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Or


Découverts dans les années 1990 par l’équipe de Giacomo Rizzolatti à Parme, les neurones miroirs s’activent quand on réalise une action, mais aussi quand on voit quelqu’un d’autre la faire. Quand nous entendons ou voyons une personne rire, ces neurones déclenchent dans notre cerveau des circuits moteurs similaires à ceux qui commandent le rire. Cela explique le réflexe d’imitation quasi automatique.
Le rire engage plusieurs zones cérébrales :
le cortex prémoteur et moteur (contrôle des muscles du visage et de la respiration),
le système limbique (amygdale, hypothalamus), impliqué dans la régulation des émotions,
et le cortex auditif qui reconnaît les sons du rire et prépare une réponse.
Des études en IRM fonctionnelle ont montré que l’écoute d’un rire active ces régions comme si la personne était prête à rire à son tour.
Sur le plan neurophysiologique, le rire est une réaction émotionnelle vocale. L’audition d’un rire stimule le gyrus temporal supérieur, spécialisé dans la perception des expressions vocales, et connecte ensuite les zones émotionnelles profondes. Cela provoque une « contagion émotionnelle », comparable à ce qui se passe avec un bâillement.
Des chercheurs de l’University College London ont diffusé des enregistrements de rires à des volontaires tout en observant leur activité cérébrale par IRM. Résultat : l’écoute du rire active les circuits moteurs faciaux, comme si les participants s’apprêtaient à sourire. C’est la démonstration directe du mécanisme de contagion.
D’un point de vue scientifique, cette contagion aurait un rôle adaptatif : renforcer la synchronisation sociale. Mais au niveau strictement biologique, elle s’explique par l’architecture neuronale qui relie perception (entendre un rire) et action (rire soi-même), rendant la propagation du rire quasiment automatique.
En résumé, le rire est contagieux avant tout parce que notre cerveau possède des circuits miroirs et émotionnels qui lient la perception d’un rire à l’activation des zones motrices du rire. C’est un phénomène neurobiologique mesurable, qui illustre la puissance du mimétisme inscrit dans notre système nerveux.
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Mes chers camarades, bien le bonjour !
Vous vous êtes déjà demandé quelle odeur avaient les momies ? Non ? Je comprends en vrai, c'est un peu une question à se poser en plein milieu d'une douche avec le regard vide, mais maintenant qu'on en parle vous devez vous le demander, et ça tombe super bien : j'ai une réponse pour vous ! C'est beau non ?
Bonne écoute !
🎧 Mixage : Pierre Champion
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DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS
STEPHEN KING CENSURÉ : Le Figaro, BFMTV
TAYLOR SWIFT RECORD : 20 Minutes, franceinfo
CONCERT ROBBIE WILLIAMS EN TURQUIE : Le Point, 20 Minutes
GAGNANTE THE VOICE KIDS : TF1 Info, Le Parisien
AVATAR : Les Inrocks,
FORTNITE “KPOP DEMON HUNTERS” : Numerama, HypeBeast
Écriture : Eden Ayach
Incarnation : Blanche Vathonne
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Quand on pense à la France, trois images surgissent souvent : la baguette, le vin… et le croissant. Pourtant, l’histoire de ce dernier réserve une belle surprise : le croissant n’est pas né en France, mais en Autriche.
L’histoire remonte à 1683, à Vienne, capitale des Habsbourg. Cette année-là, la ville est assiégée par l’armée ottomane. Les combats font rage et les habitants craignent l’invasion. Une légende raconte que ce sont les boulangers, levés aux aurores pour pétrir la pâte, qui entendirent des bruits suspects sous les remparts. Les Ottomans creusaient des tunnels pour pénétrer dans la cité. Prévenus à temps, les défenseurs purent contrecarrer l’attaque et repousser l’ennemi.
La victoire fut éclatante. Pour la célébrer, les boulangers eurent une idée ingénieuse : façonner une pâtisserie en forme de croissant de lune, emblème du drapeau ottoman. Mordre dans cette pâte dorée revenait ainsi, symboliquement, à croquer l’ennemi. C’est la naissance du kipferl, ancêtre du croissant.
Ce kipferl viennois n’était pas feuilleté comme celui que nous connaissons aujourd’hui. Il s’agissait plutôt d’une pâte briochée, dense, parfois enrichie d’amandes ou de noisettes. On en trouve d’ailleurs des variantes dans toute l’Europe centrale, où il est consommé depuis le Moyen Âge.
