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Nos invités :
Emmanuel Macron était hier mardi 19 mars en visite à Marseille, dans le quartier de la Castellane, pour promouvoir avec les forces de l’ordre locales l’opération « place nette XXL » déployée dans la cité phocéenne pour tenter de venir à bout du trafic de drogues. Quelques semaines après le nettoyage de la cité de la Paternelle, haut lieu du narcotrafic provençal, le Président se félicite dans un tweet d’un « coup d’arrêt aux trafics de drogues ». Face à ce « coup de comm’ », Jérôme Pierrat insiste sur la quasi-impossibilité de ce coup d’arrêt, et sur le déplacement des zones de vente. Audrey Goutard rappelle que ce sont 49 règlements de compte qui ont été mortels, rien qu’à Marseille, au cours de l’année précédente, et qu’il est important d’essayer d’endiguer le problème. Pour Driss Aït Youssef, ce plan d’action XXL était planifié depuis au moins 6 mois parce que « tous les indicateurs étaient au rouge », mais prévient que la lutte contre le narcotrafic est longue, compliquée et coûteuse. Quelles sont les solutions pour nettoyer les quartiers et assurer la sécurité de leurs habitants ? Quelle est la réelle ampleur du trafic marseillais qui se déploie dans toute la France ? Faut-il condamner plus lourdement la main-d'œuvre comme les consommateurs ? La légalisation est-elle une solution ? Nos invités en discutent sur le plateau de L’info s’éclaire.
Nos invités :
Le comité olympique se réunit aujourd’hui mardi 19 mars à Lausanne, en Suisse, pour débattre du cas des athlètes russes aux Jeux de Paris 2024. Alors que la Russie ne prévoit d’envoyer qu’une quarantaine de sportifs, les organisateurs de l’événement doivent décider si leur présence est acceptée, ou s’ils devront concourir sous bannière neutre. Le sport doit-il se mêler de politique ?
Armand de Rendinger rappelle que ce n’est pas la France qui décide, mais bien le CIO, organisateur des Jeux, et qu’il n’en est pas à son coup d’essai avec les Russes. Lors des derniers JO à Tokyo, en 2021, ces derniers avaient été bannis pour dopage institutionnalisé, un problème qui survient fréquemment chez les athlètes russes depuis les jeux d’hiver à Sotchi, en 2014. Matthieu Boisseau explique qu’il faut prendre en compte le passif entre le CIO et la Russie pour mieux comprendre la décision qui sera prise par le Comité.
Dans l’absence de consensus de la communauté internationale sur la participation des Russes aux Jeux Olympiques, Corinne Boulloud revient sur le cas du tennis ou encore de l’escrime, où ukrainiennes et russes s’étaient déjà affrontées et avaient fait entrer la politique sur le terrain. Risque-t-on un boycott de l’Afrique, de la Chine, ou encore de l’Amérique du Sud, si les Russes sont bannis des JO de 2024 ? Le CIO est-il trop occidentalisé ? Les fédérations sportives vont-elles toutes s’aligner sur le choix du CIO ? La France a-t-elle son mot à dire ? Peut-on espérer un cessez-le-feu lors de l'événement sportif ? Nos experts en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire.
Après 24 ans de pouvoir, Vladimir Poutine a été réélu, dimanche 17 mars, à la tête de la Fédération de Russie avec plus de 87 % des voix, rapportent les télévisions d’État russes. À 71 ans, le locataire du Kremlin entame ainsi son cinquième mandat après avoir orchestré son propre règne en se taillant une Constitution sur mesure pour pouvoir être réélu en 2012. Il aura la possibilité de rester au pouvoir jusqu’à ses 84 ans, en 2036. « Ces résultats ne doivent pas être pris à la lettre, ils résultent des 24 ans de pouvoir. Toute la machine administrative a fonctionné », commente Tatiana Kastouéva-Jean.
Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, quel regard les Russes portent-ils sur cette élection ? « Avant l’invasion russe, il y avait une grande majorité de gens souhaitant voir un autre président que Vladimir Poutine, mais la guerre a joué en sa faveur. Comme dans chaque guerre, il y a un ralliement derrière le drapeau », décrypte Tatiana Kastouéva-Jean. Lors de sa première élection en 2000, Vladimir Poutine avait été élu avec 53 % des voix. « À l’époque, il y avait une sorte d’équilibre de la terreur entre deux entités : le pouvoir autour de Vladimir Poutine et le Parti communiste qui peu à peu a disparu », explique Alban Mikoczy. Dans son discours qui a suivi sa victoire, Vladimir a indiqué qu’il ne laisserait personne « intimider ni écraser la Russie ». Alors qu’il avait évoqué la possibilité d'envoyer des troupes en Ukraine, Emmanuel Macron a réitéré vendredi son soutien à l’Ukraine lors d’un sommet à Berlin, tout en assurant que la France ne « prendrait jamais l’initiative d'une escalade ».
Nos invités :
Les Français sont inquiets à 80% et très largement opposés à l’envoi de troupes en Ukraine, selon un sondage de l’institut BVA Xsigh pour RTL. Emmanuel Macron a tenté jeudi 14 mars de clarifier ses propos dans les 20h de France 2 et de TF1. Pour cela, il a cité Winston Churchill : « Il faut avoir le nerf de la paix ». Le président de la République est décidé par tous les moyens à empêcher une victoire de la Russie et a détaillé qu’il fallait « être crédibles » et « nous adapter aux choix que la Russie ferait. » Mais il a avant tout cherché à rassurer les Français.
En plateau, nos invités débattent de la légitimité des propos tenus hier par le président de la République. Si le général Vincent Desportes est convaincu que la force de dissuasion est primordiale dans la guerre, Elsa Vidal confirme qu’Emmanuel Macron a, dans son discours, changé le « positionnement historique de la France vis-à-vis de la Russie. » Le cap pris aujourd’hui contraint Moscou à « prendre la responsabilité du prochain chapitre si elle venait à nous agresser ou monter en gravité ». Alban Mikoczy livre quant à lui des impressions mitigées sur la prise de parole du président de la République, qui était selon lui « un peu sur le recul ». Il explique ce qui, selon lui, justifie ce retour en arrière.
Nos invités :
Nous achetons quasiment un vêtement par semaine. C’est beaucoup trop ! La fast fashion est dans le collimateur des députés. Jeudi 14 mars, ces derniers examinent un projet de loi visant à instaurer un malus sur les vêtements.
Le profil type des acheteurs qui cèdent à cette mode rapidement renouvelée et peu chère ? Il n’y en a pas ! Selon un sondage réalisé par Harris pour le ministère de la transition écologique, 95% des français s’adonnent à ce mode de consommation.
Comme le décrivent nos invités en plateau, la révolution de la Fast Fashion va poser un vrai problème aux députés. Car, comment définir les critères de sanction ? Où mettre la barre ? Quel est l’effet de seuil ? Quels sont les critères à prendre en compte ? Dans le viseur, notamment, les sites chinois Shein, Temu ou Alibaba, où l’on trouve de tout à des prix incroyablement faibles, ce qui pousse à la surconsommation. Mais Zara, H&M, ou même Décathlon, sont-ils également concernés ?
Difficile, en tout cas, de faire sanctionner ceux qui font consommer. À une exception près : si ces enseignes ne respectent pas la loi.
Nos invités :
99 députés ont voté contre le soutien à l’Ukraine hier. 101 se sont abstenus. Ils dénoncent l’escalade militaire d’Emmanuel Macron. Idem en Allemagne, où le chancelier Olaf Scholz s’oppose à toute idée d’envoi de troupes au sol.
