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Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Ce numéro spécial du Polysécure réunit Martin Dubé, Simon Nolet et Éric Gagnon autour d’un sujet que l’animateur juge litigieux, l’usage de l’intelligence artificielle dans les CTF. Les trois invités comptent une quinzaine d’années de pratique, ont déjà formé la même équipe et explorent l’IA dans ces compétitions depuis au moins un an. L’animateur promet d’ajouter une bûche dans le poêle si le feu manque.
Éric pose la distinction qui structure l’épisode. Les CTF ont longtemps été son principal outil d’apprentissage, et il craint qu’un agent totalement autonome n’enlève ce volet. Se péter la face des heures sur un challenge ancre la solution en mémoire comme aucune réponse instantanée ne le fera. Maîtriser l’orchestration des agents reste toutefois une compétence à développer, admet-il. Simon nuance, on peut encore apprendre avec un agent, en lui posant des questions comme un game master d’escape room qui donne des indices. L’apprentissage demeure possible, mais il faut désormais le vouloir.
Martin se dit favorable à l’IA dans les CTF. Il raconte son parcours, d’un usage chaotique de Claude Code l’an dernier, où chaque script partait en vrille, jusqu’à une orchestration plus élégante inspirée des outils publiés par de grandes équipes sur GitHub. Le métier a changé, ce sont désormais des robots qui ont les mains sur le clavier. Gagner un CTF ne reflète donc plus la même compétence technique, et la corrélation entre les équipes gagnantes et l’élite du domaine s’effrite. Au NorthSec toutefois, l’IA réglait seule les défis les plus simples, mais la track Windows résistait et réclamait le cerveau des humains pour débloquer les agents.
Simon juge injuste qu’une équipe assistée par IA récolte les mêmes prix qu’une équipe qui s’en passe. Le NorthSec a d’ailleurs publié ses règles pour 2027, qui séparent ceux qui brûlent des tokens et ceux qui visent les prix. Éric propose même de retirer le scoreboard du volet agentique pour supprimer l’ambition d’y gagner. Simon objecte que la compétition demeurera entre équipes agentiques, moins de tokens pour un même résultat, un harness supérieur restant une prouesse. Martin rêve d’une compétition de harnesses à armes égales, même modèle et même budget.
La ligne est mince entre employer un chatbot comme assistant et laisser un agent résoudre les défis. Martin prédit une ère de camouflage où chacun jouera sa ligne. Simon rappelle que la tricherie existait avant l’IA, du vol de flags à l’externalisation d’un challenge vers un expert hors de l’équipe. Le NorthSec mise sur l’auto-déclaration, tandis que l’animateur note que faire la police reste désagréable pour les organisateurs, et que le système d’honneur montre ses limites quand un enjeu de compétition existe.
Un point sensible émerge, la motivation des créateurs de challenges qui voient leurs défis résolus en trente secondes par un agent. L’animateur décrit l’atmosphère gênante de la remise des prix au NorthSec, où la première équipe fut à peine applaudie, soupçons d’usage d’IA à l’appui. Martin adopte la position inverse, il irait jaser avec les gagnants pour comprendre leur orchestration, convaincu qu’une telle victoire n’est pas un hasard. Des idées circulent, prix de participation, MVP, ou un golden buzzer laissé à la discrétion du challenge designer.
Les agents ne libèrent pourtant pas de temps pour la bière, le NorthSec a observé l’inverse, des participants isolés dans leur bulle qui demandent de l’aide à la machine plutôt qu’aux coéquipiers. Simon admet avoir toutefois bien mangé, bu et comparé ses agents. Sur l’accessibilité, le niveau a grimpé depuis les premiers CTF, où il s’agissait d’apprendre Nmap. Éric conseille aux débutants un home lab et les conférences de sécurité, qui ont changé sa carrière. Martin mise sur la curiosité, entre ceux qui promptent sans comprendre et ceux qui font du patch diffing dès qu’une vulnérabilité PHP critique sort.
Les trois s’entendent, on ne sera pas remplacés. Martin rappelle qu’en environnement client sensible, la délicatesse exigée échappe encore aux agents. Éric compare aux années où certains roulaient des outils sans comprendre leurs guts, alors que ceux qui creusaient le code et les shellcodes se démarquaient. Simon insiste sur le jugement humain pour repérer ce qui est louche, une compétence née de l’expérience. Reste la question de la relève, comment apprendre à diriger un agent quand on n’a jamais vécu la douleur d’avoir appris les commandes par cœur.
Simon a tenté de faire hacker un agent par un autre via prompt injection, sans grand succès, et doute qu’on sache concevoir des défis simples pour un humain et ardus pour une machine. Martin imagine des tracks de red team où la discrétion et les alertes comptent. Simon propose un red versus blue où chaque équipe protège son infrastructure et attaque celle de l’autre. Éric est all-in pour un CTF dédié au jeu agentique. L’animateur cite le Stick et son jury de write-ups, tandis que Simon rappelle le Missing Persons CTF, où l’OSint servait à retrouver des personnes disparues.
Simon développe une plateforme de collaboration entre humains et agents, avec suivi des challenges, gestion des accès restreints et agents spécialisés aux permissions limitées, un agent QA qui lit sans écrire. Martin a bâti un environnement on-prem autour d’un modèle Qwen maison aux tokens quasi illimités, qui orchestre et appelle Claude au besoin, avec des skills préfabriqués et des images Docker d’outils préinstallés, entraîné sur Hack The Box. Éric restera en mode casual, accompagné d’un Claude, visant des tracks hors de sa zone de confort, et la socialisation autour des tables. L’animateur propose un micro-épisode après le Hackfest, l’un des événements les plus préparés de 2026 à cette réalité.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Dans cet épisode spécial de Polysécure, l’animateur reçoit Mathéo Vergnolle, expert en cybersécurité chez Synactive, spécialisé en rétro-ingénierie et en recherche de vulnérabilités bas niveau. Ancien membre de l’équipe de France au Challenge européen de cybersécurité, il revient sur la transformation des CTF sous l’effet de l’intelligence artificielle et explique pourquoi il a presque totalement décroché de ces compétitions.
Son dernier CTF, le BRES CTF à Rennes, autorisait l’IA. Son équipe avait choisi d’y jouer sans intelligence artificielle, par goût de l’apprentissage, mais sans aucune chance de gagner. Les gagnants eux-mêmes n’ont « pas appris grand-chose ce jour-là ». Cette expérience marque, selon lui, la fin de sa motivation pour les CTF classiques.
Quelques semaines plus tôt, le Challenge français de cybersécurité avait interdit l’usage agentique des LLM tout en tolérant leur emploi comme moteur de recherche avancé ou pour la documentation. Les organisateurs ont passé un temps considérable à démasquer des tricheurs souvent de mauvaise foi, mais l’expérience demeurait intéressante pour les joueurs.
Mathéo retrace l’évolution observée. Les LLM constituaient d’abord un outil modeste, une recherche Google un peu plus efficace. Au Challenge européen de 2024, ils apportaient encore une aide limitée. En 2025, en Pologne, la bascule fut radicale, puisque plus de la moitié des challenges se résolvaient sans intervention humaine et sans règlement pour l’interdire. Devant des épreuves qu’il savait pouvoir déléguer à une machine, il n’y retrouvait plus le sentiment de satisfaction et de réussite. Il a donc décidé d’abandonner complètement les LLM, y compris pour la recherche documentaire, afin de continuer à apprendre dans son métier comme dans ses loisirs.
