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Je suis aujourd’hui en compagnie de deux personnalités qui font la gastronomie : Estérelle Payany, auteure et journaliste culinaire notamment pour Télérama, et Anaïs Lerma, qui a fondé Parisianavores, un blog référence pour les sorties restos et les escapades à, mais aussi autour de, Paris.
Elles confinent toutes les deux avec leur compagnon et leurs enfants, du petit bout de chou à l’adolescent, et cuisinent au quotidien avec et pour leur tribu. Le confinement en famille, c’était une problématique que je n’avais que superficiellement abordée avec mes précédents invités. Cela me semblait être un sujet important, essentiel, alors que la cuisine fédère les familles et rythment leur quotidien. D’autant que j’ai la joie de l’explorer avec deux femmes à part dans l’écosystème food, deux femmes qui parlent vrai, dirait-on un peu vulgairement aujourd’hui, qui ont en tout cas la vulnérabilité de partager leurs irritations, leurs questionnements, et leurs chemins personnels comme professionnels parfois sinueux. Avec Estérelle puis Anaïs, nous avons échangé sur la créativité, en cuisine et en dehors, le partage des tâches au sein de la cellule familiale et les aliments consolation en confinement. Cela fait du bien aussi d’entendre les voix si vivantes d’Estérelle et d’Anaïs, alors que c’est leur plume qui nous régale à l’accoutumée.
Estérelle, pour qui le confinement est comme « un jour sans fin », se confie sur ces recettes publiées pour Télérama Sortir et ses astuces avec tous les détours d’une conteuse hors pair qui se cache parfois derrière les mots et les histoires. Mais ses discours et ses petits plats laissent toujours échapper en transparence beaucoup d’elle-même. On l’attrapera donc par bribes à la faveur d’une recette de pommes de terre au romarin, d’un ramen ou de pois chiches portugais. Il est aussi question dans cet entretien de Charlotte Perriand, d’Epicure, des dinosaures, de Georges Perec, de Marcel Proust ou encore de Carl Jung. Et pas que. Oui, avec Estérelle, ça part dans tous les sens ; c’est cela qu’on aime tant et que l’on savoure comme un grand plat qui vous prend aux tripes et vous emmène dans des contrées inconnues.
Anaïs revient ensuite sur ce confinement qui la prive du plaisir qui est devenu son métier : découvrir des restaurants qui mettent « de l’extraordinaire dans l’ordinaire ». Voyages immobiles, le slogan de son site internet, n’a jamais aussi bien porté son nom. Elle se livre avec moi sur la manière de réenchanter le quotidien en confinement et dit en toute honnêteté que ce n’est pas facile tous les jours. Car Anaïs c’est aussi cela, elle a toujours l’élégance de ne pas nous faire culpabiliser avec une vie lisse estampillée Instagram, en cuisine ou où que ce soit d’ailleurs. Elle nous a aussi fait l’amitié de partager ses bonnes adresses à retrouver dans quelques jours, quelques semaines je l’espère, et ses repas de confinée. Entre tablettes de chocolat, premières fraises et poulet yassa, alors que son compagnon célèbre en ce moment même le Ramadan.
Je remercie tous ceux qui m’ont laissé des avis 5 étoiles sur Apple Podcasts et des commentaires plus qu’encourageants, qui postent et partagent autour d’eux le podcast Patate. Ça fait chaud au coeur et ça permet au programme de se faire une place ! Alors merci, merci, et encore merci. Je vous souhaite une excellente écoute et termine cette trop longue introduction, comme d’habitude, sur les mots d’Estérelle : la cuisine c’est « transformer la carotte pleine de terre en un plat délicieux. » Voilà notre alchimie et notre bonheur du quotidien, confinés ou pas confinés. Alors soutenons nos commerçants, nos producteurs et nos restaurateurs. Les vrais alchimistes, ce sont eux. Et encore une chose, Raphaële Marchal, En Rang d’Oignons, vous fait un petit coucou entre les deux interviews.
Bonjour et bienvenue sur ce sixième épisode de Patate spécial « Je confine, donc je mange » dans lequel je reçois deux entrepreneurs qui me sont chers : Pauline Laigneau, la créatrice de la maison de joaillerie Gemmyo et du podcast Le Gratin, et Hugo Volpei, l’homme qui s’est donné pour mission de révolutionner notre expérience aux toilettes avec son entreprise Trone.
