines des élections européennes, ils attendent surtout que les clans politiques parlent d’enjeux européens. Il existe, depuis le conflit israélo-palestinien, un acteur réprouvé dans l’opinion publique : Jean-Luc Mélenchon. 81% des interrogés se déclarent mécontents des déclarations et prises de position du président des Insoumis sur le sujet.
Nos invités :
En attendant les délibérations des avances de notation, la France est sous tension. Et comme l’Hexagone croule sous la dette et le déficit, il n’est pas exclu que sa note soit considérablement dégradée. Évalué à 5,5% en 2023, le déficit devrait légèrement s’amenuiser en 2024 et atteindre selon les prédictions 5,1%. L’État assure que ce dérapage budgétaire est lié à une baisse de ses recettes. Moins de TVA engrangé, moins d’impôts payés par les entreprises et par les particuliers… Des caisses moins remplies après des années de quoi qu’il en coûte à l’instar de l’indemnité carburant, du bouclier tarifaire ou encore du chèque énergie. Ce déficit alourdit donc la charge de la dette. Mais le gouvernement sur une pente glissante assure que la trajectoire va se redresser. Il anticipe une baisse du déficit dès l’année prochaine à 4,1% avant un retour espéré à 2,9% en 2027. Pour y parvenir, l’État part encore à la chasse aux économies avec 10 milliards d’euros supplémentaires à trouver cette année. Un effort va être demandé aux administrations publiques à hauteur de cinq milliards d’euros et 2,5 milliards et demi pour les collectivités territoriales. Même somme en taxant les tentes des fournisseurs d’électricité et les entreprises qui rachètent leurs propres actions. Et ce n’est que le début selon les prévisions de Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint du département Analyse de l’OFCE. Pour l’instant, le gouvernement écarte une hausse des impôts pour combler le déficit. Le 11 avril 2024, Emmanuel Macron avait dédramatisé publiquement la situation financière dans laquelle la France s’est enlisée, la faute à un « choc conjoncturel, plus brutal et plus rapide qu’attendu ». Alors comment redresser les finances publiques ? À quoi s’attendre en vue des déclarations des agences de notation ? La réponse avec nos invités.
Nos invités :
Deuxième round pour Emmanuel Macron ce matin à la Sorbonne. Même lieu, même thème, le président de la République va tenir un discours sur l’Europe à 11h, sept ans après un premier discours mémorable à ce sujet. Une date qui n’est pas innocente, puisqu’il s’agit aujourd’hui de la dernière session plénière au Parlement Européen. Beaucoup de députés européens, notamment dans l’opposition, vont donc sécher le discours du Président pour honorer leurs fonctions à Strasbourg. Une manière pour Emmanuel Macron d’évincer la concurrence ?
Alors que son premier discours dans les couloirs de l’université parisienne, en 2017, quelques mois seulement après son élection à la tête de l’État, avait marqué pour ses mesures claires et ses ambitions pour le continent, mettant notamment en avant le principe d’une souveraineté européenne et l’importance de la défense, ce nouveau speech se doit d’être à la hauteur du précédent. Sept ans et un mandat terni par de nombreuses crises plus tard, le Président est-il capable de renouveler son coup d’éclat ? Quelles vont être ses positions à propos de la défense, en plein contexte de guerre en Ukraine ? Qu’en est-il de son ancienne volonté affichée de discuter avec Vladimir Poutine ? Quelle est la réputation de la France dans le continent ? Peut-elle être encore un leader européen ? Faut-il renouer l’amitié franco-allemande ? Quel destin pour l’Europe si le Rassemblement national était élu à majorité aux européennes ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Il n’y a plus de saison. Ce mois d’avril 2024 a été marqué tant par des chaleurs surprenantes pour un début de printemps, que par des longues retombées pluviales et un retour du froid. Les agriculteurs du Rhône-Alpes sont aux premières lignes de ce gel qui vient mettre en péril le bourgeonnement de leurs plantes. Le réchauffement climatique ne me remarque pas simplement par une hausse des températures normales de saison, mais par un dérèglement global de tout le cycle de la vie, avec des glissements entre les saisons auxquels les plantes sont les plus vulnérables.
