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A l’occasion de la publication de son album « Lighten mine eies », Robin Pharo sera, ce lundi 10 novembre à 20h, l’invité du Journal du Classique.
C’est à l’une des grandes figures de la musique anglaise du début du 17ème siècle que Robin Pharo a choisi de consacrer son nouvel album avec l’ensemble Près de votre oreille. Il s’agit de Wiliam Lawes, compositeur très connu et apprécié en son temps mais dont l’œuvre était tombée dans l’oubli.
Le gambiste et chef poursuit ici son exploration de la musique anglaise après deux albums dédiés aux compositeurs de l’époque Elisabéthaine dont William Lawes est l’un des héritiers.
On découvre ici un langage envoûtant voire complexe mais imprégné également d’accents populaires à travers un florilèges de pages vocales et instrumentales. Un programme que Robin Pharo et ses partenaires donneront en concert le 17 novembre au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.
Laure Mézan
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Confronté à une baisse importante des ventes de billets et des dons depuis la nomination de Donald Trump à la tête du Kennedy Center, l’Opéra national de Washington a fait part de son intention de quitter le grand centre culturel de la capitale américaine.
Deux grands orchestres classiques sont hébergés par le Kennedy Center de Washington depuis son inauguration en 1971: Le National Symphony Orchestra (NSO) et l’Opéra national de Washington (WNO). Mais ce dernier vient d’annoncer, par la voix de sa directrice artistique, qu’il réfléchit à déménager dans une autre salle.
Interrogée par le quotidien britannique The Guardian, Francesca Zambello confie : « Nous souhaitons (toujours) nous produire dans notre salle de concert, le Kennedy Center, mais si nous ne parvenons pas à collecter suffisamment de fonds ou à vendre suffisamment de billets, nous devrons envisager d’autres options ». Une réflexion motivée par le constat d’une très nette baisse de la vente des billets (- 40%) et des donations depuis l’arrivée de Donald Trump à la tête du plus grand centre culturel américain.
Une baisse des ventes de billets et des dons qui serait due en grande partie à la « politisation opérée par la nouvelle direction » qui exige une programmation d’œuvres plus populaires. « Cette saison, nous présentons Les Noces de Figaro, Aida et West Side Story… Je ne vois pas comment nous pourrions faire mieux » indique Francesca Zambello qui rapporte des commentaires d’ancien fidèles du WNO : « Ils disent des choses comme : ‘Je ne mettrai jamais les pieds là-bas tant que la menace orange sera là’. D’autres me renvoient leur brochure de saison déchirée dans une enveloppe et me disent : ‘Jamais, jamais je ne reviendrai tant qu’il sera au pouvoir’« .
Des propos contestés par les membres du conseil d’administration du WNO qui estiment que « L’article de presse est faux » et que « les opinions de Francesa Zambello ne reflètent pas celles de la direction du WNO et du Kennedy Center ».
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Avant la mainmise de l’administration Trump sur le Kennedy Center, les représentations de l’Opéra national de Washington affichaient un taux de remplissage compris entre 80 et 90 %. Désormais, il aurait chuté à 60 %, avec parfois l’illusion d’une salle bien remplie grâce à la distribution de billets gratuits.
Selon une enquête du Washington Post, publiée fin octobre, toutes les représentations proposées par le Kennedy Center, classiques ou pas, sont touchées par ce phénomène. Ainsi, depuis septembre, en moyenne 43 % des billets pour une représentation habituelle seraient restés invendus et certains sièges occupés correspondraient à des billets gratuits, distribués généralement aux membres du personnel ou à la presse.
Philippe Gault
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Créé en 1850 boulevard Beaumarchais, le célèbre magasin d’instruments de musique et de partitions Paul Beuscher a définitivement fermé ses portes. Pour les nombreux fidèles de l’enseigne, c’est un véritable crève-cœur, la fin d’une époque de la vie musicale à Paris.
