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Nos invités :
Pour les 80 ans de la commémoration du débarquement des troupes américaines sur les plages de Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale, le Président étatsunien Joe Biden fait le déplacement jusqu’à Orly. Ce sont trois jours de commémoration en grandes pompes qui sont organisés, du 05 au 07 mai 2024, à quelques jours à peine des élections européennes, qui se tiendront ce dimanche 9 mai. Certains accusent l’exécutif de vouloir monopoliser l’attention et de tirer la couette au lieu de parler de l’Europe, quand d’autres nuancent en rappelant qu’Emmanuel Macron n’a pas choisi la date du D-Day ni celle des élections.
Haters ou non, il reste légitime de questionner l’implication du gouvernement dans ces élections, que ce soit lors du débat télévisé entre Jordan Bardella et Gabriel Attal ou lorsque ce dernier a interrompu un meeting de sa tête de liste Valérie Hayer. Y a-t-il de l’ingérence de la part du corps présidentiel dans ces élections européennes ? Emmanuel Macron et Gabriel Attal font-il délibérément de l’ombre à une femme ? Quelles sont les alternatives à Renaissance pour lesquelles les français pourront voter ce dimanche ? Nos invités en débattent sur le plateau de L’info s’éclaire.
Invités :
Patricia Allémonière, grand reporter spécialiste des questions internationales et autrice de « Au coeur du chaos » (Arthaud)
Guillaume Ancel, ancien officier, écrivain et auteur de « Saint Cyr, à l’école de la Grande Muette » (Flammarion)
Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et des relations internationales et maître de conférence à Sciences Po
La France ciblée par la Russie ? La main de Moscou se cache derrière ces mystérieux cercueils déposés ce weekend au pied de la Tour Eiffel avec un drapeau français les recouvrant et une inscription « Soldat français de l’Ukraine ». D’autant que Vladimir Poutine se fait très menaçant. Suite à l’intervention des services de sécurité, des Bulgares ont été rapidement identifiés. Ils auraient reçu quelques centaines d’euros pour effectuer cette opération.
Pour Patricia Allémonière, peu importe la hauteur de la paie de ces hommes, « le but est de créer de l’instabilité, de la crainte, de la peur ». Guillaume Lagane y voit une « très bonne rentabilité pour cette opération de communication de la part de la Russie ».
Selon certaines rumeurs, Macron pourrait annoncer le déploiement d’instructeurs militaires en Ukraine lors de son discours du 6 juin 2024 : ce qui serait peut-être la raison de ce message menaçant. Une preuve de plus de l'implication de la France dans la guerre qui oppose l'Ukraine à la Russie. Pour Guillaume Lagane, « qu’on le veuille ou non, on est en conflit avec la Russie depuis deux ans ».
Guillaume Ancel interprète cet événement comme « un avertissement morbide » et note la temporalité particulière de celui-ci : « un message, juste avant les Jeux Olympiques, qui est une menace ».
Invités :
Laurent Romejko, journaliste, présentateur et rédacteur en chef de l’émission « Météo à la carte »
Nicolas Châteauneuf, journaliste sciences et environnement
Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’environnement, spécialiste des ressources en eau
Mars, avril, mai… Le printemps 2024 s’annonce comme le plus pluvieux depuis au moins 15 ans. Les précipitations ont augmenté de 34% par rapport aux 30 dernières années. « Cette année, la bonne nouvelle c’est que les niveaux des nappes phréatiques sont extrêmement élevés sur l’ensemble du territoire. Mais la mauvaise est que cela a causé de nombreux orages, des inondations et de la grêle. Les dégâts ont été nombreux », explique Laurent Romejko.
Cette modification de la pluviométrie est principalement causée par le changement climatique. Cet hiver, certaines régions ont été dévastées par les inondations.
Une chose est sûre : ce manque de lumière et la pluie chronique jouent sur le moral des Français. « On a besoin de l’alternance des saisons. On a besoin de cette lumière qui manque cruellement », commente Laurent Romejko.
Selon les prévisions de Météo-France, cet été sera également plus chaud que les autres. « C’est une approche probabiliste. (…) On est à 80% sur le pourtour méditerranéen, soit un cran au-dessus des années précédentes », souligne Nicolas Châteauneuf.
Invités
Agnès Levallois, vice-présidente de l’Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient
David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique et chercheur associé à l’IRIS
Ben Barnier, grand reporter, spécialiste des questions internationales
Ambiance électrique à l’Assemblée nationale. Alors que les yeux sont rivés sur Rafah, en France, le conflit entre Israël et le Hamas s’invite de plus en plus chaque jour. Mardi 28 mai, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le député La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu a brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle. L’élu des Bouches-du-Rhône a écopé d'une exclusion de quinze jours du palais Bourbon, soit la plus haute sanction permise par son règlement intérieur. Pour la majorité, ce geste est une provocation. A 11 jours du scrutin des élections européennes, la droite y voit une manœuvre électoraliste. « Nos représentants ne sont pas capables d’avoir un débat serein sur cette question qui mérite d’être traitée de la façon la plus intelligente possible et pas sur ce mode de l’invective », regrette Agnès Levallois. De part et d’autre, ce sujet est hautement inflammable. « Dès qu’il s’agit de ce conflit israélo palestinien, les réactions sont très vives », souligne l’experte.
