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Nos invités :
À peine 24 heures après avoir été officiellement nommé premier ministre, Gabriel Attal a déjà réalisé deux déplacements en France. Lors de celui effectué dans un commissariat du Val d’Oise, mercredi 10 janvier, il a insisté sur l’ordre et la sécurité. La veille, lors de son premier déplacement dans le Pas-de-Calais, il avait insisté sur les mérites de « la France qui se lève tôt » auprès d’une buraliste de la région. Le ton est donné. Est-ce à dire qu’à Matignon, l’ancien militant du parti socialiste va regarder sur sa droite ?
Comment juger les premiers pas de Gabriel Attal ? En plateau, nos invités ont scruté les mots du plus jeune premier ministre de l’Histoire. Selon eux, son premier objectif serait « d’occuper le terrain », lui qui est apprécié des français et qui cherche à le rester. Ces derniers mois, son baromètre de popularité avait d’ailleurs considérablement grimpé. Le sentiment d’une sympathie et d’une ouverture au dialogue, qualités pointées par les français interrogés sur Gabriel Attal, se perpétuera-t-il ? En tous cas, cette impression très positive montre une chose : sa communication a jusqu’ici été très réussie. « Mais ce n’est qu’un début ! » préviennent nos invités. Les fonctions que le premier ministre occupera maintenant à Matignon pourraient rebattre les cartes. Et faire émerger, aussi, bien sûr, des rivalités politiques au sein même du Palais de l’Élysée.
Invités :
Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique
Nicolas Prissette, éditorialiste à la Tribune Dimanche
Emmanuel Kessler, directeur des rédactions économiques de Prisma Média, ancien président de Public Sénat
À 34 ans, Gabriel Attal succède à Élisabeth Borne à Matignon et devient le plus jeune Premier ministre sous la Ve République. Après vingt mois à la tête du gouvernement, Élisabeth Borne quitte ses fonctions en assumant son bilan. Macroniste de la première heure, le nouveau locataire quitte le ministère de l’Éducation qu’il occupait depuis juillet 2023. Parmi ses priorités ? Les classes moyennes, le dialogue social et l’éducation. « J’emmène avec moi, ici à Matignon, la cause de l’école », a-t-il déclaré sur le perron. « C’est le choix de la jeunesse. Il y a un changement générationnel. Il a le charisme politique. Élisabeth Borne est restée professionnelle mais n’a pas réussi à imprimer. Chez Gabriel Attal, il y a eu tout de suite, lorsqu’il est arrivé au ministère de l’Éducation nationale, le sens de la formule, le flair de ce qui fait les centres d’intérêts des Français. C’est un acte politique assez fort », commente Emmanuel Kessler.
À peine promu, Gabriel Attal s’est directement rendu dans le Nord Pas de Calais, pour aller à la rencontre des sinistrés des inondations. « Gabriel Attal va obliger les autres à passer à autre chose. On sait qu’il a du savoir-faire. La question c’est de savoir, s’il a du faire-savoir. Pour l’heure il n’a pas de bilan. Il va devoir montrer que non seulement il sait faire, mais aussi, qu’il y a du fond », commente Alix Bouilhaguet.
Une chose est sûre : Emmanuel Macron compte sur son nouveau Premier ministre pour redonner du souffle à son quinquennat. Gabriel Attal doit désormais former son gouvernement. Si Gérald Darmanin devrait être maintenu à l’Intérieur, le casting reste encore inconnu. « Si on prend les mêmes et qu’on recommence ça ne marche pas. S’il n’y a pas cet effet de nouveauté, la déception risque d’être assez forte. Cela va être un des soucis de la composition du gouvernement », commente Emmanuel Kessler.
Nos invités :
En visite à l’Élysée, Élisabeth Borne a remis sa démission de son poste de Première ministre au terme d’un mandat de vingt mois lundi 8 janvier 2024. Un rebondissement tiède dans les affaires politiques puisqu’attendu depuis le réveillon et les annonces présidentielles qui laissaient présager l’importance d’un remaniement en ce début d’année. Le nom de son remplaçant, qui aurait dû être annoncé dans la foulée, sera finalement révélé le lendemain en fin de matinée. Une latence qui laisse place à toutes les spéculations, notamment au sujet de Gabriel Attal, l’actuel ministre de l’Éducation, et favori des listes.
À seulement 34 ans, cela ferait de lui le plus jeune Premier ministre de la cinquième République, s’il était élu. L’histoire se répète-t-elle ? Attal serait-il le digne successeur de Laurent Fabius, de trois ans son aîné lorsqu’il était promu au rang de Premier ministre en 1984, sous la présidence de Mitterrand ? Comme lui, s’il devenait le nouveau bras droit du Président, Attal serait-il le chouchou d’Emmanuel Macron, ferait-il grincer des dents ses confrères plus âgés qui aimeraient bien avoir sa place ?