Ces entrepreneurs je ne les connais pas personnellement, mais ils m’inspirent ; je regarde leur parcours et m’en nourrit pour ma propre vie, comme un marathonien mangerait des pâtes avant d’entamer sa course. Pourquoi je les aime tant ? Ces entrepreneurs ont su créer un monde auquel on a envie d’adhérer, de faire partie.
Ça me fait penser à Sacha Guitry d’ailleurs. En parlant notamment de son père, le grand comédien Lucien Guitry, il disait que le pouvoir de l’acteur était de créer un monde avant même d’entrer en scène. Quelques secondes, trois fois rien, avant que le rideau ne se lève, pour rendre possible ce à quoi personne n’aurait pensé. Le courage, vertu par excellence selon moi de l’entrepreneur comme de l’acteur, est inaugural. Ces deux figures donnent en effet vie à un monde avant même que nous, spectateurs et consommateurs, ne puissions même le réaliser. Il y a quelque chose de magique, alchimique, là-dedans.
Je referme cette seconde parenthèse. Au cours de ces deux entretiens, Pauline et Hugo ont eu la gentillesse de se confier sur leurs carburants - la nourriture, et les autres. Pendant cette période de confinement bien sûr, et en dehors. Quels sont leurs péchés mignons de confinés ? Comment conserver des rituels pour vivre un confinement heureux et professionnellement actif ? Comment continuer à se faire plaisir ? À faire du sport ? Vous l’aurez compris, cet épisode est truffé de précieux conseils qui raviront les entrepreneurs qui nous écoutent et tous ce qui ont envie d’amener leur vie vers davantage de création, de productivité. Avec comme toujours l’alimentation et le le plaisir en fil rouge.
Avec Pauline, nous sommes en outre revenues sur sa passion pour la nourriture italienne, les pizzas et les pâtes. Un autre point commun avec Hugo. Elle s’est aussi confiée sur ses madeleines de Proust et ses astuces pour se motiver, comme la tasse de Van Houten après sa séance de course à pied. Hugo nous a quant à lui raconté les débuts de Trone dans un célèbre restaurant londonien. Ce passionné de bonne bouffe qui a toujours aimé manger a aussi partagé un éclairage passionnant sur l’expérience que l’on peut vivre au restaurant, de « l’assiette aux toilettes ».
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Elodie Garamond, la fondatrice du célèbre club de yoga parisien Le Tigre, et Justine Corrion, professeur de pilates que l’on retrouve sous le pseudo de Pilates by Justine, sont mes deux invitées du jour.
En guise d’introduction à ces échanges avec deux femmes qui habitent leur corps et le monde avec une approche singulière du bien-être, approche dont l’alimentation est tout naturellement l’une des composantes majeures, j’avais envie de revenir sur le l’étymologie du mot crise. Vous allez vite comprendre pourquoi. Je me souviens avoir été fascinée, il y a plus de 10 ans, par l’analyse que mon professeur de prépa, Eric, en avait dressée. La crise, c’est « krinein » en grec, qui signifie « discerner », « séparer », et qui donnera « krisis ». Le moment de la crise appartient d’abord au vocabulaire de la médecine, puisqu’il caractérise la phase de la maladie durant laquelle les symptômes apparaissent. Alors même si la crise est porteuse de maux - les symptômes sont pénibles à vivre -, elle est aussi discernement : elle seule permet la guérison. Si la maladie n’apparaît pas avec la clarté de la crise, il n’y aurait en effet aucune raison de lui chercher un remède.
Quelles sont nos maladies à nous dont la crise actuelle serait un révélateur ? Prenez cet épisode, comme le précédent avec Fabrice Santoro et Thomas Uhl d’ailleurs, mais à la lumière d’un éclairage différent, comme une opportunité de repenser cette crise sanitaire et économique. Au premier chef au travers du corps puisque la crise est initialement, je vous le disais, du ressort du vocabulaire corporel, médical. Dans notre corps et dans le monde qui nous entoure, cette crise peut être une invitation à nous guérir de nos maux à nous, nous individus et nous individus qui faisons collectivement société. Et si on questionnait la manière dont on se nourrit et dont on nourrit le monde, au sens figuré et au sens propre, pour sortir renforcés de la crise et faire de l’après une renaissance ?
