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Nos invités :
Revoir et simplifier les diagnostics de performance énergétique : telle est la directive du gouvernement qui ne parvient pas à atteindre ses objectifs en la matière. Est-ce le signe d’un abandon écologique ou au contraire, une solution de repli pour faire face à la crise du logement ? C’est en tout cas l’une des grandes annonces faites ce week-end par le gouvernement. Christophe Béchu, ministre de la Transition énergétique, a déclaré ce lundi 12 février 2024 corriger en profondeur les DPEC. Si cette annonce peut faire grincer des dents les Écologistes, elle a cependant été bien accueillie par les propriétaires. Grâce au nouveau calcul, les biens immobiliers classés F pourraient changer de catégorie et rester en location pendant plusieurs années. Un bonus accordé aux propriétaires qui devrait pouvoir leur permettre de souffler avant d’effectuer les travaux nécessaires. Jusqu’ici, le DPE était évalué en fonction des fenêtres, de l’isolation des murs, du chauffage et de la climatisation ainsi que de la capacité du ballon d’eau chaude. Souvent surdimensionné dans les petits appartements, c’est ce dernier critère qui sera désormais assoupli pour ne plus les pénaliser. 140 000 logements pourraient ainsi rester en location soit 15% des biens classés F ou G. Pourtant, la feuille de route ministérielle de ne prévoyait pas un tel recul, bien au contraire. En effet, il souhaitait à partir du premier janvier en finir avec les mono gestes pour accélérer la rénovation énergétique. Une nouvelle version de MaprimRénov devait d'ailleurs entrer en vigueur au 1er janvier. Au programme ? Une aide financière plus généreuse mais surtout plus exigeante sur les performances à atteindre. Pour être financée, une rénovation devait combiner au minimum deux travaux. Pour les ménages les plus modernes, l’État devait rembourser jusqu’à 90% pour des travaux de 70 000€ maximum permettant ainsi d’évoluer de deux classés sur l’étiquette de performance énergétique. En revanche, pas de subvention pour effectuer les travaux au compte goutte. Pour les entreprises du bâti, cette réforme jugée maladroite et contraignante interrogeait déjà. Alors, ce geste du gouvernement suffira-t-il à résoudre la crise du logement ? La réponse avec nos invités.
Nos invités :
C’est l’annonce choc de ce week-end : Gérald Darmanin veut mettre fin au droit du sol à Mayotte. Soutenu par la droite, le gouvernement souhaite afficher une forme de fermeté en matière d’immigration et de sécurité. Dès son arrivée sur l’archipel, le ministre de l’Intérieur a frappé fort en annonçant sa volonté de supprimer cette règle dans ce département. Pour cela, il faudra réviser la Constitution. Mais ce dernier compte bien aller au bout de cette nouvelle réforme pour dissoudre les tensions qui grondent depuis des mois. Les Mahorais exigent des mesures fortes face à la crise qui touche le département, victime d’une insécurité croissante et d’une montée en puissance de la délinquance. Ces derniers appellent entre autres à réguler l’immigration. Pour résoudre la crise mahoraise, Gérald Darmanin propose un remède choc : changer les règles de naturalisation, fin du droit du sol. « Il ne sera plus possible de devenir Français si on n'est pas soi-même enfant de parents français » assure le ministre. Que dit le droit du sol à Mayotte ? Les enfants de parents étrangers nés sur le territoire deviennent Français à l’âge de 18 ans s’ils ont vécu au moins cinq ans ici. Le père ou la mère doit avoir résidé en France au moins trois mois au moment de la naissance de leur bébé. Cette décision majeure va-t-elle calmer les tensions sur le territoire ? Quelles conséquences sur la politique migratoire ? La réponse avec nos invités.
Invités :
Jeff Wittenberg, journaliste au service politique
Nicolas Prissette, éditorialiste à La Tribune Dimanche
Frédéric Micheau, directeur adjoint d’Opinion Way
Mercredi 7 février, François Bayrou a annoncé qu’il n’entrerait pas au gouvernement de Gabriel Attal en l’absence «d’accord profond sur la politique à suivre» estimant qu’il y avait un « désaccord profond sur la politique à suivre ». Alors que le chef de gouvernement doit finaliser son équipe rapprochée, le nom du leader centriste, relaxé dans l’affaire des assistants parlementaires du Modem, circulait pour plusieurs portefeuilles, notamment celui de l’Education nationale. « Il voulait un ministère taillé pour lui. (…) Il y a évidemment ce qui est dit en surface mais surtout toutes les rancœurs de François Bayrou qui ont été tues pendant sept ans et sa mise en examen dans l’affaire des emplois du Modem. On sent que tout ça sort de façon extrêmement puissante depuis lundi et l’annonce de sa relaxe », commente Jeff Wittenberg.
