1/ Données personnelles - Déploiement de caméras « augmentées » dans les espaces publics : la CNIL publie sa position
Les caméras dites « augmentées » ou « intelligentes » sont en plein développement et suscitent de nombreuses questions sur lesquelles la CNIL est régulièrement saisie. Après avoir organisé une consultation publique, elle a publié, le 19 juillet 2022, sa position sur cette technologie et le cadre juridique applicable pour fixer des lignes rouges et apporter de la sécurité juridique aux acteurs.
Réf. : CNIL, position sur les caméras dites « intelligentes » ou « augmentées » dans les espaces publics, 19 juillet 2022
Pour lire la brève : https://www.lexbase.fr/revue-juridique/86647489-edition-du-01-09-2022#article-482337
2/ Libertés publiques - Provocation explicite et délibérée à la discrimination ou à la haine : non-suspension de l’expulsion d’un imam vers le Maroc
Les propos antisémites d’un imam, tenus depuis plusieurs années lors de nombreuses conférences largement diffusées, ainsi que son discours sur l’infériorité de la femme et sa soumission à l’homme constituent des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination ou à la haine justifiant la décision d’expulsion du territoire français.
Réf. : CE référé, 30 août 2022, n° 466554 N° Lexbase : A52988GC
Pour lire la brève : https://www.lexbase.fr/revue-juridique/86647489-edition-du-01-09-2022#article-482484
3/ Procédure - Évacuation d'un campement irrégulier de migrants non ordonnée par le préfet : ce n’est pas une voie de fait !
L’évacuation d'un campement irrégulier de migrants non ordonnée par le préfet ne saurait constituer une voie de fait.
Réf. : T. confl., 4 juillet 2022, n° 4248 N° Lexbase : A78668AL
Pour lire la brève : https://www.lexbase.fr/revue-juridique/86647489-edition-du-01-09-2022#article-482318
4/ Procédure pénale/Instruction - Procédure devant la chambre de l’instruction et prise de parole de la défense : la mention « les avocats présents ont eu la parole en dernier » est insuffisante
L’arrêt de la chambre de l’instruction mentionnant que les avocats des mis en examen, puis celui de la partie civile, puis l'avocat général, ont eu la parole et que « les avocats présents ont eu la parole en dernier », ne permet pas à la Cour de cassation de s’assurer que la personne mise en examen ou son avocat ont eu la parole en dernier.
Réf. : Cass. crim., 24 août 2022, n° 22-83.533, F-D N° Lexbase : A55188GH
Pour lire la brève : https://www.lexbase.fr/revue-juridique/86647489-edition-du-01-09-2022#article-482489