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Un nouvel opéra construit sur l’eau verra le jour au Vietnam en 2027. La création et la réalisation de la Isola della Musica d’Hanoï ont été confiées au cabinet de Renzo Piano, le grand architecte italien concepteur du Centre Pompidou.
Depuis la construction dans les années 70 de l’Opéra de Sydney à la pointe du quartier de Bennelong Point, les opéras sur l’eau sont en vogue. Celui qui verra le jour en 2027 à Hanoï au Vietnam en sera un nouveau témoignage. Construite sur le Lac de l’ouest, la Isola della Musica (l’Île de la musique) est un projet architectural novateur conduit par les cabinets PTW et celui de Renzo Piano, respectivement australiens et italien.
Du grand architecte italien, Lauréat du prix Pritzker en 1998, on connaît d’emblématiques réalisations à travers le monde et surtout à Paris le Centre Pompidou, achevé en 1977. Son cabinet RPBW a également imaginé des bâtiments publics, des aéroports, des ponts… mais également des infrastructures dédiées à la musique comme le bâtiment qui abrite l’Ircam à Paris ou encore l’auditorium Parco della Musica, le grand complexe musical et culturel de Rome dont une des trois salles accueille depuis 2005 l’orchestre de l’Académie nationale Sainte-Cécile.
À Hanoï, le bâtiment sur lequel travaille l’agence de Renzo Piano a été imaginé en 2017 sur une commande de Sun Group, un des plus grands promoteurs immobiliers du Vietnam. Il accueillera deux espaces publics : une salle de concert de 1800 places et une salle de congrès de 1000 places. Le bâtiment se présentera comme une série de coques en béton incurvées dont les formes et les surfaces évoquent la texture et la luminosité de la nacre, en hommage aux pêcheurs d’huîtres qui exploitaient les ressources du lac autrefois.
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Si la structure extérieure de ce nouvel opéra est principalement composée de béton nervuré mince recouvert d’une couche extérieure, faisant office de pare-pluie, la surface intérieure a été conçue pour offrir une isolation et un rendement acoustiques parfaitement adaptés à la vocation musicale de l’endroit. Renzo Piano a déclaré qu’il souhaite, avec l’Opéra de Hanoi, « contribuer à la construction d’un théâtre emblématique pour le Vietnam et le placer aux côtés des plus célèbres au monde ».
À noter que Renzo Piano, 88 ans, a fait partie du jury qui a retenu le duo franco-japonais Nicolas Moreau et Hiroko Kusunoki, les architectes qui vont œuvrer à la rénovation du Centre Pompidou fermé pendant la durée des travaux jusqu’en 2030.
Philippe Gault
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C’est un sujet surprise qui pourrait bien s’inviter à l’Assemblée nationale lors des débats sur le PLFSS, le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Selon nos informations, la France serait particulièrement généreuse avec les retraités américains.
Ah… la France, sa culture, son art de vivre, son fromage, son vin… et sa sécurité sociale ! Peu de gens le savent, mais les retraités américains qui viennent s’installer en France peuvent bénéficier de l’Assurance maladie, avec un simple visa. Ils sont aussi exemptés d’impôts dans notre pays.
Selon CNN, aucun pays au monde n’est plus généreux que la France pour les seniors américains. Hormis le Panama. Pour avoir accès à ces avantages, rien de plus simple : il suffit de se rendre à l’ambassade de France aux Etats-Unis, de demander un visa long séjour visiteur et d’avoir une assurance maladie de voyage.
Le précieux sésame vaut titre de séjour. Trois mois après l’arrivée en France, il est temps de s’inscrire à l’Assurance maladie. Carte vitale en poche, les retraités américains n’ont plus qu’à annuler leur assurance voyage… Les voilà couverts et pris en charge par la Sécurité sociale sans jamais avoir cotisé.