Pour Mathéo, les CTF comportaient deux aspects qui se mariaient harmonieusement, l’aspect compétitif et l’aspect apprentissage. Ces deux dimensions sont aujourd’hui complètement séparées. On participe soit pour gagner, soit pour apprendre, rarement pour les deux à la fois. S’engager dans une compétition où l’on sait d’avance que l’on perdra n’a rien de motivant.
Beaucoup de membres de la communauté sont dérangés par les LLM ou préfèrent s’en passer. Les équipes qui gagnent les CTF autorisés ne trichent pas forcément, puisqu’elles respectent les règles. Ces étudiants subissent une pression implicite ou explicite de leur école, qui communique sur leurs résultats et finance leurs déplacements. On évalue ainsi le résultat plutôt que la compétence réelle, même si Mathéo reconnaît un vrai talent dans la configuration des agents.
La question des formats viables nourrit de nombreuses discussions. Un blog post de Lolo Le Kik décrivait une méthodologie pour créer des challenges résistants à l’IA, par exemple en insérant du lore trompeur évoquant des injections SQL alors que le sujet réel est tout autre. Le joueur comprend l’astuce, le LLM part sur une fausse piste. Ces tentatives vieillissent vite, car les modèles progressent sans cesse.
La surveillance en présentiel demeure envisageable mais intrusive. Le récent Challenge européen de cybersécurité, malgré l’interdiction des LLM, a connu plusieurs triches avérées. Interdire totalement internet paraît irréaliste, les CTF nécessitant des recherches en ligne, et les joueurs de cybersécurité aiment contourner les règles.
À HexaCon, la conférence organisée par Synactive, un CTF speedrun a bien fonctionné. Des challenges simples, résolubles en quelques minutes, se sont joués en duel devant un public, écrans projetés en direct, IA interdite, ce qui rend toute tricherie immédiatement visible. Mathéo évoque enfin l’idée de remplacer les petits challenges isolés par un jeu multijoueur dont l’objectif serait de créer des modes ou des cheats, un format créatif mais où l’IA resterait avantageuse.
Les CTF non compétitifs conservent tout leur intérêt à ses yeux. Il prévoit de participer à celui de la GRHAC, annoncé sans classement, chacun progressant pour découvrir et apprendre à son rythme. Il apprécie également Acropole, la plateforme du France Cyber Security Challenge, où les profils sont privés et où l’on n’affronte que soi-même.
Mathéo craint de lourdes pertes pour le recrutement. Les ressources humaines des entreprises de cybersécurité auront de plus en plus de mal à distinguer les profils. Chez Synactive, un challenge est proposé dans les premières phases de recrutement, et certains candidats y recourent à l’IA avant d’échouer aux questions posées en salle technique, de sorte que tout le monde perd du temps sans rien apprendre.
Les CTF ont été le moteur de sa carrière. C’est par eux qu’il a découvert la cybersécurité, orienté ses études et obtenu son poste en mettant en avant ses résultats. Au BRES CTF, le concepteur des challenges qu’il avait appréciés est venu le rencontrer, et Synactive a recruté ce concepteur plutôt qu’un joueur. Concevoir de bons challenges devient ainsi plus visible que d’y participer. Mais les concepteurs se démobilisent, sachant que les participants lanceront Claude ou un autre agent sans même examiner leur travail.
Les formats à deux podiums, l’un avec IA autorisée, l’autre sans IA et généralement sans récompenses pour éviter la triche, lui semblent une bonne manière de conserver de l’adrénaline dans des conditions justes. La journée déconnectée du récent Challenge européen a également été appréciée des joueurs.
Désormais, sur son temps libre, Mathéo préfère les projets personnels, comme la rétro-ingénierie de jeux vidéo ou l’apprentissage de nouvelles technologies, à son rythme, sans rien avoir à prouver à personne. Il rappelle enfin que c’est en progressant sur Root Me qu’il a pris goût à ce domaine, et s’inquiète qu’un débutant se contente de cliquer et de lancer un agent, sans retrouver les motivations d’antan.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Dans cet épisode de Polysécure, l’animateur accueille Alexis-Maurer Fortin, développeur chez Boost, pour présenter Dazzio, un outil dédié à la sécurité des postes de développeurs, lancé officiellement depuis quelques semaines. Le projet découle du produit commercial Developer Endpoint Protection et du projet open source Bagel, qui révélait les secrets présents sur les machines. Convaincus que les développeurs sont devenus des cibles privilégiées des attaques de chaîne d’approvisionnement, et jugeant les solutions du marché fragmentaires, l’équipe a voulu rassembler ces capacités dans une solution unique et simple d’utilisation.
L’outil analyse d’abord le portable du développeur pour recenser les packages installés via NPM ou PyPI, les extensions d’IDE comme VS Code, les skills, les serveurs MCP configurés ainsi que les configurations des gestionnaires de packages, offrant une vision globale de l’exposition de la machine. En cas de campagne d’attaque, un développeur peut installer l’outil et obtenir immédiatement un portrait de sa posture, la présence éventuelle de malware et des pistes de remédiation.
Dazzio propose ensuite un mode protection roulant en arrière-plan sous forme de daemon, avec une attention particulière aux ressources, les développeurs détestant les outils qui ralentissent leur machine. Des scans périodiques repèrent les packages nouvellement installés ou désinstallés, tandis qu’un flux propriétaire de malware, rapidement mis à jour, permet une détection en temps presque réel.
La fonctionnalité la plus importante selon Alexis demeure le mode safe package. L’outil instrumente les configurations des gestionnaires de packages connus, un peu comme le ferait une librairie interne d’entreprise, afin que les requêtes transitent par le daemon avant d’atteindre NPM ou PyPI. Elles passent par un socket local, filtrées surtout pour les installations, le reste étant laissé passer. Deux variantes existent. Le mode audit avise l’usager en temps réel lorsqu’un package malveillant vient d’être installé. Le mode bloquant, lui, empêche l’installation dès qu’une correspondance est établie avec la base de données de malware. Bloquer avant l’exécution est essentiel, car une détection après coup laisse craindre que le code malveillant ait déjà été exécuté. L’outil aide aussi à la remédiation en identifiant les services, comme GitHub ou d’autres SaaS, auxquels les secrets exposés donnent accès.
Pour alimenter ses détections, l’équipe a conclu un partenariat avec Open Source Malware, un site spécialisé dans la détection de campagnes actives, qui fournit des données sur les menaces en cours. L’outil s’appuie aussi sur OSV, un consortium qui agrège les vulnérabilités touchant les packages et les librairies de code. Boost demeure une très petite équipe, d’où l’importance de ce partenaire.
La détection de secrets reprend la logique de Bagel. Plutôt que de parcourir tout le répertoire personnel, l’outil se concentre sur les endroits où les développeurs laissent habituellement des secrets, soit les entrepôts Git, les fichiers de configuration d’environnement, l’historique Bash où ils sont souvent collés, et les conversations d’agents IA comme Claude Code. Le tout repose sur des expressions régulières couvrant les principaux types de secrets. En mode protection, Dazzio surveille ces fichiers afin de suivre leur évolution, surtout l’ajout de nouveaux éléments.
Alexis souligne que les développeurs consomment constamment de nouvelles librairies, un environnement dynamique que les attaquants ont bien compris et que l’IA décuple. Les agents comme Claude Code ou Codex utilisent les mêmes gestionnaires de packages et en installent parfois sans demande explicite. Puisque leurs configurations sont interceptées, tout passe par Dazzio, qui peut bloquer une installation malveillante. Cette visibilité automatisée est devenue nécessaire dans un contexte où tout va très vite.
