Radio Classique

Radio Classique

By
Download on the App Store

Radio Classique episodes

  • À bord du trimaran : le témoignage de Damien Dahoux

    Écoutez Damien Dahoux, ingénieur en customisation et intégration chez Sopra Steria, l’un des lauréats du concours interne organisé autour du Famous Project CIC.

    Il a eu la chance de vivre un week-end exceptionnel à bord du trimaran, aux côtés de l’équipage. Une expérience qu’il décrit comme à la fois enrichissante, surprenante et profondément humaine

    Cet article À bord du trimaran : le témoignage de Damien Dahoux est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Un suivi de la course en temps réel grâce à la donnée

    Écoutez Éric Maman, directeur de l’innovation chez Sopra Steria, nous parler de son rôle dans le projet Famous Project CIC.

    Véritable architecte de la chaîne technologique du défi, il pilote la conception de l’application mobile qui permettra au public de suivre en direct le record du tour du monde.
    Grâce à un dispositif embarqué sur le bateau, les données de navigation ( vitesse, cap, position, conditions météo ) sont transmises via satellite et restituées en temps réel dans l’application.Son ambition : offrir à chacun la possibilité de vivre l’aventure comme s’il était à bord, de ressentir l’intensité du défi et de partager, jour après jour, l’exploit de l’équipage

    Cet article Un suivi de la course en temps réel grâce à la donnée est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Radio Classique vous offre un déjeuner d’exception au Château d’Yquem

    Pour la 3e édition de ses Résidences, le Château d’Yquem accueille Mauro Colagreco, chef triplement étoilé du Mirazur, pour une expérience éphémère inédite : Métamorphoses. Quatre jours pour faire dialoguer l’âme d’Yquem – son terroir, son histoire, sa lente transformation – et la cuisine visionnaire du chef.

    Du 8 au 11 novembre 2025, le Château d’Yquem ouvre exceptionnellement ses portes à une parenthèse éphémère imaginée par Mauro Colagreco. Métamorphoses se vit comme un itinéraire narratif et sensoriel inspiré par trois forces qui façonnent autant la vigne que la cuisine du chef : la Nature, l’Homme et le Temps.

    Cette table temporaire, installée au cœur du domaine, célèbre les transformations silencieuses qui façonnent la matière, le temps et l’œuvre de l’Homme. C’est une ode à la lenteur, à l’équilibre et à cette alchimie subtile qui relie la vigne à la main humaine, le fruit au vin, l’instant au souvenir.

    Le menu reflète un passage où matières, textures et saveurs évoluent en dialogue avec les vins d’Yquem. Chaque création raconte une histoire en hommage au geste et au temps long.

    Jeu-concours

    A cette occasion, Radio Classique vous propose de gagner 2 places pour assister à ce déjeuner de prestige !

    Il vous suffit d’être à l’écoute de l’émission Harmoniques, mardi 28 et vendredi 31 octobre entre 12h et 14h, et de répondre à la question que Jean-Michel Dhuez diffusera à l’antenne lors de l’annonce du jeu.

    La réponse devra être envoyée à l’animateur via l’application mobile de Radio Classique (téléchargeable sur Iphone/Ipad et sur Android), en accédant au module « Envoyez un message en direct à l’antenne » (via le pictogramme représentant un crayon sur la page d’accueil de l’application).

    Deux gagnants seront désignés par tirage au sort parmi les bonnes réponses.

     

    © Federico Garcia / Matteo Carassale / Christophe Goussard

     

    Descriptif de la dotation :

    Chaque gagnant remportera un déjeuner pour 2 personnes, formule « Métamorphose en 5 temps » le 10 novembre 2025 à la propriété du Château d’Yquem, situé Château d’Yquem 33210 Sauternes (France), dans le cadre de la résidence culinaire Métamorphoses du chef Mauro Colagreco, chef triplement étoilé du Mirazur.

