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Nos invités :
- Tâm Tran Huy, directrice adjointe de Public Sénat, présentatrice de l'émission « Questions au gouvernement »
- Blanche Leridon, directrice éditoriale de l'institut Montaigne, spécialiste des questions démocratiques et institutionnelles
- Gaël Sliman, président co-fondateur de l'institut Odoxa
Alors que le gouvernement de Michel Barnier et son budget devraient chuter demain avec le vote de la censure, les ministres alertent contre les conséquences de son renversement. Cette motion de censure était-elle prévisible ? « On a eu l'impression que le gouvernement ne croyait pas à cette motion de censure » déclare Tâm Tran Huy, mais « cette stratégie n'aura fait qu'envenimer les choses ». Malgré les concessions effectuées par Michel Barnier, la présidente du RN n'a cessé d'allonger la liste des doléances afin de faire tomber le gouvernement. Ce « scénario était écrit » selon Gaël Sliman pour qui choisir un Premier ministre « issu du parti le plus faible, le plus affaibli aux législatives et prolonger avec lui un gouvernement de type Macron (...) en le droitisant un petit peu et avec le soutien du Rassemblement national » était une « aberration ». Cette motion de censure est un « saut dans l'inconnu », « autant la dissolution était quelque chose de courant » pour Blanche Leridon mais cette fois, nous nous trouvons dans une situation inédite. Le Rassemblement national va voter une motion de censure déposée par la Gauche qui accuse le gouvernement Barnier d'avoir « cédé aux viles tentations du Rassemblement national » notamment sur l'immigration. A la vue de l'ironie de la situation, peut-on reprocher à Marine Le Pen de faire partie des « artisans du chaos » ? Les affaires judiciaires de cette dernière ont-elles joué un rôle de détonateur quant à sa volonté de faire tomber le gouvernement ? Que penser de ce changement de stratégie? On en débat avec nos invités.
Michel Barnier, censuré « sans miracle » - 02 décembre 2024
Invités :
Stéphanie Dépierre, journaliste pour La Chaîne parlementaire
Stéphane Vernay, rédacteur en chef délégué de Ouest-France à Paris
Baptiste Fournier, consultant en communication, président de l’agence Virtus
Est-on à l’aube d’une crise politique et financière ? Lundi 2 décembre 2024 s’annonce en tout cas crucial. « Sauf miracle », le Rassemblement national devrait lui aussi voter la censure contre le gouvernement. Ce lundi 2 décembre dans la matinée, son chef de file, Jordan Bardella, a annoncé que le RN voterait la motion de censure en cas de 49.3 sur l’adoption du budget de la Sécurité sociale. En effet, les députés s’apprêtent à débattre l’adoption du budget sur la Sécurité sociale. Or, faute de majorité, le gouvernement pourrait avoir recours au 49.3. « Le Rassemblement national a fait monter les enchères très haut », explique Stéphane Vernay. « S’il changeait d’avis à l’arrivée, il faudrait qu’il puisse le faire sans perdre la face. Cela va être très compliqué », précise-t-il. De son côté, Marine Le Pen ne cesse d'allonger la liste du cahier des charges. Michel Barnier parviendra-t-il à trouver un compromis ? « C’est la première fois que le RN, anciennement le FN, peut bouleverser le champ politique national. Il va exercer son nouveau pouvoir qui lui permettra potentiellement de démettre un Premier ministre, ce qui serait historique », souligne Baptiste Fournier.
En cas de chute du Michel Barnier, quelles seraient les conséquences de la non-adoption du budget ? La France pourrait bien se retrouver sans gouvernement. Selon un sondage Ifop Fiducial / Sud Radio, 53% des Français se disent favorables à la censure du gouvernement Barnier. Ils sont 62% parmi les sympathisants RN mais seulement 25% chez les sympathisants LR. « On voit bien qu'il y a un mouvement très clair de Marine Le Pen depuis environ une semaine (…) Elle a commencé à préparer l’esprit de son électorat. Et c’est monté crescendo », souligne Stéphane Vernay. Le sort de Michel Barnier est-il désormais scellé ? Moins de 90 jours après leur installation, Michel Barnier et ses ministres pourraient bien tomber dans les prochaines heures, ce qui ferait de ce gouvernement le plus court de la Ve république. Michel Barnier ne semble pas avoir réussi à fédérer autour de lui. « Il était dans une équation assez impossible avec trois blocs assez serrés à l’Assemblée nationale. Et il n’a pas aidé avec son propre socle », explique Stéphanie Dépierre.