Installé au 27-29 boulevard Beaumarchais (Paris 4e) depuis sa création, il y a 175 ans, le magasin Paul Beuscher a annoncé vendredi 7 novembre sa fermeture définitive. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, l’enseigne mythique de vente d’instruments de musique et de partitions remercie ses équipes et « tous ceux qui sont passés par là, les fidèles comme les passagers qui auront privilégié ainsi la porte de la boutique plutôt que le clic de la fenêtre de leur navigateur ».
Une sorte d’épitaphe qui tend à démontrer que l’économie de l’entreprise séculaire n’a pu résister plus longtemps à l’essor, dans son domaine, des plateformes de ventes en ligne, notamment de produits « low cost ». À ce sujet, dans son message, la maison Paul Beuscher précise que « certains pure players ont désormais trop de poids, depuis trop longtemps, affaiblissant chaque année de nombreux revendeurs par la loi du bas prix ».
L’entreprise avait été fondée en 1850 par Hippolyte Beuscher, dit Paul, qui exerçait le métier de luthier déjà au 27 boulevard Beaumarchais. À l’activité de l’atelier de lutherie, se sont adjointes, au fil des années, celles de fabrication et de vente d’instruments et puis d’édition musicale, notamment de partitions. Durant ses années glorieuses, le magasin proche de la Bastille, qui s’étendait sur 1000 m2, a été fréquenté par des légendes de la musique et de la chanson telles que Jimi Hendrix, Edith Piaf, Charles Aznavour, Eddy Mitchell, Maxime Le Forestier, M et tant d’autres.
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Pour des générations d’amoureux de la musique, la fermeture de cette enseigne historique, devenue lieu de pèlerinage, est un véritable déchirement. Dans Le Parisien, Jean-Benoît se rappelle que c’est chez Paul Beuscher qu’il avait acheté leurs premiers instruments à ses filles (flûte, piano et guitare).
Pour Willy, musicien et éducateur spécialisé, « C’est super dur de le voir disparaître. On est très déçu parce qu’on n’a pas été au courant », tandis que, sur Facebook, Éric se souvient : « J’y trainais mes guêtres quand j’étais jeune. J’ai eu la chance d’y rencontrer par hasard Henri Salvador au sous-sol où il essayait une guitare. On n’était que tous les deux et j’ai eu le droit à un petit concert privé, c’était magique ! ».
Philippe Gault
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Sous le Second empire, Paris devient un chantier phénoménal. Boulevards rectilignes, immeubles élégants, égouts monumentaux, espaces verts… Le baron Haussmann, nommé par Napoléon III, transforme en profondeur une capitale étouffée et insalubre. En deux décennies, il redessine la ville et bouleverse le quotidien des habitants de Paris.
En octobre 1852, sur la place des Quinconces, à Bordeaux, 10 000 personnes acclament Louis-Napoléon Bonaparte. Le président de la République, brillant encore de son coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’apprête à devenir empereur. Dans son discours, il promet une France modernisée, prospère, et une capitale à la hauteur de cette ambition. Napoléon III ne veut pas seulement régner, il veut transformer. Lors de son séjour bordelais, il rencontre un préfet au caractère bien trempé, Georges-Eugène Haussmann. Quelques mois plus tard, le 29 juin 1853, au château de Saint-Cloud, il le nomme préfet de la Seine. Sa mission : faire de Paris une capitale moderne, saine et majestueuse… Paris doit devenir la vitrine du Second Empire.
A l’époque, la ville est encore composée de ruelles sombres et insalubres. Les épidémies de choléra ravagent les faubourgs, et Haussmann doit ouvrir la ville, l’aérer, la rendre respirable. Il s’attelle à la tâche avec une énergie colossale. Sous son impulsion et la vigilance de Napoléon III, Paris devient un chantier à ciel ouvert. En moins de vingt ans, 200 kilomètres de voies sont créées. Haussmann trace les grands boulevards, la rue de Rivoli, les avenues rayonnant depuis la place de l’Etoile, crée le boulevard Saint-Michel et le boulevard Saint-Germain.
