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Le récital de Khatia Buniatishvili à la Philharmonie de Paris, Le Sacre du Printemps à La Seine Musicale et Alcina de Haendel sous la direction de Philippe Jaroussky à Montpellier : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours.
La pianiste star est de retour à la Philharmonie de Paris dans la Grande salle Pierre Boulez pour un récital. Khatia Buniatishvili interprétera la Fantaisie de Schumann, la Rhapsodie n°2 et trois Intermezzo de Brahms, ainsi que Scherzo n°2 de Chopin et la Sonate n°7 de Prokofiev. Au programme également une courte pièce de la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina, Song of the Fisherman écrite en 1969.
Le Sacre du Printemps de Stravinsky est à l’affiche de La Seine Musicale Il sera interprété par l’Orchestre Albatros, formé de jeunes instrumentistes, sous la direction de Florent des Bocs. En seconde partie de concert Eric Lacrouts interprétera les deux Romances pour violon et orchestre de Beethoven.
C’est une version de concert d’Alcina de Haendel que propose l’Opéra de Montpellier. Philippe Jaroussky dirigera son Ensemble Artaserse, avec Kathryn Lewek dans le rôle-titre, Carlo Vistoli dans celui de Ruggiero et Lauranne Oliva dans celui de Morgana, pour ne citer que ces trois rôles là.
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La mairie de Nantes annonce la fin de sa collaboration avec René Martin, fondateur du festival de musique classique La Folle Journée. Le directeur artistique de l’événement nantais fait l’objet d’accusations de dérives autoritaires et sexistes. La municipalité nantaise indique avoir fait un signalement à la justice.
Le Centre de réalisations et d’études artistiques (Créa), fondé par René Martin et gestionnaire de plusieurs festivals, dont La Folle Journée de Nantes, avait mandaté un audit après des révélations dans la presse sur des abus dans sa gestion financière et son management. Ses conclusions « démontrent clairement que les principes d’exemplarité, de respect des droits des salariés et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ont été bafoués », affirme la mairie dans un communiqué.
La municipalité évoque notamment « l’exposition des salariés à des contenus à caractère pornographique ». La ville de Nantes a précisé qu’elle avait adressé les conclusions de cet audit au procureur de la République « sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale » qui enjoint à toute autorité de saisir la justice lorsqu’elle a connaissance d’un crime ou d’un délit.
Fin septembre, une enquête de Médiacité et de La Lettre du Musicien avait fait état d’une « porosité entre dépenses professionnelles et dépenses personnelles » de René Martin, figure de la musique classique, également fondateur du festival international de piano de La Roque-d’Anthéron dans les Bouches-du-Rhône dont il est toujours directeur artistique.
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Les témoignages d’une vingtaine d’anciens et d’actuels salariés décrivaient un directeur artistique « omnipotent » faisant régner une ambiance de travail « très difficile » entre « compliments », « humiliation » et « emprise », dans un climat « hypersexualisé ». René Martin assurait de son côté n’avoir « jamais humilié personne » et « jamais eu directement de problème avec les employés ».
Les révélations de Mediacités et de La Lettre du musicien sur la gestion financière et le management empreint d’hypersexualisation de René Martin mettent les collectivités et les festivals dans l’embarras. Particulièrement du côté de la mairie de Nantes.https://t.co/aRnYKrEhcn
— Mediacités Nantes (@MediacitesNtes) September 24, 2025
Dans un communiqué, publié au lendemain de cette annonce, René Martin se dit « indigné devant les interprétations tendancieuses et erronées du rapport d’audit commandé par le CREA ». Selon lui : « Les extrapolations qui en sont aujourd’hui tirées sont infondées, injustes et contraires à la vérité des faits (…) Ces accusations semblent reposer sur des témoignages anonymes, guidés par des motifs qui m’échappent à ce jour ». Le désormais ex-directeur artistique indique qu’il défendra « son honneur et la vérité par toutes les voies de droit face à ceux qui cherchent à salir (son) engagement et (son) œuvre ».
Philippe Gault (avec AFP)
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C’est en compagnie de Beethoven que nous vous invitons à passer cette soirée de dimanche.