Une question qui se pose est aussi la suivante : pour que le chef de l’État tienne ces propos, est-ce à dire que La France est devenu une cible pour la Russie ? Nos invités en débattent en plateau. Si l’on parle beaucoup de guerre hybride, le général Jean-Louis Palomeros parle de rôle « pas proprement défini » et d’une démocratie, qui, en général, « a du mal à se défendre contre ce type de guerre. » En cause ? La désinformation notamment. Deuxième problème ? La difficulté de la France de passer à l'offensive. "La meilleure défense, c'est l'attaque", souligne-t-il pourtant.
Nos invités :
Les députés sont invités à se prononcer sur le projet d’accord bilatéral entre la France et l’Ukraine lors d’un vote organisé cet après-midi, mardi 12 mars 2024, à l’Assemblée nationale. Alors que les mots du président de la République à propos d’un possible envoi de troupes françaises au sol avaient brossé une conséquente partie de l’opposition dans le sens contraire du poil, ce dernier, malgré les tensions, a réaffirmé ses propos plusieurs fois, excluant l’idée qu’ils soient une gaffe. En réunion avec les différents chefs de partis la semaine dernière, Emmanuel Macron a encore insisté sur sa volonté d’envisager toutes les options possibles pour aider l’Ukraine à battre la Russie.
Ce matin, Jordan Bardella, du Rassemblement national, affirmait sur France 2 le non-alignement de son parti sur cet accord, estimant le positionnement du Président « dangereux » et « irresponsable ». Jeff Wittenberg explique que le Parlement ne va pas être amené à discuter sur l’envoi de troupes au sol, seulement à choisir de soutenir ou non financièrement l’Ukraine sur les dix années à venir. Roselyne Febvre rappelle qu’il s’agit d’un vote non contraignant qui pourra être passé par le gouvernement avec ou sans l’accord de l’Assemblée, seulement mis en place pour « inciter les opposants à se dévoiler ». Pour Stéphane Zumsteeg, il s’agit d’une opposition simpliste de gentils contre méchants mise en place par le président de la République en prévision des élections européennes.
Quelle position devrait adopter la France dans la guerre en Ukraine ? Les français sont-ils encore préoccupés par le conflit ? Jusqu’à quel point doit-on soutenir financièrement les troupes de Zelensky ? Quels sont les risques d’escalade ? Les partis d’extrême gauche et extrême droite sont-ils plus pro-Poutine qu’ils ne le laissent entendre ? Quelles seront les conséquences des propos de Macron dans les élections européennes ? Nos invités en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire.
Nos invités :
Une aide à mourir… Emmanuel Macron a donné les grandes lignes de son projet de loi sur la fin de vie dans une interview accordée à La Croix et à Libération. Et pour accompagner ces patients condamnés, ce dernier propose de mettre en place une aide à mourir. Un véritable bouleversement dont 83% des Français s’y disent favorables. Ce ne sera ni l’euthanasie, ni le suicide assisté, affirme le chef de l’État. « Le terme que nous avons retenu est celui d’aide à mourir parce qu’il est simple et humain » explique-t-il pour définir ce sujet complexe. Concrètement, Emmanuel Macron suggère des conditions très strictes pour bénéficier de cette nouvelle mesure. Peuvent être éligibles aux yeux de la loi les majeurs disposant d’un discernement plein et entier (ce qui exclut de facto les personnes atteintes de la maladie l’alzheimer) atteint d’un mal incurable avec un pronostic vital engagé à court ou moyen terme et avec des douleurs réfractaires aux traitements c’est à dire qu’on ne peut soulager avec des traitements. Nombreux sont les patients souffrant d’une maladie dégénérative et incurable qui attendent cette loi pour partir dignement. La demande d’aide à mourir telle que le conçoit Emmanuel Macron devra être acceptée et décidée par un collège de médecins. Elle pourra dans ce cas précis être pratiquée à domicile ou à l’hôpital par un geste personnel ou accompli par un tiers, un soignant ou un proche. La perspective est saluée par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, avec toutefois des réserves. Jean-Luc Romero, président d’honneur de l’ADMD, demande au parlement de préciser les choses, dubitatif quant à la décision collégiale qui peut alourdir et complexifier le processus. De nombreux médecins, précisément, font part de leurs inquiétudes et lancent même une mise en garde : « Entrouvrir la porte sur l’aide à mourir, c’est une rupture. Nous ne savons pas où nous allons aller » affirme le docteur Jean-Marie Gomas, spécialiste de la douleur et des soins palliatifs. Un immense chantier donc, pour , « regarder la mort différemment » dixit le président de la République. Le débat est ouvert avec nos invités.