    Déroulement du Menu (durée indicative 2h45) ; un menu rythmé par 4 vins en parfaite résonance avec les créations du Chef, une promenade harmonieuse à travers les temps d’Yquem. Les vins servis proposeront un voyage dans le temps débutant par un jeune millésime, frais et solaire et se poursuivant par une dégustation inédite de millésimes en 5.
    Programme du déjeuner :
    Accueil du gagnant à 12h à la propriété
    12h : Acte I : La Nature se métamorphose
    13h : Acte II : La main de l’Homme façonne – Chai souterrain
    14h : Acte III : Le Temps laisse son empreinte – Salle des Accabailles
    15h : Visite du domaine
    Dress code « Chic décontracté, chaussures confortables »
    La Dotation n’inclut aucun hébergement ni transport ou acheminement du Lauréat jusqu’au Château d’Yquem.

    La valeur unitaire totale de la dotation est de 1 400 euros TTC, soit 700 euros par personne (valeur indicative).

    Consulter le règlement du jeu

     

     

    Informations complémentaires

     

    L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

    Cet article Radio Classique vous offre un déjeuner d’exception au Château d’Yquem est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Le cycle de tragédies lyriques à l’Opéra-Comique
    Dans le cadre de sa saison 2025-2026, l’Opéra-Comique propose une programmation notamment autour des tragédies lyriques avec Iphigénie en Tauride, de Gluck, et Lucie de Lammermoor, de Donizetti.

    Ouvert sur le monde, l’Opéra-Comique propose une véritable invitation aux voyages et déploie sur son plateau, à l’acoustique préservé depuis le siècle des Lumières, des titres inspirés des mythes antiques, des contes populaires ou encore de la littérature romantique.

    « Que l’on veuille s’initier à l’opéra, que l’on soit épris du grand répertoire, ou encore curieux de découvertes artistiques, on trouve à la salle Favart une programmation aussi ouverte qu’exigeante. » C’est ce que souhaite encore cette saison Louis Langrée, directeur du Théâtre national de l’Opéra-Comique, avec le cycle de tragédies lyriques qui vient enrichir la nouvelle programmation.

    Du 2 au 12 novembre 2025, le public pourra découvrir une nouvelle production d’Iphigénie en Tauride, de Christoph Willibald Gluck, mis en scène par Wajdi Mouawad et dirigé par Louis Langrée qui, pour les trois dernières représentations, laissera sa baguette au jeune et prometteur chef d’orchestre Théotime Langlois de Swarte.

    Du 30 avril au 10 mai 2026, Lucie de Lammermoor de Gaetano Donizetti sera donnée dans sa version française mise en scène par Evgeny Titov et dirigée par Speranza Scappucci.

    Les deux compositeurs Gluck et Donizetti partagent une même vision humaine et bien expressive de l’opéra, où la musique est au service du jeu scénique, du texte et de l’émotion.

    Si l’Opéra-Comique a créé plus de 3 000 oeuvres en 310 ans d’histoire, il s’attache aujourd’hui à imaginer une programmation accessible à un large public et aux jeunes générations grâce à des récitals d’exception, des masterclasses ouvertes à tous, des concerts inédits ou des ateliers de chant participatifs. Ces formats plus intimistes, qui peuvent se dérouler salle Favart, au foyer ou salle Bizet, célèbrent les différents talents de l’art lyrique et permettent à de brillants artistes d’être au plus près des spectateurs dans un théâtre aux proportions idéales qui leur est cher.

    Les récitals « L’Amour du chant » reviennent ainsi cette saison avec les plus grandes stars de la scène lyrique pour offrir aux publics le bonheur d’écouter les chefs-d’œuvre de la mélodie française : le 7 novembre 2025 avec le ténor Cyrille Dubois et le pianiste Tristan Raës ; le 1er décembre 2025 avec la mezzo-soprano Stéphanie D’Oustrac et le pianiste Pascal Jourdan ; le 5 mai 2026 avec la soprano Julie Roset et la pianiste Susan Manoff.

    Pour les curieux des arts de l’interprétation, Louis Langrée et Wajdi Mouawad donnent rendez-vous à tous respectivement les 7 et 14 novembre pour des moments privilégiés de partage et de transmission avec leurs masterclasses en présence des jeunes artistes de l’Académie de l’Opéra-Comique. Ces rencontres offriront au public l’occasion d’assister au travail minutieux d’un chef d’orchestre et d’un metteur en scène désireux de partager leurs connaissances avec la nouvelle génération d’interprètes.