Sous terre, un autre Paris prend forme : celui des égouts et de l’eau potable. Le réseau passe de 110 à 560 kilomètres. L’éclairage au gaz se généralise, les trottoirs apparaissent, les réverbères, les bancs publics et les kiosques font leur entrée dans le paysage urbain. Haussmann invente le « Ville Lumière ». Et pour offrir un peu de nature aux citadins, il aménage les grands parcs : le bois de Boulogne, le bois de Vincennes, et de nouveaux squares qui deviennent les poumons verts de la capitale.
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Le Paris d’Haussmann n’est pas qu’un projet d’urbanisme, c’est aussi une capitale du commerce, de la culture et de l’éducation. Le Bon Marché inaugure l’ère des grands magasins. Le Louvre est réaménagé, les musées et les écoles se multiplient, les expositions universelles font affluer le monde entier. En 1867, les souverains étrangers découvrent une ville méconnaissable, moderne, majestueuse. Mais ce progrès a un prix, et peu de personnes adhèrent à ce ravalement de façade…
Franck Ferrand raconte comment Haussmann a donné souffle, lumière et modernité à la capitale française.
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Falstaff de Verdi à l’Opéra de Marseille, Anne Queffélec avec l’Orchestre Consuelo dirigé par Victor Julien-Laferrière à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides et le Requiem de Fauré dans la série Vous trouvez ça classique ? à la Seine Musicale : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
Avant dernier opéra de Verdi, Falstaff est à l’affiche de l’Opéra de Marseille pour quatre représentations. Guilio Mastrototaro chante le rôle-titre, Salome Jicia celui d’Alice Ford, tandis qu’Alberto Robert interprète celui de Fenton. Comme toujours à Marseille les chanteurs français sont bien représentés, puisqu’outre Florian Sempey dans le rôle de Ford, on notera la présence d’Hélène Carpentier, d’Héloïse Mas, de Raphaël Brémard, de Carl Chazarossian et de Frédéric Caton. L’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Marseille seront dirigés par Michele Spotti. La mise en scène est signée Denis Podalydès.
Mendelssohn, Mozart et Tchaïkovski se partagent l’affiche du prochain concert de la Saison musicale des Invalides sous l’égide et avec le soutien du CIC. Dans le cadre prestigieux de la Cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’Orchestre Consuelo dirigé par Victor Julien-Laferrière interprétera l’ouverture Les Hébrides de Mendelssohn, le Concerto pour piano n°9 “Jeunehomme” de Mozart avec Anne Queffélec ainsi que la Suite d’orchestre n°4 “Mozartiana” de Tchaïkovski. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 29 novembre à 20 heures.
C’est avec le Requiem de Fauré que Mathieu Herzog à la tête de l’Orchestre appassionato et du Chœur de chambre de l’Université PSL inaugure la nouvelle saison de Vous trouvez ça classique ? Selon une formule éprouvée, le chef d’orchestre fera découvrir les secrets de ce chef d’œuvre de la musique classique, avec des extraits musicaux à l’appui.
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La vie d’Abel Bonnard ressemble à une mauvaise fable : ou comment l’écrivain le plus prometteur de sa génération est devenu le chantre du collaborationnisme.
En 1933 – l’année de l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir – Abel Bonnard est reçu à l’Académie française, élu au fauteuil numéro 12. A 48 ans, il est au sommet d’une carrière littéraire brillante. Les poèmes qu’il a publiés 20 ans plus tôt lui ont valu une certaine gloire dans les grands salons parisiens.
C’est un mondain, qui a toujours le bon mot, la bonne expression, avec un sens certain du comique. Ses romans, toujours empreints de nostalgie, suscitent même l’admiration de Marcel Proust. Il a toujours été patriote, très anticommuniste, mais dès les années 20, il se radicalise, et certains de ses articles dans Le Figaro dévient vers un antiparlementarisme assez aigu.
