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Or


Si André Hersent est le personnage principal de La plage de Scheveningen, il possède la présence d’un spectre, d’un souvenir, d’un corps qui entrera bientôt en décomposition sur ce sable de bout du monde et de fin des temps où s’est échouée la baleine de Paul Gadenne. En retrouvant Irène et en remontant le cours des années avec elle à la recherche d’un amour mort c’est bientôt Hersent qui ne peut plus disparaitre, devenu Robert Brasillach, devenu Caïn, l’artisan « du cadavre qui se voit le plus au monde. »
La plage de Scheveningen n’est pas à proprement parler un roman consacré à la collaboration. C’est un roman qui semble vouloir montrer que le battement du cœur de l’homme, que les séismes de sa conscience, que l’hiver et l’été de son âme, sont, en somme, en tout point égaux à ceux du monde qui le porte et le menace. A cet égard, chaque battement de cœur est audible, dont celui de son ami de lycée, Brasillach, avec lequel il écrivit des chapitres d’un roman : Fulgur.
Si le podcast part de ces deux auteurs il est aussi consacré à d’autres romanciers car le thème principal de cet épisode est celui, rare, de la figure de l’écrivain collaborateur, dans les romans du proche après-guerre. A cet égard, il s’attarde sur Mon royaume pour un cheval (1949) de Michel Mohrt et Bleu comme la nuit (1958) de François Nourissier.
Tous deux mettent en scène un écrivain collaborateur. Le premier avec Julien Maudire qui est un double de Drieu la Rochelle et le second avec Saint-Lorges qui est un double à part presque égale de Drieu la Rochelle et de Paul Morand. Trois écrivains au-dessus de tout soupçons pour tenter de comprendre trois écrivains fascistes – fusillé, suicidé, exilé.
Et de conclure de manière tragique avec François Nourissier : « ce par quoi tous les écrivains se ressemblent est tellement plus important que les points d’épingles sur lesquelles ils se séparent. »
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J’ai lu pour la première fois le nom d’Antoine Giacometti par hasard dans un obscur opuscule à propos de la figure du prêtre dans la littérature française. Dans une note de bas de page qui évoquait les laïcs touchés par l’Esprit, l’auteur citait Le figuier maudit et un de ses personnages, Alexandre Marcovitch, expliquant que dans ce roman l’absence de Dieu et l’échec de la rédemption étaient « poussés jusqu’à un point difficilement admissible. » C’est ce difficilement admissible qui a éveillé ma curiosité. De quelle manière ? Pourquoi ? Quelles pouvaient bien être les limites de l’admissible et de l’inadmissible ? De plus l’auteur qualifiait le roman de « remarquable » tout en ayant été assez sévère auparavant à l’encontre de romans plutôt bons.
Bien vite, je me suis rendu compte que personne n’avait jamais rien dit de ce roman. Pourquoi la critique d’alors l’a-t-elle raté ? A cause d’un rythme de publication trop erratique (trois romans en dix-sept ans) ? A cause d’amitiés littéraires pour beaucoup emportées par la mort avant 1953, date de la parution de son roman Le figuier maudit ? Pour l’heure, je ne sais pas. Je sais en revanche que ce roman est bien un roman remarquable. Mieux que cela, un roman majeur. J’hésite même à évoquer le chef-d’œuvre alors que je ne réfléchis jamais en ces termes. Il est en tout cas situé entre la prose de Paul Gadenne et celle de l’écrivain qui semble le plus l’avoir inspiré : Léon Bloy.