    Toute la programmation de cette saison 2025-2026 à l’Opéra-Comique peut être consultée sur : https://www.opera-comique.com/fr/spectacles

    Cet article Le cycle de tragédies lyriques à l’Opéra-Comique est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Festival lyrique d’Aix-en-Provence : Ted Huffman nommé directeur général

    Le metteur en scène américain Ted Huffman a été nommé directeur général du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Il succèdera au franco-libanais Pierre Audi, en poste depuis 2019 et décédé brutalement en mai dernier.

    Ted Huffman, 48 ans, est un habitué d’Aix, festival considéré comme un « laboratoire » pour la création lyrique. Sa candidature a été choisie à l’unanimité par le conseil d’administration, parmi une présélection d’une demi-douzaine de candidats sur plus de 45 dossiers au total. Pour Paul Hermelin, président du CA du festival, « Il a présenté un projet très rassurant et séduisant, qui présente à la fois un souffle nouveau et une garantie d’excellence ».

    Ted Huffman, dont la première venue à Aix remonte à 2012, y a ainsi monté en juillet un Billy Budd de Benjamin Britten en « version réduite ». notamment pour rester dans les budgets contraints par les récentes difficultés financières, qui a été « un des grands succès » de l’édition 2025. précise Paul Hermelin qui ajoute que le mandat du nouveau DG devra s’inscrire dans le « cadre de référence » de redressement du festival, avec une certaine réduction de voilure mais toujours « une partie de productions de prestige », notamment des créations.

    Le budget 2025 du festival d’Aix-en-Provence a baissé de 14%

    Lors de son mandat de 5 ans, qui débutera le 1er janvier 2026, Ted Huffman « mettra en œuvre la programmation élaborée par Pierre Audi au titre de l’édition 2026 et, pour partie, de l’édition 2027 et initiera dès à présent la conception artistique et stratégique des éditions 2028 et suivantes », précise un communiqué du festival.

    A lire aussi

    Pierre Audi, le directeur du Festival d’Aix-en-Provence, est mort à 67 ans

     

    Après un dérapage budgétaire de plusieurs millions d’euros, l’État et les collectivités territoriales qui participent au financement ont demandé à la direction un plan d’économies. Le budget 2025 a ainsi été en baisse de 14%, à environ 24 millions d’euros.

    Le festival a reçu cette année le prix suédois Birgit Nilsson, devenant le premier événement de ce type  à recevoir cette récompense généralement réservée aux artistes de musique classique et doté d’un million de dollars. Somme qui sera affectée notamment à la reconstitution de ses fonds propres, selon la direction. Un sujet qu’évoquera Laure Mézan jeudi à 20h00 dans Le Journal du Classique, consacré au festival d’Aix-en-Provence.

    Philippe Gault (avec AFP)

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Operalia 2025 : Une mezzo-soprano géorgienne et un baryton roumain grands vainqueurs

    Nantes met fin à sa collaboration avec René Martin, le fondateur de La Folle Journée

    Venise : La Fenice en pleine tourmente après la nomination de Beatrice Venezi

    Trois nouveaux professeurs de renom au Mozarteum de Salzbourg

    Cet article Festival lyrique d’Aix-en-Provence : Ted Huffman nommé directeur général est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Grâce à son positionnement de pionnier du café bio en France, l’ETI Cafés Méo rend le café biologique accessible au prix du conventionnel

    KPMG vous invite à écouter l’interview d’Edgar Meauxsoone, représentant de la 3e génération au sein de Cafés Méo, belle ETI basée à Lille (Nord).