Avec Elodie et Justine nous avons ainsi exploré leur propre confinement comme autant de pistes pour vivre au mieux le nôtre : la pratique du yoga et du pilates à la maison ; l’importance des routines, dans nos assiettes et bien au-delà ; la vie de famille et la nécessité de s’accorder une chambre à soi malgré la vie en communauté ; la gestion du temps ; le goût pour le geste de cuisiner comme premier acte d’amour envers soi en donnant des bonnes choses à son corps, tout en dessinant le monde que l’on cautionne au travers de notre alimentation. Ces regards croisés de deux femmes entrepreneures, mamans, vraies, et dotées d’une lumineuse énergie vous fera autant de bien qu’à moi je l’espère. Et puis Patate restera toujours Patate. Nous sommes donc aussi revenues sur leurs péchés mignons et comme d’habitude maintenant, leurs repas de sortie de confinement.
Si vous pensez avoir bénéficié de ces échanges, ce serait génial de me laisser un avis 5 étoiles, et même un commentaire peut-être, sur Apple Podcasts, ou de partager l’émission autour de vous si vous n’êtes pas branché•e Apple ou que vous l’avez déjà fait. C’est le meilleur moyen de soutenir le programme et de m’aider à le continuer avec des invités de qualité. Allez, je vous laisse, et vous souhaite une très, très bonne écoute et remercie tous ceux qui ont contribué à l’interlude entre les deux interviews.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Je reçois aujourd’hui Fabrice Santoro, l’un des représentants les plus emblématiques du tennis français, et Thomas Uhl, fondateur de la Pensée Sauvage, le fameux centre de cures détox. Quel rapport me demanderez-vous entre Fabrice et Thomas, qui plus est en période de confinement ? Eh bien il y en a un : la pratique du jeûne et une approche d’un bien-être qui se cristallise autour de la discipline, une discipline qui ne saurait néanmoins faire l’économie du plaisir. Plaisir de vivre, plaisir de connecter avec la nature, plaisir de manger, plaisir d’habiter son corps en conscience. En outre, ce qui me semble pertinent sur Patate en ce moment, c’est de pouvoir vous présenter des invités qui vous aideront au mieux à traverser la période actuelle.
Fabrice partage avec nous son confinement, qu’il a effectivement débuté par une semaine de jeûne. Il s’efforce de voir cette période, certes comme une épreuve, mais aussi comme une chance, au milieu d’une vie trépidante, pour celui qui a déjà fait plus de trente fois le tour du monde. Vous l’entendrez, cette parenthèse vécue en solitaire est aussi l’occasion pour lui de se mettre à la cuisine. Au-delà, nous avons naturellement échangé sur sa routine alimentaire pendant et après sa carrière de tennisman. J’adore toujours entendre ces grands champions, je suis persuadée que nous avons beaucoup à apprendre d’eux, de leur résilience et de leur mental forgé pour les épreuves.
Mon entretien avec Thomas Uhl s’est montré tout aussi instructif à bien des égards. Son confinement est rythmé par sa vie de famille, la nature et les pique-niques quotidiens. Si, comme moi, vous êtes confiné•e en ville, vous absorberez ses paroles comme une vraie bouffée d’air frais. Nous sommes bien sûr revenus sur les cures de jeûne qu’il propose. Quel est le bon moment pour les pratiquer ? Quels en sont les bénéfices ? Une vraie découverte pour moi, loin du bullshit marketing de la détox qu’on nous vend à toutes les sauces. Plus spécifiquement, nous sommes revenus sur la manière dont on peut utiliser la période du confinement pour repenser son alimentation, encore une fois dans le plaisir, car nos circonstances sont naturellement propices au stress, à la nourriture émotionnelle, au grignotage, et à la culpabilité qui va avec.
Désolée pour la qualité du son au début, les petits grésillements s’estompent vite. Restez jusqu’à la fin, cet épisode vaut vraiment le coup. On y parle société de surabondance, surconsommation et nouveau monde à bâtir. Et comme d’habitude désormais, je vous remercie, chers auditeurs, pour vos contributions qui ajoutent une saveur toute particulière à ces épisodes alors que nous avons plus que jamais besoin de créer du lien. Bonne écoute et si ça vous plaît, merci de me laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou de partager l’émission autour de vous ! Cela m’est d’une grande aide et c’est tellement sympa.
