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Cette année, le président de la République, Félix Tshisekedi a présidé, pour la première fois, à la cité de l’Union africaine, la cérémonie de commémoration officielle du « Genocost">Genocost », le génocide pour des gains économiques, organisée par le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, un organisme étatique. Est-ce le début d’une construction de la mémoire collective autour des crimes graves commis en RDC ?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque dĂ©putĂ© est Ă©lu avec deux supplĂ©ants. Comme pour les cycles Ă©lectoraux prĂ©cĂ©dents, certains candidats dĂ©signent leurs membres de famille comme supplĂ©ants. Comment comprendre la portĂ©e d’une telle pratique de « supplĂ©ance familiale » en RDC ?Â
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le 13 juillet, Didier Budimbu, ministre des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo (RDC), a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic)">a signé un protocole d'accord avec son homologue angolais pour mettre en œuvre la Zone maritime d'intérêt commun (Zic). Créée il y a plus de 15 ans, la Zic vise à permettre une exploitation commune du pétrole entre les deux pays. À termes, les deux pays partageront environ 115 000 barils de pétrole par jour. Cependant, la RDC pourrait prétendre à en produire davantage, car d'énormes réserves de pétrole actuellement exploitées par l'Angola se trouvent à l’intérieur des frontières maritimes du pays. Alors, pourquoi la RDC n’a-t-elle pas accès à ces blocs malgré ses revendications ?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans la matinée du jeudi 13 juillet, le corps du député national Chérubin Okende est retrouvé sans vie à bord de son véhicule sur la route des Poids-Lourds, dans le nord-est de Kinshasa. Ce meurtre survient au lendemain de son enlèvement signalé par son entourage. Quelle sera l’incidence de cette mort tragique sur le processus électoral en cours en République démocratique du Congo ?
Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et de Ebuteli,  institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente chaque semaine d’éclairer un sujet d’actualité en RDC. Je suis Gregoire Kilosho, fellow au pilier politique d'Ebuteli. Nous sommes le vendredi 14 juillet 2023.
La mort de ChĂ©rubin Okende suscite une vague d’émotion, d’indignation et de condamnation au sein de l’opinion publique et de la classe politique. C’est un « assassinat politique », dĂ©nonce par exemple l’opposant MoĂŻse Katumbi qui a perdu le porte-parole de son parti Ensemble pour la RĂ©publique. Un « crime odieux » pour le prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Dans un message de condolĂ©ance sur Twitter, le chef de l’État FĂ©lix Tshisekedi « enjoint la justice Ă faire toute la lumière sur ce dossier afin de sanctionner les coupables de cet acte ignoble ». La ConfĂ©rence Ă©piscopale nationale du Congo (CENCO) dit, elle, craindre que ce « crime inadmissible » ne puisseÂ
« exaspérer le climat politique à la veille des élections ».
Cette mort tragique d’une personnalité politique survient en effet dans un contexte politique très agité : arrestations des acteurs politiques de l’opposition, restrictions de liberté publique, discours d’intimidation.
Elle soulève la question de la sécurisation des acteurs politiques au cours du processus électoral déjà enclenché. Et risque de renforcer la méfiance entre parties prenantes envers le processus électoral en cours. Hier après l’annonce de l’assassinat de l’honorable Chérubin Okende, le député national Claudel Lubaya, par exemple, a écrit sur son compte Twitter qu’en « pleine période pré-électorale, marquée par de vives tensions sur fond d’intolérance politique, ce meurtre qui sème la panique est un mauvais signal pour le processus électoral ». Plusieurs leaders de l’opposition voient en fait en ce meurtre un acte de muselement de l’opposition à cinq mois seulement des élections. Cela aura forcément une incidence sur le caractère apaisé des scrutins à venir.
Ce crime interroge aussi sur la sécurité collective de la population kinoise et, en particulier, celle des acteurs sociopolitiques en cette période pré-électorale. Depuis plusieurs mois, la ville de Kinshasa connaît une montée de la criminalité urbaine. En plus du phénomène « Kuluna », la capitale congolaise est secouée par des kidnappings qui créent la psychose. Récemment, les auteurs présumés de ces enlèvements ont été arrêtés, jugés en procédure de flagrance et même condamnés à de lourdes peines allant jusqu’à la peine de mort.
