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Thomas Hengelbrock dirige un programme germanique où le Beethoven de la Messe en ut répond au Schumann de la Quatrième Symphonie. Chef polyvalent rompu au répertoire baroque, Thomas Hengelbrock a été parmi les premiers à mettre son sens de l’interprétation historiquement informée et sa connaissance des instruments d’époque au service du répertoire romantique, voire post-romantique. Pour interpréter la Messe en ut de Beethoven, partition d’une intense portée émotionnelle composée à la fin des années 1800, il fait appel aux chanteurs et chanteuses du Choeur Balthasar Neumann. Créé en 1991, celui-ci fond les voix individuelles dans un son pur et chaud qui en fait selon Gramophone Magazine « l’un des meilleurs choeurs du monde ». Hengelbrock donne également la Quatrième Symphonie de Schumann dans sa version originale de 1841, à laquelle Brahms trouvait encore plus de grâce, de légèreté et de clarté qu’à la version révisée créée dix ans plus tard.
Surtitrage allemand/français
Coréalisation Orchestre de chambre de Paris / Philharmonie de Paris
Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie de Paris
Mercredi 5 novembre 2025 – 20h
Le programme
SCHUMANN Symphonie n° 4 en ré mineur, op. 120
BEETHOVEN Messe en ut majeur, op. 86
Les artistes
Places à – 25 % avec le code BEETHOV25*
*Offre valable jusqu’au 4/11 minuit sur la billetterie de l’orchestre
Réservation : https://billetterie.orchestredechambredeparis.com/list/partnerAdvantage?code=BEETHOV25
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A l’occasion de la remise du Prix Birgit Nilsson au Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, Susanne Ryden et George Benjamin seront, ce jeudi 30 octobre à 20h, les invités du Journal du Classique.
C’est l’un des prix les plus prestigieux et les plus richement doté dans le domaine de la musique classique, attribué tous les trois ans à un grand représentant de la musique classique. Placido Domingo, Riccardo Muti, le Philharmonique de Vienne, Nina Stemme et Yo Yo Ma en ont été les récipiendaires. Et pour la première fois, cette année, c’est un festival qui a été récompensé, le festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Il s’agit du Prix Birgit Nilsson qui a été remis le 21 octobre dernier, des mains du Roi de Suède, dans le cadre d’une cérémonie au Konzerthuset de Stockholm, là même où sont décernés les Prix Nobel. Il peut d’ailleurs être considéré comme le Nobel de la musique classique.
Suzanne Ryden, la présidente de la fondation Birgit Nilsson reviendra, à notre micro, sur la personnalité de cette immense chanteuse suédoise, issue d’un milieu modeste qui qui a eu à cœur, tout au long de sa brillante carrière, de soutenir les jeunes artistes. C’est sa fortune, acquise grâce à ses concerts, qui finance ce prix d’une valeur d’un million de dollars.
George Benjamin se confiera également à notre micro. Le compositeur anglais avait été convié à cette cérémonie pour rendre hommage au festival et notamment à ses deux derniers directeurs Bernard Foccroulle et Pierre Audi, qui ont joué un rôle essentiel dans sa vie en lui commandant deux opéras, Written on skin et Picture a day like this créés en 2012 et 2023 à Aix. George Benjamin doit donc beaucoup au festival comme le festival doit beaucoup à George Benjamin !
Laure Mézan
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Donald Trump et Xi Jinping se sont rencontrés, ce jeudi, à Busan, en Corée du Sud, pour parler des relations commerciales entre les deux puissances mondiales. En parallèle, le débat sur le budget français ne cesse de poser des problèmes. Invité de la matinale, Jean-Marc Daniel, économiste et professeur à l’ESCP Business School, apporte une analyse de la situation internationale et nationale.