Le figuier maudit est un roman à l’opaque puissance. Une puissance qui sourde mais qui semble invisible, sous le niveau de la mer. Une puissance lente, lourde, qui se propage bien plus comme de la lave que comme des nuées. Elle ne fait pas le moindre bruit, se manifeste sans qu’on le remarque clairement, est toujours à l’image du silence de Dieu si cher à Antoine Giacometti. Le figuier maudit c’est avant tout un roman total qui traite d’amour, de mort, d’amitié, de connaissance, de foi, d’art mais avec une profondeur, une acuité qu’il est très rare de retrouver. Le figuier maudit c’est aussi la bataille qui jamais ne cesse depuis la chute des anges. Mais ce n’est pas frontalement la bataille du Bien contre le Mal, ce n’est pas la bataille du sang, c’est la bataille de la Liberté, la bataille de l’Être auquel on a donné les pleins pouvoirs justement parce qu’il se croit abandonné de Dieu. Qu’en fera-t-il ? Est-il seulement conscient de « l’infinie gratuité de Dieu ? »
Il faut suivre le peintre Jacques Denoé chez les Marcovitch, le suivre dans sa tentative de saisir le visage d’Irène.
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Mille-neuf-cent-trente-deux est une année de problème technique dans l’automate littéraire. Deux pannes vont se succéder coup sur coup. C’est d’abord Gallimard qui rate le manuscrit du Voyage au bout de la nuit de Céline et c’est ensuite le prix Goncourt qui rate Céline. Le résultat va faire grand bruit.
On s’écharpe dans la presse, on s’accuse, on s’insulte, on use de droit de réponse et finalement on porte plainte. Lucien Descaves sous-entend que cette affaire est politique, que les amitiés entre l’édition et la presse sont suffisantes pour imposer les choix. Dans Crapouillot, un journaliste accuse Rosny aîné de vendre chaque année sa voix. Un autre journal parle de complot mené par Roland Dorgelès – autre membre du jury Goncourt… L’affaire Céline se porte à merveille, des mois après la parution du roman.
Une chose est sûre, Gallimard et le Goncourt ne doivent pas se tromper pour la nouvelle année. Vient donc le temps des candidats pour la cuvée 33 et l’on trouve parmi eux des débutants comme des auteurs confirmés et parmi eux un inconnu de trente-cinq ans dont le premier roman, L’indifférence perdue, n’est pas moins tapageur que celui de Céline. La polémique commence dans les journaux ! Des dizaines d’articles, un : Pour ou contre L’indifférence perdue dans le journal Marianne. On le compare à à de multiples reprises à Céline, mais « un Céline lyrique. »
Pour les uns, c’est une horreur absolue, la logorrhée d’un fou sans doute ; pour les autres, c’est la marque du génie et d’un écrivain en avance sur son temps… C’est en tout cas un roman unique qui n’eut aucun aïeul et n’aura aucun descendant. Ce qu’on appelle aujourd’hui un ovni. Alors, un siècle plus tard : grand roman ou roman illisible ?
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Le festin de l’urubu (Gallimard, 1958) est le troisième roman de Pierre Adrien Ekman. L’auteur dont on ne connait rien ou presque à propos de la brève carrière littéraire (cinq romans entre 1956 et 1960 puis un dernier en 1964 qui ressemble à une commande) semble avoir été marin et voyageur. Grâce à Edgar Maufrais, on sait qu’il a travaillé en 1953 dans l’hôtel Amazonas de Manaos, mégalopoles des fuyards, aux portes de l’enfer vert amazonien.
Edgar Maufrais et Pierre Adrien Ekman se sont rencontrés dans cet hôtel alors que le vieil homme était lancé sur les traces de son fils disparu, le célèbre journaliste et explorateur Raymond Maufrais. C’est à ce père désargenté, déterminé et infatigable qu’Ekman a dédié son roman. Il passe et repasse dans ce livre, brièvement, nommé ou non, comme une âme en peine que rien ne soulage.
Ce sont des hommes de la sorte qu’Ekman met en scène dans son roman. Des hommes qui cherchent, des hommes qui partent, d’autres qui fuient. La chaleur, la sécheresse, la solitude, les regrets ou les remords… sans cesse la culpabilité. L’un croit pouvoir trouver une cité perdue mythique dans la forêt vierge, l’autre une étrange liane tueuse… Tous se retrouveront d’une manière ou d’une autre dans l’enfer vert, le tombeau végétal qui est le personnage principal de la littérature anthropophage d’Ekman.
