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Invités :
Une partie de la France a les pieds dans l’eau. Depuis plusieurs jours, certains départements comme la Bourgogne, l’Indre et Loire ou encore l’Yonne et la Saône-et-Loire ont été placés en vigilance rouge aux crues par Météo-France, faisant suite à une brusque montée des eaux. « Des quantités d’eau hors-norme sont tombées sur la France et s’accumulent depuis des mois qui ont été assez pluvieux. On a basculé d’un état de sécheresse en décembre à un état de saturation des territoires. Les sols ne peuvent plus absorber car il y a beaucoup trop d’eau. Et cela entraîne des risques d’inondations », explique Emma Haziza.
Ce phénomène est notamment provoqué par le réchauffement climatique. « Ce n’est pas parce qu’il fait chaud qu’il fait sec. Au contraire, quand il fait chaud, la capacité de l’air à accueillir de la vapeur d’eau augmente de 7% par degré supplémentaire », explique Frédéric Denhez. « Par ailleurs, plus un air est chaud plus il devient turbulent. Ainsi le régime des pluies est complètement perturbé », ajoute-t-il.
Électricité coupée, logements immergés, détresse psychologique… Les dégâts sont considérables. Et les sinistrés font appel à leur compagnie d’assurance. « Il va falloir déterminer quel est le montant des dégâts. Pour cela, il faut que l’eau se soit entièrement retirée. Cela peut prendre plusieurs mois », précise Olivier Moustacakis, qui souligne l’importance de la prévention. Conséquence ? Les frais des assurances en lien avec les sinistres climatiques augmentent. Cette année les tarifs ont augmenté de 6% en moyenne par rapport à 2023. Et ils pourraient doubler d’ici 10 ans.
Nos invités :
Après la découverte d’ossements appartenant au petit Émile, le temps est à la stupéfaction et à l’effroi. Presque un an après la disparition du petit garçon âgé de deux ans et demi dans le hameau Vernet, une partie du mystère a été levée, aussi sordide soit-elle. Une nouvelle enquête commence pour enfin faire la lumière sur le sort réservé à ce garçonnet, sorte de Grégory bis. Souvenez-vous, le petit garçon s’était volatilisé le 8 juillet 2023 dans le village du Haut-Vernet alors qu’il passait ses vacances chez ses grands-parents. À 16h30 tapante, le petit Émile échappe à la vigilance de son grand-père qui donne aussitôt l’alerte. Quelques heures plus tard, un appel à témoin est largement diffusé pour tenter de remonter la trace du bambin. S’en est suivie une enquête qui a tenu la France en haleine pendant neuf longs mois. Les grands moyens sont déployés : équipes cynophiles, hélicoptères, gendarmes, pompiers et habitants du Haut-Vernet organisent des battues. En tout, 800 personnes sont mobilisés. Les experts passent au peigne fin la zone et multiplient les perquisitions qui ne vont rien donner. Aucune trace de l’enfant qui n’a plus donné aucun signe de vie. Cinq mois plus tard, le 7 décembre 2023, les gendarmes lancent une nouvelle opération de recherches aériennes dans un paysage dénudé où la végétation a disparu, avec l’espoir de trouver un indice. En vain. Il y a quatre jours, la mise en situation, sorte de reconstitution avec la famille et les témoins, est organisée, mais toujours aucune réponse jusqu’à ce que le hasard s’en mêle. C’est une randonneuse qui a fait cette macabre découverte ce samedi 30 mars 2024. Cette dernière est tombée nez-à-nez sur un crâne d’enfant, dans une zone pourtant quadrillée, à seulement un kilomètre en contrebas du hameau du Haut-Vernet, là même où Émile avait été porté disparu en juillet dernier. Aussitôt expertisé, les analyses sont sans appel et l’ADN est formel : il s’agit bien du petit Émile, introuvable depuis neuf mois. Impossible pour l’instant de lever le voile sur les circonstances du drame. L’émotion est palpable dans ce petit village où tous s’interrogent sur ce dénouement tragique. Les parents d’Émile qui habitent les Bouches-du-Rhône parlent d’une douleur déchirante et tant redoutée. Dans les prochaines heures, juges et enquêteurs vont relancer les fouilles de terrain afin de déterminer les causes précises de la mort de l’enfant. Aujourd’hui encore, le mystère reste intact et une question demeure : que s’est-il passé ? Mauvaise chute dans les massifs montagneux ou accident provoqué par un tiers ? Un agriculteur un temps suspecté a été mis hors de cause. Retour sur une enquête quasi inextricable avec nos invités.
Invités :
Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC Que Choisir ?
Adélaïde d’Aboville, diététicienne, nutritionniste
Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la santé, chroniqueuse santé
Les Français mangent en moyenne 7 kg de chocolat par personne et par an. C’est un peu moins que les Allemands (11,1 kg) et les Suisses (9,7 kg), selon les chiffres du Syndicat du chocolat. Faut-il culpabiliser ? « Le chocolat a des vertus. Plus il y a de transformations, moins le chocolat est intéressant en termes de nutrition », commente Adélaïde d’Aboville. D’après les chiffres UFC Que Choisir, l’achat des chocolats disponibles en grande distribution a augmenté de 5% en un an. « Toutes les denrées alimentaires ont augmenté cette année, le chocolat n’est pas épargné. Cela n’est pas terminé car le cours du cacao est en train de flamber », précise Grégory Caret.
La raison ? Le dérèglement climatique qui impacte les récoltes, principalement concentrées entre la Côte d’Ivoire et le Ghana.