Nos invités :
De vives tensions ont secoué l’Assemblée nationale ce jeudi 28 novembre 2024. Dans une vidéo filmée par des élus de gauche, on peut voir un député MoDem, Nicolas Turquois, menacer un de ses collègues socialistes, avant de s’en prendre à l’Insoumis Antoine Léaument. Dans le cadre de la niche parlementaire de la France Insoumise, des débats houleux et une atmosphère tendue se sont fait ressentir au sujet de l’abrogation de la réforme des retraites. L’objectif des Insoumis ? Faire reculer l’âge de départ à la retraite de 64 à 62 ans. Un texte qui a n’a pas pu être voté en raison de centaines d’amendements déposés par la coalition gouvernementale : les Insoumis dénoncent un manque de compromis de la part du gouvernement.
Des tensions à l’Assemblée nationale qui annoncent peut-être la chute prochaine du gouvernement visé par une motion de censure par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. La seule solution qui reste au gouvernement Barnier pour tenir : se plier aux exigences de l’extrême droite. Pendant ce temps, les licenciements et la crise économique s'accentuent. Seule lumière dans ce chaos, la réouverture imminente de Notre-Dame de Paris, presque six ans après l’incendie qui l’a dévastée.
Nos invités :
- Alix Bouillaguet, éditorialiste politique à Franceinfo.tv
- Valérie Gas, chef du service politique de RFI
- Laure Salvin, directrice générale de Verian France
- Benjamin Morel, politologue, Maître de conférences en Droit Public à l'Université Paris II Panthéon Assas
Invité du 20h sur TF1 ce mardi 26 novembre 2024 Michel Barnier a mis en garde contre une censure qui empêcherait le vote du budget. Un budget qui selon lui conditionne la vie des communes, de l'Etat et des hôpitaux, dont la censure serait désastreuse et provoquerait une « tempête » sur les marchés financiers. Pour Alix Bouillaguet, le Premier ministre prend à témoin les Français, c'est une technique de « dramatisation de l'enjeu » pour essayer « d'avoir derrière lui l'opinion publique ». Michel Barnier a également adopté une posture dans laquelle il s'extrait du « microcosme parisien » pour se positionner auprès des Français. Le risque d'une crise financière avec l'absence d'adoption du budget pour la nouvelle année est-il bien réel ? Pour Benjamin Morel, cette situation s'est déjà produite il y a plus de 60 ans et en 1980 mais dans les deux cas il existait une majorité, le problème ici c'est qu'il « n'y aura pas de shutdown ». Si on n’a pas de budget, il existe deux voies: « utiliser les ordonnances de l'article 47 » ou « faire un copier-coller du budget précédent mois par mois » mais pour ce cas, « sur les recettes pour prélever les impôts il faut une habilitation du Parlement ». Pour autant, il faudra voter un budget en début d'année, ces mesures d'urgence « ne peuvent être que temporaires » ajoute-t-il. Comment les Français voient ils cette séquence politique que nous vivons ? Michel Barnier « met sur la table la question de la responsabilité » déclare Laure Salvin. Les investisseurs financiers, les entreprises ont besoin d'un minimum de « stabilité » et là « ce n'est pas le cas ». La stratégie du Premier ministre n’est-elle pas démagogique ? On en débat avec nos invités.
Invités :
Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grand reporter
Vice-amiral Michel Olhagaray, ancien directeur du Cetnre des hautes études militaires
Nicolas Tenzer, spécialiste des questions stratégiques
Alors que le conflit en Ukraine, déclenchée le 24 février 2022 par l'invasion russe en Ukraine, connaît un nouvel épisode d’escalade et dans la perspective d’un éventuel désengagement américain à Kiev après la prise de fonctions de Donald Trump, Paris et Londres n’excluent pas de prendre la tête d’une coalition en Ukraine, a fait savoir le journal Le Monde, ce mardi 26 novembre. « La donne a changé. Les Européens doivent se préparer au retour de Donald Trump au pouvoir, et on ne sait pas grand-chose du plan du président américain. Pour l’Ukraine, l’Europe risque de devoir s’investir davantage du côté de Kiev. Les Européens ne veulent pas être hors du jeu », décrypte Thibault Maillet, correspondant France Télévisions.