Le vol de l’urubu-roi qui assiste à toute cette aventure, la transhumance d’une colonie de fourmis géantes, le dernier voyage d’une pirahiba empoisonnée par un repas, ce sont autant de protagonistes qui valent les hommes parce qu’ils finissent de la même manière : dévorés par l’antique Gaïa passionnée et indifférente du sort de ses enfants car telle est aussi la littérature de Pierre Adrien Ekman, une noble tentative de réécrire les mythes primordiaux sous de lointaines latitudes pour les transformer en légende du bout du monde.
Ramuz, Céline, voilà pour le style. Quant à la technique, elle est excellente avec ces inlassables thèmes qui reviennent, se répondent, se transforment. Un roman remarquable, un roman de la « chaleur panique, de celle qui pousse des hommes joyeux le matin à se pendre le soir. »
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Robert Margerit (1910-1988) est sans doute celui qui explora le mieux le désir au vingtième siècle. C’est tout un dédale mental que l’auteur couronné par le Renaudot de 1951 pour son roman (étrangement ?) le moins abouti, Le dieu nu, explora livre après livre. Son œuvre est celle de l’absolue tension du désir, celle de l’érotisme comme « vestibule de la mort (Mandiargues) ».
C’est Julien Gracq qui, le premier, évoqua Margerit dans son pamphlet La littérature à l’estomac en 1950. Avec Sur les falaises de marbre d’Ernst Jünger, voilà les deux seuls romans qu’il sauve de la décennie qui vient de s’écouler même s’il n’est pas tendre avec l’œuvre de Margerit. Qu’importe, leurs romans discutent, se ressemblent.
Ce sont deux stylistes avant tout. Mais ce sont deux proches parents aussi. Dans Mont-Dragon, comme dans Au château d’Argol, on retrouve ce château retiré, cette nature impérieuse, cette solitude lointaine, ce personnage trouble et cette tension, cette tentation qui ne peut mener qu’au néant.
Car tel est l’enseignement de l’œuvre de Margerit, avant même les études de Georges Bataille à propos de l’érotisme ou de celles de Claude Elsen dans l’Homo eroticus. Le désir, une fois assouvi, jette l’individu vers une angoisse qu’il ne peut étrangler. Ce sont à la fois les portes de l’amour et du néant pour reprendre le titre de l’essai de Roger Nimier. Réaliser un fantasme c’est comprendre que dieu n’existe pas, que le monde n’a plus de valeur et que nous sommes et n’avons jamais été que seul.
Ainsi vont les romans psychologiques de Margerit, de la banalité du désir vers les grimaces métaphysiques.
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Catherine Guérard (1929-2010) n’a écrit que deux romans sous ce pseudonyme. Le premier, Ces princes, publié en 1955 aux Éditions de la Table Ronde et le second, Renata n’importe quoi, publié en 1967 chez Gallimard. Après cela c’est une disparition totale de la littérature. Elle ne parviendra plus véritablement à écrire.
Renata n’importe quoi concourut à l’époque pour le prix Goncourt qu’il manqua. Il faut dire que l’audace formelle et même thématique du roman est surprenante : une seule phrase qui dure trois jours et deux cents pages environ. Une quête de liberté qui ne cesse jamais dans une sorte d’odyssée qui n’est pas sans rappeler celle de James Joyce et de son Ulysse, l’humilité et la naïveté en plus.
Si dans cet épisode j’étudie Renata n’importe quoi pour en exhumer une partie du sous-texte, de l’ambivalence et de la complexité cachée, je n’ai rien à voir avec la découverte de Catherine Guérard. En effet, ce sont deux éditeurs qui sont à l’origine de la réédition en 2021 : François Grosso et Renaud Buénerd des Éditions du Chemin de fer. Cet épisode est donc aussi l’occasion de raconter en partie la redécouverte de cette romancière et le processus qui a conduit à sa réédition. Qu’il me soit donc permis de remercier François Grosso et Renaud Buénerd pour les informations qu’ils m’ont transmises.