L’équipe tient à protéger la vie privée des usagers. L’analytique se limite à vérifier le bon fonctionnement de l’outil, comme le nombre de packages par écosystème et les erreurs d’exécution. Ni chemins de fichiers, ni types de secrets, ni données associables à une personne ne sont collectés. Seuls les malwares détectés, de manière anonymisée, sont remontés afin de mesurer l’impact des campagnes. Un mode hors ligne est disponible, l’analytique pouvant être désactivée, et un courriel n’est demandé que pour le premier scan et la protection continue.
Le produit supportait initialement macOS et Linux, et le support Windows a été ajouté la semaine précédant l’enregistrement, incluant WSL, ce qui permet d’analyser l’environnement Linux d’une machine Windows. L’installation passe par un dépôt GitHub et un site de documentation. Sur macOS, Homebrew est fortement recommandé grâce au tap de l’entreprise. Sur Linux, Homebrew fonctionne aussi, sinon un script permet de récupérer les binaires publics. Windows dispose également d’un script et la disponibilité via Winget est envisagée. L’outil avise l’usager lorsqu’une nouvelle version est disponible.
Alexis souhaite rendre l’outil plus accessible aux gens non techniques, car de plus en plus de personnes en marketing ou en RH utilisent des agents IA qui génèrent et exécutent du code, une tendance qui inquiète des clients. Dans les prochains mois, l’équipe vise une expérience inspirée de Docker Desktop, où le CLI demeure l’angle privilégié mais une application GUI pourrait offrir de l’information, des alertes en temps réel et des conseils de protection. L’animateur compare ces nouveaux usagers à des gens manipulant des armes chargées sans en comprendre les conséquences. Alexis rappelle que la sécurité du développement logiciel manque déjà à la formation des professionnels et que faire aveuglément confiance aux agents est dangereux. Il faudra toujours encadrer les agents et les confiner, les événements récents ayant montré les risques lorsqu’ils ne sont pas correctement contraints.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Pour cette 21e collaboration, l’équipe revient d’abord sur l’attaque ukrainienne contre trois centres de données russes, dont ceux de Yandex, le géant numérique du pays. L’événement a fait couler beaucoup d’encre, la blogosphère affirmant que la paix s’était soudainement installée en ligne et que les commentaires toxiques attribuables aux bots russes avaient disparu. Nicolas explique que Cloudflare a observé une baisse marquée du trafic provenant des centres touchés, mais que ce calme n’a duré qu’environ 48 heures. Les groupes derrière la désinformation se sont déplacés vers d’autres centres russes, une migration confirmée par le suivi des empreintes numériques des certificats TLS. Cette fluidité révèle un écosystème russe remarquablement résilient, probablement facilité par l’État, dont les capacités de relance dépassent ce qu’on observe en Occident. Samuel Harper nuance le récit en rappelant que Cloudflare n’a pas constaté de baisse du trafic des réseaux sociaux en provenance de Russie, et que les faux comptes de Twitter et Facebook résident sur les serveurs de ces mêmes plateformes, ce qui rend la logique douteuse. Ce qui a réellement chuté, ce sont les activités automatisées malicieuses, comme le balayage de plugins WordPress à la recherche de failles. L’impact réel pour les citoyens russes est toutefois considérable, notamment pour les paiements, Yandex Pay occupant une place comparable à celle d’Interac au Canada, ainsi que pour les PME hébergeant leurs services sur ces centres, sans oublier un centre de données de VKontakte, le Facebook russe.
Pour les animateurs, cette attaque illustre un déplacement de la guerre vers les infrastructures physiques du numérique, tout comme les câbles sous-marins régulièrement endommagés ou la frappe contre un centre de données d’AWS en Arabie saoudite. La guerre numérique ne se déroule donc pas dans le numérique, mais dans le monde réel. La discussion aborde aussi la souveraineté numérique russe, le Runet, qui interdit les sauvegardes à l’étranger, alors que l’attaque constituait une riposte à un tir russe sur un centre ukrainien dont les données étaient répliquées en Europe.
Catherine Dupont-Gagnon questionne l’origine du récit voulant que l’attaque ait fait chuter l’activité des bots et les messages antisémites, un récit lancé par le Premier ministre israélien et amplifié par Zelensky, possiblement pour justifier la poursuite des frappes. Samuel y voit le confort de croire que la Russie tire les ficelles de la polarisation depuis 2016, alors que les gens sont parfaitement capables d’être polarisés sans bots et qu’il est plus simple de blâmer l’extérieur que de reconnaître des problèmes structurels. Nicolas souligne pour sa part le manque de rigueur des plateformes face à la toxicité, l’arrivée d’une étiquette sur Instagram pour signaler les profils générés par l’IA et le bannissement d’environ 12 000 robots sur X après les faits.
Samuel présente ensuite le sort d’Autistici Inventati, un collectif d’activistes italien né en 2001 dans la foulée du sommet du G8 à Gênes. Le groupe avait collaboré avec Indymedia, un réseau de médias indépendants couvrant les manifestations altermondialistes, dont l’équivalent québécois fut le Centre des médias alternatifs du Québec. Vers 2005, le collectif a lancé noblogs.org, une plateforme d’hébergement comparable à WordPress utilisée par des groupes de gauche, anarchistes et antifascistes, en plus d’offrir des courriels chiffrés et divers services gratuits depuis plus de vingt ans. À la fin août, l’administration Trump a inscrit le collectif sur sa liste de terroristes mondiaux désignés, la même que la Cour pénale internationale et la rapporteuse de l’ONU sur Gaza. Les effets ont été immédiats. PayPal a fermé leur compte en quelques heures, leur banque italienne a gelé leurs avoirs, et le Public Interest Registry, qui gère le domaine .org, a rendu leur adresse inaccessible. Un serveur hébergé aux Pays-Bas a ensuite été saisi par les autorités néerlandaises, imagé puis transmis aux États-Unis. Plutôt que de contester et de risquer d’exposer leurs usagers, les membres ont choisi de démonter eux-mêmes leur infrastructure. Samuel dénonce l’hypocrisie de géants protégés par l’article 230, qui les déresponsabilise des contenus hébergés, tandis qu’une infrastructure alternative militante est effacée dans un internet qui rétrécit.
Les échanges s’attardent sur l’usage politique de l’étiquette terroriste. Pour Nicolas, le terrorisme vise à créer une terreur collective, ce qui ne correspond ni aux groupes s’opposant à l’ICE ni au mouvement Stop Cop City à Atlanta, alors que le 11 septembre demeure l’exemple canonique. Catherine mentionne Jane’s Revenge, un groupe féministe radical qui applique aux centres anti-avortement les tactiques que ces derniers utilisent contre les cliniques, soulevant une question de deux poids deux mesures. La discussion glisse vers la répression des lycéens français, dont les demandes demeurent modestes, soit l’air climatisé, le chauffage et plus d’enseignants, pendant que l’État a fait apparaître 3 000 professeurs du jour au lendemain.
