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A l’occasion de la publication d’un album dédié à la musique de chambre de Marie Jaëll, Héloïse Luzzati, Célia Oneto Bensaid et Manon Galy seront, ce mercredi 5 novembre à 20h, les invitées du Journal du Classique.
L’année 2025 marque le centenaire de la disparition de Marie Jaëll, grande figure de la musique française romantique. De cette pianiste virtuose, proche de Liszt, compositrice et pédagogue on connait déjà plusieurs œuvres pour le piano, dont deux concertos entrés au répertoire de certains pianistes. C’est sa musique de chambre que nous invitent aujourd’hui à découvrir des musiciennes engagées avec passion dans la remise à l’honneur du répertoire féminin oublié, grâce au label La boîte à pépites. Parmi elles : Manon Galy, Héloïse Luzzati et Célia Oneto Bensaid qui nous éclaireront ce soir sur l’art de cette compositrice à travers notamment son fascinant quatuor avec piano.
Des musiciennes que vous retrouverez en concert à la Philharmonie de Paris au mois de décembre. Célia Oneto Bensaid donnera un récital le 12 sur le thème de l’eau, avec des œuvres de Rita Strohl, Camille Pépin ou encore Marie Jaëll. Et ils seront une trentaine d’artistes, le dimanche 14, à se partager la scène dans le cadre du grand concert de la Boîte à pépites. Un concert illustré de projections de tableaux du Musée d’Orsay en écho au nouveau calendrier de l’avant de la Cité de compositrice dédié également au thème de l’eau.
Laure Mézan
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Alors que Cécile Kohler et Jacques Paris ont été libérés ce mardi 4 novembre, après trois ans de détention en Iran, la situation de Christophe Gleizes et Boualem Sansal, toujours retenus en Algérie, suscite une vive inquiétude et met à rude épreuve les relations entre Paris et Alger. Invité de la matinale, Kamel Daoud, romancier et journaliste franco-algérien, Prix Goncourt 2015 du premier roman et Prix Goncourt 2024, rappelle que la littérature demeure un acte de résistance, et que la liberté d’écrire reste, dans certains pays, un combat vital.
Pour Kamel Daoud, la situation de Boualem Sansal, écrivain retenu en Algérie et élu prix Renaudot poche 2025, illustre à la fois une dérive politique et une tragédie symbolique : « Boualem Sansal, c’est un Franco-Algérien, un lien vivant entre les deux pays. Si on l’emprisonne, c’est aussi pour punir ce lien. C’est un écrivain laïque, progressiste, universaliste. C’est la bête noire des islamistes, comme beaucoup d’écrivains… Donc on punit aussi une sorte de vision du monde. » L’auteur du Goncourt 2024 dénonce une véritable bataille culturelle : « les islamistes prennent le leadership culturel en Algérie. Ils contrôlent le Salon du Livre, les médias, les espaces d’expression. Pendant ce temps, les écrivains comme nous sont chassés, exilés, diffamés, décrédibilisés. » Pour lui, l’emprisonnement de Boualem Sansal revêt une dimension politique autant qu’emblématique : « il représente aussi un message à la France. On touche la France dans ses écrivains, sa machine éditoriale, sa puissance éditoriale… Donc Boualem Sansal a plus de valeurs politiques en prison que libre. C’est quelque chose d’assez complexe, il est otage de tout cela. »
Kamel Daoud développe une idée forte : « ceux qui peuvent le mieux définir la littérature, ce sont les dictateurs. Ils savent la valeur d’un roman, sa puissance, et ce que vaut un écrivain, ainsi que son rôle. […] Les dictateurs sont des écrivains ratés, ils ont une armée au lieu d’avoir un cahier pour écrire. » Il déplore la situation où la liberté de création se paie au prix de l’exil ou du silence : « Un ami, un écrivain exilé, me disait, « pour être un écrivain en Algérie, il faut être soit mort, soit exilé. » […]. Être écrivain, c’est être un être singulier. Vous sortez de l’unanimité, du parti politique mental et culturel. Et là, vous êtes punis, accusé de trahison. »
Il s’inquiète notamment d’un projet de loi visant à déchoir de leur nationalité les Algériens considérés comme « traîtres » : « c’est dangereux de toucher à la nationalité. Être traître, c’est être dans la dissidence, être dans la liberté. Le traître d’aujourd’hui, c’est le héros de demain. » Installé en France, l’écrivain dit mesurer le double regard porté sur lui : « en Algérie, on m’accuse d’être Français, laïque, athée, antimusulman. En France, c’est l’autre sens. Cela prouve qu’il faut tenir bon, être constant, sincère. La bonne foi est meilleure que la foi. »
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Kamel Daoud évoque aussi les attaques violentes dont il a été la cible, en raison de ses écrits : « des gens ont appelé à ma mort, on a détruit la tombe de mon père… Mais je continue à écrire. Non pas parce que je suis un homme courageux, mais juste parce que je ne sais pas faire autre chose pour me sentir bien dans ma peau. » Pour lui, écrire n’est pas un acte héroïque, mais une manière d’exister : « celui qui ne peut pas mourir à ma place n’a pas le droit de vivre à ma place. Alors j’écris. J’exerce cette singularité, je la défends dans ses errements, dans ses aveuglements, dans sa patience, dans sa sincérité et j’en fais une œuvre. Je crois à la vertu de la constance. »
Daphnée Cataldo
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Le film Caballé, consacré à la grande soprano espagnole, est actuellement en cours de tournage. Pour interpréter le rôle de la cantatrice catalane dans deux périodes de sa vie, la réalisatrice Patricia Ortega a choisi une jeune actrice vénézuélienne et une chanteuse lyrique, elle aussi originaire de Barcelone.