Alors, comment cette viennoiserie est-elle devenue française ? La réponse se trouve au XIXᵉ siècle. En 1839, un officier autrichien à la retraite, August Zang, ouvre une boulangerie viennoise à Paris, rue de Richelieu. Ses kipferl séduisent rapidement la clientèle parisienne, avide de nouveautés. Les artisans français adoptent l’idée, mais la transforment : au lieu d’une pâte briochée, ils utilisent la pâte feuilletée levée, déjà employée pour les vol-au-vent ou les chaussons. Le croissant tel que nous le connaissons aujourd’hui, léger, croustillant, beurré, est donc une invention française… à partir d’un concept autrichien.
Cette hybridation explique le paradoxe : le croissant est à la fois étranger et profondément français. Étranger par ses origines historiques, français par son perfectionnement culinaire et sa diffusion. C’est d’ailleurs seulement au XXᵉ siècle que le croissant devient un incontournable du petit-déjeuner hexagonal, accompagné d’un café noir ou d’un bol de chocolat chaud.
Ainsi, derrière cette viennoiserie dorée se cache une histoire de guerre, de symboles et de métissage culturel. Le croissant n’est pas né en France, mais la France en a fait un emblème universel. Une preuve que, parfois, l’identité culinaire se construit dans la rencontre des traditions plutôt que dans la pureté des origines.
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DÉMISSION LECORNU : 20 Minutes, Franceinfo, La République des Pyrénées
NÉGOCIATIONS ISRAËL-HAMAS : Le Monde, RFI
RUSSIE DRONES : SudOuest, LaDépêche
INONDATIONS NÉPAL : LeMonde, LaVoixDuNord
ÉLECTIONS SYRIE : RFI, LeFigaro
TRUMP GARDE NATIONALE : LeMonde, LesÉchos
PROCÈS MAZAN : Médiapart, FranceInfo
GPEXPLORER : Eurosport, L’Équipe
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Les annonces s’enchaînent à un rythme effréné chez OpenAI. Après un partenariat géant à 300 milliards de dollars avec Oracle il y a deux semaines, le créateur de ChatGPT récidive. Cette fois, c’est avec NVIDIA, le leader incontesté des processeurs graphiques, qu’il scelle une alliance d’une ampleur colossale. Le communiqué commun des deux entreprises a de quoi donner le vertige. OpenAI va construire et déployer au moins 10 gigawatts de data centers équipés des systèmes NVIDIA — soit plusieurs millions de GPU destinés à nourrir la prochaine génération d’intelligence artificielle. Pour donner un ordre d’idée, cette puissance équivaut à celle d’une dizaine de réacteurs nucléaires. L’investissement global pourrait atteindre 100 milliards de dollars, selon les premières estimations.
La première phase de ce partenariat débutera en 2026, sur la plateforme Vera Rubin, un écosystème d’infrastructures de calcul de nouvelle génération. Les contours financiers précis restent flous : s’agit-il d’un investissement direct de NVIDIA dans OpenAI, ou de la valeur cumulée des infrastructures construites ? Quoi qu’il en soit, Sam Altman, le patron d’OpenAI, affiche une ambition sans détour :
« Tout commence par le calcul. L’infrastructure sera le socle de l’économie du futur, et ce que nous construisons avec NVIDIA ouvrira la voie à de nouvelles avancées en matière d’IA. »
Ce partenariat s’inscrit dans une course mondiale à la puissance de calcul. OpenAI, NVIDIA, Microsoft, Oracle et SoftBank sont déjà impliqués dans le projet Stargate, une méga-initiative de 500 milliards de dollars visant à ériger un réseau d’infrastructures IA sur le sol américain. Derrière cette frénésie d’investissements, un enjeu : détenir les clés de la superintelligence, cette IA autonome et ultra-performante que tous les acteurs veulent maîtriser avant les autres. Mais la démesure de ces projets alimente aussi des inquiétudes. Car pour OpenAI, malgré ses 700 millions d’utilisateurs, les dépenses explosent bien plus vite que les revenus. De quoi faire craindre l’émergence d’une bulle de l’intelligence artificielle — pour l’instant, toujours gonflée par l’enthousiasme des investisseurs.
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On confond souvent avidité et cupidité, comme si ces deux termes désignaient la même soif insatiable. Pourtant, ils recouvrent des nuances importantes, tant sur le plan psychologique que moral.
L’avidité est d’abord un élan intérieur, une pulsion tournée vers la possession ou la consommation. C’est un désir intense, presque animal, d’obtenir toujours plus : plus de nourriture, plus de pouvoir, plus de plaisir. L’avidité se manifeste dans une recherche sans fin, où ce que l’on obtient n’apaise jamais durablement le besoin. Elle peut être matérielle, mais aussi symbolique : une avidité de reconnaissance, d’expériences, d’influence. Le philosophe Spinoza la décrivait déjà comme une passion qui naît du manque et qui s’auto-entretient.
