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Nos invités :
Le Hamas a-t-il perdu le contrôle à Gaza ? C’est du moins ce qu’affirme Israël, et ce alors que les combats continuent de faire rage notamment autour de l’hôpital Al Shifa que Joe Biden appelle à protéger. En effet, le président américain demande à Tsahal de mener « des actions moins intrusives » aux abords de cet établissement. L’armée israélienne assure que les hommes du Hamas se dissimulent dans les sous-sols de l’hôpital. Un scénario catastrophe qui prédit une issue tragique alors que le conflit ne cesse de s’intensifier depuis l’attaque terroriste du 7 octobre 2023. Le complexe hospitalier d’Al Shifa se retrouve donc au cœur des combats. Depuis vendredi, des milliers de Palestiniens qui y avaient trouvé refuge et sont aujourd'hui cernés par l’armée israélienne.
Quelques images effroyables font état de la cette situation innommable au Proche-Orient où l’on peut voir des corps sans vie entassés sous des couvertures dans la cour de l’hôpital alors que la morgue est débordée et croule sous les cadavres. Les médecins qui ont accepté de rester sur place décrivent des conditions catastrophiques pour les 645 blessés, condamnés à devoir survivre sans eau ni électricité. « La situation est très grave, c’est inhumain. Des gens vont mourir dans quelques heures, faute de respirateurs artificiels qui fonctionnent » confie un chirurgien cité par Médecins sans frontières. Selon le personnel hospitalier déployé sur place, une trentaine de patients seraient déjà morts faute de soins et ont transmis une terrible photo de bébés nés prématurés en danger de mort car privés de couveuses. L’hôpital est un enjeu majeur pour l’armée israélienne qui affirme que les sous-sols abritent les généraux du Hamas. Elle précise même leur localisation : à côté de la morgue, du service de dialyse ou de la maternité entre autres. « Notre but est de démanteler toutes les infrastructures militaires du Hamas » explique l’un des soldats de guerre. Ce lundi 13 novembre, le Figaro décrivait avec beaucoup de précision la situation dans laquelle se trouve cet hôpital, « la cible de tirs directs ». Pour l’heure, « impossible de ramasser les cadavres qui pourrissent dans la cour » écrit ce média qui ajoute que « sans électricité, sans eau, sans soins, les plaies s’infectent et grouillent de vers ». Le point sur les conditions stupéfiantes de l’hôpital Al Shifa par temps de guerre avec nos invités.
Nos invités :
180 000 Français ont répondu présents à l’appel d’Olivier Faure et ont marché dans les rues des grandes villes de France contre l’antisémitisme. Malgré de vives polémiques, l’initiative citoyenne instiguée par le chef du Parti Socialiste a rencontré un franc succès. Mais une question continue de diviser la classe politique concernant la participation d’un certain groupe d’extrême-droite. En effet, le Rassemblement National a défilé, ce qui n’a pas manqué de provoquer des réactions à gauche de l’échiquier politique. Certaines personnalités à l’instar de Jean-Luc Mélenchon ou Sandrine Rousseau dénoncent une manœuvre stratégique du RN pour blanchir leur rang. Le chef de file de La France Insoumise au même titre qu’Emmanuel Macron se sont abstenus et ont décliné sans ménagement l’invitation d’Olivier Faure. À l’inverse, certains membres de la majorité comme la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, ont félicité la forte mobilisation qui a donné « une belle image de la France », à l’heure ou les invectives et les actes antisémites nous rappellent les pires heures de l’Histoire. Unis derrière la banderole « Pour la République, contre l’antisémitisme », les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale ont mené cette grande marche en tête de cortège. À leurs côtés, des membres du gouvernement tels que la Première ministre, Élisabeth Borne, dont le père de confession juive a été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale. En première ligne, les divergences politiques sont mises de côté. Les anciens chefs d’État que sont Nicolas Sarkozy et François Hollande ont donné l'exemple.