« Sur le plan économique, l’annonce majeure de Donald Trump, c’est la réduction des droits de douane sur les produits chinois », explique Jean-Marc Daniel. Une décision que certains interprètent comme un geste d’apaisement envers Pékin. Mais selon l’économiste, il s’agit surtout d’un calcul politique : « quand on regarde dans les détails, c’est surtout un constat fait par Donald Trump que les gens qui paient les droits de douane, ce sont ses électeurs. » Il rappelle que, selon l’économiste Nicolas Gregory Mankiw, les taxes douanières n’affectent pas « de façon homogène » la population américaine. « Les droits de douane sur les produits européens touchent l’électorat des centres-villes, c’est-à-dire les gens qui ont voté démocrate. Et les gens qui paient les droits de douane sur la Chine, ce sont les MAGA, soit une classe moyenne inférieure qui va dans les grands magasins américains, où la plupart des produits de consommation courante arrivent de Chine, comme Walmart », souligne-t-il.
Face à la rivalité sino-américaine, Jean-Marc Daniel plaide pour une stratégie de diversification commerciale en Europe : « il faut aller vers d’autres pays, vers du libre-échange, vers d’autres zones, notamment les zones où il y a de la jeunesse et où il y a de la croissance potentielle. Les trois pays avec la plus forte croissance en ce moment sont l’Inde, l’Indonésie et accessoirement la Chine […]. De même avec le Mercosur qui a des fournisseurs et des clients potentiels aussi. » Selon lui, refuser systématiquement les accords libre-échange, notamment pour protéger une partie de l’agriculture, revient à se priver d’importants partenaires économiques et de débouchés potentiels.
Sur le plan national, Jean-Marc Daniel déplore que le débat économique se résume trop souvent à une obsession pour la fiscalité. « Tout est focalisé sur la fiscalité. Il y a un besoin de nos responsables politiques de s’intéresser à la fiscalité et assez peu aux dépenses. D’ailleurs, François Bayrou disait avoir fait 40 milliards d’économies, mais la dépense publique de cette année est passée de 1 696 milliards à 1 725 milliards pour l’année prochaine… Il y a un problème de soustraction de l’arithmétique élémentaire », ironise-t-il.
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Il note également que le discours politique se concentre désormais sur deux thèmes récurrents : l’immigration et la taxation des riches. Deux cibles qu’il juge pourtant essentielles à la vitalité économique du pays : « Les riches préparent l’avenir en investissant […]. Quant aux immigrés, vu notre situation démographique, on ne peut pas se permettre de ne pas faire venir de la jeunesse pour remplir les emplois. Notre société vieillissante n’est plus capable d’assumer le futur. »
Daphnée Cataldo
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Pour la première fois Yannick Nézet-Séguin, à la tête du Philharmonique de Vienne, dirigera le 1er janvier 2026 le traditionnel Concert du Nouvel An. Le programme de ce concert prestigieux vient d’être dévoilé. Le chef d’orchestre canadien a tenu à y inclure des œuvres de deux compositrices.
Le jeudi 1er janvier 2026 à partir de 11h15, Yannick Nézet-Séguin sera à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Vienne pour diriger le traditionnel concert du Nouvel An, un événement retransmis en direct dans le monde entier. Une première pour le chef d’orchestre canadien qui succèdera, sur la scène du Golden Hall du Musikverein de Vienne, à Riccardo Muti.
Le programme du concert vient d’être dévoilé. Comme le veut la tradition, il fait la part belle aux grands compositeurs autrichiens du XIXe siècle. À commencer par les frères Strauss : Johann II, Josef et Eduard, dont 8 compositions seront interprétées ce jour-là. Mais également des oeuvres de compositeurs viennois moins connus comme Carl Michael Ziehrer, Joseph Lanner, Franz von Suppé et la pianiste et compositrice Josefine Amann-Weinlich.
Le Danemark sera représenté par Hans Christian Lumbye (1810-1874) dont le Copenhague Jernbane Damp Galop sera joué en deuxième partie du concert, juste après la Rainbow Waltz (Valse arc-en-ciel) de Florence Price. Le choix d’un morceau de la grande compositrice américaine a certainement été suggéré au comité artistique par Yannick Nézet-Séguin qui apprécie particulièrement son répertoire.
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C’est d’ailleurs grâce à son enregistrement, avec le Philadelphia Orchestra, des Symphonies n° 1 et 3 de la compositrice afro-américaine que le maestro québécois a obtenu son premier Grammy Award (et le Trophée Radio Classique) en février 2022. Depuis, Yannick Nézet-Séguin programme régulièrement des œuvres de Florence Price, « compositrice injustement oubliée » selon ses propres termes, dans les concerts des orchestres qu’il dirige (Philadelphia, Met Opera et Montréal).
