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« Cette session s’annonce Ă©minemment politique car, (...), elle s’ouvre Ă quelques mois du dĂ©but de dĂ©pĂ´t des candidatures en prĂ©vision des Ă©lections gĂ©nĂ©rales prĂ©vues au 20 dĂ©cembre 2023 » a dĂ©clarĂ©, le 15 mars, Christophe Mboso, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, lors de l’ouverture de la session de mars. Alors, pourquoi cette session est-elle hautement politique ?Â
Bonjour, je m’appelle Ange Makadi Ngoy. Je suis chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le dixième épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York et de son partenaire de recherche en RDC, Ebuteli, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Lundi 6 mars, Gisèle Ndaya Luseba a, sur son compte Twitter, appelé les Congolaises et Congolais à bannir cette année toute connotation festive liée à la célébration de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes. « La commémoration de la journée internationale de la femme se fera partout en RDC par un dialogue entre nos décideurs avec les femmes et une levée des fonds pour la solidarité aux femmes de l’Est. Pas d’activité festive partout », a écrit la ministre du Genre, Famille et Enfant. La journée internationale de la lutte pour les droits des femmes est, en effet, parfois mal comprise. Offre de pagnes, organisation de concerts, ou soirée arrosée au Nganda, nombreux sont les exemples reléguant ce jour de réaffirmation de l’importance de la lutte pour les droits des femmes à une simple fête commerciale. Les inégalités sont pourtant toujours bien là et le combat loin d’être terminé.
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Alors, à l'occasion de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, quelles sont les avancées concrètes en RDC ces dernières années ?
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Le 1er mars a dĂ©butĂ© la dix-huitième visite d'Emmanuel Macron en Afrique et  sa première en RDC ce vendredi. C’est aussi la première visite d’un prĂ©sident français en RDC depuis celle de François Hollande en 2012 en marge du sommet de la francophonie. Mais si la visite de Hollande Ă©tait marquĂ©e par des tensions avec le gouvernement congolais, celle de Macron risque d’être entachĂ©e par la vague de sentiment anti-France sur le continent. Comment comprendre ce sentiment en RDC ?Â
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Depuis une semaine, l’opération d’enrôlement se déroule timidement dans le Nord-Kivu, l’une des deux provinces sous état de siège. Dans le territoire de Rutshuru, occupé en grande partie par les rebelles du M23 soutenus par Kigali, très peu de centres d’inscription des électeurs sont opérationnels. Au risque d’impacter négativement sur le poids électoral de la province. Mais pas seulement.
Bonjour,
Je m’appelle Trésor Kibangula. Je suis analyste et directeur du pilier politique à Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous écoutez le septième épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Chaque semaine, ce podcast donne notre point de vue sur une question d’actualité en RDC. Nous sommes le vendredi 24 février 2023.
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« Tout ce qui n’est pas dans la logique de la cessation des hostilités par le M23, de la cessation de l’agression par le Rwanda, du retrait des zones occupées par le M23 et l’armée rwandaise, du retour des Congolais à leurs domiciles ne sera pas accepté ». Ce sont les mots du ministre des Affaires étrangères de la RDC, Christophe Lutundula qui réagissait au communiqué de la réunion des chefs d’état-major de la communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC).
En effet, lors de celle-ci, le 9 fĂ©vrier Ă Nairobi, les chefs d’état-majors de l’EAC ont proposĂ© un cessez-le-feu immĂ©diat et un nouveau chronogramme de retrait du M23. Ils ont aussi proposĂ© un nouveau partage des zones dans la province du Nord-Kivu oĂą leurs armĂ©es devront se redĂ©ployer. Cette dernière proposition a particulièrement Ă©tĂ© reçue avec rĂ©serve du cĂ´tĂ© congolais. Â
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Est-ce un pas de plus vers un divorce entre la RDC et l’EAC ?