Quatre heures pendant lesquelles vous pourrez entendre ses plus grands chefs d’œuvres comme la Symphonie n°9 dans la transcription pour deux pianos jouée par Hélène Mercier et Louis Lortie en concert en mai dernier à la Salle Gaveau, la Symphonie n°5 par l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Carlos Kleiber en 1974, le Concerto pour piano n°4 dans l’interprétation d’Alfred Brendel avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne placé sous la direction de Simon Rattle en 1997, ou encore le Concerto pour violon joué par Isaac Stern accompagné par l’Orchestre Philharmonique de New-York dirigé par Leonard Bernstein en 1959 ainsi que la Sonate pour piano n°23 “Appassionata” par Alfred Brendel en concert à Vienne en juin 2002 et le Quatuor n°9 par le Quatuor Artemis.
Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique grâce au DAB+ dans de nombreuses villes de France.
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Créé en mars 1894 à l’Opéra de Paris, et immortalisée par la célèbre Méditation, Thaïs est l’un des chefs d’œuvres de Massenet, aux côtés de Manon, du Cid et de Werther.
Le librettiste Louis Gallet s’est inspiré du roman éponyme d’Anatole France publié en 1891. La courtisane Thaïs mène une vie de luxure à Alexandrie. Le moine Athanaël s’est donné pour mission de la convertir. Il y parvient, mais il s’avère qu’il était amoureux de la jeune femme. Il la rejoint au monastère où elle s’est retirée, pour lui déclamer son amour, au moment où Thaïs meurt.
La musique de Massenet traduit cette opposition entre la luxure et la sainteté, entre la séduction et le renoncement. Comme toujours à l’Opéra national du Capitole, la distribution est de premier plan : Rachel Willis-Sorensen chante Thaïs, Tassis Christoyannis Athanaël et Jean-François Borras Nicias, pour ne citer que les trois principaux rôles.
Le chœur de l’Opéra national du Capitole et l’Orchestre national du Capitole sont dirigés par Hervé Niquet. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique grâce au DAB+ à Toulouse et dans de nombreuses autres villes de France.
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Un mois après l’annonce de la nomination de Beatrice Venezi en tant que directrice musicale du Teatro La Fenice à partir de 2026, la controverse ne faiblit pas. Les syndicats de l’institution vénitienne demandent désormais la démission du surintendant et menacent de faire grève pour l’ouverture de la saison 2025/2026.
Depuis l’annonce de la nomination à la tête de l’orchestre de la Fenice, de la cheffe d’orchestre Beatrice Venezi, considérée comme imposée par le gouvernement de Giorgia Meloni, une véritable tempête secoue l’institution vénitienne. Vent debout contre leur direction, les syndicats ont déjà déclenché un mouvement de grève des musiciens qui a provoqué l’annulation de la première de Wozzeck, l’opéra d’Alban Berg programmé le 17 octobre. Une manifestation a réuni devant le théâtre plus de 2000 personnes ce soir-là.
Une semaine après ce mouvement de grève la pression n’est pas retombée. Au contraire, faute de réponse de la direction à leurs revendications, l’intersyndicale du théâtre demande désormais la démission du surintendant Nicola Colabianchi qui a pris ses fonctions en mars dernier et est, lui aussi, considéré comme un proche du gouvernement italien.
Dans un communiqué, les représentants syndicaux critiquent « une nomination qui s’est faite sans transparence ni consultation avec la communauté artistique et professionnelle du théâtre, un manque de dialogue efficace et le manque d’intérêt réel pour remédier à la situation actuelle », et concluent : « Par conséquent, parallèlement à la demande de révocation du directeur musical, nous exigeons avec force la démission du surintendant ».
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Un mouvement de protestation, soutenu par des habitués de La Fenice qui ont même lancé une pétition pour demander le départ du directeur, qui risque de prendre de l’ampleur avec la menace d’une nouvelle grève à l’occasion du concert d’ouverture officielle de la saison 2025/2026 le 20 novembre. Ce soir-là, La Fenice doit donner la première d’une série de cinq représentations de La Clémence de Titus de WA Mozart sous la direction d’Ivor Bolton.
Il quotidiano La Nacion racconta di una lettera con cui l’ambasciata italiana, nel caldeggiarne la nomina, citava anche il suo ruolo di « consulente del ministero della Cultura »https://t.co/CgHE0P8yRH
— L’Espresso (@espressonline) October 23, 2025
La crise qui agite La Fenice a même pris une ampleur internationale avec l’annonce cette semaine de la fin prochaine de la collaboration de Beatrice Venezi avec le Teatro Colón de Buenos Aires où elle avait été nommée chef d’orchestre invitée. Selon la presse argentine, la cheffe d’orchestre aurait été « imposée » à ce poste en raison des bonnes relations qu’entretient le président Javier Milei avec Georgia Meloni.