Philippe Gault
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Radio Classique vous donne rendez-vous aux côtés de Franck Ferrand, de la mezzo-soprano Eugénie Joneau, du ténor Julien Henric et du pianiste Antoine Palloc, pour découvrir l’univers musical de Bizet, et de son œuvre, Carmen.
Depuis plus de 150 ans, l’écho de Georges Bizet persiste, vibrant dans nos cœurs grâce à Carmen, son œuvre ultime. Un opéra intemporel, le plus célébré, joué et repris dans le monde entier. Si Carmen éclipse parfois l’éclat de son génie, la musique de Bizet continue de chanter la soif de liberté et les rêves d’évasion de son héroïne.
Conteur hors pair, Franck Ferrand raconte l’Histoire, sur scène comme sur Radio Classique, avec un enthousiasme communicatif et un talent déjà bien connu. Également mélomane passionné et fin connaisseur de la musique classique, il nous raconte au fil de ces concerts les grandes et petites histoires des compositeurs en compagnie d’un soliste de renom.
La Salle Gaveau vous ouvre ses portes pour une soirée musicale inoubliable. Entre amour et trahison, Franck Ferrand vous dévoile la magie de Carmen, sublimée par les interprétations passionnées de la mezzo-soprano Eugénie Joneau, du ténor Julien Henric et du pianiste Antoine Palloc. À travers Carmen, Bizet déploie une virtuosité poétique qui sublime la dualité des sentiments. Il invite ainsi à une escapade rêveuse dans son univers musical.
| Réservez vos places dès à présent
Distribution :
Franck Ferrand | présentation
Eugénie Joneau | mezzo-soprano
Julien Henric | ténor
Antoine Palloc | piano
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A l’occasion de la publication de son nouvel album, « Gelosia », Philippe Jaroussky sera, ce mercredi 29 octobre à 20h, l’invité du Journal du Classique.
C’est le thème de la Jalousie que Philippe Jaroussky a choisi d’explorer avec les musiciens de son ensemble Artaserse dans son nouvel album sorti chez Erato. Et c’est par le biais de la cantate de chambre italienne, genre plus intime que l’opéra, qu’il nous livre son interprétation de personnages amoureux, rongés par le doute, la suspicion, l’envie… Des cantates célèbres signées Vivaldi et Haendel, mais aussi deux raretés de Porpora et Galuppi, composées sur un même texte de Métastase.
Philippe Jaroussky donnera ce programme en concert le 17 décembre au Théâtre des Champs-Elysées. D’ici là, il dirigera Alcina de Haendel, en version de concert, le 3 novembre à l’Opéra de Montpellier et le 5 au Théâtre des Champs-Elysées, avec Kathryn Lewek, Carlo Vistoli, Lauranne Oliva ou encore Zachary Wilder ainsi que son ensemble Arteserse.
Laure Mézan
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Dans un climat politique et social toujours sous tension, la France interroge par ses contradictions et ses blocages persistants. Invité de la matinale, Carlos Tavares, chef d’entreprise portugais et auteur d’Un pilote dans la tempête (Plon), livre son regatd sur la situation du pays et les changements qu’il estime nécessaires.