Une chose est sûre : l’implication au sol des deux plus grosses armées d’Europe serait un message fort envoyé à Moscou. Concrètement que peut-il se passer ? « Deux options sont sur la table : des instructeurs envoyés par les armées dans des bases à définir, ou bien, envoyer des sociétés privées constituées d’anciens militaires », souligne Patricia Allémonière. « Pour l’instant, le président français laisse l'ambiguïté. C’est un message envoyé à Donald Trump, si on a pris des options sur le terrain avant les rencontres et la gestion qui va se faire de la crise entre Donald Trump et Vladimir Poutine, on se réinsère dans cette question de l’avenir de l’Ukraine », souligne-t-elle.
Nos invités :
- Stéphanie Depierre, journaliste politique à LCP
- Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire
- Eddy Vautrin-Dumaine, directeur de clientèle au sein de Verian France, spécialiste de l'Opinion
- Nathalie Saint-Criq, éditorialiste politique France télévisions
Lundi 25 novembre se tient une rencontre cruciale entre Marine Le Pen et Michel Barnier alors que le Rassemblement national envisage de voter la censure avec à la clé la chute du gouvernement d'ici Noel. Comment expliquer cette menace de censure ? Pour Nathalie Saint-Criq plusieurs éléments expliquent cette situation : son électorat est désormais en faveur d'une censure, sa situation judiciaire incertaine et le fait que certains partis aient obtenus des concessions auprès du Premier ministre. La dirigeante du Rassemblement national est-elle réellement prête à faire tomber le gouvernement ? La menace d'inéligibilité réclamée par le ministère public dans l'affaire des assistants parlementaires est-elle à l'origine de ce durcissement ? Pour Arnaud Benedetti, aujourd'hui, les élus du parti de Marine Le Pen sont favorables à la censure, la surprise serait qu'ils ne la votent pas. Pour autant, c'est un « chaos financier » que la France risquerait de subir ce qui pourrait « handicaper cette stratégie de responsabilisation » amorcée par le RN. Eddy Vautrin-Dumaine, à l’origine d’une étude sur l’image du Rassemblement national publiée ce lundi 25 novembre 2024 revient sur ce durcissement observé ces dernières semaines au sein du parti. « Aujourd’hui le Rassemblement national peine finalement à incarner l’opposition franche et massive vis-à-vis du gouvernement », le dilemme du parti n’est plus tenable, il y a un besoin de clarification pour montrer que le RN s’installe dans l’opposition déclare-t-il.
Nos invités :
- Françoise Vimeux, climatologue directrice de recherche à l'IRD
- Laurent Romejko, présentateur de l'émission météo à la carte sur France 3
- Gael Musquet, météorologue spécialiste de l'anticipation des catastrophes naturelles
- Sandy Plas, journaliste indépendante spécialiste des enjeux liés à la montagne
Une partie de la France est toujours paralysée par la neige ce vendredi 22 novembre 2024, même si cette neige tombée à gros flocons est une source de ravissement pour beaucoup d'entre nous. Pour autant, une inquiétude demeure: la neige va-t-elle se faire de plus en plus rare dans nos contrées ? Faut-il s'étonner d'avoir de la neige un 21 novembre ? Gael Musquet rappelle qu'un tel épisode n'était pas arrivé depuis 2010, cet événement précoce, soulève comme problématique la difficulté de prévoir son intensité. Pour Françoise Vimeux, la situation météorologique est assez classique, la question c'est de savoir si le changement climatique c'est "la même météo qu'avant mais un peu plus chaude" ou "est ce qu'on va voir se dessiner de nouvelles situations météorologiques comme des descentes d'air polaire plus fréquentes". La neige est attendue en montagne chaque année, de quoi se réjouir car "ces premières neiges sont importantes pour la saison" et permettent de faire durer la neige plus longtemps, explique Sandy Plas. Elles permettent également de limiter le risque d'instabilité et d'avalanches ajoute Laurent Romejko. Dans le futur, ce qui se profile c’est l’apparition d’une montagne à deux vitesses et un phénomène de report des skieurs des domaines de moyenne montagne vers les grands domaines. Dans les territoires de moyenne altitude, le ski est déjà en train de disparaître, en effet sur les 50 dernières années "on a déjà perdu un mois d’enneigement" rappelle Françoise Vimeux.