Philippe Gault
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Par amour, Sophie Chotek accompagne François-Ferdinand d’Autriche dans tous ses déplacements, jusqu’à Sarajevo en juin 1914, où trois tueurs les attendent.
En juin 1914, l’empereur d’Allemagne Guillaume II rend visite en Bohème à l’archiduc François-Ferdinand, neveu de l’empereur d’Autriche-Hongrie, François Joseph. François-Ferdinand, 50 ans, est un personnage essentiel de l’équilibre européen, car il est l’héritier du trône.
Lors de cette visite, un élément retient l’attention, qui est loin d’être anecdotique. Guillaume II se promène dans le parc du château de Konopiště au bras de l’épouse de François-Ferdinand, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, et lors du repas, elle est assise à sa droite. Il faut dire que le statut de Sophie pose problème.
Le couple s’est rencontré vingt ans plus tôt, lors d’une visite de François-Ferdinand à l’archiduchesse Isabelle. Il était question qu’il épouse une de ses filles, mais il tombe sous le charme de la dame de compagnie, Sophie Chotek ! Une liaison clandestine se noue jusqu’à ce qu’Isabelle découvre le pot aux roses.
Contre toute attente, l’archiduc résiste à la pression des Habsbourg, et compte bien épouser Sophie, dont il est très amoureux. Il demande à son oncle François-Joseph l’autorisation de l’épouser. L’empereur, après avoir tergiversé, accepte, mais à deux conditions : elle n’aura jamais le titre d’archiduchesse, car elle n’est pas de sang royal, et leurs futurs enfants ne seront jamais héritiers du trône. C’est ce qu’on appelle une union morganatique. Elle est valide, mais pas rendue publique.
Ainsi, Sophie est régulièrement humiliée à la cour de Vienne, où le protocole est rigide. Il lui est interdit d’emprunter l’escalier d’honneur, on lui tourne le dos, bref, elle est toujours ramenée à son rang. On comprend mieux que les attentions de Guillaume II lors de sa visite sont particulièrement appréciées. Cela explique aussi que Sophie accompagne régulièrement son mari lorsqu’il est à l’étranger. Il espère qu’ailleurs, elle sera mieux acceptée qu’à Vienne.
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Après la visite de Guillaume II, le couple se rend en Bosnie-Herzégovine, à Sarajevo. François-Ferdinand doit assister à des manœuvres militaires dans un contexte diplomatique tendu. Il a d’ailleurs une prémonition qui fait froid dans le dos. Il écrit dans une lettre : « ça ne m’étonnerait pas que quelques balles serbes m’attendent-là bas ». C’est précisément ce qui va arriver.
Dans cet épisode inédit des Grands Dossiers de l’Histoire, Franck Ferrand vous raconte le célèbre attentat qui a été le déclencheur du premier conflit mondial.
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Le flûtiste Julien Beaudiment, flûte solo de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, est l’invité ce soir du Journal du Classique.
Il présentera son nouveau disque consacré à des transcriptions pour flûte et piano de différentes œuvres de Ravel, telles l’Alborada del gracioso, Daphnis et Chloé ou la Pavane pour une infante défunte. Ce disque a été enregistré avec la pianiste Célia Oneto Bensaid, et Karine Deshayes qui y interprète La Flûte enchantée, extraite de Shéhérazade. Julien Beaudiment parlera également du Grand Concert de Noël Radio Classique dont il sera l’invité les 6 et 7 décembre prochain au Théâtre des Champs-Elysées à Paris avec l’Orchestre Divertimento et le Chœur PSL dirigés par Zahia Ziouani.
Jean-Michel Dhuez
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La scène politique française est en pleine effervescence, entre la suspension de la réforme des retraites en Conseil des ministres et l’annonce de la candidature de Marine Tondelier à la présidentielle de 2027. Invité de la matinale, Pascal Perrineau, politologue, décrypte une situation institutionnelle de plus en plus confuse.