Après Maria, le biopic consacré à Maria Callas, sorti en 2024, et Vox Divina, celui sur Luciano Pavarotti, actuellement en tournage, un autre film biographique Caballé, qui retrace la vie de Montserrat Caballé (1933-2018), est en préparation. Le long métrage s’attache à deux périodes de la vie de la grande soprano espagnole : sa jeunesse, dans une famille modeste marquée par les pénuries de l’après-guerre et son apogée à partir de 1991, lorsqu’elle se produit dans sa Barcelone natale.
Dans ce film, réalisé par la réalisatrice vénézuélienne Patricia Ortega, la jeune actrice Ariana Saavedra, elle aussi Vénézuélienne, joue le rôle de Montserrat Caballé dans ses jeunes années, tandis que la soprano catalane Begoña Alberdi interprète le rôle de la diva pendant ses années de gloire internationale.
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Le film est actuellement en tournage dans le quartier de Punta Zorroza à Bilbao, au Pays basque, mais certaines scènes seront tournées à Barcelone, notamment au Gran Teatre del Liceu où Montserrat Caballé avait fait ses débuts dans le rôle-titre d’Arabella de Richard Strauss en 1962. Cinquante ans plus tard, la cantatrice donna, en janvier 2012 dans la grande salle barcelonaise, l’un de ses derniers concerts avant de se retirer de la scène.
À titre personnel, Montserrat Caballé n’est apparue qu’une seule fois dans un long métrage de fiction. C’était en 1986 dans le film Romanza Final réalisé par José Maria Forqué. Déjà un biopic consacré au grand ténor espagnol Julián Gayarre, vedette de la scène lyrique à la fin du 19ème siècle. La cantatrice y interprétait le rôle d’une soprano aux côtés de son compatriote José Carreras, dans le rôle-titre et de l’actrice américaine Sydne Rome.
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La diva est également apparue dans le documentaire Freddie Mercury: The Untold Story (1996) consacré au leader du groupe Queen avec lequel elle avait enregistré en 1987 un album en duo, et notamment la chanson Barcelona qui fut diffusée lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Barcelone en 1992. Montserrat Caballé fit aussi l’objet en 2003 d’un documentaire : Caballé, más allá de la música (Caballé, au-delà de la musique) qui retraçait son parcours de chanteuse lyrique.
Philippe Gault
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Selon une étude universitaire, la pratique du chant en groupe réduit le stress et les risques de crise cardiaque. Les chercheurs ont étudié l’impact de la musicothérapie de groupe et du chant choral sur un panel de personnes âgées présentant des signes de démence et de dépression.
On savait déjà que le chant choral avait des effets bénéfiques sur l’épanouissement psychologique et physique des adolescents. Une nouvelle étude de l’université de Groningue (Pays-Bas), associée à des chercheurs allemands et norvégiens, publiée dans la revue scientifique Psychoneuroendocrinology, révèle que cette activité de groupe a aussi des effets positifs sur la santé des personnes âgées.
Pour mener cette étude, les chercheurs ont effectué pendant six mois des tests salivaires, prélevés sur 183 résidents atteints de démence et de dépression, dans des établissements de soins pour personnes âgées en Allemagne, aux Pays-Bas et en Norvège. Ces « cobayes » participaient deux fois par semaine à des séances de 45 minutes de musicothérapie ou à des répétions de chant choral.
Une très grande majorité des prélèvements salivaires, effectués à l’issue de ces séances de pratiques musicales, ont révélé une baisse conséquente des niveaux de cortisol, une hormone stéroïdienne produite par les glandes surrénales qui se libère lorsqu’on est soumis à une pression psychologique accrue (peur, menaces…) et dont un taux excessif se révèle souvent facteur de problèmes de concentration, de mémoire et, surtout, cardiovasculaires.