Nos invités :
Ce vendredi 8 mars marque la journée internationale du droit des femmes. L’occasion de soulever quelques chiffres effarants. En effet, la bonne fée de l’égalité n’a pas encore achevé son œuvre au vu des inégalités salariales qui persistent. À poste égal, les femmes sont payées 23% de moins que les hommes. Sans compter les cas de harcèlement à connotation sexuelle dont 80% de la gent féminine déclare avoir été victime. Joutes verbales, remarques déplacées, agressions sexuelles dans les transports en commun… 9 femmes sur 10 font l’objet de ces comportements intolérables. Pour tenter d’y échapper, certaines femmes n’hésitent à partager leurs techniques sur les réseaux sociaux comme la « subway shirt » qu’on peut traduire par la chemise de métro. Cette astuce qui consiste à dissimuler une tenue légère est déjà largement adoptée malgré elle. Mais pour la plupart des femmes interrogées sur le sujet, pas question de se résigner à se cacher et à sacrifier leur féminité. Le problème ne vient pas du vêtement mais bel et bien du harceleur. Et si les femmes sont libres de disposer de leur corps, le droit au recours à l’IVG qui rentre dans la Constitution est là pour nous le rappeler. Une date historique qui signe une belle victoire pour les femmes non seulement en France mais également à travers le monde, en guise d’exemple. Néanmoins, la France a encore une belle marge de progression concernant l’égalité des sexes. En entreprise, la carrière des femmes est encore largement pénalisée par la maternité. Une minorité d’hommes accepte de renoncer à leur activité pour exercer le droit au congé paternité, qui ne fait clairement pas l’unanimité auprès des messieurs. Et même si le congé paternité gagne peu à peu du terrain, des disparités entre travailleurs subsistent. 46% des indépendants y ont recours, bien moins que la moyenne nationale estimée à 71% ou que les fonctionnaires en CDI (91%). Alors, comment faire cesser ce scandale ? La réponse avec nos invitées.
Nos invités :
Les trois quarts des Français sont opposés à l’envoi de troupes au sol en Ukraine, comme l’a évoqué la semaine dernière Emmanuel Macron. Mardi 5 mars, le président de la République était en République Tchèque. Il a totalement assumé d’avoir « haussé le ton » face à Vladimir Poutine et invité l’Europe à ne pas être « lâche ». Jeudi 7 mars, le chef de l’État reçoit les chefs de parti politique pour clarifier sa position.
Ces déclarations du Président, jugent nos experts, sont à la fois à usage « interne » et usage Européen. Mais comme le juge Claude Guibal, elles ne sont pas aussi efficaces qu’elles auraient dû l’être. Elles ne font au contraire qu’agrandir le fossé des divisions au sein de l’Union Européenne et satisfaire davantage le Kremlin. Jean-Maurice Ripert rappelle néanmoins que le président de la République est aussi, par essence, le Chef des armées. « Il est donc parfaitement dans son rôle». « La situation est extrêmement grave », considère l’ambassadeur de France. Ainsi, le problème n’est pas l’usage de tel ou tel qualificatif mais la situation actuelle. Selon lui, quand Emmanuel Macron demande « Où les Russes vont-ils s’arrêter ? », il a raison. Pour une seule bonne raison : la guerre est en ordre. Une guerre « non seulement contre l’Ukraine, mais aussi contre la démocratie », qu’on le veuille ou non.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
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