Plus loin dans le cortège, la présence du RN a profondément choqué et a chauffé les esprits. Marine Le Pen a d’ailleurs été violemment prise à partie par des membres du collectif Golem, composé de jeunes juifs de gauche. Ils lui reprochent entre autres les propos antisémites de son parti et l’héritage de Jean-Marie Le Pen, condamné par la justice pour avoir tenu des propos négationnistes. « Nous sommes exactement là où nous devons être » affirme la présidente du RN à l’Assemblée nationale. Cette dernière appelle à l’unité et demande une trêve pour lutter ensemble contre l’antisémitisme qui a visiblement augmenté depuis le conflit au Proche-Orient. Le PS, les Verts et le Parti Communiste ont décidé de participer à la manifestation, derrière un cordon républicain, loin du Rassemblement National. Les membres de La France Insoumise ont suivi les consignes de leur mentor et n’ont pas donné suite. Ils ont néanmoins rendu un hommage devant le monument de la rafle du Vélodrome d’Hiver ce lundi 13 novembre 2023. Un rendez-vous perturbé par des manifestants. Emmanuel Macron a-t-il commis une erreur stratégique en ne se rendant pas au point de ralliement ? Bilan d’une manifestation XXL au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité avec nos invités .
Nos invités :
Les habitants du Pas-de-Calais sont anéantis après des inondations à répétition. Voilà plusieurs jours qu’ils tentent de vaincre une eau qui s’infiltre partout. À leurs côtés, des agents municipaux, des élus et des voisins sont présents. Mais malgré la solidarité, un sentiment d’impuissance s’élève face à la montée des eaux. Comment ce phénomène peut-il avoir lieu ? Une tempête entraîne une humidité et se « recharge » à mesure qu’elle s’approche des océans et côtoie un climat très humide, explique Françoise Vimeux. Depuis une vingtaine d’années, l’eau a énormément progressé dans certaines régions. Ces inondations, rappelle Stéphanie Duraffoud, sont aussi un drame dans la mesure où elles touchent à « l’intime des personnes touchées. » Mobilier, photos, objets personnels… Rien n’est épargné, et à cela s’ajoute le stress des démarches à enclencher auprès des assureurs. L’état de catastrophe naturelle devrait être déclaré sur les zones touchées, et, à titre de maigres réjouissances, les habitants concernés pourront au moins bénéficier d’un régime qui permettra, entres autres, d’accélérer les indemnisations. Maintenant, reste à estimer le montant des dommages. Sauf que les Français n’ont pas la « culture du risque », complète Françoise Vimeux, et la plupart n’avait pas imaginé qu’ils pouvaient subir ce genre de sinistres. « La culture du risque, en fonction du territoire dans lequel on vit, est quelque chose qu’il va falloir apprendre, et sur lequel il faudra se renseigner », et ce en vérifiant notamment si les cours d’eau à côté desquels se situent les habitations ne comportent pas un danger, prévient la climatologue. Un point positif ? Les nappes phréatiques sont tout doucement en train de se remplir de façon utile et efficace, elles qui étaient à plus de 70% à des niveaux bas, voire très bas.
Nos invités :
Et si la situation se débloquait à Gaza ? Paris accueille aujourd’hui une conférence humanitaire internationale pour venir en aide aux quelque 2 millions de Palestiniens enfermés dans l'enclave. Cette conférence inédite dans son contenu et son format abordera notamment la question de la « pause humanitaire » réclamée par le monde entier. Une pression internationale va-t-elle s’exercer à Paris pour tenter d’infléchir la position d’Israël ? Anthony Bellanger juge que cet événement suscite une attention excessive. L’éditorialiste s’interroge : avait-t-on besoin de 40 députés, ministres, délégués, pour rassembler la somme d’un peu plus de 1 milliard estimée par l’ONU ? La France, qui « aurait les moyens », ne pourrait-elle pas se démarquer par un geste ?
La « politique arabe » de la France se serait-elle évaporée ces dernières années ? Meriam Amellal évoque la volonté du pays de revenir sur la scène arabe mais émet des réserves quant à la crédibilité de la communauté internationale et de l’Occident. Preuve en est : la journaliste a pu s’entretenir avec quelques Gazaouis, et là-bas, personne n’a entendu parler de la conférence qui se tient actuellement à Paris. Ce qui est frappant est que parler d’aide humanitaire est presque une insulte pour les personnes présentes sur place, qui souhaitent que l’Europe parle, plutôt, d’arrêt des bombardements. La journaliste a entendu une phrase qui l’a marquée. « On veut nous nourrir pour mourir », lui aurait dit un Gazaoui.
Aujourd’hui, Gaza dépend entièrement de l’aide humanitaire, où, précise Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, on commence non seulement à avoir faim, mais aussi à manquer des soins médicaux fondamentaux. Le désastre est non seulement « omniprésent », mais aussi « multifacettes », et englobe tous les aspects de la vie quotidienne.