    Depuis près de 100 ans, l’ETI torréfie ses cafés en France et s’est imposée comme pionnière du café bio dès les années 2010. Son pari : rendre le café biologique accessible au prix du conventionnel, avec une forte croissance sur ce segment.
    Elle déploie par ailleurs une feuille de route RSE ambitieuse intitulée "du champ à la tasse" : réduction de l’empreinte carbone, emballages recyclables (sacs en toile de jute et pellicules café), formats plus économes…

    Cet article Grâce à son positionnement de pionnier du café bio en France, l’ETI Cafés Méo rend le café biologique accessible au prix du conventionnel est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Les accents italiens de Bach, par la violoniste Amandine Beyer

    A l’occasion de la publication de son double album « Bach from Italy », Amandine Beyer sera, ce lundi 27 octobre à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

    Son enregistrement des Quatre saisons de Vivaldi avec son ensemble Gli Incogniti avait fait sensation et révélé son sens des couleurs, de la narration comme des textures sonores. Depuis, Amandine Beyer n’a cessé d’explorer le répertoire italien mais aussi la musique de Bach, comme en témoigne notamment sa remarquable intégrale au disque de ses sonates et partitas pour violon. Elle a choisi, aujourd’hui, de mêler ces deux univers, italien et germanique, au sein d’un double album, publié par Harmonia Mundi, mettant en regard des concertos particulièrement colorés et chatoyants de Bach avec des pages de compositeurs italiens qui l’ont inspiré.

    La violoniste nous éclairera ce soir sur ce programme gorgé de lumières tandis qu’elle s’apprête à partager la prochaine tournée de l’Orchestre français des jeunes. Ils seront le 2 novembre à la Saline royale d’Arc-et-Senans, le 3 au Théâtre du Châtelet et le 4 au théâtre Jean Vilar de Suresnes, dans des programmes dédiés à CPE Bach, Mozart et Haydn.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

     

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Nantes met fin à sa collaboration avec René Martin, le fondateur de La Folle Journée

    Venise : La Fenice en pleine tourmente après la nomination de Beatrice Venezi

    Trois nouveaux professeurs de renom au Mozarteum de Salzbourg

    Guinness des records : Un petit garçon a réussi à identifier à l’oreille 16 compositeurs classiques en une minute

    Cet article Les accents italiens de Bach, par la violoniste Amandine Beyer est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Operalia 2025 : Une mezzo-soprano géorgienne et un baryton roumain grands vainqueurs

    La mezzo-soprano géorgienne Ekaterine Buachidze et le baryton roumain Mihai Damian se sont imposés lors de la finale du concours de chant lyrique Operalia organisé par Placido Domingo cette année à Sofia (Bulgarie).

    Cap à l’est pour le palmarès de l’édition 2025 du concours Operalia, créé et dirigé par Placido Domingo depuis 1993, dont les épreuves finales se sont tenues a semaine dernière au Bulgaria Concert Hall Sofia. Après la soprano américaine Kathleen O’Mara et le baryton-basse chinois Le Bu distingués en 2024 à Bombay, ce sont des représentants de pays de l’est, une chanteuse géorgienne et un chanteur roumain, qui ont remporté le premier Prix cette année.

    La mezzo-soprano Ekaterine Buachidze, 22 ans, née à Tbilissi et soliste à l’Opéra d’État de Bavière, a également remporté le Prix Pepita Embil de Zarzuela et le Prix Rolex du public. L’autre lauréat, le baryton Mihai Damian, 29 ans, diplômé de l’Académie nationale de musique de Cluj, s’est lui aussi imposé dans deux autres classements : le Prix Rolex du public, comme sa consœur, et le Prix spécial du ministère bulgare de la Culture.

    La soprano Sonya Yoncheva, lauréate du concours Operalia en 2010, membre du jury cette année

    En l’absence de candidats français lors des épreuves finales du prestigieux concours, comme en 2024, d’autres chanteuses et chanteurs se sont imposés dans les autres catégories primées. La mezzo-soprano américaine Natalie Lewis et le baryton-basse autrichien Alexander Grassauer ont remporté le Prix Birgit Nilsson, qui récompense des concurrents pour leur maîtrise des répertoires de Richard Strauss et Richard Wagner.

    A lire aussi

    Plácido Domingo croit au pouvoir de la musique en temps de crise : « elle peut créer un environnement plus propice au dialogue »

     

    Le ténor italien Dave Monaco s’est imposé, aux côtés d’Ekaterine Buachidze, dans le Prix spécial du ministère bulgare de la Culture. Le Prix Don Plácido Domingo Ferrer de la Zarzuela a été attribué au baryton arménien Grisha Martirosyan et la basse britannique William Thomas a remporté le Prix CulturArte. Cette année, chez elle, Sonya Yoncheva avait intégré le jury du concours. La soprano bulgare avait remporté le concours Operalia en 2010.