Sur les réseaux sociaux, le mouvement #blockout2024, importé des États-Unis appelle à "bloquer les célébrités qui restent silencieuses face au génocide à Gaza". Parmi elles ? Zinédine Zidane, Thomas Pesquet ou encore la chanteuse Zazie. « C’est le name and shame. On n’est pas dans un débat, on est dans une forme de tyrannie intellectuelle et digitale », souligne Ben Barnier.
Lundi 27 mai, un grand rassemblement contre Israël s’est tenu à Paris. « C’est un focus territorial extrêmement réduit et pourtant ce conflit a une caisse de résonance mondiale, y compris de la part d’acteurs qui ne sont pas directement concernés. C’est assez singulier », explique David Rigoulet-Roze.
Nos invités :
Emmanuel Macron, accompagné de sa femme Brigitte, était hier, lundi 27 mai, en voyage présidentiel en Allemagne. Le couple a notamment rendu hommage aux victimes de l’Holocauste en visitant l’imposant mémorial de la Shoah à Berlin, avant de prendre la direction de Dresde, en Saxe, dans l’est du pays. C’est ici que le président de la République a tenu un discours, en partie en allemand, sur l’Europe. Il a notamment appelé les européens à « se réveiller » face à la vague « illibérale » d’extrême droite en Europe, et invité le continent à améliorer sa défense.
Un discours qui rappelle, non sans coïncidence, celui du général de Gaulle en 1962 qui scellait l’amitié franco-allemande, et où le héros de la Seconde Guerre mondiale s’était adressé à la jeunesse allemande directement dans leur langue. Emmanuel Macron essaye-t-il de la même manière de réveiller un sentiment perdu de francophilie chez la jeunesse allemande ? Le futur de l’Union Européenne doit-il encore se construire sur l’amitié franco-allemande ? Cette dernière peut-elle être un frein à la montée en puissance des extrêmes à travers le continent ? Nos experts en discutent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Des indemnités plus courtes et des conditions d’accès plus restrictives… Gabriel Attal annonce un nouveau durcissement des règles de l’assurance chômage visant à renforcer, selon lui, l'incitation au retour à l'emploi et à assurer la pérennité du système. Parmi les principales mesures, la durée d'indemnisation sera abaissée à 15 mois maximum contre 18 mois actuellement. De plus, une dégressivité des allocations sera introduite après six mois pour les cadres et les hauts revenus. Les conditions d'accès seront également durcies, nécessitant désormais six mois de travail sur les vingt-quatre derniers mois, contre quatre mois auparavant. Ces réformes suscitent des réactions mitigées, entre ceux qui saluent une nécessaire modernisation et ceux qui craignent une précarisation accrue des demandeurs d'emploi. Pour aller vers le plein emploi, le gouvernement serre une nouvelle fois la vis et ne fixe qu’un seul seuil : 57 ans. En deçà, l’indemnisation sera réduite, laissant sur le carreau les 55 et 56 ans, qui passent de 27 à 15 mois d’allocations, soit un an de couverture en moins. En déplacement dans l’Essonne, Gabriel Attal défend cette réforme : « Il faut qu’on assume d’avoir un modèle social plus tourné vers l’activité », affirme le Premier ministre. Pour Denis Gravouil, représentant à la CGT, ces mesures visent à faire des économies sur le dos des chômeurs. Aujourd’hui en France, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé. Alors, quel regard porter sur cette énième réforme ? Doit-on y voir un acharnement de l’exécutif à l’égard des chômeurs ? La réponse avec nos invités.
Nos invités :
C’était l’événement à quelques jours du scrutin des Européennes… Ce jeudi 23 mai 2024, Caroline Roux a arbitré sur France 2 le débat entre le Premier ministre, Gabriel Attal, et la tête de liste du Rassemblement National, Jordan Bardella. Alors que le RN caracole à 30% dans les sondages et que le camp de la majorité peine à rentrer dans la course, les deux hommes politiques ont rivalisé de punchlines et d’accusations sur la pertinence de leur programme respectif et sur le sens qu’ils souhaitent donner à l’Europe. Un duel de plus d’une heure qui a parfois tourné à la cacophonie mettant en perspective deux visions irréconciliables notamment sur les questions économiques et climatiques. Immigration, nucléaire, géopolitique, guerre en Ukraine… La fracture est nette entre les deux formations politiques. Avec une assurance déconcertante, Jordan Bardella a défendu les couleurs de son parti, martelant les quelques thèmes clés du RN : souveraineté nationale, sécurité et contrôle de l'immigration. En face, Gabriel Attal a partagé la vision pro-européenne d’Emmanuel Macron, plaidant pour une intégration plus profonde et une Europe unie face aux défis globaux. Cependant, son discours ne semble pas avoir eu l’effet escompté aux regards des électeurs. Ce débat a surtout favorisé la montée en puissance du Rassemblement National, renforçant sa position dominante dans les sondages. Tandis que Jordan Bardella consolidait son image de défenseur des intérêts français contre une Europe perçue comme technocratique, le Premier ministre peinait à convaincre une partie de l'électorat sceptique quant aux bénéfices de l'intégration européenne. Ce face-à-face pourrait bien marquer un tournant décisif, propulsant le RN vers une victoire aux prochaines élections européennes. En tête dans les sondages devant la liste Renaissance, Jordan Bardella dispose d’un avantage considérable. À gauche, Raphaël Glucksmann qui avoisine les 15% d’intention de vote challenge la liste de la majorité représentée par Valérie Hayer. Alors, le Rassemblement National a-t-il déjà gagné dans l'opinion ? La réponse avec nos invités.