Un mois jour pour jour après l’attaque terroriste du Hamas, l’armée Israélienne continue d’avancer pas-à-pas dans le Nord de Gaza. L’objectif ? Éliminer les combattants du Hamas. Selon Yves Bourdillon, une stratégie dite de cisaille est actuellement employée. Elle consiste à encercler progressivement et à coups d’incursions la zone, afin de disperser les troupes du Hamas. Pour les tunnels (il en existe actuellement 500 km sous Gaza), il suffit de les neutraliser ou d’y mettre des explosifs, ce qu’ils « font assez méthodiquement », toutefois avec une grande difficulté, puisque le tout se trouve en zone urbaine, ce qui oblige à prendre le risque de tuer un grand nombre de civils.
Dans cette guerre asymétrique, des lance-roquettes ont été découverts cachés dans des camps scouts, à Gaza. Israël assume aujourd’hui le risque d’aller chercher les combattants là où ils sont, mais la vraie question, juge Agnès Levallois, est aujourd’hui celle de la proportionnalité de la riposte. Cette question, posée dans tous les cas de guerre, se présente ici de plus en plus à la vue du nombre de morts, plus de 10 000 maintenant dans la bande de Gaza. Sur le plan purement technique, Israël peut-elle éradiquer toutes les installations du Hamas ? Pascal Boniface avance en tout cas qu’une destruction des infrastructures est prévue, « à un coût qui va renforcer le Hamas par la suite. » Le prix à payer ? D’autant plus de haine.
Nos invités :
C’est le jour J pour la position de projet de loi sur l’immigration qui sera soumis au Sénat. La droite votera-t-elle la loi immigration pondue par le gouvernement ? Nombre de Républicains dénoncent l’article 3 qui permet de régulariser la situation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension. C’est autour de lui que se joue ce projet de loi épineux. Celui-ci instaure un titre de séjour pour les étrangers exerçant un métier en pénurie de salariés. Pour le camp LR, pas question de voter le texte si cette mesure y figure. Pour Éric Ciotti, président du groupe et député des Alpes-Maritimes, c’est tout simplement un « appel d’air à l’immigration illégale ». Au sein de la majorité, l’aile gauche maintient la pression sur Gérald Darmanin et se dit confiante. Quel texte sortira du Sénat le 14 novembre prochain ? Avec ou sans l’article 3 qui cristallise la classe politique, un casse-tête pour le gouvernement qui devrait encore affronter un passage à l’Assemblée nationale. Selon un sondage mené par Odoxa, 78% sont favorables à la loi immigration. Un score assez unanime qui illustre le regard que portent les Français sur ce sujet sensible.
Autre sujet de discorde qui divise les familles politiques ? La guerre que mène Israël dans la bande de Gaza depuis quelques semaines. Pour endiguer la montée de l’antisémitisme qui découle du conflit au Proche-Orient, Olivier Faure, président du Parti Socialiste a invité tous les partis politiques à participer à une grande manifestation. Et les propos de Jean-Luc Mélenchon qui s’inscrit en faux n’ont pas tardé à faire monter les tensions au sein de la gauche, y compris au sein même de son parti. Depuis quelques jours, le chef de fil des Insoumis est la bête noire d’une partie de cet échiquier politique. Mais pour ses fidèles lieutenants, hors de question de polémiquer sur leur leader, à l’instar de Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, qui a renouvelé ses vœux envers son mentor. Avec ses prises de position clivantes y compris dans son propre camp, le fondateur de LFI jusqu’ici incontesté, semble être devenu un facteur de division jusqu’au risque de l’implosion. Raquel Garrido n’est pas la seule à avoir pris ses distances avec la direction du parti. D’autres comme Clémentine Autain et François Ruffin commencent eux aussi à imaginer tout bas, un avenir sans Mélenchon… Retour sur ces sujets qui fracturent les politiques avec nos invités.