Une possible élection de Gabriel Attal comme Premier ministre qui interroge. S’il est clair que le jeune ministre est populaire, à la fois au sein de son parti, et auprès des français, les commentaires peuvent affluer sur son inexpérience, son passage trop rapide à la tête du ministère de l’Éducation, ou bien sur son aura qui pourrait ombrager celle d’Emmanuel Macron. Un Emmanuel Macron qui avait pourtant pris l’habitude de ne nommer que des Premiers ministres inconnus du grand public pour ne pas se faire voler la vedette : ce changement, si Gabriel Attal devenait le nouveau Premier ministre, indique-t-il une nouvelle stratégie de la part du Président en vue de la prochaine présidentielle de 2027 ?
Nos invités :
Les élections présidentielles aux États-Unis auront lieu le 5 novembre 2024. Des élections à venir décisives marquant le deuxième affrontement entre Donald Trump et l’actuel Président Joe Biden, alors que le premier round avait signé la victoire du parti démocrate en 2021. Ce dernier l’assume, il se représente seulement parce que Trump est en liste, et espère faire barrage à l’entrepreneur aux convictions conservatrices assumées. Pourtant, deux États, le Maine et le Colorado, estiment que l’ancien Président ne serait pas éligible ni apte à être de nouveau chef de la première puissance mondiale suite à son rôle dans l’assaut du Capitole.
Avant que la Cour Suprême ne statue, le candidat a démarré sa campagne à grands coups de provocations, annonçant par exemple en décembre dernier vouloir être le dictateur d’un jour s’il était réélu à la Maison Blanche. Ses propos, ajoutés à ses remarques racistes à l’encontre des immigrés mexicains, de son refus de se positionner sur la question de l’avortement, et de ses relations douteuses avec Poutine, peuvent faire peur à l’électorat étatusien, malgré la grande popularité de l’ancien candidat de téléréalité.
Donald Trump peut-il être réélu en fin d’année ? Si oui, quelles seront les conséquences pour l’Europe et dans les conflits en Ukraine et en Israël ? Le retour en force des démocrates suite à l’élection de Joe Biden en 2021 n’aura-t-il été que l’illusion passagère d’un progressisme à l’américaine ? Nos invités débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire du programme et des répercussions d’une potentielle réélection de Donald Trump à la tête des États-Unis.
Nos invités :
J-2 avant le réveillon ! Noël, et ses cadeaux toujours aussi nombreux malgré l’inflation… Mais cette fête est aussi l’occasion des retrouvailles joyeuses en famille, qui peuvent néanmoins parfois dégénérer en dispute !
Complicité entre parents et enfants, ouverture de l’imaginaire, élargissement du champ des possibles… Nos invités analysent les ressorts de la magie de Noël.
Les stimulus qui amènent à ce bonheur ne sont-ils que des constructions sociales ? Faut-il s’alarmer de ce que la société de consommation a créé ? Est-il sain de laisser croire aux enfants, à qui Noël est avant tout destiné, qu’une pyramide de cadeaux peut les rendre heureux ? Pourquoi ne pas leur faire plutôt comprendre qu’un seul cadeau aurait suffi ?
Pour Valérie Guillard, il faut avant tout se poser la question des quantités et des normes qu’on fait internaliser à nos enfants en leur offrant une myriade de présents. Car la question de la reproduction d’habitudes de consommation est importante. Dans un contexte de sobriété, ne doit-on pas changer nos pratiques, pour apprendre aux générations à venir à agir avec plus de mesure ?
Les « kidultes » ne sont pas non plus en reste pour se faire plaisir à Noël. Ils sont de plus en plus nombreux à s’offrir des cadeaux régressifs… et hors de prix ! Parmi les catégories phares, on retrouve bien sûr les appareils électroniques. Mais les habitudes de consommation changent : aujourd’hui, on demande de l’argent et des voyages plus que des objets à posséder. La faute à la dématérialisation ?
En plateau, les experts donnent des clefs pour créer l’émerveillement sans surconsommer.
Nos invités :
Emmanuel Macron s’est exprimé hier sur France 5, sur le plateau de « C à vous » suite à l’adoption de la loi immigration par le Parlement. Si Marine Le Pen estime qu’il s’agit pour le Rassemblement National d’une « victoire idéologique », le Président réfute et considère qu’il s’agit d’une défaite pour l’extrême-droite. Une loi immigration rédigée par consensus qui ne séduit pas complètement, ni le Président de la République, ni ses ministres, à l’instar d’Aurélien Rousseau qui a démissionné en protestation, ni pour les députés. La politique du « en même temps » commence-t-elle à s'essouffler ? Plus globalement, le macronisme est-il en perte de vitesse ? Les deux heures d’intervention d’Emmanuel Macron sur France TV n'apparaissent pas complètement satisfaisantes tant il semble que le Président n’ait pas vraiment adressé les questions de fond soulevées par la loi immigration. Compte-il serrer les rangs d’En Marche ? Quel est le destin d’Élisabeth Borne ? Comment redéfinir le macronisme, notamment au vu de l’aliénation grandissante de ses élus de gauche ? La loi immigration déroule-t-elle le tapis rouge à l’extrême-droite ? Qui, d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen, ressort véritablement gagnant ? Quelles seront les conséquences de l’adoption de la loi immigration aux prochaines présidentielles ? Nous en débattons avec nos invités.