Nicolas déplore la disparition des infrastructures alternatives et l’acceptation des jardins fermés, alors qu’internet est né d’une volonté de décentralisation face à la guerre froide. La conversation s’oriente ensuite vers la concentration de la richesse, jugée supérieure à celle de la France prérévolutionnaire. Nicolas détaille la mécanique de Musk, qui vit de prêts adossés à des valeurs boursières fictives sans payer d’impôt, et pour qui l’intégration de xAI dans SpaceX vise à rendre l’ensemble too big to fail, au risque que les contribuables américains financent l’échec. Le Canada n’est pas épargné par cette exposition via les paniers d’ETF, même si les animateurs le décrivent comme un pays de ressources avantageux, entre potasse, blé et minéraux critiques, quitte à devoir se réarmer face à un voisin imprévisible. La fin de l’épisode s’intéresse aux guerres de l’eau à venir, à la vulnérabilité des nappes phréatiques américaines et au renommage suspect de certains lacs, puis se conclut par des recommandations de lectures dystopiques, dont The Water Knife de Paolo Bacigalupi ainsi que The Ministry of the Future, alors que le dernier grand effort collectif de l’humanité demeure la réparation de la couche d’ozone.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
L’épisode couvre l’actualité au 25 octobre 2026. Defcon se tiendra à Montréal les 13 et 14 novembre, l’ACN organisera un événement électoral à Paris et Rennes Superweek suivra du 16 au 19 novembre, avant le Secure les 25 et 26 février puis InCyber à Lille en mars 2027. Deux recommandations complètent le tout, soit le IA Café Podcast de l’Université Laval et Dasio de Beau Security, un outil gratuit pour scanner les postes de développeurs.
Les grands éditeurs publient chaque mois un nombre impressionnant de correctifs et les agents découvrent des failles négligées depuis des années. Le nombre de vulnérabilités explose sans que les attaques suivent, le nombre d’attaquants n’ayant pas augmenté. Les script kiddies causent désormais des dommages bien plus importants. Wiz et Sekoia ont analysé des attaques menées par l’IA, encore bruyantes et détectables. L’animateur juge nécessaire de repenser la cybersécurité, certains praticiens quittant même le domaine.
Le fiasco de Hugging Face, attaqué par des agents d’OpenAI, ouvre la réflexion sur leur confinement. Des mesures de confinement émergent, Open Shell et Nvidia développant des frontières, tandis qu’OpenAI a construit un faux Internet pour y exécuter ses agents. L’incident révèle aussi que des personnes inexpérimentées semblent avoir occupé des positions clés en cybersécurité chez OpenAI et Anthropic, ce qui interroge leur leadership.
Des modèles entraînés sur la désinformation de la Covid permettent d’améliorer la détection des fausses nouvelles, une piste pour outiller la population. Plus inquiétant, l’IA peut planter de fausses mémoires, la mémoire humaine étant fragile et tenace même face aux preuves du contraire. Les LLM citent aussi des statistiques fictives, s’abreuvant de forums comme Reddit où la satire est prise au premier degré.
Anthropic donne à des auditeurs externes des accès de type employé pour limiter les dommages futurs, une mesure louable quoique incohérente avec d’autres pratiques. Des employés de Google DeepMind ont démissionné après une collaboration militaire naissante. L’anthropomorphisation des agents inquiète, ceux-ci créant de faux sentiments d’appartenance et des relations d’apparence humaine, avec des risques de manipulation et de prix dynamiques.
Le kill switch est questionné, la vraie difficulté résidant dans l’architecture fondamentale. Les vingt années tumultueuses prédites par Bill Gates sont accueillies avec scepticisme, le LLM n’étant qu’un sous-ensemble de l’IA. L’administration Trump a banni l’usage gouvernemental d’un outil d’IA, déjà en vigueur au Québec. La jurisprudence Air Canada suggère que les entreprises répondront des gestes de leurs agents.
L’Ukraine mise sur la destruction de data centers, Yandex ayant été touché, et les rumeurs de robots hostiles en panne étaient fausses. L’isolationnisme russe rend ce pays vulnérable, contrairement à l’Ukraine, qui répartit ses données à l’étranger. Starlink aurait réactivé la pleine vitesse de ses satellites pour l’Ukraine, entre la Maison Blanche et Elon Musk.
L’épisode Starlink rappelle l’importance de détenir ses infrastructures, un signal surtout ressenti en Europe. La géopolitique ne se négocie pas comme les affaires, les peuples gardant longtemps les gestes subis en mémoire. Un article nuancé souligne le coût élevé de la souveraineté numérique. L’animateur prône la diversification des fournisseurs plutôt que l’autosuffisance. TP-Link assemblera ses routeurs aux États-Unis pour contourner le blocage américain.
Meta AI expose des conversations privées, leurs URL étant découvrables dans des entrées DNS, une erreur de design étonnante. Une étude sur le paradoxe de la vie privée pointe un problème d’éducation. Le régulateur anglais veut ouvrir Apple Pay aux compétiteurs. British Airways bannit les Meta Glasses, un signal jugé salutaire. La loi canadienne C-22, jugée trop permissive sur la surveillance, est rendue au Sénat. Une policière a été congédiée pour avoir laissé son mari, employé d’ICE, accéder aux caméras Flock. Enfin, 1,5 million de dénonciations ont fuité, rappelant de purger les données inutiles.
Anthropic propose d’encadrer la loi à partir de 50 morts ou d’un milliard de dommages. Les lois européennes ne permettent pas de forcer les propriétaires de frigidaires connectés attaqués à se corriger, un vide juridique pour les équipements en fin de vie. Google couperait illégalement 250 000 arbres en Finlande pour un data center. Cory Doctorow traite de l’interopérabilité adverse, la décompilation devenue endémique avec l’IA.
Un papier décrit les attaques de chaînes d’approvisionnement assistées par l’IA. Un sniffer Meshtastic basé sur HackRF rejoint DragonOS, tandis qu’une firme israélienne de ad tech alimente le dossier zero clic. Synacktiv publie sous licence ANSSI ses outils d’analyse. Une faille de 16 ans dans les puces Broadcom permet de contrôler des appareils, Broadcom refusant d’émettre de CVE. Le chaos PHP, où les attaques n’étaient que du slop, montre que l’IA seule ne suffit pas et pousse à revoir l’exposition des services. Une intrusion via l’API Graph et Service Now rappelle que l’identité est la frontière à protéger dans M365.
Le fiasco des certificats d’Endura, avec huit certificats intermédiaires compromis par un acteur de faible qualité, a mené à leur révocation par Apple, Google et d’autres, mais les installations non mises à jour resteront vulnérables. L’open source est sous pression, mais les mêmes outils permettent de progresser. La détection d’agents par honeypots et petits modèles est explorée. Flatpak relance le débat sur le sandboxing sous Linux, jamais pensé pour cela. OpenBSD 8 rehausse sa sécurité, l’utilisateur restant le maillon faible à protéger.
Une réflexion finale porte sur les budgets TI absorbés par les cycles d’upgrade, nourrissant la jetification décrite par Cory Doctorow. L’animateur promet plus de concision et des améliorations au site.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Maxime Jobin ouvre la discussion avec une situation vécue par son entreprise, spécialisée dans l’entretien et la sécurité de sites WordPress. Ses systèmes reçoivent chaque jour plusieurs rapports de vulnérabilité. Chaque faille signalée requiert un correctif, souvent une simple mise à jour, mais les plugins payants exigent une licence annuelle valide. Un client dont la carte de crédit expirée n’avait pas été remplacée n’a pas pu renouveler sa licence. Malgré plusieurs rappels, le dossier s’est enlisé et le site a été infecté. Après une désinfection complète, le site a été réinfecté une semaine et demie plus tard, la licence n’ayant toujours pas été achetée. Même en engageant une firme spécialisée qui fait ses devoirs, on n’est jamais plus efficace que le maillon le plus faible. Sans la collaboration du client, une infection demeure possible, peu importe le forfait d’entretien.