Invitées :
Emmanuel Macron arrive ce mardi 22 mai en Nouvelle-Calédonie. Dans son agenda figure une « mission » qu’il compte mener à bien : celle de rencontrer l’intégralité des composantes politiques de Nouvelle-Calédonie. En plateau, nos invités détaillent précisément de quoi sera fait cette visite du chef de l’État, entre missions et prises de parole. Quelles sont les risques de ce déplacement ? Si les risques "physiques" sont bien présents, ce ne sont en tout cas pas ceux qui préoccupent le chef de l'État, ni le Gouvernement. Par ailleurs, celui-ci s'est-il "aveuglé" à la suite des trois référendums menés dans l'Archipel, dont un pendant la crise Covid, quitte à oublier qu'il était nécessaire de mener une conférence tripartiste qui inclut les indépendantistes ?
Nos experts décryptent également la situation politique très complexe de l’archipel, qui est loin de se résumer à deux camps aux appartenances bien déterminées.
Nos invités :
À presque deux mois du lancement des Jeux Olympiques de Paris, la tension est plus forte que jamais, et fait douter du bon déroulement de l’événement sportif. Après les pompiers, qui défilaient dans les rues de la capitale la semaine dernière, c’est au tour des employés de la SNCF de se battre pour obtenir des indemnités lors des Jeux. Les policiers et les gendarmes ont obtenu des primes pouvant aller jusqu’à 1900 euros brut, tandis que les employés de la RATP seront rémunérés à hauteur de 2500 euros brut pour leur travail effectué cet été. Les cheminots demandent la même indemnité que leurs homologues du réseau de transport francilien, et organisent dès aujourd’hui une grève qui pourrait durer jusqu’au 26 juillet, et pendant les JO, s’ils n’obtiennent pas leurs demandes. Des revendications qui semblent globalement bien comprises par la majorité des Français, mais qui questionnent les limites de la grève. Combien l’État doit-il encore débourser pour ces JO ? N’est-ce pas un moyen de plus de faire pression sur le contribuable ? Depuis quand les cheminots préparent-ils leurs négociations ? Paris 2024 pourra-t-il se dérouler sans encombre ? La ville est-elle prête pour accueillir un événement d’une telle envergure ? Les réponses avec nos invités.
Nos invités :
Mauvaise passe pour le gouvernement en matière de sécurité… Après la macabre des deux gendarmes retrouvés morts, la Nouvelle Calédonie s’enfonce un peu plus dans la violence alors qu’une nouvelle nuit de tension se prépare. Pendant ce temps, le commando responsable de la mort de plusieurs agents pénitenciers court toujours… Autant de débordements dans lesquels certains voient le délitement de l’État. Pourtant, l’exécutif ne semble pas prendre conscience de cet effondrement dans l’opinion publique. Dimanche 19 mai 2024, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, s’est d’ailleurs félicité sur X, allant même jusqu’à évoquer un « succès » en Nouvelle-Calédonie avec 76 barrages détruits sur la plus grande route de Nouméa, plus de 200 interpellations et la réouverture de 20 commerces alimentaires. Sur le terrain, le bilan est tout autre. 600 gendarmes et des membres du GIGN sont mobilisés pour reprendre le contrôle de cette route qui relie le centre ville de Nouméa à l’aéroport international de La Tontouta. Un axe stratégique de 60 kilomètres sur lequel sont présents pas moins de 76 barrages. La tâche s’annonce bien difficile selon Louis Le Franc, haut-commissaire de la République de Nouvelle-Calédonie. Les barrages qui résistent sont au main de bandes armées qui continuent de brûler des voitures et durcissent le ton. Après avoir sécurisé, il faudra encore rendre praticable ces axes routiers, jonchés de nombreux débris sur lesquels le bitume a fondu par endroit. Alors, comment apaiser les tensions ? Faut-il revenir sur la réforme d’élargissement de l’électorat ? La réponse avec nos invités.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
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