Si Renata n'importe quoi est le roman du présent pur, s’il est celui qui a sans doute lancé un renouveau de ces textes constitués d’une seule phrase à la fin des années 60 et au début des années 70, il est aussi un texte de l'errance dans la cité qui a commencé dans les années 20 avant de muer au lendemain de la seconde guerre mondiale avant d'évoluer encore vers cette forme moins désespérée. C'est aussi un texte qui anticipe les préoccupations sociales de l’année suivante et celui d’une icône qui, étrangement n’est pas encore advenue. Difficile de dire pourquoi Renata n’est pas devenue un avatar de diverses luttes politiques ou sociales tant son caractère naïf et déterminé, libre et sensible, pourrait être un modèle.
Catherine Guérard du moins a ressuscité. Ainsi en va-t-il de ces auteurs rares et chanceux qui rencontrent tardivement de probes démiurges. Espérons que d’autres ressurgissent avec la même détermination aveugle…
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René-Jean Clot (1913-1997) fut autant romancier que peintre. Il fut autant poète que dramaturge. Autant primé qu’indécis. Autant algérois que parisien. René-Jean Clot fut beaucoup à la fois et n’est plus rien aujourd’hui. Encore une victime oubliée de la postérité.
Peintre acharné et romancier tout autant acharné, il débute en littérature par le poème et obtient le plus grand prix de poésie (Mesures) en 1936, décerné par Jean Paulhan avec dans le jury Michaux ou encore Supervielle. L’année suivante il obtient le prix Paul Guillaume. Sa carrière littéraire semble toute tracée. Mais le prix Paul Guillaume, s’il est considéré comme un Goncourt dans son domaine, est un prix de peinture…
Clot peint et écrit, déchire et publie. Vient la guerre et le retour en Algérie. Vient ensuite son premier roman en 1948, Le Noir de la Vigne, salué peu ou prou par toute la critique d’alors et surtout par Maurice Nadeau qui offre trois colonnes dans le journal Combat à ce débutant halluciné. Clot confirme d’année en année, écrivant presque un roman par saison.
Ses personnages sont ceux d’une démesure, de l’excès. Mais ils ne sont pas insupportables pour autant comme ceux de Radiguet ou de Huguenin car leur auteur n’a aucun orgueil ; il en viendra même à arrêter l’écriture en 1964, se trouvant trop mauvais en peinture mais ne souhaitant pas se résigner à cet état de fait. Il perfectionnera donc sa technique pendant vingt ans puis reviendra à la littérature en 1984 avec un nouveau roman et en 1987 avec son plus connu, L’enfant Halluciné, qui obtiendra le prix Renaudot. Critique unanime et dithyrambique à nouveau.
Mais pourquoi ne s’imposa-t-il pas malgré un style à nul autre pareil (excepté Jacques Audiberti) ? Cet épisode tente d’y répondre.
Et bien sûr, un remerciement posthume à Dominique Daguet pour toutes les informations que j’ai utilisé dans ce podcast.
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OP – Épisode 21 : Paille, rien que paille (Le Vent d’Autan (1961), Guillaume Gaulène)
Guillaume Gaulène (1887-1979) fut romancier par période. Il écrivit une huitaine de roman entre 1913 et 1935 puis se tut pendant vingt-cinq ans. Pourquoi ? La correspondance que j’ai menée avec l’un de ses petites-filles, que je remercie encore une fois plus que chaleureusement, m’a permis de le découvrir. Les raisons sont évoquées en filigrane et de manière digne et émouvante dans Le Vent d’Autan (1961), ce sombre et magnifique roman mettant en scène un jeune retraité, M. Clément, que les souvenirs rattrapent et ne lâchent plus, ainsi que ce vent des fous qui semble ne jamais vouloir cesser.