Nos invités :
Psychodrame au gouvernement. La loi immigration a été adoptée mardi 19 décembre au soir à l’Assemblée, avec le soutien du Rassemblement national. Mais c’est une loi considérablement durcie que ne cautionne pas l’aile gauche de la Macronie, effarée de voir que ce texte est soutenu par le RN de Marine Le Pen. La présidente du parti se targue d’ailleurs d’une « victoire idéologique ». Le ministre de la santé Aurélien Rousseau a quant à lui présenté sa démission. 30 députés ont voté contre. L’issue est donc très imparfaite pour le gouvernement, qui voit clairement une rupture marquée dans sa majorité. Un « nouveau quinquennat » tend à commencer aujourd’hui. Quelle sera la suite ? Faute d’avoir la majorité absolue, sur quel terrain le président de la République et les siens vont-ils s'orienter s’ils veulent continuer d’avoir une apparence de gouvernance politique ? Après 18 mois de discussion sur une loi qualifiée par beaucoup d’ « empoisonnée », des fractures assez profondes ont en tout cas été créées en cette date historique du mardi 19 décembre. Ces fractures sont-elles réparables ? Nos invités en débattent dans l’émission du jour.
Nos invités :
Les discussions entamées il y a quelques jours à la commission mixte paritaire sont officiellement mises en suspens face à l’impossibilité de statuer sur un nouveau projet de loi sur l’immigration. Un point en particulier gèle les débats : celui de l’accès aux prestations sociales pour les étrangers. Alors que le gouvernement fait la distinction entre les étrangers qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas comme condition pour obtenir des aides sociales personnalisées comme les aides au logement et les allocations familiales, la majorité, représentée par les Républicains, préfère mettre en place une carence pour les étrangers, considérant qu’ils ne doivent pas être traités au même titre que les français.
Nos invités s’interrogent sur la droitisation du discours politique en France. Les Républicains, qui apparaissent actuellement comme les maîtres du jeu, empruntent-ils le langage du Rassemblement National ? Ce dernier doit-il durcir encore davantage ses revendications, ou réaffirmer sa position de leader sur les questions liées à l’immigration ? Que peut faire la gauche pour éviter que le projet de loi ne sombre trop du côté de l’extrême-droite ? Quant au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, pourtant auteur du projet de loi, il semble affaibli par la situation. À quel point le parti de la présidence perd-il du terrain face à la droite et l’extrême-droite ? Le fiasco de la loi sur l’immigration va-t-il avoir un impact sur les prochaines présidentielles ? Nous en débattons sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
7 députés et 7 sénateurs ont rendez-vous ce lundi 18 décembre à 17 heures pour se mettre d’accord sur la loi immigration. En cas d’échec, il en sera probablement terminé de ce texte, avec, à la clef, comme un parfum de crise pour le gouvernement. Et c’est Élisabeth Borne qui porterait notamment la responsabilité de cet insuccès. Avec plusieurs conseillers ministériels, la première ministre joue donc son avenir au gouvernement.
Comment va se dérouler la commission parlementaire ? Elle peut, en tout cas, comme l’explique Élizabeth Pineau, durer plusieurs heures, avec des pauses pendant lesquelles les députés sont autorisés à discuter entre eux pour s’entendre.
Comment fera Emmanuel Macron s’il est trahi par une partie des siens, comme il en avait été le cas pour François Hollande et une partie de ses frondeurs de gauche ? Le président de la République a en tout cas exclu la dissolution, sorte de « suicide politique pour pas grand chose », juge Gilles Bornstein. Le chef de l’État tirera-t-il encore plus à droite ? Nos invités tentent en tout cas de décrypter sa phrase, « j’en tirerai toutes les conséquences », prononcée dans l’hypothèse où le texte ne passait pas. Un texte qui signe en tout cas la fin définitive du « en même temps ».
Nos invités :
La mauvaise surprise de la nuit est que la Hongrie de Viktor Orbán a décidé de mettre son veto à l’adhésion du pays à l’Union européenne et au plan d’aide de 50 milliards d'euros promis à l’Ukraine. Un plan d’aide qui doit malheureusement être adopté à l’unanimité pour être mis en pratique. Vladimir Poutine jubile. Hier, il a promis la victoire à son peuple. Les 27 ont toutefois prévu de se retrouver en janvier lors d’un nouveau sommet. Malgré les réticences de la Hongrie, nombreux ont l’espoir que l’Europe soit unie. Dans L’info s’éclaire de ce jour, on décrypte ce qui s’est passé à Bruxelles pendant ces dernières 24 heures. Le blocage de la Hongrie signifie-t-il que Vladimir Poutine a le droit de veto dans l’Union Européenne ? L’Ukraine sera-t-elle abandonnée par l’Occident ? Les lignes narratrices Russes fonctionnent-elles à l’intérieur de la Hongrie, contribuant à booster la popularité du président russe ? La nouvelle est en tout cas particulièrement compliquée pour l’Ukraine, qui se trouve en grande difficulté sur le front. Quelles seront les conséquences pour le pays de Volodymyr Zelensky ? Nos invités en débattent.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
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