Pour Carlos Tavares, l’Hexagone souffre d’un mal profond : sa division sociale. « J’ai de la peine pour mes amis français. Ce pays a un potentiel extraordinaire et nous avons urgemment besoin de traiter la question de la cohésion sociale. […] Ce que l’on voit en ce moment, au travers des discussions sur le budget, c’est au contraire une société qui continue à se fragmenter. » Le chef d’entreprise invite la France à s’inspirer du modèle portugais, notamment sur la réforme des retraites : « Au Portugal, l’âge de départ évolue chaque année en fonction de l’espérance de vie. Donc il n’y a pas de débat sur l’âge de départ en retraite là-bas. Il y a simplement le constat que, comme l’espérance de vie évolue, il est normal que l’âge de départ en retraite évolue aussi. […] C’est un système que je trouve plutôt intéressant et dont d’autres pays pourraient s’inspirer. »
Mais selon l’invité de David Abiker, les blocages français dépassent la question des retraites. Ils sont culturels et bureaucratiques. Il s’exprime selon son expérience, lui qui a voulu construire une entreprise en France : « c’est beaucoup de papiers, de procédures, d’avis de soi-disant experts, des réunions publics […]. Nous sommes en train de consommer une quantité de ressources rares à ne rien produire, à juste lutter contre les vents contraires, la bureaucratie, la technocratie, le juridisme…. C’est un cancer qui nous tue à petit feu. »
Carlos Tavares ne cache pas son inquiétude face à l’échec des politiques environnementales européennes. « Nulle part en Europe, un parti vert n’a pris le pouvoir. Aucun. Ceci est la conséquence d’un phénomène très simple : l’écologie qu’on nous propose aujourd’hui est punitive. » Lui-même agriculteur, il témoigne du changement climatique qu’il vit dans sa ferme portugaise : « Cela fait deux années de suite que je vis des étés à 46°C. […] Cette année, on a brûlé 220 000 hectares au Portugal, soit 3 % de la surface du pays. Il faut vivre le feu qui s’approche de votre maison pour comprendre l’urgence. » Pour lui, la clé réside dans une écologie pragmatique, fondée sur des solutions simples et efficaces : « Le parc automobile européen a un âge moyen de 12 ans. Aujourd’hui, nous pouvons remplacer les véhicules les plus anciens, qui émettent plus de 300 g de CO2/km, par des voitures modernes à moins de 100 g. C’est une transition que la classe moyenne peut se permettre. »
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Carlos Tavares évoque le rapport très différent à la réussite entre le Portugal et la France : « Au Portugal, on me félicite pour mon salaire. […] En France, on confond argent et usage de l’argent. Il y a un bon et un mauvais usage. » Croyant en la méritocratie républicaine, il invite les jeunes Français à être ambitieux sans quitter le pays : « Au lieu d’aller travailler en Californie, enrichissez-vous en France et faites-en un meilleur pays. »
Daphnée Cataldo
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Le chef d’orchestre Fabio Luisi est surtout réputé pour ses talents de musicien à la tête de grandes formations. On sait moins que le maestro italien, au nez aussi affûté que l’oreille, s’est lancé depuis une quinzaine d’années dans la création de parfums.
Directeur musical de l’orchestre symphonique de Dallas, chef principal de l’orchestre symphonique national du Danemark et de celui de la NHK à Tokyo, à 66 ans Fabio Luisi n’est pas seulement un chef d’orchestre renommé et très demandé dans le monde entier. Depuis les années 2010, il est également un « nez » (créateur de fragrances) averti, au point d’avoir créé en 2014 en Suisse sa propre société, FL Parfums, qui créée et commercialise les parfums imaginés par le maestro.
Une passion qui l’a pris lorsqu’il résidait à New York où, dans son garage, il passait ses loisirs à imaginer des parfums pour ses amis. « Pour moi, la parfumerie est l’art du mélange, tout comme la musique : mélanger les sons en musique tout comme mélanger les substances aromatiques en parfumerie », explique-t-il, ajoutant : « Au fil du temps, j’ai perfectionné mon savoir-faire et me suis senti prêt à présenter toutes mes créations ».
Outre les séries limitées, élaborées de manière artisanale et parfois sur mesure, qu’il commercialise, Fabio Luisi, 66 ans, s’inspire de son activité de chef d’orchestre et des institutions musicales auxquelles il est associé pour certaines de ses créations. C’est ainsi qu’il a créé en 2022 un parfum unisexe, Ogni Nota (Chaque Note) aux arômes d’agrumes, en collaboration avec l’orchestre symphonique de Dallas qu’il dirige depuis 2020.
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Sa dernière création, Joie Éclatante (nom inspiré de la Symphonie n° 3 d’Alexandre Scriabine), vient d’être dévoilée. Ce parfum, « qui évoque l’harmonie entre les notes de musique et les notes olfactives », a été créé pour célébrer le 100e anniversaire de l’orchestre symphonique national du Danemark (le 28 octobre) dont Fabio Luisi est le chef principal depuis dix ans. Dans un premier temps il sera offert aux 106 musiciens de la formation de Copenhague avant, peut-être, d’être commercialisé.