Guillaume Gaulène revint donc à la littérature en 1961 et publia deux autres romans en 1962 et 1964. L’assaut d’abord, douloureuse histoire de possession démoniaque, et Le saut périlleux, roman testamentaire qui évoque une nouvelle fois un vieil homme que ses souvenirs rattrapent, un vieil homme qui ne peut se défaire du présent et qui voudrait tant disparaitre dans son passée. 1962 vit aussi la réédition chez Gallimard de son roman Le mémorial secret qui avait d’abord paru chez Rieder en 1926.
Ce roman parcouru par la destruction qui évoque des jeunes hommes de retour de la guerre dans un monde dont ils ne savent que faire, en compagnie de femmes qu’ils ne savent aimer, est une fable tragique, proche parente des romans de Philippe Soupault ou de Georges Duhamel, dans cette décennie de l’inquiétude, du « nouveau mal du siècle. » L’expression est de Marcel Arland, la tête pensante de la NRF ; c’est Marcel Arland aussi qui rapprochera dans un article ce roman du Voyage au bout de la nuit de Céline parut six ans plus tard. On y retrouve avant l'heure la ponctuation erratique ainsi que les défis lancés à la face de ce monde pourrissant.
Cet épisode est enfin l’occasion d’évoquer d’autres auteurs du vent ; mais aucun n’atteint l’ironie glacée du Vent d’Autan ou la poussièreuse agonie de The Wind de Dorothy Scarborough.
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Cet épisode est le second d'une série de quatre. Il est plus intéressant de l'écouter après le premier mais peut-être compris seul.
Ainsi que je l'évoquais voilà un an dans le prologue de ce podcast intitulé Cartographie de l'absence, nous allions partir à la découverte d'un continent immergé de la littérature : les romanciers oubliés du XXème siècle. Après vingt épisodes et un hors-série il est temps de faire une première escale sur cet iceberg.
Cette série se déclinera en quatre parties : deux dès à présent consacrés à un iceberg objectif des auteurs du vingtième siècle en France (quelques francophones se sont glissés tout de même dans l'émission) en fonction de la postérité telle qu'elle nous apparait en ce moment et à tous et deux dans quelques mois consacrés à le réorganisation de cet iceberg en fonction de mes lectures, mes connaissances, mes goûts afin de réévaluer l'apport de nos idoles comme de nos pestiférés.
Emission bien plus ludique que les habituelles études, il n'y aura à trouver dans les deux premières parties, au-delà de l'énumération, que quelques informations, quelques anecdotes à propos de tel ou tel auteur ; c'est bien plus dans les deux parties finales que nous entrerons en profondeur dans les qualités, les apports, les innovations, la singularité de langue (etc.) de chaque auteur évoqué.
A l'eau !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ainsi que je l'évoquais voilà un an dans le prologue de ce podcast intitulé Cartographie de l'absence, nous allions partir à la découverte d'un continent immergé de la littérature : les romanciers oubliés du XXème siècle. Après vingt épisodes et un hors-série il est temps de faire une première escale sur cet iceberg.
Cette série se déclinera en quatre parties : deux dès à présent consacrés à un iceberg objectif des auteurs du vingtième siècle en France (quelques francophones se sont glissés tout de même dans l'émission) en fonction de la postérité telle qu'elle nous apparait en ce moment et à tous et deux dans quelques mois consacrés à le réorganisation de cet iceberg en fonction de mes lectures, mes connaissances, mes goûts afin de réévaluer l'apport de nos idoles comme de nos pestiférés.
Emission bien plus ludique que les habituelles études, il n'y aura à trouver dans les deux premières parties, au-delà de l'énumération, que quelques informations, quelques anecdotes à propos de tel ou tel auteur ; c'est bien plus dans les deux parties finales que nous entrerons en profondeur dans les qualités, les apports, les innovations, la singularité de langue (etc.) de chaque auteur évoqué.
A l'eau !
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