En fait, cette montée de la criminalité urbaine à Kinshasa vient s’ajouter à la situation sécuritaire déjà préoccupante dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Kwango ou du Maï-Ndombe. Elle pose une sérieuse question de la capacité des gouvernants à sécuriser le processus électoral en cours en vue des élections crédibles et apaisées. D’ailleurs, Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ne cesse de pointer les contraintes sécuritaires">les contraintes sécuritaires  qui pèsent sur ce processus électoral. La campagne électorale ne saurait nullement se dérouler sereinement dans un tel climat.
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Le 4 juillet, le président Félix Tshisekedi a participé à la cérémonie de signature d’un accord, avec ses homologues angolais et zambien, pour un nouveau corridor ferroviaire entre Kolwezi et le port de Lobito, en Angola. Celui-ci permettrait d’évacuer les minerais du Lualaba et de la Copperbelt zambienne par train, au lieu de passer par la route vers les ports de Dar-es-Salaam ou Durban comme cela se fait actuellement. Quelles pourraient être les conséquences économiques et politiques de ce projet ?
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Bonjour et bienvenue dans ce 26e épisode de la saison 3 de Po Na GEC. Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basé à l’Université de New-York et partenaire d’Ebuteli, institut de recherche en RDC. Nous sommes le vendredi 7 juillet.
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Le chemin de fer qui va de Kolwezi vers le poste frontalier de Dilolo et ensuite en Angola jusqu'à l'Atlantique n’est pas nouveau–il date de l'époque coloniale. Mais, depuis des décennies, il ne fonctionne plus. Résultat : le cuivre et le cobalt congolais sont évacués par route vers l’Afrique australe, et toute une économie de transport routier s’est développée autour. Cependant, l’axe ferroviaire vers Lobito serait, en principe, plus court, moins coûteux, et moins pollueur en termes d’émissions de carbone.
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C’est sur ces points que misent la RDC, la Zambie et l’Angola, en partenariat avec un consortium de trois sociétés européennes. Dirigé par le géant suisse Trafigura, ce consortium, appelé « Lobito Atlantic Railway », comprend également une société portugaise et une autre, belge. Il compte investir environ 455 millions de dollars sur le corridor Lobito en Angola, long de plus de 1 300 km, et jusqu’à 100 millions de dollars sur le tronçon d'environ 400 km entre Dilolo et Kolwezi en RDC. Cependant, très peu de détails concrets sont sortis de cet accord.
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Pourquoi ce projet se dessine-t-il maintenant ? Premièrement, les relations entre les trois pays partenaires ont changé avec les changements de leurs chefs d’État. Félix Tshisekedi, João Lourenço et Hakainde Hichilema entretiennent de meilleures relations entre eux que leurs prédécesseurs. Deuxièmement, la donne politique en RDC a changé. Sous le régime Kabila, par exemple, les taxes de péage"> taxes de péage sur la route Lubumbashi-Kasumbalesa revenaient à des sociétés liées à l’ancien président.
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Au-delà de l’intérêt environnemental et en termes de coût, ce projet pourrait, s'il se réalisait, permettre aux sociétés minières en RDC de diversifier les voies de sortie des minerais congolais, pour éviter à la fois le congestionnement des voies routières vers l’Afrique australe et leurs risques. En 2022, par exemple, le port de Durban a connu une grève qui avait ralenti les exportations.
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À première vue, ce projet a l’air d’être gagnant-gagnant. Mais rien n’est moins sûr. Les ports de Dar-es-Salaam et Durban pourraient connaître une baisse importante du trafic en provenance de la RDC–chose qui ne plairait certainement pas aux gouvernements tanzanien et sud-africain. De surcroît, il pourrait bousculer le commerce des minerais et équipements connexes à leur exploitation, bien établi, entre la RDC, l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Sur le plan domestique, l’exportation des minerais par Dilolo plutôt  que par le poste frontalier de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, augmenterait sensiblement les recettes douanières dans la province de Lualaba et les emplois qui y sont liés.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Maintenant que se confirme la montĂ©e en puissance de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, j’encourage une fois de plus le gouvernement de la RĂ©publique de continuer Ă maintenir cet effort pour que toute aventure belliqueuse sur la terre de nos ancĂŞtres, soit suicidaire pour quiconque la tenterait ». C’est par ces mots forts que le prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi a marquĂ© le chapitre sĂ©curitaire de son discours anniversaire de l'IndĂ©pendance de la RDC.Â
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« Nous avons décidé de ne pas déposer les candidatures de nos membres à tous les niveaux des élections, tant que le fichier électoral, c’est-à -dire, la liste des électeurs ne sera pas refaite dans la transparence et auditée par un cabinet extérieur compétent en la manière», a menacé, le lundi 19 juin, Martin Fayulu, président de l’Écidé et candidat déclaré à la présidentielle du 20 décembre prochain en RDC. La politique de la chaise vide est-elle vraiment le meilleur moyen de protester ?
