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Publication du rapport d’audit du fichier électoral, adoption de l’avant-projet de loi de répartition des sièges, publication des statistiques générales des électeurs par province… Ce lundi 22 mai-là , la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a réalisé trois activités de son chronogramme en une journée. À ceux qui lui reprochent un empressement inquiétant, la Ceni répond qu’elle ne fait que respecter la loi et le calendrier électoral. Surtout, tout va bien. « Ceux qui parlaient du glissement peuvent se rendre compte que nous avançons », soutient même son président, Dénis Kadima. Alors, pourquoi les autres parties prenantes ne sont-elles pas toujours rassurées ?
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Le 8 mai, lors de la réunion extraordinaire de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) tenue à Windhoek en Namibie, il a été décidé du déploiement d'une force régionale pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC. Cette mesure résulte d'une tournée entamée par le président congolais, Félix Tshisekedi, après l'échec du sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) tenu à Bujumbura le 6 février.  Déçu de la permissivité de la Force régionale de l'EAC, qu’il accuse de cohabiter avec le M23, Félix Tshisekedi voit en la SADC une alternative à l’EAC pour la résolution de la crise. Mais, mesure-t-il le risque que pourrait constituer la superposition de forces ayant des ambitions divergentes ?
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C’était un jeudi, le jour de marché, un rendez-vous important pour les hommes et femmes de plusieurs villages qui s’assemblent pour le commerce. Et puis la pluie, les rivières qui débordent de leurs lits et le deuil. 438 morts, des centaines de blessés et plusieurs centaines de disparus. Un drame immense à Kalehe ! Que nous apprend-il ?
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« L’OIF ne sera malheureusement pas en mesure de rĂ©pondre favorablement Ă votre demande visant Ă accompagner la Ceni dans l’audit du fichier Ă©lectoral. » C’est ce qu’a signifiĂ©, le 3 mai, Ă travers une lettre fuitĂ©e, le directeur de cabinet de la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au prĂ©sident de la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (Ceni). Comment comprendre cette dĂ©cision ? Quelles en sont les consĂ©quences possibles sur la suite du processus Ă©lectoral ?Â
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Cette semaine, une histoire a commencé à être partagée sur les médias sociaux congolais, suggérant que le Fonds monétaire international (FMI) aurait demandé au gouvernement de Kinshasa de revoir son budget de 16 milliards à 3 milliards de dollars pour être réaliste. Dans le même temps, depuis trois mois, les fonctionnaires de  l'État reçoivent leurs salaires en retard. En plus, malgré l’accroissement des réserves de change à niveau exceptionnel">niveau exceptionnel, le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC) n’arrivent pas à stabiliser le franc congolais, qui continue à se déprécier face au dollars américains.Tout cela nous amène à nous poser la question suivante : quel est l'état des finances en RDC ?
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Le 14 avril, le Premier ministre Sama Lukonde a annoncé, lors du conseil des ministres, la délivrance des premières cartes nationales d'identité d'ici mi-2023. Comment compte-t-il s’y prendre en si peu de temps ? Le processus  de recensement ne va-t-il pas suivre l’exemple décrié de l’enrôlement ?
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Le 7 avril, 21 civils ont été tués par les Forces démocratiques  alliés (ADF), dans le village de Musandaba en territoire de Beni. Les corps des victimes ont été retrouvés le lendemain. Depuis 16 mois, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Forces ougandaises (UPDF) mènent des opérations contre les ADF. Mais selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, les ADF ont tué plus de 1400 civils pendant la même période. Comment expliquer la poursuite des ces massacres malgré ces opérations ?
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Le mercredi 5 avril, l’Union sacrée pour la nation (USN) a formalisé son existence : les chefs des partis et regroupements politiques ayant adhéré à cette plate-forme politique de Félix Tshisekedi ont signé une charte qui structure désormais la coalition présidentielle. Comment l’USN compte-t-elle s’organiser avant les élections prévues à la fin de cette année ?
Bonjour ! Je m’appelle Joshua Walker. Je suis le directeur de programme du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), centre de recherche indépendant basé à l’Université de New-York. Vous écoutez le 13e épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du GEC et de son partenaire de recherche en RDC, Ebuteli, qui résume et analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 7 avril.
À l’hôtel Pullman, ils ont été nombreux à venir adhérer formellement à la coalition qui soutiendra la candidature du président Félix Tshisekedi aux prochaines élections. Discours, applaudissements, et présentation du présidium de l’USN : le Premier ministre Sama Lukonde ; le vice-Premier ministre de la défense et chef du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba ; le vice-Premier ministre de l’économie nationale et chef de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe ; le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso ; le président du Sénat, Modeste Bahati ; et Augustin Kabuya, secrétaire-général de l’Union pour le développement et le progrès social (UDPS), parti du président.
Dans un premier temps, l’annonce des membres de ce présidium confirme une partie de la stratégie électorale de Tshisekedi : ranger des rivaux potentiels tels que Bemba ou Kamerhe derrière lui en les intégrant non seulement au gouvernement, mais également à la direction de la plate-forme présidentielle.
Mais la charte de l’USN, tout comme la charte constitutive du Front commun pour le Congo (FCC) de 2018, reflète également une double tendance dans la politique congolaise : d’un côté, une fixation sur des individus comme facteurs rassembleurs plutôt que des projets de société ou idéologies et de l’autre, une masse énorme de partis et de regroupements politiques hétéroclites qui, collectivement, engendrent l’instabilité au sein du parlement et du gouvernement. Car l’USN a vu le jour grâce, en partie, à des grandes défections du FCC : pourquoi ce même risque ne serait-il pas encore présent ?