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Comment le confinement est-il vécu par ces deux personnalités qui vivent pour et par les restaurants ? Je reçois d’abord Mina Soundiram, la street foodista de l’émission Très Très Bon, puis un chef dont elle rêve de manger les pâtes en sortie de confinement, le sarde Simone Tondo, qui officie en temps normal chez Racines. Entre les deux entretiens, un petit interlude avec vos participations dont je ne me lasse pas, chers auditeurs.
Mina est tout d’abord revenue sur son quotidien de journaliste culinaire privée de restaurants. Mina confesse s’être véritablement mise à la cuisine et raconte ce changement d’habitudes qu’elle accueille avec appétit. Celle qui confie pouvoir manger des kilos de babka nous parle de ses essais culinaires et de ses nouvelles routines. En bonus, nous aurons ses conseils pour mieux vivre l’enfermement, mais aussi ses bonnes adresses à découvrir de toute urgence quand nous pourrons sortir.
Difficile ensuite de faire l’introduction en quelques mots de Simone. Quand je pense à notre échange, ce sont avant tout la poésie et la puissance du ressenti qui me viennent à l’esprit, derrière une façade brute. En fait, Simone est comme sa cuisine, comme les vidéos qu’il publie sur son Instagram en ce moment ; c’est de l’émotionnel à vif, sans tricherie. Vous entendrez beaucoup de digressions donc, ce qui nous a donné l’opportunité d’une conversation sur l’égo, la liberté, les arbres, l’humain, la passion, le mental… avec en fil rouge sa vie de chef et sa vie avec la cuisine. Il nous raconte aussi son quotidien de confiné avec sa compagne et son petit garçon de bientôt quatre ans.
Ce que je retiendrai de ces deux interviews ? Que nous ne sortirons pas les mêmes de ces quelques semaines de crise sanitaire, que l’on se mette à la cuisine ou que l’on accorde plus de temps à sa famille. Surtout, pour reprendre Simone, lorsque je sortirai, j’ai l’espoir que nous réaliserons combien nous sommes chanceux d’avoir ce que nous avons ; ce que nous prenons tant pour acquis dans le cours de nos existences conventionnelles. Les amis, les toits sur nos têtes, la santé, le travail, les bons ingrédients… Alors pour terminer cette intro, je vous exprime ma gratitude pour les merveilleux commentaires que vous laissez pour Patate. J’ai beaucoup de chance de côtoyer mes invités et encore davantage de pouvoir partager ces moments de vie qui rencontrent une écoute croissante et si réceptive.
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On ne va plus se quitter pour ces épisodes spéciaux « Je confine, donc je mange ». À nouveau, deux entretiens raccourcis, pour parler quotidien avec l’alimentation pendant le confinement, vision globale de la crise et des questions plus générales aussi, car vous savez combien je suis curieuse avec mes invités.
Ceux du jour, ce sont Juan Arbelaez et Mory Sacko. Alors que le gouvernement nous a annoncé un confinement prolongé, je souhaitais que l’on se fasse du bien en ce début de week-end. Les deux chefs que j’ai donc reçus sont des amours et débordent d’une énergie solaire qui va réchauffer vos journées de confinés. Cela résonne fort, en ces circonstances, avec la béatitude de Spinoza, que je ne me lasse pas de relire en ce moment. Cette béatitude spinoziste, que l’on pourrait tout simplement dénommer « joie », est ce sentiment qui repose paradoxalement sur l’âpreté du monde. La joie n’est en aucun cas l’arrêt de la douleur, mais une exploration de cette dernière au point de la sublimer en bonheur d’exister. C’est bien ces émotions profondément positives que j’ai ressenties au contact de Juan et de Mory. Je profite également de cette petite tribune pour remercier et exprimer ma gratitude, comme Juan l’a fait, envers les personnels soignants, et tous ceux dont on ne parle pas assez ; les pompiers, les agents de propreté des hôpitaux et tous les employés qui permettent à notre système de santé de tenir aujourd’hui.