Bonjour et bienvenue dans ce 24e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Queen Bugandwa, Fellow au pilier politique d'Ebuteli. Nous sommes le vendredi 23 juin 2023.
Martin Fayulu menace de se retirer du processus électoral. Cette décision intervient six jours seulement avant le début, ce 26 juin, de la réception des candidatures pour la députation nationale. Après avoir dénoncé depuis plusieurs mois, sans être entendu, avec l’opposition et une partie de la société civile, les différents problèmes de transparence dans le processus électoral en cours, le président de l’Écidé tente ici un dernier coup de pression pour obliger la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à rectifier le tir.
Si la Ceni ne recule pas, Fayulu peut-il mettre sa menace en exécution ? Rappelons que la stratégie de boycott a déjà été utilisée par Étienne Tshisekedi en 2006, quand il avait demandé à ses partisans, d’abord, de ne pas se faire inscrire sur les listes électorales, ensuite, de ne pas aller voter au référendum constitutionnel et, enfin, de ne pas se présenter dans les bureaux de vote le jour des scrutins.
À l’époque, d’autres leaders de l’opposition, à l’instar de Jean-Pierre Bemba, n’avaient pas suivi Tshisekedi père dans cette démarche. Le boycott du processus électoral n’avait alors pas permis à l’opposition de se regrouper pour mieux peser et revendiquer ensemble. L’Histoire risque de se répéter aujourd’hui. D’autant que la démarche qu’entreprend Martin Fayulu crée déjà une première scission avec les trois autres leaders de l’opposition : Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga. Même si elle se rapproche de celle de l’ancien président Joseph Kabila dont la formation politique se dit « pas concernée » par le processus électoral en cours.
En fait, si la menace de boycott n’atteint pas le pari de renforcer la mobilisation politique, elle risque d’accroître les chances du président sortant, Félix Tshisekedi, de décrocher un second mandat. D’ailleurs, le sondage">sondage réalisé mi-janvier par le Bureau d’études, de recherche et de consulting international (Berci), avec Ebuteli et le GEC faisait état du risque d’une forte abstention à la prochaine présidentielle qui pourrait profiter à Tshisekedi.
Comme on le voit, le boycott est certes une stratégie politique légitime pour protester contre un processus électoral jugé « mal engagé », il n’en demeure pas moins un pari risqué. Il exposerait ses défenseurs à une perte d’influence politique. Au sein du camp de Fayulu par exemple, certains députés et cadres demandent déjà à leur champion de « revenir sur [sa] décision », craignant de ne pas conserver leur siège au Parlement ou de ne pas pouvoir en gagner d’autres. Autre conséquence : s’il se retire du processus électoral, Martin Fayulu perdra toute légitimité et toute légalité pour contester plus tard les résultats.
Enfin, à six mois des élections, la menace de boycott ne laisse-t-elle pas transparaître une autre question importante ? Celle de la préparation des formations politiques aux élections. Des partis de tous bords politiques sont-ils aujourd’hui prêts, techniquement et financièrement, pour les scrutins à venir ? Combien ont déjà formalisé leur regroupement politique pour anticiper le double seuil de recevabilité et de représentativité ?
« C’est la dernière ligne droite, parce qu’avec cela, nous concluons tout ce qui est enrôlement des électeurs, tout ce qui est fichier électoral. Et là , nous sommes complètement prêts à commencer à recevoir les candidatures »,   a affirmé Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) sur RFI, le 14 juin, au sujet de l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges.">l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges. Pourtant, il nous semble encore indispensable d'auditer une nouvelle fois le fichier électoral.
Bonjour et bienvenue dans ce 23e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, qui tente d’éclairer l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur et analyste des questions politiques et électorales à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 16 juin 2023.
Après l’adoption du projet de loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales, urbaines et locales par l’Assemblée nationale le 5 juin, le Sénat a, sans surprise, également adopté ce texte le 14 juin.