Nicolas invite ensuite Maxime à préciser ce que recouvrent ces forfaits, mais celui-ci pose d’abord des principes valables pour toute technologie. La première fondation concerne les sauvegardes. Peu importe le fournisseur, personne n’est magicien et sans backup, impossible de revenir en arrière après un incident. Ces sauvegardes doivent être quotidiennes, stockées sur un serveur distant, voire sur une infrastructure distincte de celle de l’hébergeur, des cas de piratage ou de fermeture d’hébergeur ayant déjà été vécus. Il faut aussi les tester, des fichiers corrompus ou vides ayant déjà été reçus.
Selon Maxime, la quasi-totalité des piratages observés ne provient pas de failles inédites. Les pirates exploitent des vulnérabilités connues et faciles à cibler en cherchant simplement les sites non mis à jour. Les victimes ne sont pas nécessairement négligentes par choix, car plusieurs ignorent simplement qu’un entretien est nécessaire. Ce constat a mené à la création du service il y a environ huit ans, les agences web abandonnant leurs sites après livraison.
Là où une personne sans connaissances en programmation ne pouvait auparavant produire du code, n’importe quel outil d’intelligence artificielle génère aujourd’hui un résultat qui donne l’apparence de fonctionner. Transposé aux intentions malveillantes, cela permet à un individu sans compétences techniques de demander comment exploiter une faille ou quels plugins cibler. L’impact se manifeste aussi dans le volume de requêtes, des agents capables de générer des milliers de sollicitations qui font tomber des serveurs, notamment sur les commerces en ligne.
Nicolas propose l’analogie de la maison, le constructeur n’étant généralement pas celui qui entretient le toit. Maxime valide la comparaison, l’entretien exigeant des habiletés et des outils distincts de la création. Il critique aussi les mises à jour appliquées à intervalles fixes, car face à une vulnérabilité publiée, la correction doit être immédiate. Restaurer une sauvegarde n’est d’ailleurs plus une solution miracle, les sites vivants générant ventes, formulaires et contenus qui seraient perdus.
Les licences payantes ajoutent une couche de complexité considérable, chaque éditeur appliquant ses propres règles. Certains plugins n’indiquent pas l’existence d’une mise à jour sans licence valide, d’autres laissent une mise à jour échouer, d’autres encore bloquent toute action. On peut donc croire à tort que tout est à jour. Cette jungle de subtilités justifie de déléguer l’entretien à des spécialistes, même si rien n’empêche de le faire soi-même.
Les forfaits incluent parfois une garantie de désinfection, sous réserve que le client applique les règles demandées. Refuser d’acheter une licence recommandée annule cette protection. En cas d’incident couvert, un rapport documente les causes, les actions posées et les travaux restants pour le client.
Maxime insiste aussi sur la gestion des accès. Donner un statut administrateur à tout le monde simplifie la vie, mais expose le site si un mot de passe faible est compromis. Les accès oubliés de sous-traitants ou d’anciens employés constituent des portes d’entrée fréquentes. Les pirates scannent les disques à la recherche d’identifiants, WordPress, l’outil le plus répandu, devenant une cible privilégiée pour contaminer des serveurs. L’hébergement représente une autre surface d’attaque, avec des failles possibles au niveau du système d’exploitation ou du langage PHP. Statistiquement, les plugins et thèmes demeurent toutefois la source majoritaire, surtout les plugins abandonnés qu’on garde par nécessité sans pouvoir les corriger.
Contrairement aux époques où les pirates défiguraient les pages d’accueil par provocation, les attaques actuelles visent des fins commerciales et restent incognito. Les données de l’industrie estiment à environ neuf mois le délai entre l’infection et sa détection. Lorsqu’un nouveau client souscrit un forfait, les scans initiaux révèlent parfois des infections inconnues. Une désinfection est alors facturée, la garantie ne s’appliquant pas en début de mandat. Des clients croyant être piratés ne le sont d’ailleurs pas toujours, confondant un bug ou un conflit entre plugins avec une attaque.
Maxime compare l’entretien aux assurances, un mal nécessaire peu glamour. Les clients ayant vécu un piratage se convainquent facilement de la valeur d’un suivi, d’autant que la loi 25 impose des obligations lors de fuites de renseignements personnels. Son entreprise privilégie les relations à long terme et l’évolution des sites plutôt que les interventions ponctuelles.
Maxime conclut avec la phrase de son associé, on ne sait pas ce qu’on ne sait pas. En cybersécurité, cette ignorance coûte cher. Il invite chacun à évaluer honnêtement s’il est la bonne personne pour gérer ces enjeux, sinon à trouver de l’aide, car les conséquences sont réelles.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Dans cet épisode technique de Polysécure, l’animateur s’entretient avec Bitkay, membre de l’équipe The Flat Network Society et vétéran des CTF avec treize ans de pratique et plus de trois cents événements. Spécialiste des épreuves web, à la fois participant et organisateur, il livre un regard lucide sur l’irruption de l’IA dans ces compétitions de sécurité.
En 2025, l’IA restait timide et peu performante. Quelques équipes l’utilisaient sur les épreuves simples pour gagner du temps, mais le travail manuel demeurait plus efficace. En 2026, plus personne ne s’en cache. Les modèles dits de frontière viennent à bout de la plupart des challenges et la compétition devient une course aux dépenses, la victoire revenant à l’équipe qui brûle le plus de tokens.
Le CTF était pour lui un jeu entre copains, où chaque épreuve résolue après des heures d’effort procure un vrai rush d’adrénaline. Utiliser l’IA retire ce sentiment d’accomplissement, tandis que s’en passer condamne à descendre dans les classements. Ce dilemme l’a démotivé et l’inquiète surtout pour les débutants, pour qui le CTF restait une excellente école des vulnérabilités et de leur exploitation. Obtenir un flag à coups de prompts, c’est apprendre beaucoup moins, et il redoute une dépendance croissante.
Le présentiel garde sa magie, puisqu’on peut enfin mettre un visage sur les équipes rivales et échanger plus librement sur les attaques et les writeups. Sur la question de l’IA, rien ne change, car les modèles tournent à distance. Les coûts révèlent plusieurs profils. Les étudiants disposent de crédits offerts par leurs écoles, des entreprises de cybersécurité utilisent leurs bons classements sur CTFtime comme argument marketing, d’autres ont les moyens de leurs ambitions. Hors des événements prestigieux comme la Defcon, l’investissement reste rarement rentable, d’où sa boutade sur le bug bounty et ses tokens.
Sur certains événements, il voit des équipes lancer un essaim d’agents et aller boire une bière pendant que d’autres galèrent à la main. Interdire l’IA paraît presque impossible, car un modèle capable de réussir une épreuve rédigera aussi un rapport convaincant, et surveiller le réseau reste illusoire avec des joueurs experts en VPN. Tout repose sur la bonne volonté des équipes, alors que prix et gloire attirent la triche. Certains organisateurs proposent deux classements, l’un libre où tout est permis, l’autre où des équipes s’engagent à jouer sans IA. Il imagine même des compétitions dédiées aux meilleurs setups d’IA.
Organisateur du FCFC, la sélection française pour la compétition européenne, il raconte comment les tricheurs étaient repérés. Des requêtes trahissaient leur compte par des headers caractéristiques, d’autres résolvaient cinq épreuves en cinq minutes puis se montraient démunis face aux questions. Les exploits livrés trahissent aussi l’IA, propres, dotés d’un argparse soigné et d’options superflues, là où un vrai script de CTF s’écrit dans l’urgence, moche, avec des valeurs codées en dur. Il reste persuadé que beaucoup de tricheurs n’ont jamais été détectés.