La cupidité, elle, est plus précise et plus ciblée. C’est l’amour excessif de l’argent et des richesses matérielles. Être cupide, c’est vouloir accumuler sans relâche de l’or, des biens, des profits, parfois au mépris de l’éthique ou de la justice. Là où l’avidité est une faim généralisée, la cupidité est une obsession particulière pour l’avoir monétaire. Dans l’imaginaire collectif, on pense à l’usurier, au banquier véreux, ou au personnage de l’oncle Picsou, dont la fortune s’accumule dans un coffre géant qu’il ne cesse de remplir.
Ces deux notions diffèrent aussi dans leur rapport au monde. L’avidité peut toucher n’importe qui, dans n’importe quel domaine. Un scientifique peut être avide de savoir, un sportif avide de victoires. Cette avidité n’est pas toujours négative : elle peut stimuler la créativité, l’innovation, le dépassement de soi. Mais poussée à l’excès, elle devient destructrice, car elle ne laisse jamais de place à la satisfaction ni à la sérénité. La cupidité, au contraire, porte en elle une connotation presque toujours péjorative. Elle enferme l’individu dans la quête de profit matériel, souvent au détriment d’autrui.
On pourrait dire que la cupidité est une forme spécialisée d’avidité : elle en est une branche, centrée sur l’argent. Mais elle a pris dans l’histoire une telle importance morale qu’elle est devenue l’un des sept péchés capitaux du christianisme. L’avidité, elle, ne figure pas dans cette liste, car elle peut encore se décliner sous des formes neutres ou positives.
En résumé, l’avidité est une soif sans limite, la cupidité une soif d’argent. L’une peut être moteur ou poison selon le contexte, l’autre est presque toujours perçue comme un vice. Comprendre cette différence, c’est mieux saisir comment nos désirs façonnent nos comportements et parfois nos excès.
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Quand on évoque les grandes civilisations précolombiennes, deux noms surgissent immédiatement : les Mayas et les Incas. Pourtant, si elles ont toutes deux marqué l’histoire de l’Amérique, elles sont très différentes dans leur localisation, leur organisation et leurs héritages.
Les Mayas apparaissent bien avant les Incas. Leur civilisation se développe dès 2000 avant notre ère, dans les forêts tropicales du Yucatán, au sud du Mexique, ainsi qu’au Guatemala, au Belize et au Honduras actuels. Les Incas, eux, émergent beaucoup plus tard, au XIIIᵉ siècle, dans la cordillère des Andes, principalement au Pérou. Cette différence chronologique explique déjà un contraste : quand l’empire inca atteint son apogée au XVe siècle, les grandes cités mayas étaient déjà abandonnées depuis longtemps.
Sur le plan politique, le contraste est frappant. Les Mayas n’avaient pas un empire unifié mais une mosaïque de cités-États indépendantes, comme Tikal, Palenque ou Copán, qui rivalisaient entre elles par des guerres et des alliances. Les Incas, au contraire, fondèrent un empire centralisé : le Tawantinsuyu. Depuis Cuzco, l’empereur, appelé le Sapa Inca, exerçait un pouvoir absolu sur des millions de sujets et un territoire immense s’étendant de la Colombie jusqu’au Chili.
Sur le plan culturel, les Mayas brillèrent surtout par leur écriture et leurs connaissances scientifiques. Ils développèrent un système d’écriture hiéroglyphique complexe, unique en Amérique, qui permettait de noter aussi bien des événements politiques que des récits mythologiques. Ils élaborèrent également un calendrier extrêmement précis, basé sur l’astronomie, et laissèrent des monuments impressionnants comme les pyramides de Chichén Itzá. Les Incas, eux, ne connaissaient pas l’écriture. Pour conserver la mémoire des tributs ou des recensements, ils utilisaient les quipus, des cordelettes nouées dont les combinaisons servaient de code numérique. Leur génie s’exprima surtout dans l’ingénierie : routes pavées traversant les Andes, ponts suspendus, systèmes d’irrigation et villes perchées comme Machu Picchu.
Enfin, leurs religions différaient. Les Mayas pratiquaient des rituels sanglants pour apaiser leurs dieux, y compris des sacrifices humains. Les Incas, eux, adoraient surtout Inti, le dieu Soleil, et considéraient l’empereur comme son descendant direct. Leurs sacrifices humains existaient, mais étaient plus rares et souvent réservés à des moments exceptionnels.
En somme, les Mayas furent des astronomes et des scribes brillants, mais fragmentés politiquement. Les Incas, eux, bâtirent un empire solide et organisé, mais sans écriture. Deux civilisations fascinantes, qui montrent la diversité et la richesse des mondes précolombiens bien avant l’arrivée des Européens.
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