Le fondateur du Modem de 72 ans vise désormais la présidentielle de 2027. « Il a été blanchi par la Justice lundi 5 février, et maintenant, il peut se projeter sur l’avenir c'est-à-dire une tentative de candidature en 2027. Et pour cela, il fallait qu’il apparaisse comme étant détaché d’Emmanuel Macron. Il a l'opportunité de le faire. Le coup qu’il vient de faire vient de lui. Son point politique n’est pas tant sur le fond mais plutôt sur la façon de faire de la politique », explique Nicolas Prissette.
En tant que poids lourd de la politique française depuis plusieurs décennies, François Bayrou a-t-il un véritable coup à jouer auprès de l’opinion ? « Il a une notoriété très large », souligne Frédéric Micheau. « Il fait partie des dernières grandes personnalités très visibles dans l’opinion publique. C’est un capital politique extrêmement fort et qui est un atout dans l’éventualité d’une campagne présidentielle, qui serait sa quatrième campagne présidentielle ». En 2017, l’ancien ministre avait apporté un soutien précieux à Emmanuel Macron, une alliance qui avait permis au candidat En Marche de remporter le scrutin suprême.
Invités :
Alban Mikoczy, grand reporter, spécialiste des questions internationales
Yves Bourdillon, journaliste au service international des Echos, en charge du Proche Orient et Moyen Orient
David Rigoulet-Roze, chercheur à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques
Quatre mois, jour pour jour depuis l’attentat du 7 octobre, par le Hamas en Israël, les combats se poursuivent à la frontière de la bande de Gaza. Près de 30 000 morts à Gaza, des territoires ravagés, 60% des bâtiments de Gaza inhabitables, une société israélienne traumatisée par l’horreur du 7 octobre et encore 135 personnes tenues en otage par le Hamas. « Il n’y a pas, pour le moment, d’avenir civil à Gaza, c’est une sorte de camp de réfugié géant, dans une surface qui se réduit. C’est un camp de réfugiés à ciel ouvert », explique Alban Mikoczy.
Quels sont les véritables buts de guerre du gouvernement de Benjamin Netanyahou ? « Éradiquer le Hamas semble hors de portée », souligne Yves Bourdillon. Pour l’heure, ces objectifs de guerre suscitent de nombreuses interrogations, notamment au sein même du cabinet de guerre du Premier ministre israélien. Du côté de la population, il y a une véritable ambivalence. « La population a subi des coups et va faire une grande part de la responsabilité de leur situation au Hamas. Les cadres du Hamas se cachent. Lorsqu’il y a eu la question de l’ouverture des galeries à la population civile, il y a eu un refus du Hamas », précise David Rigoulet-Roze.
De part et d'autre, la fatigue s'intensifie. Lueur d'espoir ? Mardi 6 février, le Qatar, un des principaux médiateurs de conflit, s'est dit optimiste sur la possibilité d'une trêve humanitaire d'un mois, d'autant que le Ramadan débutera le 10 mars prochain. "Beaucoup d'observateurs estiment que cette trêve devrait débuter avant le début du ramadan", explique Alban Mikoczy.
Nos invités :
Le gouvernement catalan a annoncé jeudi 1er février l’état d’urgence sécheresse à Barcelone et dans sa périphérie. Tous les habitants sont appelés à réduire leur consommation d’eau. Il s’agit de la pire sécheresse de l’endroit depuis un siècle. De ce côté-ci, en France, lundi 5 février 2024, soit en plein hiver, des températures de 27 degrés ont été relevées, avec des sols secs comme en plein été constatés.
La Catalogne est-elle simplement le phare avancé de la sécheresse ? Françoise Vimeux parle en tout cas d’une situation « pas si étonnante que ça », avec une sécheresse qui devrait en effet atteindre les frontières de l’Europe et notamment le pourtour méditerranéen bientôt.
Faut-il quitter les régions qui subissent les assauts du changement climatique ? Que doivent faire les agriculteurs qui ne peuvent plus exercer dans ces zones ? Nicolas Chateauneuf cite une Espagne où 80% de l’eau douce est consommée par l’agriculture. Existe donc, dans le pays, tout un modèle qui est autant mis en cause que mis à mal.