« C’est peanuts ! On est pris en charge exactement comme les Français ! » constate Janice, 70 ans. Gênée, elle assure qu’elle n’était pas au courant de tous ces avantages en arrivant sur la Côte d’Azur il y a 9 ans. « La plupart des retraités américains ne paient pas un centime. Ça se répand dans les médias américains, c’est ahurissant, le nombre de gens que cela attire. La santé c’est gratuit en France ! »
Parmi eux, Ann et son mari se sont installés à Nice l’an dernier : « Il avait besoin d’une opération dentaire et d’une couronne. Il y a deux ans, aux Etats-Unis, j’ai eu le même souci. Cela m’a coûté 2 500 dollars. Ici, le dentiste nous a dit que c’était 800 €, que l’assurance maladie prenait en charge 200 et la mutuelle 400 ! Il ne restait plus que 200 euros à payer, je n’en croyais pas mes yeux ! »
Ann n’a d’yeux que pour la France, pays où elle ne paie pas non plus d’impôts en vertu d’un accord fiscal franco-américain signé en 1995. Pension, investissement, intérêts, dividendes, tout ce qui est lié à la retraite américaine n’est pas imposable en France. Des ressources à déclarer tout de même au fisc, mais sans conséquences. Ces avantages interrogent. Ces retraités américains, généralement aisés, sont amenés à consommer des soins de santé, et ne participent pas.
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François Gernigon, député Horizons du Maine-et-Loire, a été averti il y a quelques semaines par une de ses administrées de retour des Etats-Unis. Lui-même a mené sa petite enquête, et a décidé d’agir : « J’ai envoyé un courrier au ministre de l’Economie et des Finances de façon à alerter sur cette situation et de demander la révision de l’avantage fiscal et des conditions d’octroi à la sécurité sociale en France. Aujourd’hui, on fustige l’AME pour les ressortissants étrangers mais je n’ai jamais entendu parler des ressortissants américains qui bénéficient de cette couverture sociale. Aujourd’hui, on a quand même des sujets avec les Etats-Unis sur la taxation de nos produits français, je pense qu’il faut regarder ce sujet de façon à pouvoir prendre les décisions qui pourraient s’imposer, et être porteur de proposition dans le PLF ou le PLFSS 2026 ».
Fabien Albert
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Eric Lu, 27 ans, s’est imposé en finale du 19e concours international de piano Chopin à Varsovie, tremplin pour une grande carrière dans la musique classique. Le jeune pianiste américain avait déjà participé à la prestigieuse compétition en 2015.
« Je suis très reconnaissant de cet honneur. Je remercie tous les amateurs de Chopin du monde entier qui ont suivi mon concert en ligne et tout le public ici à Varsovie. C’est un rêve qui devient réalité », ont été les premiers mots d’Eric Lu après l’annonce de sa victoire lundi soir au Théâtre Wielki.
Lors de l’épreuve finale du plus grand concours international de piano, le pianiste américain de 27 ans s’est imposé devant le Canadien Kevin Chen ; les Chinois Zitong Wang et Tianyao Lyu ; le Japonais Shiori Kuwahara ; le Polonais Piotr Alexewicz le Malaisien Vincent Ong et un autre américain William Yang.
Le successeur de Bruce Liu, vainqueur de la prestigieuse compétition en 2021, empoche une prime de 60.000 euros et une belle médaille d’or mais surtout acquiert, grâce à ce titre, une notoriété qui s’avère un tremplin pour tous ceux qui se sont imposés à Varsovie, comme ce fut le cas pour Maurizio Pollini (1960), Martha Argerich (1965) ou le Polonais Krystian Zimerman (1975) entre autres.
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Déjà candidat en 2015 du concours qu’il avait terminé à la 4e place, Eric Lu a conquis le public et le jury ce lundi en finale grâce à son interprétation maîtrisée et toute en émotion de deux monuments de Frédéric Chopin : la Polonaise-Fantaisie en la bémol majeur op. 61 et le Concerto pour piano no 2 en fa mineur op. 21. Né en décembre 1997 à Bedford (Massachusetts), d’origine chinoise et taïwanaise, Eric Lu a étudié au Curtis Institute of Music de Philadelphie, où il fut l’élève de Dang Thai Son qui était membre du jury du concours Chopin cette année.
Eric Lu of the USA has won the International Chopin Piano Competition in Warsaw.
Named after renowned Polish composer Fryderyk Chopin, the contest, held once every five years, is one of the most prestigious in classical music https://t.co/thAmbSz096
— Notes from Poland (@notesfrompoland) October 21, 2025
Vainqueur du Concours international de piano de Leeds en 2018, on a déjà pu voir Eric Lu se produire en France, notamment à la Fondation Louis Vuitton en 2019 et au Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron en 2024.