De fait, les tablettes disponibles en grande surface sont principalement composées de sucre, même le chocolat noir. « La tendance est de mieux s’informer sur les ingrédients, notamment à l’aide d’application ou du nutri-score », explique Géraldine Zamansky. D’autant que certaines marques décident de ne pas afficher leur nutri-score. « Il n’y a aucune obligation. Avec les changements qui sont en cours, des industriels ont décidé de le retirer », ajoute Géraldine Zamansky.
Nos invités :
· Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique
· Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’OpinionWay
· Richard Werly, journaliste suisse, correspondant en France-Europe pour le site Blick.fr
Gabriel Attal l’a annoncé hier sur TF1 : l’État va porter plainte contre la jeune fille voilée du lycée Maurice Ravel pour « dénonciation calomnieuse ». Le premier ministre a dans le même temps annoncé vouloir durcir les règles du chômage. Il se montre définitivement sans concession.
Concernant la lycéenne, Alix Bouilhaguet considère que Gabriel Attal prouve ainsi qu’il ne recule pas d’un pouce sur la question de la laïcité, qui était son « fait d’armes » depuis le début. « Il en va de sa crédibilité », juge la journaliste. Comment les Français perçoivent-ils cette question de la laïcité ? Les experts ont constaté qu'ils la considèrent comme une « valeur centrale » mais relèvent l'existence d'un « véritable clivage générationnel », avec des générations plus anciennes attachées à la tradition, et des générations plus jeunes, qui se reconnaissent moins dans ce concept de laïcité, explique Frédéric Micheau.
L’autre sujet abordé par Gabriel Attal dans sa prise de parole est le durcissement des règles du chômage. Selon Alix Bouilhaguet, cette attaque des chômeurs est un pari risqué. Un pari qui n'est cependant pas pris sans intentions. « Le procès en inactivité est populaire, tout simplement car la majorité des Français travaille ». Comme l’explique Frédéric Micheau, cette théorie a d’ailleurs un nom, celui du « chômage volontaire ». Qu’elle soit brandie à deux mois du scrutin pour les Européennes n’est bien sûr pas non plus sans signification.
Nos invités :
Les inquiétudes montent en Ukraine alors que Vladimir Poutine fait tout pour répandre l’idée que les Ukrainiens sont derrière le terrible attentat de Moscou, perpétré le 22 mars 2024 dans une salle de concert près de la capitale. Bilan de cette attaque sanglante ? 137 morts dont trois enfants et des centaines de blessés. Daesh a beau revendiquer l’assaut, le chef du Kremlin n’en démord pas, de quoi raviver de plus belle les tensions sur le front de guerre. Dans une allocution télévisée ce samedi 23 mars 2024, près de 20h après le drame, le président russe a pointé du doigt la responsabilité de l’Ukraine. « Ils ont tenté de se cacher en se dirigeant vers l’Ukraine, où selon nos informations, un chemin avait été préparé du côté ukrainien pour leur permettre de franchir la frontière » a-t-il affirmé en direct. Aucune allusion donc, à l’État islamique, qui a pourtant par deux fois revendiqué l’attaque. Il y a 15 jours, l’ambassade américaine en Russie avait d'ailleurs alerté d’un risque d’attentat islamiste imminent. Dans un document officiel, elle recommandait même d’éviter les grands événements comme les concerts. Une mise en garde, balayée d’un revers de main par Vladimir Poutine, trois jours avant la tuerie. « Les déclarations des Occidentaux sur de possibles attaques terroristes en Russie ne sont que de purs chantages » avait-il déclaré. Toutes ces années, le chef du Kremlin n’a cessé de vanter des services secrets russes infaillibles. Au lendemain de l’attaque, leur efficacité semble remise en cause, même par la rue. Pour éviter d’être déstabilisé, Vladimir Poutine va tenter de capitaliser sur l’attentat. L’opposition redoute déjà un tour de vis et que le chef d’État en profite pour radicaliser un peu plus son pouvoir… Alors, faut-il s’attendre à une nouvelle escalade dans la guerre ? La réponse avec nos invités.
Nos invités :
Les Américains peuvent-ils obtenir la fin du combat à Gaza ? Les États-Unis ont déposé un projet de résolution à l’ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat lié à la libération des otages. Ce vendredi 22 mars 2024, Antony Blinken, vient d’atterrir à Tel-Aviv avec le fol espoir d’obtenir un accord. « Il existe un consensus clair autour d’un certain nombre de priorités partagées. En premier lieu, la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et durable avec la libération des otages » exige le secrétaire d’État des États-Unis. En attendant, la situation à Gaza est désespérée. La faim s’est installée avec un Gazaoui sur deux confronté à des conditions alimentaires catastrophiques, proche de la famine. Ce sont les constatations des Nations Unies dont l’un de ses responsables s’est vu refuser l’entrée. À Jérusalem, devant une poignée de journalistes, Philippe Lazzarini s’en prend au gouvernement israélien. À Gaza, tous dépendent de l’aide alimentaire, nettement insuffisante. Ce qui a de quoi susciter l’indignation de nombreuses démocraties occidentales à commencer par la France où le chef de l’État a été interpellé mardi dernier par une habitante de Marseille, en larmes en évoquant la situation des Palestiniens aujourd’hui. Alors, faut-il y voir un tournant dans l’attitude des Américains vis-à-vis d’Israël pour sortir du conflit ? La réponse avec nos invités.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
Retrouvez L'info s'éclaire en replay sur france.tv

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