Dernièrement, Fabio Luisi a fait parler de lui à l’occasion de la nomination controversée de Beatrice Venezi à la tête de l’orchestre de la Fenice de Venise. Le maestro génois n’a pas mâché ses mots estimant, dans le Corriere della Sera, que « La Fenice n’est pas un terrain de formation pour un jeune chef d’orchestre. Il lui faut un nom qui renforce sa qualité, et non quelqu’un qui en tire profit pour sa carrière ».
Philippe Gault
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À l’occasion de la nouvelle production de l’Opéra-Comique dont il assurera la direction musicale, Louis Langrée sera, ce mardi 28 octobre à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Une tragédie lyrique à l’affiche de l’Opéra-Comique ce mois-ci, Iphigénie en Tauride de Gluck. Une nouvelle production mise en scène par Wajdi Mouawad et dirigée, en alternance, par Louis Langrée et Théotime Langlois de Swarte à la tête du Consort, à découvrir du 2 au 12 novembre. Sur scène : la jeune soprano Tamara Bounazou dans le rôle-titre aux côtés de Theo Hoffman, Philippe Talbot ou encore Jean-Fernand Setti.
Louis Langrée nous éclairera ce soir sur la force de cette partition qui se situe dans l’héritage de Rameau et annonce déjà Berlioz. Ainsi se réjouit-il d’en partager la direction avec un brillant jeune violoniste venu du monde baroque désireux de s’épanouir de plus en plus dans le domaine de la direction. Il sera donc également question de transmission, à savoir l’une de ses missions essentielles en tant que chef d’orchestre et directeur de l’Opéra-Comique.
Laure Mézan
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La jeune cheffe d’orchestre française Lucie Leguay prendra la tête du Sinfonietta de Lausanne dès la saison prochaine. Elle succèdera à David Reiland, directeur musical de la formation suisse depuis 2017.
La nomination de Lucie Leguay, 35 ans, au poste de directrice musicale du Sinfonietta de Lausanne a été adoptée à l’unanimité des membres du conseil de direction de l’orchestre suisse qui indique que « Les musiciens ont immédiatement apprécié sa manière horizontale de travailler, son énergie, son interaction avec le public », dès son premier engagement avec l’orchestre en 2024, et précise que cette fonction lui permettra « de poursuivre sa carrière en parallèle ».
La jeune cheffe d’orchestre lilloise n’arrive pas en terre inconnue sur les bords du lac Léman où elle a étudié pendant trois ans à la Haute École de Musique (HEMU) dont elle est sortie diplômée en 2018 et où elle a collaboré régulièrement avec l’Orchestre de la Suisse Romande. À Lausanne, elle succèdera à David Reiland qui a effectué trois mandats à la tête du Sinfonietta. Le chef d’orchestre belge dirigera encore deux concerts à Lausanne cette saison: le 29 janvier aux côtés de Marina Viotti à la Salle Paderewski puis le 28 mai, pour ses adieux, à la Salle Métropole.
Interrogée par le quotidien vaudois 24 Heures, Lucie Leguay a déclaré, à propos du Sinfonietta : « C’est un orchestre qui n’est pas prétentieux. Le côté humain prime sur le prestige. Il y a une bonne mixité d’âges et en plus, j’y retrouve d’anciens camarades d’études (…) Il faudra nourrir cette relation sur la durée, comme dans un couple. Pour un premier poste de titulaire, j’avais envie d’un orchestre heureux ! ».
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À la tête du Sinfonietta à Lausanne ce jeudi à la Salle Métropole, dans un programme consacré à des œuvres de Maurice Ravel, Johannes Brahms et Morfydd Llwyn Owen, la lauréate des Victoires de la musique classique 2023 (catégorie «Révélation chef d’orchestre») dirigera quatre des cinq concerts d’abonnement de l’orchestre suisse lors de sa première année d’activité en 2026/2027.
Philippe Gault
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