La cérémonie de remise des prix du concours international Chopin et le premier des 3 concerts des lauréats auront lieu ce mardi soir au Théâtre Wielki de Varsovie. Une soirée retransmise en France sur la chaîne Mezzo Live et sur Medici.tv.
Philippe Gault
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Le dispositif alerte enlèvement a été déclenché ce matin pour retrouver un garçon de 13 ans souffrant de « diabète sévère » et enlevé lundi soir à Panazol (Haute-Vienne) dans la banlieue de Limoges. Il est revenu dans son foyer d’accueil. Trois personnes sont en garde à vue.
Deux suspects qui étaient recherchés, l’oncle de l’adolescent et sa compagne, sont entendus par la police, selon une source proche du dossier, après l’interpellation du père de Rayan. Le mineur avait été enlevé lundi soir vers 18h aux abords du foyer « La Brégère » situé dans la banlieue de Limoges, où il était placé sur décision d’un juge des enfants, et une alerte enlèvement avait été diffusée mardi matin vers 8h45.
Souffrant d’un diabète « sévère », Rayan a besoin de « soins constants », indiquait l’alerte diffusée par le ministère de la Justice. « Aux alentours de 11h45, le foyer a informé les forces de l’ordre que Rayan avait été déposé devant l’établissement par un véhicule », a écrit dans un communiqué Émilie Abrantes, procureure de la République à Limoges.
« L’adolescent a été pris en charge médicalement, son état de santé nécessitant des soins immédiats en raison de sa pathologie », a-t-elle ajouté. L’alerte enlèvement, activée pour cause de « danger immédiat encouru par le mineur du fait de sa pathologie », a été levée dans la foulée, précise le parquet. La piste familiale est privilégiée. « Le père, l’oncle et la tante de l’enfant ont été placés en garde à vue pour être entendus sur ces faits », a confirmé Émilie Abrantes.
(AFP)
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Marine Chagnon est l’invitée du Journal du Classique ce soir à 20 heures
La mezzo-soprano Marine Chagnon est l’invitée du Journal du Classique. Elle chante actuellement le rôle de Solange Garnier dans Les Demoiselles de Rochefort actuellement au Théâtre du Lido à Paris.
C’est l’adaptation sur scène du film de Jacques Demy sur une musique de Michel Legrand. Après avoir chanté Zerline dans Don Giovanni de Mozart ou Flora dans La Traviata de Verdi à l’Opéra de Paris, Marine Chagnon change donc de répertoire. Un changement temporaire comme elle l’explique, car d’autres prises de rôle l’attendent dans les prochains mois : Métella dans La Vie parisienne d’Offenbach à l’Opéra Royal de Versailles et Mercédès dans Carmen de Bizet à la Scala de Milan.
Jean-Michel Dhuez
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KPMG vous invite à écouter l’interview d’Alexane Delmas, Directrice générale de Dagard, belle ETI basée à Boussac (Creuse).
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Le nouveau directeur musical de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse Tarmo Peltokoski, souffrant, a été contraint de renoncer à tous les concerts qu’il devait diriger dans les prochaines semaines.
« Cher public et chers amis de l’Opéra et de l’Orchestre du Capitole, j’ai le regret de vous annoncer que, souffrant, je dois annuler mes représentations prévues pour les prochaines semaines. Je me réjouissais de ces collaborations et je sais que beaucoup d’entre vous aussi ». C’est par ce message que Tarmo Peltokoski a annoncé qu’il renonçait à diriger ses prochains concerts programmés à Toulouse, au moins jusqu’au 30 novembre.
Une publication partagée par Orchestre national du Capitole (@onct_toulouse)
Une annonce surprise (on ne connaît pas l’origine de ce problème de santé) qui survient quelques semaines seulement après sa prise de fonction officielle en tant que directeur musical de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse alors qu’il officiait depuis un an en tant que directeur musical désigné à la tête de l’institution toulousaine. Déjà en février dernier, le jeune chef finlandais de 25 ans avait dû être remplacé à la tête de l’ONCT lors de deux représentations d’Aïda, en raison d’une forte grippe.
