Poèmes à vous

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By Baptiste BordetArts
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Poèmes à vous episodes

  • Marine - Paul Éluard - Le phénix

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Marine - Paul Éluard - Le phénix


    Je te regarde et le soleil grandit

    Il va bientôt couvrir notre journée

    Éveille-toi cœur et couleur en tête

    Pour dissiper les malheurs de la nuit


    Je te regarde tout est nu

    Dehors les barques ont peu d’eau

    Il faut tout dire en peu de mots

    La mer est froide sans amour


    C’est le commencement du monde

    Les vagues vont bercer le ciel

    Toi tu te berces dans tes draps

    Tu tires le sommeil à toi


    Éveille-toi que je suive tes traces

    J’ai un corps pour t’attendre, pour te suivre

    Des portes de l’aube aux portes de l’ombre

    Un corps pour passer ma vie à t’aimer


    Un cœur pour rêver hors de ton sommeil.


    Musique - Shumann : Kinderszenen, Op.15: No.1, Von Fremden Ländern und Menschen


    Tableau : Henri Matisse - Le rêve


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    YouTube : @baptiste-bordet

    2 min
  • Les Misérables - Un coeur sous une pierre

    Victor Hugo. Quelle autre épaule sur laquelle s’appuyer quand tout semble nous échapper…ou nous soulever ?


    Voici un extrait de la fin du chapitre 3 « Enrichies des commentaires de Toussaint » suivi du chapitre 4 en entier « Un coeur sous une pierre ».


    Deux chapitres appartenant au livre cinquième « Dont la fin ne ressemble pas au commencement »


    Il est temps pour Marius d’avouer son amour à Cosette. Il à glissé une lettre, sous une pierre, délicatement placée sur le banc du jardin de Jean Valjean et Cosette.


    Que va-t-elle y découvrir ?


    Je précise que la lettre de Marius n’est pas écrite « d’une traite » , Elle est composée tel un journal intime, au fil de ses pensées…les plus belles de toute, les plus pures. Celle de l’amour.


    Belle écoute


    Tableau : Cosette et son fiancé Marius - dans « Les Misérables » de Victor Hugo, illustré par Brion


    Musique : Davidsbündlertänze, Op. 6, Heft II No. 14, Zart und singend / Samuel Barber - Adagio for Strings, Op. 11


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    13 min
  • Découverte - Guy de Maupassant - Des vers

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Découverte - Guy de Maupassant - Des vers


    J’étais enfant.

    J’aimais les grands combats,

    Les Chevaliers et leur pesante armure,

    Et tous les preux qui tombèrent là-bas

    Pour racheter la Sainte Sépulture.

    L’Anglais Richard faisait battre mon coeur

    Et je l’aimais, quand après ses conquêtes

    Il revenait, et que son bras vainqueur

    Avait coupé tout un collier de têtes.

    D’une Beauté je prenais les couleurs,

    Une baguette était mon cimeterre ;

    Puis je partais à la guerre des fleurs

    Et des bourgeons dont je jonchais la terre.

    Je possédais au vent libre des cieux

    Un banc de mousse où s’élevait mon trône ;

    Je méprisais les rois ambitieux,

    Des rameaux verts j’avais fait ma couronne.

    J’étais heureux et ravi.

    Mais un jour

    Je vis venir une jeune compagne.

    J’offris mon coeur, mon royaume et ma cour,

    Et les châteaux que j’avais en Espagne.

    Elle s’assit sous les marronniers verts ;

    Or je crus voir, tant je la trouvais belle,

    Dans ses yeux bleus comme un autre univers,

    Et je restai tout songeur auprès d’elle.

    Pourquoi laisser mon rêve et ma gaieté

    En regardant cette fillette blonde ?

    Pourquoi Colomb fut-il si tourmenté

    Quand, dans la brume, il entrevit un monde.


    Musique : Paco de Lucia - Concerto de Aranjuez


    Image : Le masque de Zorro (1998)


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    3 min
  • Victor Hugo - Les Misérables - Un coeur sous une pierre

    Victor Hugo. Quelle autre épaule sur laquelle s’appuyer quand tout semble nous échapper…ou nous soulever ?


    Voici un extrait de la fin du chapitre 3 « Enrichies des commentaires de Toussaint » suivi du chapitre 4 en entier « Un coeur sous une pierre ».


    Deux chapitres appartenant au livre cinquième « Dont la fin ne ressemble pas au commencement »


    Il est temps pour Marius d’avouer son amour à Cosette. Il à glissé une lettre, sous une pierre, délicatement placée sur le banc du jardin de Jean Valjean et Cosette.


    Que va-t-elle y découvrir ?


    Je précise que la lettre de Marius n’est pas écrite « d’une traite », elle est composée tel un journal intime, au fil de ses pensées…les plus belles de toute, les plus pures. Celle de l’amour


    Belle écoute


    Tableau : Cosette et son fiancé Marius - dans « Les Misérables » de Victor Hugo, illustré par Brion


    Musique : Davidsbündlertänze, Op. 6, Heft II No. 14, Zart und singend / Samuel Barber - Adagio for Strings, Op. 11


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    14 min
  • Paul Éluard - Marine - Le Phénix

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Paul Éluard - Marine - Le Phénix


    Je te regarde et le soleil grandit
Il va bientôt couvrir notre journée
Éveille-toi cœur et couleur en tête
Pour dissiper les malheurs de la nuit

    Je te regarde tout est nu
Dehors les barques ont peu d’eau
Il faut tout dire en peu de mots
La mer est froide sans amour

    C’est le commencement du monde
Les vagues vont bercer le ciel
Toi tu te berces dans tes draps
Tu tires le sommeil à toi

    Éveille-toi que je suive tes traces
J’ai un corps pour t’attendre, pour te suivre
Des portes de l’aube aux portes de l’ombre
Un corps pour passer ma vie à t’aimer

    Un cœur pour rêver hors de ton sommeil.