Ces échanges sont aussi l’opportunité d’observer en miroir les perspectives d’un chef à succès bien installé, Juan, et celles de Mory, jeune chef que l’on retrouve chaque semaine dans Top Chef et qui s’est pour moi distingué comme l’un des candidats les plus emballants de cette saison. Juan s’est confié sur son confinement, il en reconnaît les privilèges malgré la difficulté économique pour ses établissements et exprime sa chance d’être si bien entouré avec des équipes de confiance. Il revient aussi sur les recettes qu’il partage au quotidien, ses expérimentations en cuisine, le CrossFit et les squats avec son épouse Laury Thilleman et nous délivre les secrets de son incroyable énergie. Mory a quant lui parlé avec une touchante honnêteté de sa vocation pour la cuisine, du poulet yassa de sa maman et du travail d’introspection d’où il tire sa force. Nous avons également échangé sur Top Chef, le racisme en cuisine et sur son goût pour l’art. Sans oublier bien sûr ses futurs projets. Attention grande nouvelle.
Cet épisode est enfin l’occasion de vous donner la parole, j’adore ces moments de partage à distance avec vous. Je vous en remercie et vous souhaite une écoute qui va vous donner une patate monumentale. Merci aussi pour vos notes et vos commentaires si bienveillants pour le podcast. Ça me booste mille millards de fois. Et si vous n’avez pas encore noté l’émission sur Apple Podcasts, c’est le moment de le faire. Ça ne vous prendra qu’une poignée de secondes.
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Bonjour à tous, ravie de vous accueillir sur cet épisode spécial « Je confine, donc je mange ». Il s’agit d’un format d’entretiens plus courts avec deux invités consécutifs, grâce à des interviews enregistrées à distance. Désolée pour la qualité du son qui n’est évidemment pas optimale.
J’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui Victor Mercier et Jacques Attali. Victor est un chef engagé sur les questions de souveraineté alimentaire et d’écologie, engagement qu’il portait jusqu’au confinement dans son restaurant parisien Fief. Beaucoup d’entre vous l’ont certainement découvert il y a quelques années dans Top Chef. Jacques Attali, économiste et écrivain que l’on ne présente plus, nous a fait quand à lui l’amitié de sa présence pour partager ses observations et ses connaissances sur le secteur alimentaire.
Deux regards croisés sur le futur de la restauration et plus largement de notre alimentation ; l’un venant d’un homme de terrain, l’autre de l’un des plus brillants observateurs de notre société. Victor a partagé sa vision de la période actuelle, qu’il présente comme une opportunité. En même temps qu’il est très lucide sur le risque de faillite et de fermeture de son restaurant, il démontre malgré tout une forme de sérénité et pense à l’après avec une maturité qui m’a impressionnée. Revenir plus fort encore ou changer radicalement de vie, vous l’entendrez. Victor se confie également sur son quotidien, sur ce qui lui manque de sa vie de chef, sur le sport qu’il pratique et ses repas de confiné. Jacques Attali enrichit quant à lui les ressentis de Victor, au travers de sa perspective sur la restauration de demain. Plus d’hygiène, des labels, plus de traçabilité, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le futur du restaurant selon lui. Nous avons également échangé sur la réappropriation du repas comme lieu d’échange, la manière dont on peut mieux manger pendant le confinement, et enfin sur la société altruiste qu’il appelle de ses voeux dans le monde de demain.
Si ce nouveau format vous plait et que vous ne l’avez pas encore fait, ce serait superbe de me laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou de tout simplement partager l’émission avec vos proches ou sur les réseaux sociaux. Je vous souhaite une très, très bonne écoute. Une dernière chose, restez jusqu’à la fin de l’épisode, vous, chers auditeurs, vous avez pris la parole et c’est juste formidable.
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Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour le septième épisode de la deuxième saison de Patate. Il s’agit de la dernière interview enregistrée avant le début du confinement qui sera diffusée. Patate reviendra ensuite très vite avec une série bonus d’épisodes « Je confine, donc je mange ». J’ai hâte de vous les faire découvrir. Au cours de ces épisodes, vos contributions seront aussi à l’honneur ; je remercie tous ceux qui m’ont envoyé leur enregistrement. C’était un véritable plaisir de les écouter !