Pour remplacer Tarmo Peltokoski le 30 octobre à la Halle aux Grains dans une représentation d’œuvres de Johannes Brahms et de Ralph Vaughn Williams, l’ONCT a fait appel au chef d’orchestre allemand Frank Beermann. Toujours à la Halle aux Grains, les 5 et 6 novembre, c’est le jeune maestro américain Ryan Bancroft qui dirigera Yuja Wang dans le Concerto n° 2 de Serge Prokofiev et le Chœur d’État de Lettonie « Latvija » dans Les Planètes, la suite pour orchestre de Gustav Holst.
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Du 20 au 30 novembre, Tarmo Peltokoski devait diriger les représentations d’une nouvelle production du Don Giovanni de WA Mozart dans une mise en scène d’Agnès Jaoui et des décors d’Eric Ruf avec notamment Karine Deshayes et Alix le Saux, en alternance dans le rôle de Donna Elvira. Pour ces neuf représentations, c’est Riccardo Bisatti, lui aussi tout juste âgé de 25 ans, qui dirigera l’ONCT et son chœur au Théâtre du Capitole.
Philippe Gault
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En tant qu’enseignante, j’entends chaque jour les mots des adolescents, même si ce ne sont pas ceux qu’ils emploient quand ils s’adressent à moi, évidemment. Voici une sélection d’expressions : certaines sont encore à la mode, d’autres ont déjà moins de succès.
Commençons par le « goumin ». Il s’agit d’un terme qui vient de l’argot ivoirien et qui désigne le chagrin d’amour profond. Il s’est démocratisé et est devenu très populaire sur les réseaux sociaux. « Gros », « frère » reviennent souvent dans les conversations, et ça se dit même entre filles ! « Tu viens, frère ? », est très répandu.
Connaissez-vous « dare » ? Cela signifie « c’est génial, c’est incroyable ». Et d’ailleurs, c’est le terme « incroyable » que les jeunes ont tout le temps à la bouche et le mot « dare » n’a plus du tout la cote.
« Boloss » ou « se faire bolosser » : ces expressions désignent un loser, c’est-à-dire un perdant, mais sachez que le mot boloss lui-même se fait bolosser. On est désormais ringard quand on l’emploie. Passons au mot « tunnel » : ce ne sont pas seulement les adolescents qui l’emploient, mais c’est un terme qui s’est énormément répandu depuis deux ans. Quand on dit « il m’a fait un tunnel », cela signifie qu’il m’a infligé une logorrhée, il a parlé sans s’arrêter.
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Un dernier exemple bien mystérieux pour certains : « POV ». C’est de l’anglais « point of view ». Ce terme a d’abord trouvé son essor sur les réseaux sociaux, notamment chez les jeunes sur TikTok, puis il s’est popularisé et il se trouve aussi sur Instagram dans les publications de personnes qui sont nettement sorties de l’adolescence, du moins du point de vue de l’état civil. Résultat, les jeunes l’ont délaissé. C’est ça qui est spectaculaire avec la langue française. Certains mots peuvent émerger, rencontrer un succès incroyable, comme disent les jeunes, puis péricliter de manière aussi fulgurante, soit parce que trop de personnes se les sont appropriées, soit parce qu’ils étaient associés à une époque spécifique. Les temps changent.
Karine Dijoud
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Esprit brillant, provocateur et visionnaire, Grimod de La Reynière a emprunté une voie que personne n’aurait pu anticiper. De son enfance marquée par le rejet à ses banquets spectaculaires, en passant par la création du premier guide culinaire, il a révolutionné l’art culinaire.
Un enfant rejeté mais surdoué
Alexandre Balthazar Grimod de La Reynière naît en 1758, sous Louis XV, avec une infirmité rare : il n’a pas de doigts aux deux mains. Ses parents, un riche fermier général et une mère issue de la vieille noblesse d’épée, le considèrent comme une honte mondaine. Placé très jeune en pension, ignoré par les siens, Grimod grandit dans la solitude, animé d’un profond ressentiment mais aussi d’une curiosité insatiable. Lorsqu’il reçoit des prothèses lui permettant enfin de tenir une plume et une fourchette, il découvre les deux instruments qui feront sa gloire : écrire et goûter.
Un avocat rebelle
Obéissant d’abord à la volonté paternelle, il étudie le droit avec sérieux. Mais son tempérament le pousse ailleurs. Refusant la carrière tranquille de magistrat, il devient avocat pour défendre les roturiers contre les aristocrates, une provocation directe à son milieu. Ce choix signe déjà son indépendance et son goût du scandale : il veut renverser les hiérarchies, choquer les convenances, et prouver que le talent et l’esprit valent mieux que le rang.