    La finale du Concours Operalia 2025 est disponible en replay sur la plateforme medici.tv

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Nantes met fin à sa collaboration avec René Martin, le fondateur de La Folle Journée

    Venise : La Fenice en pleine tourmente après la nomination de Beatrice Venezi

    Trois nouveaux professeurs de renom au Mozarteum de Salzbourg

    Guinness des records : Un petit garçon a réussi à identifier à l’oreille 16 compositeurs classiques en une minute

    Cet article Operalia 2025 : Une mezzo-soprano géorgienne et un baryton roumain grands vainqueurs est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Gaëtan Dugas, le « patient zéro » du sida et symbole injuste d’une épidémie

    En 1987, la télévision américaine présente Gaëtan Dugas comme l’homme par qui tout aurait commencé. Mais derrière ce mythe se cache une tragédie humaine et une désignation erronée, révélatrice de la peur et de l’ignorance qui entouraient le sida à ses débuts.

    Le 15 novembre 1987, des millions d’Américains découvrent, sur les écrans de télévision, le visage d’un jeune homme au sourire éclatant : Gaëtan Dugas. Ce soir-là, dans l’émission 60 Minutes de CBS, un récit prend place : celui d’un séduisant steward canadien, accusé d’avoir propagé à lui seul le virus du sida sur le territoire américain. Un homme réduit au statut de « patient zéro », devenant une figure de culpabilité dans un pays terrifié par un fléau encore mal compris.

    Gaëtan Dugas n’est plus présent pour se défendre : il est mort en 1984, des suites de la maladie. Mais à travers les écrits du journaliste Randy Shilts, son nom devient une légende. Dans son livre And the Band Played On, publié en 1987, Randy Shilts bouleverse l’opinion publique et donne un visage à l’épidémie. Pourtant, ce visage est celui d’un innocent. Derrière le mythe du « contaminateur », il y a une erreur de transcription, un symbole déformé, un O devenu 0, et une tragédie humaine décuplée par la peur et l’ignorance.

    Un faux coupable

    Avant de devenir un sujet de société, le sida était d’abord un mystère médical. A la fin des années 1970, des médecins de New York et de Los Angeles voient apparaître de curieuses maladies chez de jeunes hommes jusque-là en parfaite santé : pneumonies foudroyantes, cancers rares, affaiblissement brutal du système immunitaire… Le phénomène inquiète, mais est tabou au sein du discours public. Néanmoins, le terme de « cancer gay » émerge. La maladie tue, mais personne ne veut la nommer.

    A lire aussi

    Cléo de Mérode, icône oubliée de la Belle Epoque : admirée, mais aussi trahie, sa beauté sans égale lui a coûté cher

     

    Randy Shilts, jeune journaliste du San Francisco Chronicle, homosexuel assumé, voit ses amis mourir les uns après les autres. Face au silence des autorités et des médias, il décide d’enquêter. Son objectif : alerter et provoquer une prise de conscience. Et pour cela, il choisit un visage, celui de Gaëtan Dugas, bel homme, voyageur et séducteur. Randy Shilts sait qu’il prend un risque et trahit sa propre communauté en désignant un homosexuel comme symbole de contagion, mais il pense qu’un choc est nécessaire pour que la société regarde enfin l’épidémie en face.

    Franck Ferrand raconte l’histoire d’un innocent devenu malgré lui le visage d’une maladie incomprise et stigmatisante, et d’un journaliste qui, en voulant éveiller les consciences, a créé l’un des mythes les plus injustes du XXe siècle.