Non, nous le rappellent nos spécialistes, cette baisse des températures n’est pas une bonne nouvelle, mais une preuve de plus de l’accélération du dérèglement climatique. Non plus que l’augmentation des réserves d’eau dans les nappes phréatiques dues à la météo diluvienne des derniers mois. Il faut agir et commencer à trouver des solutions pour s’adapter à des saisons devenant de plus en plus caduques.
Quels sont les territoires les plus à risques ? Quels impacts sur l’agriculture et le jardinage ? Comment protéger les champs des caprices météorologiques ? Quelles sont les conséquences, à grande et petite échelle, du dérèglement climatique ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Après six mois de blocage, une nouvelle aide financière et militaire à l’Ukraine a été adoptée par la chambre des représentants, aux États-Unis. Volodymyr Zelensky assure de son côté que l’État nord-américain et l’Ukraine ont « commencé à travailler sur un accord de sécurité ». Une implication tardive des américains dans le conflit au Donbass qui a un arrière-goût de 6 juin 1944. La première puissance économique mondiale est-elle enfin décidée à faire une différence dans cette guerre ?
Mike Johnson, le speaker républicain, a annoncé que des risques d’invasion du reste de l’Europe par Poutine étaient à prévoir, si jamais l’Ukraine perdait son combat, justifiant ainsi l’importance de l’engagement de son pays aux côtés de Zelensky. Il a dû se battre contre d’autres représentants de son parti, qui s’alignaient jusqu’à présent sur les positions ambiguës du candidat à la présidentielle Donald Trump. Ce dernier favorisait en effet une aide apportée au Moyen-Orient depuis l’assaut du Hamas à Gaza, minimisant les risques d’un impérialisme russe, mais semble depuis avoir adouci ses réfractions.
Mike Johnson a-t-il risqué sa tête chez les Républicains en s’opposant à Trump ? Quel est le réel pouvoir de l’ancien Président américain dans la politique de son pays ? Cette aide va-t-elle faire pencher la balance et permettre de mettre fin à la guerre en Europe de l’Est ? Quelles seront les réactions de Vladimir Poutine face à ce soutien à l’Ukraine affiché par les américains ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Invités :
Audrey Gouatrd, journaliste spécialiste des faits de société
Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne spécialisée dans l’enfance et l’adolescence
Marie-Estelle Pech, rédactrice en chef de Marianne, spécialiste des sujets éducation
Les deux mineurs, âgés de 14 et 15 ans, interpellés mardi 16 avril pour l’agression mortelle de Philippe Coopman, 22 ans, ont été mis en examen pour assassinat, ce vendredi 19 avril et placés en détention provisoire. La préméditation a été retenue dans cet homicide. « Ces enfants étaient suivis car ils avaient commis auparavant des vols avec violence, ils étaient sous le regard de la justice. Et pourtant rien n’a été fait », explique Audrey Goutard. « Ces enfants étaient aussi suivis des services sociaux car ils sont issus de famille dysfonctionnelle. (…) Il y a eu une dégradation et un passage au délit et pourtant ils étaient encore dehors ».
Face à cette « violence débridée », le Premier ministre, Gabriel Attal, appelle à rétablir l’ordre et notamment la discipline à l’école. Ce lundi 22 avril, le locataire de Matignon est attendu à Nice, pour présenter l'expérimentation d'internats éducatifs pour les élèves perturbateurs. Il sera accompagné du garde des Sceaux, Eric Dupont Moretti, et Sarah El Hairy, ministre déléguée chargée de l'Enfance, de la Jeunesse et des Familles pour visiter le lycée du Parc Impérial. « Restaurer une forme d‘autorité entre les enseignants et les élèves ne se décrète pas par une loi. C’est le travail du professeur, de l’équipe éducative, de concertations avec le chef d’établissement », souligne Marie-Estelle Pech.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
Retrouvez L'info s'éclaire en replay sur france.tv

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