Mais revenons à l’interview du jour. Je suis en compagnie de Christophe Michalak, ce monstre sacré de la pâtisserie, notre champion national, ce titan qui a raflé la coupe du monde à 31 ans. Vivre pour des instants d’absolu et pour s’améliorer au quotidien, c’est ainsi que je pourrais résumer le parcours que Christophe nous a fait l’amitié de partager. À tous les entrepreneurs, les cuisiniers et les passionnés qui nous écoutent, vous sortirez grandis de ce moment pendant lequel Christophe nous montre comment on construit son style, fruit d’une constante remise en question. Le grand style de Nietzsche qui s’incarne dans l’harmonie des forces en soi, c’est cela. Comme le revers hors de ce monde de McEnroe, le geste et le style Michalak sont fluides, entiers, sans détour. Il paraissent d’une simplicité déconcertante, dans l’efficacité la plus limpide, car ils résultent d’années de travail acharné et d’un don indéniable. Tout coopère dans l’harmonie. Enfin.
Ce convalescent d’une enfance compliquée est un grand battant. Quelles que soient les circonstances, la patate, il est né dedans, selon ses propres mots. Derrière l’histoire d’un homme, c’est naturellement l’histoire d’une alimentation qui s’est dessinée en filigrane. Elevé aux raviolis Buitoni et à la purée Mousline, Christophe confesse volontiers sa gourmandise et une appétence irrésistible pour le sucre. Il la rapproche de l’addiction d’un drogué et a cherché à la soigner. C’est presque déjà péché de gourmandise d’entendre Christophe parler des ses mouillettes de pain au chocolat trempées dons son épais chocolat chaud. Il confie également dans cet entretien qu’il a englouti beaucoup de « cochonneries ». Il faut dire qu’avec les horaires de dingue qu’il avalait alors qu’il était chef pâtissier du mythique Plaza Athénée, garder une forme d’équilibre relevait presque de l’impossible. L’équilibre, aujourd’hui, il semble justement l’avoir trouvé. Notamment avec l’appui de sa femme et associée Delphine, végétarienne, qui l’a amené à travailler de plus en plus les légumes à la maison, les sucres et les produits d’origine naturelle dans sa pâtisserie.
Je vous souhaite une excellente écoute. Et encore une chose, nous avons enregistré avec Christophe une IGTV dans son bureau de création. Il nous montre ses derniers gâteaux et parle de son processus créatif au quotidien. Un vrai délice (et aussi une vraie torture en plein confinement je dois l’avouer). Retrouvez cette interview bonus en vidéo dès le lendemain de la publication de ce podcast sur sur mon compte Instagram @alicetuyet. Si l’épisode vous plaît, soutenez-moi avec un avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts, c’est la fiesta quand je les découvre et la seule rétribution que je demande. Merci ;)
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Avant de vous présenter mon invité du jour, je lance un appel à témoignages. Vous pouvez m’aider et nous aider collectivement en partageant votre amour pour la bonne bouffe. Car on a plus que jamais besoin de créer du lien et de se faire du bien. Dans deux semaines, je publierai donc un épisode spécial qui compilera les réponses de personnalités et d’auditeurs autour de deux questions phares de Patate. Pour passer dans cet épisode, rien de plus simple, ça ne vous prendra que quelques minutes.
Restez concis et clairs, et enregistrez au calme. Pour le reste pas d’inquiétude, tout sera monté. Vous serez ainsi diffusés aux côtés de personnalités qui me sont chères comme Perla Servan-Schreiber, Mounir Mahjoubi ou Raphaële d’En Rang d’Oignons.
Retour à Los Angeles aujourd’hui, comme pour le premier épisode de la saison. Cette fois-ci pour y rencontrer un chef, Ludovic Lefebvre, un chef qui se bat aujourd’hui pour sauver ses établissements, les emplois qu’il a créés et tout un secteur de la restauration en pleine tourmente alors que la crise du Coronavirus ne fait que s’abattre sur les Etats-Unis. Je lui envoie tout mon courage et beaucoup d’amour dans cette période si compliquée. Ludovic Lefebvre, plus connu sous le pseudo de Chef Ludo, est un vrai celebrity chef et un chef étoilé aux US que l’on ne connaît malheureusement que trop mal ici en France.
Originaire de l’Yonne, ce chef a fait ses armes chez les plus grands. Si vous êtes de vrais amoureux de la gastronomie, vous allez vous régaler des anecdotes que Ludovic distille au cours de cet épisode sur ses mentors et ceux qu’il a côtoyés : Marc Meneau à l’Espérance, Pierre Gagnaire (et son chien Lucas) époque Saint-Etienne, Alain Passard à l’Arpège, Pascal Barbot de l’Astrance, ou encore Guy Martin au Grand Véfour. L’histoire française de Ludovic Lefebvre aurait pu s’arrêter là. Mais elle prend un virage inattendu lorsqu’il plaque tout pour exercer à Los Angeles dans les années 90. Le surf, une nouvelle cuisine, des saveurs bouleversantes pour celui qui confesse n’avoir jamais goûté de wasabi avant l’expatriation, des établissements à succès… Vous en apprendrez plus sur ce rêve américain et sur la manière dont le travail nous permet à tous, en cuisine ou ailleurs, d’aller au-delà de nos rêves.