« Quand il y a du flou, c’est qu’il y a un loup », résume Pascal Perrineau. Pour le politologue, Sébastien Lecornu fait face à une situation laborieuse : « C’est difficile pour lui d’être un Premier ministre d’un régime parlementaire dans des institutions qui restent présidentielles, où le président se vit comme un super Premier ministre. » Malgré sa perte d’influence dans l’opinion, Emmanuel Macron refuse de se cantonner à un rôle de chef de l’Etat distant. Il continue d’intervenir sur tous les dossiers, brouillant la lisibilité du pouvoir exécutif et affaiblissant la position du Premier ministre.
Pour Pascal Perrineau, l’incapacité des « représentants du peuple » à construire un consensus politique risque d’aggraver la crise. « Les débats budgétaires vont être d’une grande confusion », prévient-il. Le calendrier constitutionnel impose l’adoption d’un budget avant le 21 décembre : « sinon, le gouvernement devra passer par des ordonnances, au risque d’une motion de censure. Et ce qui était arrivé à Michel Barnier pourrait arriver à Sébastien Lecornu », ouvrant ainsi la voie à de nouvelles législatives anticipées selon le politologue.
Dans ce contexte d’usure du pouvoir et de divisions internes à la majorité, le Rassemblement national s’impose comme la principale force politique du pays. « Depuis de nombreux mois, le Rassemblement national est devenu le parti dominant, aussi bien en vue de futures législatives que d’une future présidentielle », observe Pascal Perrineau. Tandis qu’à gauche comme à droite, les divisions persistent et s’accentuent : « le Parti socialiste, comme LR, n’a pas encore de chef bien établi… Le premier responsable des socialistes, Olivier Faure, a un gros problème qui est qu’il n’a pas l’image d’un présidentiable. »
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Quant à Marine Tondelier, sa candidature à la présidentielle représente « un combat qui sera extrêmement difficile », estime-t-il. « Les Français sont plus préoccupés par la fin du mois que la fin du monde… Le discours écologiste ne semble pas être adapté aux grands défis de l’heure. Cela montre aussi que la gauche, qui cherche à se reconstruire, va au combat dans le désordre le plus complet. Il y aura certainement un candidat socialiste ou social-démocrate, un candidat écologiste, un candidat communiste, candidat LFI… Tout ça montre que la gauche reste un miroir brisé. »
Daphnée Cataldo
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La violoniste géorgienne Lisa Batiashvili, le chef d’orchestre allemand Christian Thielemann et le pianiste espagnol Claudio Martínez Mehner ont été nommés professeurs à l’Université Mozarteum de Salzbourg. Les trois grands musiciens commenceront à dispenser leurs cours à la rentrée 2026.
En octobre 2026, le millier d’étudiants de l’Université Mozarteum de Salzbourg, une des plus grandes écoles de musique d’Europe, aura l’honneur et le privilège de profiter des compétences et de l’expérience de trois nouveaux professeurs réputés : Lisa Batiashvili, allemand Christian Thielemann et Claudio Martínez Mehner.
Dans un communiqué, le professeur Hannfried Lucke, vice-recteur aux arts de l’établissement se réjouit de la nomination de « trois artistes d’exception » grâce auxquels « le Mozarteum donne l’exemple en matière d’excellence musicale, de diversité artistique et de réseautage international, consolidant ainsi sa position parmi les universités d’art les plus prestigieuses au monde ».
Christian Thielemann, 66 ans, directeur musical de l’orchestre du Staatsoper Unter den Linden de Berlin, sera en charge de cours de direction d’orchestre. Le chef d’orchestre allemand précise qu’il partagera cette responsabilité avec son assistant Jobst Schneiderat et le Dr Martin Fuchsberger, maître de conférences en direction d’orchestre à vent au Mozarteum.
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Lisa Batiashvili, 46 ans, accueille cette nomination « avec une immense joie et une immense gratitude », précisant : «Après 25 ans sur scène, je ressens désormais le désir de transmettre mon savoir, mon expérience et mon amour de la musique (…) Je me réjouis d’accompagner cette jeune génération, si curieuse et dynamique, qui cherche sa propre voie avec un cœur ouvert et un esprit neuf ». La violoniste géorgienne se produira en concert, aux côtés de Gautier Capuçon et du pianiste Jean-Yves Thibaudet, le 3 novembre à la Philharmonie de Paris dans le cadre d’une grande tournée européenne du trio de musiciens.
Une publication partagée par Universität Mozarteum Salzburg & Innsbruck (@mozarteumuniversity)
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