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Selon les conclusions de cette étude, ces bienfaits pourraient être dus au fait que chanter déclenche la libération de substances chimiques procurant une sensation de bien-être dans le cerveau – comme la dopamine – qui contrebalancent l’impact des hormones du stress. Par ailleurs, l’interaction sociale – le fait de pratiquer cette activité en groupe – favorise la libération d’ocytocine, une hormone qui contribue également à réduire le stress.
Philippe Gault
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A l’occasion de la nouvelle production de La Damnation de Faust de Berlioz au Théâtre des Champs-Elysées, Silvia Costa et Jakob Lehmann seront, ce mardi 4 novembre à 20h, les invités du Journal du Classique.
La Damnation de Faust est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées jusqu’au 15 novembre. Cette nouvelle production, qui marque les débuts de Benjamin Bernheim dans le rôle-titre, a été confiée à la metteuse en scène italienne Silivia Costa et au jeune chef allemand Jakob Lehmann placé à la tête de l’orchestre Les Siècles.
Ils se confieront, tous les deux, sur leur perception de cette œuvre hors normes, qui dépasse le cadre de l’opéra et témoigne d’une grande liberté formelle.
L’occasion pour Silvia Costa de laisser libre cours à sa fantaisie, à travers un spectacle à la dimension onirique faisant référence au monde de l’enfance. Dans la fosse, mais aussi sur scène pour la deuxième partie, Jakob Lehmann retrouve un orchestre avec lequel il a déjà tissé des liens et dont on connait les affinités avec l’univers Berlozien.
Laure Mézan
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La vie trépidante du célèbre orfèvre Benvenuto Cellini le conduira Florence à Paris en passant par Rome. Elle avait tout pour séduire Hector Berlioz, lequel lui a d’ailleurs consacré son premier opéra, dont la création s’est soldée par un échec retentissant.
En 1834, l’écrivain Alfred de Vigny donne à lire à Hector Berlioz, son ami, la célèbre autobiographie de Benvenuto Cellini. C’est un livre très coloré, rocambolesque, qui s’appelle La Vita. Dans cet ouvrage, le sculpteur florentin et plus grand orfèvre de tous les temps raconte sa propre vie. Le personnage est exactement de nature à enthousiasmer Berlioz.
Le compositeur, qui a connaît le succès depuis la création de sa Symphonie fantastique en 1830, va demander à un jeune poète, Léon de Wailly, ainsi qu’à Auguste Barbier, de confectionner un livret autour d’un des épisodes les plus importants de la vie de Cellini. Il s’agit de la fonte de la plus célèbre des statues que nous a laissées le maître, le célèbre Persée qui tient la tête de la Gorgone.
Cet artiste florentin de la Renaissance est né en l’an 1500. Son père était déjà marié depuis 20 ans quand sa femme a enfin accouché de ce garçon inespéré, qu’il a donc tout naturellement prénommé « Bienvenu », Benvenuto.
Alors que son père fabrique des instruments de musique pour les Médicis, Benvenuto Cellini est davantage attiré par les arts plastiques. Grand admirateur de Michel-Ange, il entre dans un atelier d’orfèvrerie contre l’avis de son père.
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C’est une tête brûlée, un bagarreur, plusieurs fois banni de la République de Florence. Mais c’est aussi un artiste talentueux : tout l’intéresse, les sceaux, l’art de graver les médailles ou de frapper les monnaies, l’art d’émailler, et bien sûr, le dessin.
Dans cet épisode, Franck Ferrand vous brosse le portrait d’un artiste au talent spectaculaire, et à la vie pleine de rebondissements.
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La grande pianiste Maria João Pires a annoncé qu’elle mettait fin à sa carrière. À 81 ans, la musicienne portugaise a été affectée par de nombreux problèmes de santé depuis la fin des années 2010.
En juin dernier, victime d’un léger AVC, Maria João Pires avait annoncé qu’elle renonçait aux récitals qu’elle devait donner au Portugal avant de confier quelques semaines plus tard que sa convalescence durerait plus longtemps que prévu. Nul n’imaginait alors que ces défections préfiguraient l’annonce de la fin de sa carrière.
Une annonce que la pianiste portugaise, âgée de 81 ans, a faite samedi lors de la cérémonie de remise du Prix européen Helena Vaz da Silva à la Fondation Calouste Gulbenkian, à Lisbonne. À cette occasion, dans son discours, Maria João Pires a confié qu’elle se trouve « dans un processus de changement radical, à la recherche de vérité, sur un chemin d’acceptation ».
Dans ce discours et dans une vidéo mise en ligne sur Facebook, Maria João Pires a également tenu à exprimer sa gratitude « pour tout ce qui nous est donné, pour tout ce que nous entendons et voyons, pour tout ce qui nous enchante, pour tout ce qui génère du bonheur en nous, nous permet de rêver, de bouger ou de chanter ou de sourire ».