L’examen et l’adoption de ce texte par le Parlement ont été boycottés par l’opposition politique qui conteste l’audit externe réalisé par l’équipe des experts choisis par la Ceni après le retrait de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les quatre leaders de l’opposition, Martin Fayulu, Moise Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga, réclament un audit par un « cabinet international dont l’expertise en la matière et l’indépendance sont avérées ». Certains élus membres de l’Union sacrée de la nation (USN), eux, n’ont pas manqué de soulever de nombreuses questions concernant le mode d’attribution des sièges aux circonscriptions par la Ceni :  le quotient électoral, la décimale la plus élevée, le sort des élus actuels des territoires où l'enrôlement des électeurs n’a pas eu lieu ou encore l’exclusion de certaines entités territoriales comme circonscriptions électorales.
Pour ce dernier cas, Papy Kalend">Papy Kalend, élu du territoire de Musthastha, dans la province de Lualaba, observe par exemple que « Kasanji, deuxième ville de [sa] province n’a pas été retenue comme circonscription électorale pour les législatives et les provinciales mais bien uniquement pour les élections communales ». De nombreuses entités comme Uvira, Kamituga ou Lumumba ville, qui ont pourtant le statut de ville selon les décrets pris par le Premier ministre entre 2013 et 2015, n’ont pas obtenu de sièges de députés.
Les Congolais de l’étranger sont Ă©galement exclus de cette rĂ©partition de sièges en dĂ©pit de leur enrĂ´lement pour la première fois depuis 2006 et l’engagement du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi de crĂ©er pour eux des sièges Ă l’AssemblĂ©e nationale"> prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi de crĂ©er pour eux des sièges Ă l’AssemblĂ©e nationale. Pour cause, la loi Ă©lectorale en vigueur ne prĂ©voit leur participation qu’à l’élection prĂ©sidentielle. Â
MalgrĂ© ces critiques, la Ceni semble s’engager dans un sprint Ă©lectoral. Elle a dĂ©jĂ annoncĂ© la convocation de l’électorat dès ce 25 juin pour les Ă©lections des dĂ©putĂ©s nationaux, avec la rĂ©ception des candidatures qui dĂ©butera le lendemain. La Ceni a Ă©galement annoncĂ© l’ouverture pour le 26 juin des centres d’inscriptions des Ă©lecteurs dans le territoire de Kwamouth">l’ouverture pour le 26 juin des centres d’inscriptions des Ă©lecteurs dans le territoire de Kwamouth après le retour de l’accalmie. Il devient alors possible d’envisager un audit externe du fichier Ă©lectoral en vue de rassurer toutes les parties prenantes sur la crĂ©dibilitĂ© et la fiabilitĂ© du fichier Ă©lectoral et de gagner au minimum la confiance du public dans le processus Ă©lectoral en cours.Â
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Le 31 mai, lors du sommet de l’EAC, la communauté d’Afrique de l’Est, à Bujumbura, le président kényan William Ruto a délivré un véritable satisfecit à sa force régionale. Selon lui, cette intervention a permis des progrès remarquables. Cependant, il était assez seul à se réjouir. Aucun autre chef d’État n’a fait le déplacement. Le gouvernement congolais, représenté par son ministre de l’Intégration régionale, a consenti avec réticence à une prolongation de trois mois de son mandat, mais n’a pas fait mystère de son souhait de voir cette force partir dès que possible. Sur le terrain, les signes d’une remontée des tensions se multiplient…
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Le 17 avril, le gouverneur militaire de l’Ituri a donné le go au désarmement des groupes armés à Diango">Le 17 avril, le gouverneur militaire de l’Ituri a donné le go  au désarmement des groupes armés à Diango, un site pilote situé à 10 km de Bunia ayant une capacité d’accueil de 1 000 combattants environ. Sur plus de vingt-mille combattants attendus à ce processus">vingt-mille combattants attendus à ce processus,  une centaine se serait rendue avec 14 armes">une centaine se serait rendue avec 14 armes selon le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation (P-DDRCS). Un mois plus tard, ce processus piétine car aucun des principaux groupes armés qui alimentent les violences dans cette province ne s’est rendu. Entre-temps, les violences se poursuivent sur le terrain. Qu’est-ce qui explique les faibles progrès réalisés depuis le début du  processus DDR en Ituri ?
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