Le souper macabre de 1783
Pour promouvoir son livre Réflexions philosophiques sur le plaisir, Grimod organise un souper dont tout Paris parle par la suite. Sa salle à manger, tendue de noir, ressemble à une chapelle ardente : têtes de mort brodées, candélabres, catafalque en guise de table. Les invités, coiffés de couronnes funèbres, goûtent plats et vins dans une ambiance à la fois morbide et raffinée. Cet événement fait de lui le maître de l’art du spectacle culinaire.
Exilé, puis sauvé par la gastronomie
Une plume trop acérée coûte cher à Grimod : après un pamphlet contre un éditeur protégé du ministre Turgot, il est radié du barreau et banni de Paris par ses propres parents. Exilé à Lyon, il ouvre une épicerie.
Mais ce revers devient une bénédiction : loin des excès de la Révolution et de la Terreur, il découvre la richesse des produits, des saveurs et des marchés. C’est à cette même période qu’il épouse une comédienne, Adélaïde-Thérèse Feuchère, et qu’il trouve enfin sa voie : l’art de bien vivre.
Le premier critique gastronomique
De retour à Paris après la Révolution, Grimod crée une institution : le jury dégustateur. Dès 1803, ce cercle d’amateurs se réunit chaque mois pour tester les plats des meilleurs cuisiniers de la capitale. Leurs comptes rendus sont publiés dans L’Almanach des Gourmands, ancêtre du guide Michelin. Pour la première fois, la cuisine devient un sujet critique, d’analyse et de littérature. Grimod, avec humour et élégance, érige le goût en science et fait de la gastronomie un art à parti entière.
L’art de recevoir selon Grimod
Dans son Manuel des Amphitryons (1808), il livre un véritable traité du savoir-vivre à table. Il y célèbre l’élégance, la conversation et la convivialité.
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Dans cet ouvrage, Grimod indique que savoir découper une oie est aussi important que savoir lire, il interdit la politique à table et promeut une philosophie simple selon laquelle la bonne chère rend indulgent, et le plaisir partagé est la plus belle des vertus. Grimod ne parle pas seulement de repas, mais d’art de vivre.
Une fin à la hauteur du personnage
Ruiné mais heureux, Grimod termine sa vie à la campagne, dans l’Essonne, où il continue à recevoir amis, artistes et curieux autour de tables joyeuses. Il s’éteint un 25 décembre 1837, jour de Noël, après avoir littéralement consommé sa fortune en festins. Sa vie aura été une œuvre fondatrice : celle d’un homme qui a fait entrer la gastronomie dans la littérature, la société et la culture.
Franck Ferrand raconte comment Grimod de La Reynière a fait de la table un art, et du goût une philosophie.
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Le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn par Bomsori Kim et l’Orchestre national de Cannes, Dracula à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre de Paris et Neïma Naouri et le Concerto pour violon de Beethoven par Franck Peter Zimmermann et l’Orchestre national du Capitole de Toulouse dirigé par Marek Janowski : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
La violoniste sud-coréenne Bomsori Kim est l’invitée de l’Orchestre national de Cannes. Sous la direction de son compatriote Soo-Yeoul Choi, elle interprétera le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn. Au programme également la Symphonie n°8 de Beethoven et Subito con forza, une pièce écrite en 2020 par la compositrice sud-coréenne Unsuk Chin.
La musique de film a le vent en poupe. Neïma Naouri, le Chœur de l’Orchestre de Paris, le Chœur de jeunes de l’Orchestre de Paris et l’Orchestre de Paris dirigés par Frank Strobel interpréteront celle que Wojciech Kilar a composée pour Drakula, film de Francis Ford Coppola sorti en 1992.
Le Concerto pour violon de Beethoven est l’un des grands concertos du répertoire. Il sera interprété par Franck Peter Zimmermann avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse dirigé par Marek Janowski. En seconde partie, la Symphonie n°39 de Mozart. Ces concerts donnés à La Halle aux Grains, seront diffusés sur Radio Classique le samedi 15 novembre à 20 heures.
Jean-Michel Duhez
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