Invités:
La rentrée s’annonce périlleuse pour le gouvernement. Le projet de loi immigration arrive ce lundi au Sénat. Alors que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, souhaiterait changer l'Aide médicale d’Etat (AME) en Aide médicale d’urgence (AMU), 3000 soignants ont signé une tribune publiée dans Le Monde exhortant le gouvernement à maintenir l'Aide médicale d’État. « L’idée est de réduire le panier de soins considéré comme l’un des plus généreux d’Europe, pour retrouver ce que l’on peut voir dans les autres pays de l’Union européenne », explique Rachel Binhas. Le débat politique est engagé. « L’AME relève des droits de l’Homme. Au-delà du principe même de l’AME c’est quelque chose de plus profond qui est sous tendu et qui peut être un élément de rupture dans la majorité. L’objectif d’Elisabeth Borne est de tenir cette majorité », explique Benjamin Morel. Gérald Darmanin parviendra-t-il à trouver une majorité pour adopter le texte ? À droite, beaucoup s’opposent notamment à l’article 3, permettant la régularisation des personnes évoluant dans les métiers en tension. « Aujourd’hui, obtenir un vote au Sénat sur ce texte paraît une gageure », ajoute Benjamin Morel. Le gouvernement renoncera-t-il ? Le ministre de l’Intérieur se dit ouvert au compromis. « Le sujet est d’abord symbolique avant d’être technique et juridique », précise Nicolas Prissette.
Nos invités :
Elle suscite clairement l’inquiétude… On parle bien de la tempête qui s’approche du nord-ouest de la France. Une vaste dépression baptisée Ciaran par les services Météo ce week-end. Trois départements ont été placés en vigilance rouge ce mercredi 1er novembre. Cette perturbation atmosphérique qui s’annonce particulièrement violente préoccupe sérieusement les experts et à même influencé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a repoussé son déplacement à Mayotte pour coordonner les services de l’État et notamment la sécurité civile. À quoi s’attendre ? Prévu depuis quelques jours, le phénomène se forme très distinctement malgré de petites imprécisions satellites. Il devrait être accompagné de vents atteignant 150 km/h en rafale et des vagues de 8 à 10 mètres sur les côtes bretonnes et normandes. Des prévisions qui rappellent les dégâts provoqués par la tempête Alex en 2020. À partir de mercredi soir, Ciaran va frapper le nord-ouest de la France avec une menace de forts coups de vents voire de violentes tempêtes dues au Jet Stream, un courant de dépression avec des vents d’altitude allant jusqu’à 350 km/h. C’est la la répercussion de deux masses d’air, un air chaud venant des tropiques et un air froid arrivant du pôle. Les incertitudes demeurent encore sur son intensité et sa trajectoire exacte. En effet, on ne peut pas totalement exclure qu’elle se dévie un peu plus sur le nord épargnant ainsi le bassin parisien. Les prévisionnistes alertent sur le risque de chutes d’arbres comme lors de la tempête de 1999. Comment expliquer ce phénomène hors-norme ? La réponse avec nos invités.
Invités :
Lundi 30 octobre 2023, pour la première fois, les chars Israéliens seraient arrivés au nord de la ville de Gaza. Ils progressent dans un lieu non précisé. Le but ? Combattre et harceler les miliciens au cœur de la ville et isoler le nord, pour couper le ravitaillement des armes. Cette tactique va-t-elle fonctionner ? L’offensive de l’Israël donne à Bertrand Badie l’impression d’un « certain flou ». Passe-t-on à une évolution de la conjecture, ou existe-t-il un décalage par rapport à l’idée initiale ? Maryse Burgot considère en tout cas que si Israël est passé dans une phase de « petite » incursion, ces opérations demeurent parcellaires et ciblées, car pensées pour préserver la vie des Israéliens. « C’est impossible d’éradiquer le Hamas, et pourtant, le gouvernement Israélien s’enfonce dans ce piège », rebondit Anthony Mariotti, citant l’exemple de Benjamin Netanyahu, qui a affirmé lundi 30 octobre qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu tant que les otages ne seraient pas libérés. Or, exemples d’autre pays à l’appui, on connaît la difficulté de libérer des otages.
Après avoir été sur place pendant plus de trois semaines, la grande reporter à France Télévisions se dit marquée par « notre basculement à nous », et par la barbarie des images qui ont été montrées à elle et aux autres journalistes présents sur place. « C’est insoutenable, c’est la sidération ». L’autre difficulté qui se présente est de donner à voir ce qui se passe à Gaza avec objectivité, sachant que les journalistes ne peuvent pas entrer dans la zone. Quelle place occupent les États-Unis dans ce conflit ? Ils sont en tout cas « le grand perdant » en matière d’intervention extérieure, juge Bertrand Badie. Et après ? Il n’y a pas de réflexion sur l’avenir, « c’est comme si on avançait aveuglement, avec la soif de revanche, et c’est peut-être ça le plus inquiétant », alerte Maryse Burgot.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
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