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    RÉCIT – De Gaulle et le Québec libre, les trois mots qui ont déclenché une crise diplomatique

    L’ascension de Margaret Thatcher, la « Dame de fer » : de l’épicerie familiale au 10 Downing Street

    La prise de pouvoir de Catherine II de Russie, un coup d’état silencieux porté par une femme redoutable

    La princesse Noor contre les nazis : une jeune indienne musulmane a été un des piliers de la Résistance parisienne

    Cet article Gaëtan Dugas, le « patient zéro » du sida et symbole injuste d’une épidémie est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Sophie Germain, la femme qui a défié les chiffres et les préjugés de son siècle

    Génie des mathématiques, Sophie Germain s’est cachée derrière un nom d’homme pour apprendre tout ce qu’elle voulait savoir sur les chiffres. Elle a échangé avec les plus grands scientifiques et cherché à résoudre les énigmes considérées comme irrésolvables. Une vie de secrets, de courage et de découvertes qui a transformé l’histoire des sciences. 

    Au printemps 1789, alors que Paris bascule dans la Révolution, les membres de la famille Germain célèbre l’élection du père aux Etats généraux… sauf une personne : Sophie. Âgée de 13 ans, l’adolescente se réfugie dans la bibliothèque familiale pour échapper à cette effervescence. Elle y découvre Diderot, d’Alembert, Montucla, et Archimède. Dès lors, les mathématiques deviennent un monde à part pour elle, un espace de liberté.

    A une époque où les femmes n’ont pas accès à l’éducation scientifique, Sophie décide d’apprendre seule. Elle se plonge dans les traités de géométrie, apprend le latin pour déchiffrer les textes de Newton et d’Euler, et remplit des cahiers de formules. Son père, inquiet de cette passion, tente de la dissuader en lui confisquant ses bougies pour qu’elle cesse d’étudier la nuit… C’est peine perdue puisque Sophie fabrique des lampes de fortune et continue de travailler en secret. Sa détermination, sa curiosité et sa soif de savoir dépassent déjà toutes les limites imposées à son rang de femme et à son époque.

    L’élève cachée de l’Ecole polytechnique et la protégée de Gauss

    Lorsque l’Ecole polytechnique ouvre ses portes en 1794, les femmes y sont interdites. Mais Sophie refuse d’être tenue à l’écart. Grâce à des notes récupérées auprès d’un étudiant absent, Antoine-Auguste Leblanc, elle suit clandestinement les cours de grands professeurs comme Monge, Carnot ou Lagrange. Sous ce faux nom, elle envoie ses réflexions à Lagrange, qui s’émerveille de la clarté et de la profondeur de ce mystérieux élève. Lorsqu’il découvre que derrière Leblanc se cache une jeune femme, il est stupéfait, mais loin de la condamner, et décide même de la soutenir.

    A lire aussi

    Marie Curie : 5 faits méconnus sur la jeunesse de la plus célèbre scientifique du monde

     

    En 1801, elle entre en contact avec le plus célèbre mathématicien de son temps : Karl Friedrich Gauss. Peur d’être rejetée à cause de son statut de femme, elle écrit encore sous le pseudonyme Leblanc. Gauss, impressionnée par la finesse de ses démonstrations, croit échanger avec un jeune prodige. Lors de la guerre de 1808, Sophie, craignant pour la sécurité de ce dernier, révèle sa véritable identité par l’intermédiaire d’un général français. Gauss, admiratif, lui répond : « Il faut sans doute qu’elle ait le plus noble courage et des talents tout à fait extraordinaires, un génie supérieur. » Cette reconnaissance, rarissime pour une femme, consacre Sophie Germain comme une véritable égale parmi les grands savants de son temps.

     

    Franck Ferrand raconte comment Sophie Germain a su braver les interdits, s’imposer dans un monde d’hommes et inscrire son nom dans l’Histoire des sciences.

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    L’ascension de Margaret Thatcher, la « Dame de fer » : de l’épicerie familiale au 10 Downing Street

    7 choses à savoir sur Grimod de La Reynière, premier critique gastronomique français

    La prise de pouvoir de Catherine II de Russie, un coup d’état silencieux porté par une femme redoutable

    La princesse Noor contre les nazis : une jeune indienne musulmane a été un des piliers de la Résistance parisienne

    Cet article Sophie Germain, la femme qui a défié les chiffres et les préjugés de son siècle est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min

About Radio Classique

From the publisher's feed

Radioclassique.fr est le site de votre Radio préférée. Écoutez le direct, retrouvez un morceau, téléchargez les podcasts et suivez toute l'actualité du classique