Il participe désormais moins, et uniquement à des CTF de confiance dont la qualité est éprouvée. Il choisit deux ou trois challenges intéressants, idéalement ceux qui n’ont encore aucune solution, là où l’IA n’arrive pas, pour se prouver qu’il reste capable de ce que les modèles ne font pas. À l’argument que l’IA servira de toute façon dans son futur travail, l’animateur répond par l’image du sport, où l’on ne progresse plus sans entraînement.
Beaucoup de petits événements proposent désormais des épreuves entièrement générées, reprenant des bugs vus cinquante fois. Il admet être exigeant après tant d’années, un débutant pouvant les trouver originales. Il ne s’oppose pas à l’IA pour fabriquer l’habillage, ce site jetable destiné à ne servir qu’une fois. L’essentiel demeure qu’un bug vraiment original se cache au cœur du scénario. Place ensuite au slop, ce contenu produit sans effort de personnalisation. Son exemple, un courriel de trois idées rédigé par l’IA, que le destinataire fait synthétiser pour retrouver les phrases initiales. Deux passages par un modèle pour une illusion de professionnalisme et beaucoup d’énergie gaspillée.
Les événements sur invitation, où des équipes réputées misent leur réputation sur une participation sans IA, constituent une parade de court terme défavorable aux nouvelles équipes. La surveillance restera possible en présentiel, pas en ligne. Il mesure la frustration d’heures d’effort face à des équipes validant quinze épreuves en dix minutes, personne ne demandant à un modèle de jouer ou de boire une bière à sa place. Il suppose que ces utilisateurs prennent plaisir à voir leur automatisation fonctionner, et y voient peut-être un banc d’essai pour le bug bounty, où les bugs sont difficiles à trouver et simples à exploiter, à l’inverse des CTF.
Il regrette aussi de voir se perdre la tradition de réserver une technique inédite aux joueurs méritants d’un CTF avant publication. Il cite un coéquipier spécialiste du reverse qui a confié un binaire redoutable à Codex, résolu en une heure pendant que l’équipe s’acharnait. Ce qui l’effraie le plus reste la dépendance envers quelques entreprises américaines fixant librement prix et accès. Le jour où le robinet se fermera, ceux qui ont perdu l’habitude de chercher par eux-mêmes risquent d’être démunis, et il espère des modèles locaux assez puissants pour prendre le relais.
Épisode enregistré avec Lucas Philippe.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Dans cet épisode spécial, Nicolas reçoit François Detroyer, consultant en cybersécurité des technologies opérationnelles, mieux connues sous le sigle OT. François a présenté au Sécure un survol de ce domaine souvent négligé au Canada. De formation technicien en procédés chimiques, il a passé quinze ans en industrie manufacturière et en pétrochimie avant de se convertir à la cybersécurité et à l’automatisation industrielle. C’est en touchant aux systèmes de contrôle qu’il a constaté que le monde OT était en cybersécurité facilement quinze ans en retard sur le monde IT. Cette prise de conscience a nourri sa passion et sa volonté d’aider les entreprises à améliorer leur posture, car l’impact d’une attaque sur une infrastructure critique dépasse largement la perte de courriels et touche directement la population.
La distinction centrale du propos est que l’OT est de l’informatique qui touche au monde physique. En IT, une attaque fait généralement perdre des fonctionnalités, des services ou des applications. En OT, on contrôle des équipements réels et l’impact peut être majeur, comme dans une usine de traitement des eaux qui dessert une population. La transition s’est faite rapidement, du fil à fil et des relais mécaniques vers des composantes informatiques grand marché. Aujourd’hui, une salle de contrôle OT ressemble à une salle IT, avec des serveurs Dell, des pare-feux Palo Alto ou Fortinet. C’est l’utilisation et la logique en arrière-plan qui font la différence. Les équipes d’automatisation et les instrumentistes ont fait évoluer ces systèmes tranquillement, sans support IT, ce qui a créé des environnements mal documentés et mal protégés. La plus grande menace en OT n’est pas Internet mais l’environnement corporatif lui-même, qui sert de porte d’entrée, et pourtant on se contente souvent d’un simple pare-feu de périmètre entre les deux réseaux, sans visibilité ni inventaire.
François nuance le discours fataliste répandu sur les médias sociaux selon lequel on ne peut pas patcher en OT. La complexité se concentre dans les PLC, les DCS et les équipements spécialisés d’automatisation, mais la couche de supervision et de monitoring reste une couche IT classique. En suivant les recommandations des fournisseurs et en testant en environnement de développement, certains de ses clients patchent au mois ou aux trois mois. Ceux qui refusent le font souvent par peur de l’inconnu, car faire tomber un serveur en production peut coûter très cher, jusqu’à un million par heure d’arrêt dans une raffinerie. La désuétude est par contre réelle et normale. Une machine sous Windows XP reliée à un équipement physique ne peut pas être remplacée sans changer tout le système, ce qui coûte des millions. On mitige alors autrement, avec de la segmentation, des IDS et de la visibilité sur le trafic. Il faut aussi noter que la durée de vie des équipements en OT peut atteindre quarante ans, ce qui rend l’obsolescence inévitable mais pas insurmontable.
En OT, le triangle de la CIA est inversé. La sécurité physique vient en premier, puis la disponibilité prime sur la confidentialité, car les procédés industriels tolèrent mal les pannes. François raconte ses audits dans des usines de traitement d’eau au Québec, où les équipes sous-subventionnées travaillent seules, sans support, avec des TeamViewer et des VNC ouverts directement sur Internet. Le personnel de garde a besoin d’un accès à distance et, faute de ressources, il trouve des solutions seul sur Google. Ces usines s’exposent ainsi sur Internet avec leurs PLC visibles pour faciliter les mises à jour. Ce n’est pas de la malveillance, mais un manque de ressources et d’accompagnement. Les délais entre un audit et une décision client peuvent atteindre six mois ou un an, pendant lesquels la vulnérabilité persiste.
Beaucoup de petites organisations se croient à l’abri parce qu’elles sont petites. François explique que les acteurs étatiques ciblent des entreprises précises pour maximiser l’impact et semer la peur, mais la majorité des attaquants cherchent simplement une vulnérabilité exposée. Des bots scannent Internet en continu et enchaînent les attaques automatiquement, peu importe la taille de la victime. Les conflits récents, comme le début du conflit en Irak, ont montré que des centrales de traitement d’eau ont été compromises en quelques jours. Nicolas ajoute que ces petites entités négligées servent parfaitement les objectifs des attaquants, qui cherchent à déstabiliser plutôt qu’à prendre le contrôle.
Une grande partie de la discussion porte sur la dimension humaine. Les équipes OT, issues de l’instrumentation, de l’électricité et du génie électrique, se sont débrouillées seules pendant des années après avoir été ignorées par les équipes IT. Aujourd’hui que les IT veulent s’intéresser à ces systèmes, elles se heurtent à une méfiance compréhensible. Dans certaines entreprises, les deux équipes fusionnent et le transfert de connaissances fonctionne. Dans d’autres, elles restent séparées et le pare-feu entre IT et OT devient une tranchée de guerre où chaque camp gère son univers sans vraiment se parler. Le personnel OT comprend le risque mais manque de connaissances informatiques approfondies, tandis que les profils IT ne connaissent pas les réalités industrielles. Même les recruteurs confondent encore le métier, comme ce recruteur qui croyait que l’OT consistait à installer des caméras.
