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Or


Pour sa dernière chronique de la saison, José Lillo dévoile les coulisses de Midi Bascule et salue l'humanité pour sa victoire en équipe dans la discipline du réchauffement climatique.
Pour cette émission sur la collaboration, Olivier dresse le portrait - ou plutôt, il dresse le « meme » - de ses coéquipiers radiophoniques.
Travailler en groupe, chanter en coeur, créer en collectif, cela demande une énergie très différente de celle du travail en solitaire. Il s’agit de se mettre au service du projet, tout en préservant son individualité. Si certains arts comme le théâtre ont l’habitude du collectif, d’autres sont plus souvent solitaires, comme les arts plastiques. Et pourtant, quand le projet ou la contrainte propose des collaborations, cela donne des résultats surprenants.
Travailler ensemble autour d’une idée pour découvrir, modeler et améliorer, c’est aussi le travail que nous faisons depuis un an pour vous proposer cette émission Midi Bascule. Avec des chamboulements, des découvertes, de l’affinage semaine après semaine, avec des discussions parfois animées, des éclats de rire ou des sueurs froides. Pour fêter ensemble la fin de cette première saison de travail collectif, on joue aux chaises musicales. Au fil de l'émission, différents membres de l'équipe se relaient au micro pour se présenter, expliquer comment ils et elles sont arrivé·e·s là, et décrire leur fonction au sein du groupe. À la fin de cette émission, les coulisses de Midi Bascule n’auront plus de secret pour vous !
Pour parler avec nous de la thématique du travail collectif, nous recevons en studio Laurent Gisler, fin connaisseur de la dynamique de groupe puisqu'il chante dans plusieurs choeurs différents. Par téléphone, nous discuterons également avec la musicienne Aïda Diop pour avoir son avis sur la question. Parmi toutes les personnes dont vous ferez la connaissance aujourd'hui, vous retrouverez évidement les voix familières de José Lillo et d'Olivier Mottaz pour leur dernière chronique de la saison.
Antoine Burret fait partie de l’équipe fondatrice de Third Place Making. Toute récente, la fondation s’engage à renforcer le rôle des tiers-lieux dans le monde; ces espaces incarnant la volonté d’une communauté de créer un monde meilleur.
Charles Menger nous emmène à Porteous, une ancienne station d’épuration inutilisée depuis 20 ans et occupée pour réhabiliter ce lieu en espace culturel et empêcher un énième projet carcéral.
Impossible de parler des lieux culturels alternatifs sans mentionner les squats. Marie-Eve a interrogé Arnaud Bosch, historien et présentateur des Mercredis de l'Histoire. Il revient pour nous sur les origines du mouvement squat à Genève, en quelques messages vocaux.
Friches culturelles et culture de la friche, Candice en experte du déchiffrage et de la perméabilisation des sols s’est penchée sur la question.
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Il y a dix ans, Muriel Sanchez Solorzano a rendu son mémoire en géographie, un mémoire intitulé : Pérenniser les lieux culturels alternatifs, le cas de la ville de Genève. Elle y aborde la nécessité pour les artistes et la culture alternative d’avoir des lieux pour s’exprimer, mais interroge également la volonté de les rendre pérennes. Rencontre.
Et vous ? Vous êtes plutôt bureaux vides ou espaces culturels ? Le tour de la question en 4 minutes dans cette nouvelle chronique de José Lillo.
Il y a trente ans, qui voulait trouver un lieu « alternatif » devait prendre sur lui d’occuper les friches; ces sites industriels désaffectés qui ont proliféré dans les années 70-80. Ces espaces étaient investis – dans les marges de la légalité – par de nombreux artistes, habités par une envie de vivre et créer autrement. Leur but: transformer ces endroits en lieux de culture non-institutionnelle, et créer un projet collectif, mené de façon collaborative et proche du public. Depuis quelques années, l’État reprend en main ces zones qu’il appelle « intermédiaires » et les pérennise. Mais les inscrire dans la durée n’irait-il pas à l’encontre même de leur essence?
Aujourd’hui, les règles ont changé. Les squats ont fermés et les faiseurs de culture alternative répondent à des appel d’offres. Les tiers lieux ont-ils pour autant dit leur dernier mot ? Finalement, pour ouvrir un artist-run space, il faut une surface, peu importe sa nature.
Nous en parlons avec Muriel Sanchez Solorzano qui s’est penchée sur la question de la pérennisation des lieux culturels alternatifs, ainsi que Antoine Burret, consultant chez Third Place Making, pour parler des tiers-lieux. Le tout ponctué d'interventions de l’historien Arnaud Bosch à propos des squats genevois. Côté reportage, Charles Menger nous emmène à Porteous, cette ancienne station d’épuration inutilisée depuis 20 ans et occupée pour réhabiliter ce lieu en espace culturel et éviter un énième projet carcéral. Et sur le banc des chroniqueureuses, on retrouve cette semaine Candice Savoyat et José Lillo.
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En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?
Le rêve se concrétise en 2021. Son ambition? Proposer un espace de réunion et d’échange, à l’heure où la pandémie fait encore planer la menace d’un retour à la distanciation sociale. Être le sismophone des changements à venir, à la fois détecteur, porte-voix et acteur. Et surtout, sans jargon, dans un esprit curieux et convivial, réfléchir à l’impact des crises à répétition sur les interprètes, les techniciens, les créateurs – sur toutes ces bonnes volontés coalisées sans lesquelles l’art n’existerait pas.
Tandis que les fronts se durcissent, que les réseaux sociaux nous libèrent autant qu’ils nous enferment dans des bulles cognitives, que la défiance lamine les autorités politiques et scientifiques, que chacun ou presque s’intronise seul maître à bord et que d’aucuns, toute honte bue, n’ont à la bouche que le credo «Tout pour ma gueule, et merde aux autres», il est plus que jamais urgent de s’entendre. Écouter, échanger, inventer, débattre, rire et rêver: n’est-ce pas ce qui, sur l’aile du son, fait la beauté irremplaçable de la radio?
Midi Bascule, c'est tout cela. Un ensemble choral de reportages, d’interviews, de chroniques, de consignes créatives et de respirations musicales. Sans prétention mais avec cœur – et avec un auditoire que nous espérons considérable!
De septembre 2023 à juin 2024, Midi Bascule est produite en collaboration avec le Service de la culture de Meyrin.