Le "surtourisme" serait-il une des causes du manque d’eau à Barcelone, grande ville où l’on compte 6 millions d’habitants ? Nos invités en débattent également en plateau.
Nos invités :
« Désmicardiser la France » : c’est un des projets chocs qu’a annoncé Gabriel Attal lors de son discours de politique générale, mardi 30 janvier 2024.
Un projet qui s’adresse à 60% de la population, qui, sociologiquement, est considéré comme « classe moyenne ».
Pourquoi de plus en plus de Français se retrouvent-ils au smic ? Les classes moyennes sont-elles les grandes perdantes de la période inflationniste que nous venons de vivre ? Sandra Hoibian parle en tout cas d’une classe, qui, bien qu’elle travaille, a des revenus « très contraints ».
En plateau, notre invitée Lisa Thomas Darbois développe le concept de « pentification des charges sociales ». Les 8 hausses de smic depuis janvier 2021, explique-t-elle, n’ont par ailleurs pas permis à cette classe d’éviter sa paupérisation.
Comme l’explique Patrice Moyon, une des raisons de cette smicardisation serait notamment l’uberisation de la société. Mais les emplois à temps partiel —qui touchent beaucoup de femmes ou des familles monoparentales—, ainsi que l’augmentation très forte du logement ces dernières années participent aussi beaucoup de la précarisation générale. L’ensemble crée un « sentiment de déclassement » pour une grande partie de la population française, qui ne s’y retrouve plus.
Nos invités :
Mardi 30 janvier 2024, Gabriel Attal a prononcé son discours de politique générale devant l’hémicycle. Pendant 1h15, le Premier ministre a déployé quelques mots clefs, notamment « autorité », mais aussi « déverrouiller, débureaucratiser, désmicardiser ». A-t-il convaincu ?
Alix Bouilhaguet a été frappée par le fait qu’il s’agissait d’un « bon discours, quoique d’un discours de début de mandat », avec un style plutôt « vif, incisif et vivant ». La manière de s’adresser aux français a quant à elle été selon elle plutôt efficace. Cependant, l’éditorialiste a aussi lu une idéologie macroniste déjà scandée il y a 6 ans. Serait-ce un aveu d’échec que de la redire comme si rien n’avait évolué ?
Une partie de ce discours s’adressait en tout cas clairement, selon Nicolas Prissette, à une partie de l’électorat sénior d’Emmanuel Macron. Pourquoi s’adresser à eux ? Notamment car les élections européennes arrivent à grands pas et qu’elles mettront en concurrence Jordan Bardella et Gabriel Attal, estime l’éditorialiste.
« Dynamique, sympathique, compétent, charismatique » : telles sont les qualités qui sont attribuées à Gabriel Attal, cite en tout cas Gaël Sliman, rapportant le sondage réalisé par Odoxa mardi 30 janvier. Ces qualificatifs sont exactement « le calque inverse » de ce que les Français disaient d’Élisabeth Borne. Un Premier ministre qui n’a jamais été aussi populaire.
Nos invités :
En ce mardi 30 janvier, la pression des agriculteurs ne faiblit pas, avec, comme depuis plus d’une semaine maintenant, des blocages dans toute la France. C’est dans ce contexte tendu, à Calais, là même où une quinzaine d’agriculteurs a passé la nuit en vue d’une mobilisation au matin, que Gabriel Attal tiendra à 15h son discours de politique générale devant les députés.
Une journée doublement importante pour le plus jeune premier ministre de France, puisqu’elle lui permettra, selon Emmanuel Kesler, de prouver son autonomie face au président de la République, ainsi que de montrer qu’il possède sa propre tonalité et son propre tempo, « ce qu’Élisabeth Borne n’était pas arrivée à faire tout au long de son mandat ».
Pour Bruno Cautrès, plusieurs facteurs présents depuis très longtemps s’agrègent aujourd’hui et tendent à cette explosion de colère chez ceux qui nourrissent le pays. Le Gouvernement saura-t-il juguler la plaie ? C’est l’autre défi qui se présente à Gabriel Attal.
Il existe en tout cas, alerte Emmanuel Kesler, un important sentiment de perte de repères dans tout le pays. Cette confusion devra être « abrégée » par un ensemble de mesures symboliques, et le syndicat très important et très puissant qu’est la FNSEA sera là pour faire pression.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
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