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Or


Telle la musicienne et rebelle Betty Davis. On retiendra notamment son influence sur son mari, le trompettiste Miles Davis.
“Betty Davis est une figure rebelle pour les mœurs de l’époque, elle a de quoi choquer une partie du public blanc, tout comme l’establishment noir, mais c’est aussi le contrôle sur son œuvre qui la démarque d’autres femmes fortes de l’époque. Betty compose, produit son propre répertoire.”
Cette icône de la funk nous a quitté le 9 février dernier, elle avait 77 ans. Hugues Marly lui rend hommage dans Néo Géo Nova avec le classico “They Say I’m Different”.
La chanteuse brésilienne nous a quitté le 20 janvier, elle avait 91 ans.
“Elza Soares était une femme noire affirmée, qui exhibait des brushings afros abusifs et qui promenait des chaussures à talons pyramidales. Elza, c’est la révolte qui gronde.”
Retour sur son album électro, au-delà des normes, “Mulher do fim do mundo“, un classico que nous raconte la journaliste Véronique Mortaigne.
“En 2015, Elza Soares prend tout le monde de court, gagne un Grammy Latino, avec Mulher do fim do mundo, un album électro, concentré de revendications transsectionnelles – négritude, féminisme, transexualité, socialisme.“
Un hommage à l’acteur, réalisateur, infatigable défenseur des droits des noirs américains et des minorités, Sidney Poitiers - décédé le 6 janvier dernier à Los Angeles - avec la B.O du film de Norman Jewison, Dans la Chaleur de la nuit. Lauréat du meilleur film à la cérémonie des Oscars l’année de sa sortie, en 1967.
«In the heat of the night / I’ve got trouble wall-to-wall »
En français : « Dans la chaleur dans la nuit, j’ai sans arrêt des problèmes »
Une ballade - composée par Quincy Jones et interprétée par Ray Charles - qui rappelle que dans le film: “l’inspecteur Virgil Tibbs incarné par Sidney Poitier était obligé de se débrouiller comme il le pouvait dans ce bled pas du tout hospitalier.“ Un policier noir qui se retrouve à traiter une enquête dénonçant le racisme et ses préjugés.
Direction la scène du Sakifo à Saint-Pierre de La Réunion où les cubains Grupo Compay Segundo entonnent le classico “Chan Chan”. Une belle affiche pour la soirée de clôture, juste avant le concert de la reine béninoise Angélique Kidjo.
Le Grupo Compay Segundo a pris la relève de l'œuvre de Francisco Repilado alias Compay Segundo, roi du son cubain, disparu en 2003. Son fils Salvador Repilado orchestre cette nouvelle formation qui parcourt le monde, à l’image de son père lors de son grand succès avec le Buena Vista Social Club.
Le Classico, c’est “O Pastor” de Madredeus, un “ovni” de 1990 qui a porté la musique portugaise vers un nouveau monde. Véronique Mortaigne vous raconte son histoire dans Néo Géo Nova.
Le groupe se forme à la fin des années 80. Au même moment, le Portugal intègre l’Union Européenne et Lisbonne devient alors la ville branchée que l’on connaît.
“O Pastor” se présente alors comme “la bande son de cette transmutation, c’est Existir, le deuxième album de Madredeus, où figure le morceau, qui bientôt prend la tête des hit-parades européens. Le groupe devient très vite l’ambassadeur officiel de ce nouveau Portugal”.
Le Classico de Néo Géo Nova, c'est "Mundian to Bach Ke" de Panjabi MC, un morceau de 1998 mais qui a explosé dans les charts européens et fait danser le monde entier en 2003. François Dayre vous raconte l'histoire de cet hymne bhangra.
“Le bhangra, c’est LA musique de la diaspora asiatique en Angleterre. Le genre tire ses origines des musiques et danses folkloriques festives du Pendjab, une région qui va de l’est du Pakistan au Nord-Est de l’Inde”. La suite à écouter en podcast.
Un Classico en hommage au pionnier de l’afrobeat, le musicien nigérian Fela Kuti au moment de la Felabration. Chaque 15 octobre, à l’occasion de son anniversaire posthume, on célèbre la mémoire du musicien nigérian en musique et en public.
Hugues Marly présente “Zombie”, un titre politique et emblématique de l’artiste : “Le zombie c’est le soldat, celui qui obéit aux ordres, et on peut rappeler qu’en 1977, année de sortie de cette compo, le Nigeria est gouverné par une dictature militaire.”
La suite à écouter dans le podcast.
Cap sur la côte est des États-Unis dans Le Classico, avec l’icône punk funk Rick James. Focus sur son titre « Superfreak », raconté par Reza Pounewatchy.
"Alors on est 1981, quand Rick James termine son 5eme album Streetsongs. Un album hommage à la rue, à celles et ceux qui tentent de s’en sortir entre bavures de la police, deals, drague et drogue à gogo sur fond de basses bien lourdes et rythmes entrainants. Mais ce n’est pas assez pour Rick James. Il manque à cet opus un morceau plus pop, plus léger."
C’est la naissance du tube “Superfreak”.
La suite à écouter dans le podcast.
Dans "Néo Géo", on vous raconte l’histoire d’un classique de la sono mondiale. C’est Le Classico de Néo Géo.
Pour ce Classico, Hugues Marly rend hommage au saxophoniste Pee Wee Ellis, disparu récemment. Cet architecte du funk joua dans l’ombre des plus grands. “Cold Sweat” de James Brown, que vous écouterez, en est la preuve.
Le rythme de “Say It Loud – I’m Black And I’m Proud” vous semble familier ? Pour Pee Wee Ellis aussi, ce titre marqua ses débuts aux côtés de James Brown. Armé de son saxophone, il ne s’arrêtera pas là : au fil des morceaux, Hugues Marly nous raconte Pee Wee Ellis, de sa formation jazz à sa carrière indépendante de musicien et arrangeur compositeur.
Toutes les semaines, dans Néo Géo, on vous raconte l’histoire d’un classique de la sono mondiale. C’est Le Classico de Néo Géo.
J.B. Lenoir est ce blues-man qui a chanté mieux que personne la violence de l’Alabama, un état plus que symbolique dans l’histoire du racisme aux Etats-Unis.
Hughes Marly nous fait entendre la voix hantée de JB Lenoir, le bluesman qui a chanté mieux que personne la violence de l’Alabama. Musicien originaire de Chicago passé par un blues cuivré et accrocheur dans les années 50, il était déjà trop politique pour son époque, puisque son « Eisenhower Blues » sorti en 1954 avait du être rebaptisé « Tax Paying Blues » pour calmer une radio républicaine. Si ses premiers disques ne manquent pas de panache, c’est dans les années 60, à travers des musiques épurées et acoustiques, que Lenoir trouvera la meilleure passerelle pour ses textes ouvertement politiques.
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