    Tableau : Henri Matisse - Le rêve


    Musique : Schumann - Kinderszenen, Op.15: No. 1, Von fremden Ländern und Menschen


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    2 min
  • Automne malade - Guillaume Apollinaire - Alcools, 1913

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Guillaume Apollinaire - Automne malade - Alcools, 1913


    Automne malade et adoréTu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraiesQuand il aura neigéDans les vergers

    Pauvre automneMeurs en blancheur et en richesseDe neige et de fruits mûrsAu fond du cielDes éperviers planentSur les nixes nicettes aux cheveux verts et nainesQui n’ont jamais aimé

    Aux lisières lointainesLes cerfs ont bramé

    Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeursLes fruits tombant sans qu’on les cueilleLe vent et la forêt qui pleurentToutes leurs larmes en automne feuille à feuilleLes feuillesQu’on fouleUn trainQui rouleLa vieS’écoule


    Tableau : Claude Monet - Automne à Argenteuil


    Musique : Mendelssohn - Songs without words - Books VI opus 67 : No. 2 in F-Sharp Minor


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    2 min
  • Guillaume Apollinaire - Poèmes à Lou - Nîmes, le 12 janvier 1915

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Guillaume Apollinaire - Poèmes à Lou - Nîmes, le 12 janvier 1915


    Mon Lou

    je veux te reparler maintenant de l’Amour

    Il monte dans mon cœur comme le soleil sur le jour

    Et soleil il agite ses rayons comme des fouets

    Pour activer nos âmes et les lier

    Mon amour c’est seulement ton bonheur

    Et ton bonheur c’est seulement ma volonté

    Ton amour doit être passionné de douleur

    Ma volonté se confond avec ton désir et ta beauté

    Ah ! Ah ! te revoilà devant moi toute nue

    Captive adorée toi la dernière venue

    Tes seins ont le goût pâle des kakis et des figues de Barbarie

    Hanches fruits confits je les aime ma chérie

    L’écume de la mer dont naquit la déesse

    Évoque celle-là qui naît de ma caresse

    Si tu marches

    Splendeur tes yeux ont le luisant

    D’un sabre au doux regard prêt à se teindre de sang

    Si tu te couches

    Douceur tu deviens mon orgie

    Et le mets savoureux de notre liturgie

    Si tu te courbes

    Ardeur comme une flamme au vent

    Des atteintes du feu jamais rien n’est décevant

    Je flambe dans ta flamme et suis de ton amour

    Le phénix qui se meurt et renaît chaque jour

    Chaque jour

    Mon amour

    Va vers toi ma chérie

    Comme un tramway

    Il grince et crie

    Sur les rails où je vais

    La nuit m’envoie ses violettes

    Reçois-les car je te les jette

    Le soleil est mort doucement

    Comme est mort l’ancien roman

    De nos fausses amours passées

    Les violettes sont tressées

    Si d’or te couronnait le jour

    La nuit t’enguirlande à son tour


    Musique : Je te veux - Erik Satie


    Montage son : Damien Patou


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    3 min
  • 13 février 1950 - Albert Camus à Maria Casarès - Correspondance

    Pour cet épisode j’ai le plaisir de vous lire une nouvelle lettre de Albert Camus destiné à Maria Casarès, écrite le 13 février 1950


    De 1944 à 1959, ses deux êtres ont partagé une correspondance privé empli de douceur, de sincérité, de doute, de joies, de peine, de confiance et de bienveillance…tout ce qui fait une grande histoire d’amour ?


    Je vous souhaite de découvrir ses lettres, leurs mots sont de beaux refuges, leur amour porteur d’espoir


    Montage son : Damien Patou


    Contact : [email protected]


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    3 min
  • Février

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Parfois, j’ose vous partager des poèmes écrits de ma main.


    C’est le cas de l’épisode du jour avec « Février », que je suis très heureux de vous partager.


    J’écris « heureux » car je déclame ce poème sur une chanson, « Always Lost », écrite et interprétée par ma maman, l’artiste Grazzia Giu.


    Une chanson que vous pouvez retrouver sur son album « Pretend ».


    Un clip du poème est disponible sur ma chaîne YouTube : @baptiste-bordet


    Ou sur ma page Instagram : @bordetbaptiste


    Belle écoute et à bientôt pour un nouvel

    épisode !

    3 min
  • La conscience - Victor Hugo - La légende des siècles

    Nouvel épisode de poèmes à vous !


    Caïn, l’aîné, et Abel, tous deux fils d’Adam et Ève, voyaient leurs chemins se distinguer : Caïn travaillait la terre comme cultivateur, tandis que son frère Abel était berger. Ils offrirent chacun un sacrifice à Dieu, mais celui-ci accorda sa faveur à l’offrande d’Abel plutôt qu’à celle de Caïn. Rongé par la jalousie, Caïn tua son frère. En conséquence, Dieu le condamna à vivre dans l’errance.


    Victor Hugo, dans son magnifique poème « La Conscience », nous plonge alors au plus profond de l’âme de Caïn… et de sa conscience.


    Ingénieur du son : Damien Patou


    Contact :

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    7 min

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« Écr.l'inf. » signé parfois Voltaire, abréviation de « Écrasons l'infâme »