François insiste sur un principe universel en cybersécurité, ne pas ajouter de complexité. Accumuler des outils, du whitelisting, de l’antivirus et de l’IDS génère des faux positifs et embourbe les systèmes. En OT, où les systèmes sont déjà complexes, c’est encore plus vrai. La visibilité, naturelle en IT, n’est pas un réflexe en OT, alors que les équipements grand marché lisent désormais les protocoles industriels courants comme Modbus, BACnet et DNP3. Le paradoxe soulevé par Nicolas est frappant, l’OT est un domaine de télémétrie par essence, on surveille pressions et températures en salle de contrôle, mais on ne surveille pas le réseau qui supporte tout cela. Cette culture du monitoring industriel, où les enjeux vont jusqu’à éviter des explosions, pourrait grandement profiter au monde IT. Au niveau de la direction, justifier les investissements reste difficile. Les chiffres devraient parler d’eux-mêmes, un arrêt d’une semaine peut coûter un million alors qu’on négocie un équipement à cinquante mille, mais tant qu’aucun incident ne survient, chaque mois sans problème renforce la décision de ne rien faire. L’absence d’obligation de divulgation au Canada donne l’impression qu’il n’y a jamais d’attaques.
François observe une sensibilisation croissante, avec de plus en plus de petites compagnies qui veulent comprendre leur environnement. La loi C-8 sur les infrastructures critiques fédérales devrait accélérer les choses, même s’il faudra du temps avant que la norme se propage du fédéral au provincial et que les assureurs s’en mêlent. Les États-Unis, avec leurs lois de divulgation obligatoire et leurs exigences renforcées, montrent la voie. Certains veulent devancer les obligations pour éviter d’improviser des budgets à la dernière minute. Il existe d’ailleurs plusieurs petits gains rapides, peu coûteux, pour améliorer sa posture. La cybersécurité OT n’est pas si compliquée, il faut viser la simplicité, comprendre ses besoins et trouver les bonnes alternatives à l’obsolescence. Nicolas conclut en soulignant la richesse de cette introduction et propose de poursuivre la conversation dans des épisodes futurs sur des sujets plus spécifiques.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
L’épisode spécial du Polysecure accueille Sébastien Robert, associé principal chez Factero Services-Conseils, un petit cabinet boutique en gouvernance des technologies de l’information. L’animateur souligne l’importance de ces dialogues où les auditeurs lèvent la main pour partager leur expertise. Sébastien a proposé d’aborder le TGV, un cadre normatif obligatoire pour les fournisseurs technologiques du système de santé québécois.
Le TGV signifie trousse globale de vérification. Ce référentiel compte 382 critères, un volume considérable comparativement aux normes habituelles comme ISO 27001 ou SOC 2, qui en comptent généralement entre 90 et 200. Contrairement à ces normes où l’on applique l’ensemble des contrôles, le TGV fonctionne selon un principe de gros bon sens. Le fournisseur présente sa solution à Santé Québec, qui évalue les critères applicables, que ce soit 382 critères ou 100 à 250 selon la conception et la fonction de l’application.
La sélection effectuée par Santé Québec n’est ni une boîte noire ni une boîte blanche, mais plutôt une boîte grise. Des grandes familles de critères s’appliquent selon la nature de la solution. Un scribe alimenté par l’intelligence artificielle verra les critères liés à l’IA s’appliquer, tandis qu’une connexion au dossier de santé numérique entraînera l’évaluation des critères d’interopérabilité. Le processus débute par un contact avec Santé Québec, qui fournit la grille, puis un questionnaire détermine les critères retenus. Sébastien insiste sur l’honnêteté requise, car cacher des informations mènerait aux mêmes ennuis qu’avec un auditeur SOC 2, tandis que la transparence génère de la collaboration en retour.
Santé Québec a publié son nouveau référentiel en juin, passant de 254 à 382 critères, une augmentation d’environ 50 %. Cette croissance se traduit principalement dans la gestion de la vie privée et de l’intelligence artificielle, avec l’intégration de presque la totalité des contrôles d’ISO 42001. Le TGV combine aussi la loi 5, la loi 25, ISO 27001, des critères de HIPAA et de SOC 2 type 2, avec une centaine de contrôles propres, notamment en interopérabilité, applicables dès qu’une connexion existe entre deux applications. L’animateur y voit le nerf de la guerre dans le milieu de la santé, tant la communication entre systèmes demeure difficile. Sébastien anticipe que les prochaines moutures pourraient exiger la conformité à l’infrastructure de Nuage Québec. Il mentionne aussi la création récente de Données souveraines Québec, financée par le ministère du Numérique et de la Cybersécurité, dont son cabinet est membre.
Il n’existe pas de processus de reconnaissance de certification. Une certification SOC 2, ISO 27001 ou NIST ne donne pas droit à une exemption de critères. L’équipe de Sébastien a toutefois monté un mapping sur 13 grands référentiels, qui sera bientôt publié sur GitHub via CISO Assistant pour la communauté. Santé Québec offre de l’accompagnement, mais pas de consultation. L’analogie avec le système judiciaire est parlante, on peut se représenter seul devant la cour, mais un avocat connaissant la drill facilite grandement le parcours. Certifier sans accompagnement reste possible avec une expérience préalable en gouvernance.
Même les grandes structures peuvent avoir besoin d’aide face aux exigences particulières. Les tests d’intrusion et les documents en français suivent des exigences précises. Contrairement à une idée répandue, être conforme au RGPD ne garantit pas la conformité à la loi 25, plus contraignante à certains égards et plus laxiste à d’autres. L’hébergement des données doit se faire préférablement au Québec ou au Canada, sinon une évaluation de vie privée devient nécessaire. Un tenant à l’étranger pourrait exiger une migration ou un dossier justificatif, comme pour l’accès à des GPU indisponibles au pays. Pour l’intelligence artificielle, les données doivent être anonymisées avant envoi, les options d’entraînement fermées, et une évaluation de vie privée réalisée. La loi 5 s’applique pleinement puisque les solutions traitent des dossiers patients.
Le dossier d’audit est monté dans une plateforme de gouvernance au choix, du simple tableur à l’open source CISO Assistant, en passant par des solutions payantes pouvant coûter de 10 000 à 20 000 dollars par année et par référentiel. L’audit est réalisé par l’un des deux cabinets retenus par appel d’offres, pour un coût d’environ 15 000 dollars. La recertification n’est pas annuelle mais déclenchée par les versions majeures, comme un changement complet de système d’exploitation ou l’ajout d’intelligence artificielle. Un SaaS évoluant progressivement suit un processus de maintien avec soumission de change logs évalués par Santé Québec. La certification est valide environ cinq ans, mais un dialogue continu s’installe plutôt qu’un rendez-vous unique.
Un point crucial, le TGV certifie l’application et non l’organisation. Des contrôles organisationnels existent comme la gestion des droits d’accès et le principe du moindre privilège, mais une même organisation peut avoir deux applications certifiées avec un chevauchement des contrôles. Une bonne plateforme de gouvernance permet de ramener rapidement les preuves en s’alignant toujours sur la barre la plus élevée. Pour les organisations sans expérience en gouvernance, l’approche consiste à établir un plan de match. Viser d’abord le marché américain avec une HIPAA ou une SOC 2 type 2 couvre déjà une centaine d’exigences du TGV. Certains fondateurs ont d’ailleurs choisi de ne pas attaquer le marché québécois, un choix d’organisation légitime.