Si Joseph Kabila était l’autorité morale du FCC, Félix Tshisekedi, lui, devient la « haute autorité politique » de l’USN. S’en suit pour tout membre de l’USN une série d’obligations et d’interdits autour de cette haute autorité : « Soutenir et défendre son leadership » et « s’abstenir de toute initiative susceptible de compromettre la réalisation » de sa vision (article 7). Parmi les fautes disciplinaires, on compte « tout comportement ou acte de nature à nuire à l’USN ou à sa haute autorité politique » (article 62). Le fait que cette haute autorité politique soit omniprésente dans la hiérarchie de l’USN remet en question son caractère démocratique.
Si la politique congolaise est caractérisée par des cultes de personnalité, cela ne se traduit pas dans une centralisation des structures politiques. Avec environ 600 partis politiques, la nécessité de créer  de grandes coalitions présidentielles comme le FCC ou l’USN est le symptôme de la faiblesse des partis et de l'instabilité du système politique. La nouvelle charte de l’USN semble essayer de remédier à cette instabilité structurelle : hormis le fait de déclarer qu’elle compte assurer au président Tshisekedi une « majorité parlementaire stable et cohérente » (article 6), elle indique également que les signataires devront « accepter la liste des candidats retenus par les organes compétents de l’USN, et la soutenir » (article 7).
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Le 22 mars, Guylain Nyembo, directeur de cabinet du chef de l'État, a entamĂ©">entamĂ©  les travaux de réévaluation du contrat sino-congolais signĂ© en 2008. Selon les premières informations communiquĂ©es, seuls 300 millions">seuls 300 millions sur les 822 millions de dollars amĂ©ricains libĂ©rĂ©s par la Sicomines ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s. Le problème est plus profond et ne se limite pas au seul contrat sino-congolais. Il trouve sa source dans un modèle Ă©conomique inadĂ©quat, dans la corruption structurelle gĂ©nĂ©ralisĂ©e et dans un État de droit inefficace.Â
Bonjour et bienvenue dans ce douzième épisode de la saison 3 de Po Na GEC, capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New-York, et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal en gouvernance à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 31 mars 2023.
Les problèmes soulevĂ©s dans le rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des finances (IGF">rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des finances (IGF) vont au-delĂ de la Sicomines et touchent Ă l’ensemble du secteur extractif congolais. Plusieurs investigations, notamment celles de Congo Hold Up">Congo Hold Up, notent, par exemple, que la corruption et la mauvaise gestion au sein des sociĂ©tĂ©s minières privent la RDC d’une grande partie de ses recettes budgĂ©taires.Â
À titre d’exemple, un rapport de la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV">un rapport de la coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) estime qu’entre 2003 et 2021, la RDC aurait perdu 1,95 milliard de dollars américains à cause de la prédation dans le secteur extractif. Ce montant aurait pu financer la construction de plus de 8 000 kilomètres de routes asphaltées, plus de 10 000 écoles et de financer l’accès de 21 millions de personnes aux soins de santé de base.
Mais ceci n'est qu'une simple illustration des maux qui privent la RDC d’un dĂ©veloppement durable et inclusif.Â
Le modèle économique congolais est resté en effet inchangé depuis l’époque coloniale. Son économie extravertie est caractérisée par les voies de communication orientées vers l’extérieur et qui ont pour principal rôle l’acheminement des matières premières brutes à l’extérieur du pays et l’importation des produits finis.
Naturellement, cette dépendance excessive sur les exportations rend le Congo vulnérable aux fluctuations des prix des matières premières">fluctuations des prix des matières premières. Donc, la santé macro-économique du pays dépend de facteurs que la RDC ne peut pas contrôler. Pire encore, bien que le secteur extractif congolais contribue à 46 % au budget national">46 % au budget national, les retombées économiques échappent au trésor public à cause de la prédation, la mégestion et les détournements par certaines élites politiques congolaises, mais aussi par des hommes d’affaires étrangers et des multinationales.
En outre, en dépit de la patrouille financière menée par l’IGF qui a non seulement permis aux régies financières de mobiliser">mobiliser les recettes au-delà de leurs assignations, et de  révéler l’ampleur de la corruption structurelle généralisée en RDC, la justice congolaise semble être dépourvue de ses capacités pour véritablement punir les corrompus et les corrupteurs. Plusieurs politiques inculpés par le passé dans les cas de corruption sont libres aujourd’hui et certains continuent d’occuper des postes à responsabilités dans les institutions du pays.
En conclusion, si des efforts significatifs ne sont pas fournis pour mettre le modèle économique du pays à jour et, surtout, dépolitiser la justice pour qu’elle puisse enrayer la machine de détournement, les travaux de réévaluation en cours n’auront qu’un effet mineur sur le développement économique du pays.
Vous pouvez rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir le “Po Na GEC” chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !
Le 17 mars, le parlement angolais a autorisé le déploiement d’un contingent de 500 militaires au Nord-Kivu, province en proie à de violents conflits opposant les Forces armées de la RDC et le Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda. Cette province accueille déjà les troupes burundaises et kényanes de la Force régionale de la Communauté Est-Africaine (EACRF), en plus des contingents ougandais et sud-soudanais attendus. Cette décision consacre une évolution dans le rôle joué par l’Angola dont le président, Joao Lourenço, assume la mission de médiation dans la crise du M23, mission qui lui a été confiée l’année dernière par l’Union africaine.
Cette initiative pourrait-elle changer la donne sécuritaire sur un terrain où s'enlise la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’est (EAC) ?
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