Ludovic s’est par ailleurs confié avec une grande tendresse et à coeur ouvert sur les plats de son enfance comme le hachis de sa grand-mère, le soufflé au fromage de sa maman et les produits du terroir français. C’est avec émotion qu’il m’a parlé du divorce de ses parents, la déchirure qui l’a profondément marqué et qui, vous l’entendrez, l’a indirectement orienté sur le chemin des fourneaux. Nous avons également échangé sur la médiatisation des chefs et sur ce qu’il porte au plus profond de lui-même une fois les projecteurs éteints. Ludovic est un homme qui a grandi avec sa cuisine. Il confesse avoir été un chef qui criait, aujourd’hui repenti et assagi à 47 ans. Comme sa cuisine, « moins agressive », selon ses propres mots.
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Oui votre quotidien a changé, vous ne m’écouterez pas sur votre vélo ou dans le métro pour aller au boulot, oui vous ressentez certainement de la peur, pour vous, pour vos proches. Si cette heure d’interview vous ouvre un espace d’inspiration et de sérénité, alors j’ai tout gagné. C’est bien pour cela que je veux continuer à publier, on doit tous se serrer les coudes et s’apporter autant que l’on peut une énergie positive face à la pandémie. C’est bien pour cela que la nourriture est magique : aujourd’hui encore, et plus que jamais, elle nous ancre dans le présent et dans la joie pure, loin des anxiétés et de la complainte. Avant de refermer cette parenthèse, je profite de cette plateforme pour vous dire de suivre les instructions. Respectez la quarantaine, restez chez vous. Cette discipline nous apportera des bénéfices qui n’ont pas de prix.
Je me fais un grand plaisir d’introduire mon invité du jour, Nicolas Bergerault. Nicolas est le co-fondateur de l’Atelier des Chefs, l’école de cuisine que vous connaissez certainement. J’ai passé les dix-huit premières années de ma vie rue de Penthièvre, en face du premier Atelier des Chefs, alors autant vous dire que j’ai une vraie attache émotionnelle à cette entreprise. Pourquoi cet entretien est-il particulièrement pertinent en ces temps troubles ? Vous le découvrirez, Nicolas est ce que j’appelle un homme de valeurs. Un homme entier qui confie volontiers qu’il ne connaît pas le gris. Seulement le noir ou le blanc. Nous avons bien sûr parlé alimentation ; mais vous le savez mieux que moi, c’est toujours un prétexte pour découvrir ce qu’une personnalité a de plus précieux, au plus profond d’elle-même. Famille, spiritualité, patriotisme, travail, engagement… C’est au carrefour de ces sujets que Nicolas conjugue son alimentation et son aventure professionnelle.
Nicolas est notamment revenu sur ses recettes fétiches comme le lièvre à la royale, son aversion pour la langue et la tête de veau, son rapport parfois excessif à l’existence et à la nourriture, sa tendance à la gloutonnerie, son amour pour la cuisine comme fil rouge de sa vie, son rêve enterré d’étudier à l’EHL (Ecole Hôtelière de Lausanne), son parcours dans de grands groupes avant de créer l’Atelier des Chefs. Au travers de l’écoute, vous serez sans doute ému•e par cette histoire de reconversion qui lui est « tombée dessus » et qui s’est muée en affaire de famille. Petite anecdote d’ailleurs, le WhatsApp familial avec sa femme et ses enfants est rempli de photos de bons petits plats. Certains se reconnaîtront, je suis sûre. Nous avons également échangé sur le marché actuel de la food, sur des sujets aussi brûlants que la livraison de repas et les dark kitchens.
Si l’épisode vous a plu, dites-le moi avec des notes et des commentaires, c’est encore plus dingue, sur Apple Podcasts. Je vous envoie à chacun amour, lumière et énergie. Nous allons relever ces grands défis auxquels nous faisons face.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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