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« Vous n’êtes pas venus ici pour favoriser le M23. Et ce serait dommage que la population s’en prenne à vous. Vous êtes venus pour nous aider, vous n’êtes pas venus pour avoir des problèmes. » Ces mots sont ceux du président Félix Tshisekedi au général Jeff Nyagah, commandant de la force régionale de la Communauté est-africaine (EACRF). Droit, visage ferme, à côté de son homologue kényan, William Ruto, le chef de l’État congolais fustigeait le 4 février 2023 l’inaction de la force régionale. Comment en est-on arrivé là ?
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Quatre jours. C’est le temps qu’a durĂ© le voyage du pape François Ă Kinshasa, du 31 janvier au 3 fĂ©vrier. Officiellement, sept grandes rencontres ont eu lieu entre le palais de la Nation, la nonciature, l’aĂ©roport de Ndolo, le stade des Martyrs, la cathĂ©drale Notre-Dame du Congo et le centre interdiocĂ©sain. Cette première visite du pape argentin aura Ă©tĂ© Ă la fois politique et apostolique. RĂ©conciliation, cessation de violence, appel Ă des Ă©lections transparentes, amĂ©lioration de la situation sociale, dĂ©nonciation du colonialisme Ă©conomique, lutte contre la corruption… Le Saint-père a posĂ© un diagnostic complet de l’état de la RDC. Sera-t-il entendu ?Â
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Depuis la chute de Bunagana, en juin dernier, le conflit du M23 accapare une grande partie de l’attention médiatique et politique en RD Congo. Ceci est compréhensible : le risque d’un conflit ouvert avec le Rwanda et les graves exactions perpétrées mobilisent légitimement l’opinion publique et les décideurs. Néanmoins, cette focalisation fait passer au second plan d’autres conflits, comme celui du territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, qui est pourtant plus meurtrier encore pour les civils. Plus de mille d’entre eux y ont été tués ces deux dernières années. Entre les 13 et 16 janvier, à Nyambamba, au moins 31 civils ont à nouveau été tués par des miliciens Codeco. Pourquoi ne parvient-on pas à y maîtriser la violence ?
Bonjour et bienvenu dans ce troisième épisode de la saison trois de Po Na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Pierre Boisselet, le coordonnateur des recherches sur la violence de l’Institut Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 janvier, et cette semaine, nous nous intéressons au conflit sur le territoire de Djugu.
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Le dimanche 15 janvier, une communication importante de la présidence est annoncée, comme il en est de coutume au Congo, à des heures tardives, sur les ondes de la RTNC. Il s’agira, finalement, non de l’annonce du nouveau gouvernement tant attendu, ni d’un message de condoléances du Président Félix Tshisekedi après l’attentat de Kasindi, mais d’un remaniement du cabinet présidentiel. Quelles leçons pouvons-nous en tirer ?
Bonjour et bienvenue dans ce deuxième épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) et de son partenaire de recherche en RDC, Ebuteli, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du GEC, centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 20 janvier 2023.
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À">À Uvira, au Sud-Kivu, des camions militaires traversent la frontière. Il s'agit de la relève des soldats des forces de défense nationale du Burundi - FDNB. En alliance avec les Imbonerakure - une milice burundaise, les FARDC et trois groupes armés de la zone, les soldats burundais ont avancé de manière ciblée. Selon certains rapports d’habitants de Bijombo, la force commence à présenter des résultats importants dans la sécurisation des communautés. Mais selon d’autres, il faut craindre des contre-attaques et représailles qui empireront la situation. Est-ce que l’intervention de l’armée burundaise sera une étape sur le chemin vers une paix durable ? ou est-ce qu’elle attise simplement les tensions existantes ?
Bonjour et bienvenue dans ce 1er Ă©pisode de la saison 3 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualitĂ© de la RDC. Je suis Eliora Henzler, coordinatrice du Baromètre sĂ©curitaire du Kivu,Â
le KST. Nous sommes le vendredi 13 janvier 2023.
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