Sébastien conclut en rappelant que le TGV, bien que lourd, existe pour protéger les données de santé des Québécoises et des Québécois. Jusqu’à aujourd’hui, aucune fuite de données n’est venue d’un prestataire tiers, un bilan dont il salue l’équipe de Santé Québec. Le dossier de santé constitue ce qu’il y a de plus précieux, incluant des informations sur les enfants, les parents et la santé mentale. L’animateur abonde en constatant les nombreuses fuites d’informations en santé à travers le monde, qui justifient le maintien d’une barre élevée.
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Cet épisode du Pôle Sécur couvre l’actualité du 18 octobre 2026 et a été enregistré le 23 octobre. L’animateur mentionne qu’il rattrape son retard de publication et espère revenir à un rythme hebdomadaire normal. Plusieurs événements sont annoncés, dont le Defcon à travers le monde à Montréal les 13 et 14 novembre, une conférence de la CNIL à Paris sur l’éthique du numérique en contexte électoral le 16 novembre, l’Europe Cyber Week à Rennes, le Sécur à Québec en février 2027 et l’Insyber Europe à Lille en mars 2027. Deux mentions hors événements sont aussi faites, soit le podcast IA Café de l’Université Laval et l’outil Dasio de Beau Sécurité, un scanner destiné aux développeurs pour détecter les packages compromis et les secrets exposés, sur lequel un épisode spécifique sera publié.
Le premier grand bloc porte sur les backdoors installables par les agents. Une recherche démontre qu’il est possible de cacher des neurones chiffrés dans un modèle, ce qui ouvre la voie à des fonctionnalités dissimulées activées par certains paramètres. Les agents de développement qui téléchargent automatiquement des packages NPM amplifient les risques liés aux dépôts vérolés ou détournés, un problème que l’outil Dasio vise justement à atténuer. Des études examinent aussi comment les systèmes multi-agents transmettent l’information entre eux, notamment à la suite des incidents publics chez Hugging Face.
Sur la bulle de l’IA, la faillite d’une première entreprise est présentée comme un signe précurseur, tandis que le FMI estime que l’endettement des grandes entreprises du secteur représente un risque pour l’économie. Meta a déployé des conditions d’utilisation jugées trop permissives, et des firmes de recherche financière utilisent l’introduction en bourse d’Anthropic pour illustrer l’écart entre les valorisations espérées et les chiffres réels.
Une sous-section intéressante aborde la possibilité que l’IA trouve des raccourcis pour fragiliser la cryptographie, sans la briser comme le ferait le quantique. Des prototypes résistants au quantique auraient déjà été écartés après avoir été cassés par l’IA. Un autre vecteur d’attaque consiste à faire dépenser massivement les crédits d’inférence facturés au token des entreprises, sur le même principe que le cryptojacking. L’équipe de cybersécurité de Blizzard partage son expérience d’adoption de l’IA, alors qu’un autre article met en garde contre la faible résistance des réseaux OT face aux agents, un danger accru dans un contexte géopolitique tendu. Bank of America a embauché plus de 1 000 consultants pour corriger les vulnérabilités découvertes par Mitre, ce qui illustre l’instabilité du code existant et le risque que le vibe coding perpétue ces failles.
Côté contournement, une approche scientifique propose d’évaluer si les réponses des modèles répondent réellement aux questions afin de bloquer le jailbreaking. L’injection indirecte de prompts se multiplie dans les en-têtes de sites web, ce qui complique la veille automatisée et soulève des questions éthiques pour les créateurs et les utilisateurs. Les nouveaux modèles fermés de type GEB ne changent pas fondamentalement la donne, puisqu’ils s’appuient sur les mêmes moteurs d’inférence. Des analyses montrent que l’usage de langues rares facilite le contournement des contrôles, d’où une proposition de normalisation, et qu’il est possible de manipuler moralement les modèles avec des énoncés vertueux.
La menace d’autoréplication des petits modèles dans les objets connectés est remise en question, aucune démonstration bout en bout n’ayant été faite. L’animateur critique ces scénarios de catastrophe qui font paniquer sans éclairer les décideurs. Sur la responsabilité juridique, une dynamique malsaine est soulignée où les fournisseurs d’agents proposent leurs produits comme solution aux dommages qu’ils causent. Huit États américains poursuivent OpenAI pour insuffisance de protection des enfants, et la FTC enquête sur Anthropic et OpenAI. Finalement, un agent de recherche d’OpenAI a prouvé sa valeur commerciale, des services permettent de re tracer des maisons via les photos Airbnb, ce qui change la réflexion sur la vie privée, et la question de la confiance envers les agents à instructions cachées demeure préoccupante.
Les Ukrainiens ont attaqué des centres de données russes qui hébergent des services comme Yandex, un sujet approfondi dans un épisode à venir avec Cyber Citoyen. X a purgé 13 000 comptes, possiblement en réaction à ces événements. Les Britanniques cherchent à encadrer la dominance de Microsoft, et l’Europe estime que sa quête de souveraineté numérique pourrait coûter jusqu’à 128 milliards de dollars, un chiffre que l’animateur refuse d’utiliser comme levier de peur.
En matière de vie privée, Google lie silencieusement les numéros de téléphone des appareils Android aux comptes Google. Un plaidoyer contre les Passkeys critique leur rattache ment de l’identité, et le chiffrement perd du terrain sous la pression des lois. Aux États-Unis, un mandat fédéral a permis de surveiller des journalistes documentant les opérations d’ICE, tandis que le président de Flock plaide pour ses technologies. Au Canada, le projet C-22 sur l’accès dit légal à l’information menace potentiellement le chiffrement, et l’animateur invite les citoyens à contacter leur député fédéral.
OpenAI a retourné la poursuite d’Apple sur le vol d’informations, et le jugement impliquant Air Canada au Canada rappelle que les entreprises restent responsables des erreurs de leurs systèmes d’IA, même si l’interprétation des lois demande encore de la clarté.
Dans la section rouge, un bug de 37 ans découvert dans OpenBSD ébranle la confiance envers ce système réputé très sécuritaire, même si ce brassage pourrait le rendre encore plus robuste. Un spyware à zéro clic exploité via la publicité ciblée a été confirmé, faisant écho à l’épisode enregistré avec l’équipe de Sekoya au North Sec. Un ingénieur d’OpenAI aurait dissimulé un micro dans un rouleau de papier toilette dans une salle sécurisée, révélant des procédures étonnamment faibles. En France, des frigidaires industriels se sont mis à chauffer à cause d’interfaces de gestion exposées sur Internet avec des mots de passe faibles, une double négligence de conception et de correction après divulgation, dans un contexte politique déjà instable.
Le threat hunting est présenté comme une activité enrichissante qui permet de découvrir des anomalies et de renforcer les défenses. Microsoft a corrigé plus de 1 118 vulnérabilités en octobre, contre 500 le mois précédent, ce qui exige une adaptation des processus pour éviter l’épuisement des équipes. Un article de Beau Sécurité analyse le pinning des actions dans GitHub, et le module Vex de NixOS permet un triage des vulnérabilités basé sur le SBOM, d’autant plus pertinent que NixOS a été standardisé aux Pays-Bas.
En divers, l’animateur déplore l’annulation par Trump de la diffusion en direct d’une exécution, soulignant le silence des plateformes américaines, et conclut en annonçant la publication de cinq épisodes rattrapés les semaines à venir.
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