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Confidence ultime et touchante, la pianiste a également confié ne jamais s’être sentie « véritablement adaptée ni incluse malgré tous les grands efforts pour se sentir acceptée et reconnue comme faisant partie d’une société, d’un groupe d’amis et de collègues ».
A pianista Maria João Pires disse que terminou a carreira como intérprete, depois de em junho ter sofrido um problema de saúde que a afastou dos palcos, e está agora num « processo de mudança radical ». Leia mais: https://t.co/aClMyG8B3R
Franck Robichon/Lusa pic.twitter.com/7Oi6B6SUwl
— Expresso (@expresso) November 2, 2025
Philippe Gault
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KPMG vous invite à écouter l’interview de Michel Drappier, président (et représentant de de la 7e génération) de Champagne Drappier, belle ETI basée à Urville (Aube).
Cet article Grâce à son engagement en faveur du climat, l’ETI Champagne Drappier est depuis 2015 la première maison de champagne neutre en carbone est apparu en premier sur Radio Classique.
A l’occasion de la publication de leur enregistrement des Variations Goldberg, Thibaut Garcia et Antoine Morinière seront, ce lundi 3 novembre à 20h, les invités du Journal du Classique.
Ecrites pour le clavecin mais jouées également au piano, les Variations Goldberg de Bach ont fait l’objet de diverses transcriptions, dont une fameuse pour trio à cordes. Celle que nous proposent Thibaut Garcia et Antoine Morinière, pour deux guitares, est inédite et apporte ainsi un autre éclairage à ce vaste cycle. Mais un éclairage qui nous paraît si évident tant ces deux musiciens ont su y apporter une fraicheur et une profondeur absolument saisissantes.
Les deux guitaristes nous raconteront ce soir leur démarche, eux qui sont allés jusqu’à faire fabriquer deux instruments avec le bois d’un même arbre pour façonner une sonorité commune et ont effectué une retraite silencieuse dans l’abbaye de Solesmes pour saisir la force spirituelle de la partition.
Thibaut Garcia et Antoine Morinière donneront ces Variations Goldberg en concert le 13 novembre à la Cité de la Musique à Paris.
Laure Mézan
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Cinq ans après son départ de Vienne où il dirigeait le prestigieux Opéra d’État, Dominique Meyer est de retour dans la capitale autrichienne. Cette fois-ci en tant que président des Amis du Wiener Staatsoper, une association très influente auprès de l’institution.
À 70 ans, Dominique Meyer ne semble pas prêt à prendre sa retraite. Cinq ans après avoir quitté son poste de directeur du Staatsoper de Vienne et après avoir dirigé la Scala de Milan jusqu’à cet été, le dirigeant français, récemment nommé à la tête de l’Orchestre de chambre de Lausanne et du Teatro Sociale de Côme, va également faire son retour à… Vienne.
Cette fois-ci Dominique Meyer ne revient pas à Vienne pour occuper un poste au Staatsoper , mais il n’en est pas loin, puisqu’il a été nommé président des Amis de l’Opéra d’État, une association forte de près de 3000 membres dont certains très grands noms de la musique, tels que Plácido Domingo, Bryn Terfel, Thomas Hampson ou encore la Philharmonie de Vienne. Un cercle qui a pour vocation de soutenir et de rapprocher ses membres de l’institution viennoise mais qui est parfois considéré comme un contre-pouvoir à sa direction officielle.
Parmi ses nombreuses activités, l’association des Amis du Staatsoper propose à ses membres des avantages sur la billetterie, organise des conférences, des rencontres avec de grands artistes (la soprano Maria Zanarova le 22 novembre) et publie tous les mois un magazine, Stretta. L’association Staatsopernfreunde, qui a célébré son 50e anniversaire le 1er novembre, est également soutenue par une centaine de « sponsors » dont certains sont des partenaires du Staatsoper, d’où sa réputation de cercle d’influence.
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Une influence que ne voit pas d’un bon œil la direction officielle de l’opéra d’État. Au point qu’elle a créé en 2020, après la nomination de Bogdan Roščić pour succéder à Dominique Meyer, son propre Cercle officiel des amis du Staatsoper (Offizieller Freundeskreis) afin de « vivre au plus près la vie culturelle de l’Opéra d’État de Vienne ». Pour certains observateurs, cette structure est un moyen de mieux contrôler ses donateurs et donc d’améliorer les finances de l’institution.
Interrogé sur le sujet par la presse autrichienne, Dominique Meyer, en fin diplomate, a déclaré « Je n’ai rien contre Bogdan Roščić. Je suis un fervent admirateur de l’Opéra d’État de Vienne et j’espère que nous pourrons entretenir de bonnes relations à l’avenir », ajoutant : « Le prestige ne m’importe pas. J’ai des titres et des médailles. Maintenant, je veux juste profiter de la vie avec mes amis ».
Philippe Gault
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