Nos invités :
La mobilisation agricole se poursuit dans le sud ouest. Mercredi 20 novembre 2024, après des opérations escargot, les agriculteurs de la coordination rurale ont décidé d’investir une partie du port de Bordeaux. Même modus operandi que ces derniers jours : du fumier et des déchets déversés pour bloquer les entrées. Le choix de ce port est hautement stratégique. À Poitiers, c’est un entrepôt de Leclerc qui est bloqué par les manifestants au bonnet jaune. Le syndicat radical de la coordination rurale maintient toujours son objectif : provoquer le chaos et une pénurie alimentaire pour se faire entendre. Une situation provoquée par l’accord de libre échange négocié entre l’Union Européenne et le Mercosur, qui pénaliserait, selon ses opposants, les agriculteurs français dans la concurrence internationale.
Quels sont les liens entre le syndicat et le Rassemblement national ? Peut-on entendre leurs revendications s’ils sont des partisans d’un parti d’extrême-droite ? Comment Marine Le Pen entend-elle défendre la cause des agriculteurs, elle qui menace le gouvernement d’une censure avant Noël, mais qui s’est pour l’instant fait discrète dans l’hémicycle, sans opposition frontale avec les ministres ? La trêve entre le Rassemblement national et le gouvernement de Michel Barnier touche-t-elle à sa fin, alors que le Premier ministre semble plus fragile que jamais ? Les agriculteurs français peuvent-ils se battre contre une décision prise à l'échelle européenne ? Nos experts en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
Des maires au bord de la crise de nerf alors que leurs missions et leurs charges ne cessent d’augmenter… La coupe est pleine ! Le gouvernement leur impose cinq milliards d’euros d’économies. Pris à la gorge, les élus alertent sur les conséquences d’une telle coupe budgétaire. « L’État ampute le budget municipal de la ville de Tours de 7 milliards d’euros. On les prend où ? » peut-on lire dans une rue commerçante d’Indre-et-Loire. C’est le dilemme qu’a décidé de placarder la mairie sur ses murs pour alerter les contribuables sur cette impasse budgétaire qui menace les associations, privées de subventions, mais également la police municipale. Tours n’est pas la seule ville qui se mobilise pour sauver ses finances.
À Troyes (10) ou à Bordeaux (33), les maires ont également décidé de donner de la voix pour se hisser contre les coupes budgétaires à hauteur de 3% prévus par le gouvernement. Ces réductions, annoncées dans le cadre du plan de redressement des finances publiques, affectent directement les capacités des mairies à répondre aux besoins croissants de leurs administrés. Les maires, en première ligne face aux enjeux sociaux, économiques et climatiques, dénoncent une diminution de leurs marges de manœuvre financières. Ces coupes touchent des domaines essentiels tels que la rénovation des infrastructures, les services publics de proximité et les investissements pour la transition écologique. « On nous demande de faire plus avec moins, mais ce n’est plus tenable. Nos communes risquent l’asphyxie » déclare un maire d’une petite commune rurale lors d’un récent rassemblement à Paris. Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de réduire le déficit public et de respecter les engagements européens. Le Premier ministre Michel Barnier a néanmoins promis d’ouvrir un dialogue avec les élus locaux pour examiner les moyens de compenser ces réductions, notamment par une meilleure redistribution des recettes fiscales. Les maires espèrent que les Assises des territoires prévues prochainement permettront d’aboutir à des solutions concrètes. La crise qui s’installe entre le gouvernement et les collectivités territoriales illustre une fracture croissante entre l’État central et les territoires, dans un contexte de défiance générale envers les institutions.
Malgré une coupe drastique dans les caisses des municipalités, les maires promettent de ne pas augmenter les impôts pour compenser ces économies. Ils espèrent surtout que le gouvernement allégera la facture d’ici la fin de l’année. Réunis à Versailles pour le congrès des Maires, certains élus arborent une écharpe noire en signe de protestation. Alors, comment contenir la grogne des élus au bord de l’asphyxie ? Le débat est ouvert avec nos invités.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
Retrouvez L'info s'éclaire en replay sur france.tv

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