Dans une biographie qui vient de paraître chez Perrin , Benjamin Azoulay écrit qu’ « avant-guerre, Abel Bonnard est partisan d’une réaction assez traditionnelle, ou du moins d’un conservatisme avancé. Catholique dans son enfance et sa jeunesse, fort d’un réseau social peuplé d’aristocrates, conservateur au lycée, nationaliste, partisan de l’ordre contre le syndicalisme et le socialisme, il se classe facilement au début des années 20 à la droite de la bourgeoisie conservatrice et probablement fut-il alors maurrassien. Dès la prise de pouvoir de Mussolini, il adhère au fascisme, mais ne l’annonce qu’après sa réception à l’Académie française en 1933. Il s’engage dès lors en intellectuel au profit de certains mouvements fascistes français, tout en jouant un rôle de médiateur avec les réactionnaires maurrassiens dont il reprend et développe les critiques de la République, du parlementarisme et de la démocratie ».
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L’année 2025 marque un double anniversaire concernant Bizet. Celui du cent-cinquantenaire de de la création de Carmen le 3 mars 1875, et celui de sa disparition le 3 juin 1875, dans sa trente-sixième année.
Carmen est aujourd’hui l’opéra le plus aimé et le plus populaire au monde. Et pourtant la première a donné lieu à un terrible échec. Cette soirée sera l’occasion d’écouter les plus beaux passages de Carmen, ainsi que l’air alternatif de la Habanera, mais aussi d’autres œuvres majeures comme L’Arlésienne, Les Pêcheurs de Perles, La Jolie fille de Perth, Djamileh, la Symphonie en ut, jamais jouée du vivant de Bizet, ou encore des pièces pour piano comme Les Chants du Rhin ou Les Jeux d’enfants. Au programme également, des œuvres de Tchaïkovski qui adorait Carmen, et qui avait juste en affirmant que “ dans dix ans ce chef d’œuvre sera le plus populaire des opéras.” Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez la suivre en qualité numérique, grâce au DAB + dans de nombreuses villes de France.
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C’est à un voyage au cœur des Mille et Une Nuits, de l’Espagne et de la Grèce, auquel nous convie l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par la cheffe mexicaine Alondra de la Parra, avec en soliste la mezzo-soprano Gaëlle Arquez.
Au cours de ce concert donné le 5 octobre dernier à l’Auditorium Rainier III de Monaco, Gaëlle Arquez a interprété Schéhérazade de Ravel et les Sept chansons populaires espagnoles de Manuel De Falla. Au programme également, la Rhapsodie espagnole, l’Alboraba del Gracioso et la Suite n°2 de Daphnis et Chloé de Ravel ainsi que la Suite El Amor Brujo de De Falla. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique grâce au DAB+ à Monaco et dans de nombreuses villes de France.
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A Paris, un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël a été interrompu par des militants propalestiniens. Invité de la matinale, Thibault de Montbrial, avocat, lieutenant-colonel de gendarmerie dans la réserve et président du Cercle de réflexion sur la sécurité intérieure, expose un point de vue alarmiste quant à la sécurité en France.
« Cela pose le problème de la sécurité de la salle. […] Les mêmes rentraient avec une Kalachnikov, vous aviez un Bataclan bis », déclare Thibault de Montbrial, à la suite des affrontements à la Philharmonie de Paris. Pour l’auteur de France : le choc ou la chute (Editions de l’Observatoire), l’événement illustre la tension qui pèse sur l’Hexagone. Il indique que « le 7 octobre 2023 est, à mes yeux, un véritable changeur de paradigme, puisqu’il a rendu possible, dans l’inconscient islamiste. Israël, qui était présenté comme invincible, a été mis à genoux ce jour-là et ça a galvanisé les islamistes du monde entier. »
Fumigènes et affrontements à la Philharmonie de Paris : Le concert de l’orchestre d’Israël perturbé par « de graves incidents » Vidéo #radioclassique pic.twitter.com/esRCmIAqOE
— Radio Classique (@radioclassique) November 7, 2025
L’avocat revient aussi sur l’attaque survenue à l’île d’Oléron le 5 novembre et y voit le signe d’un danger persistant : « quelqu’un, fragile psychologiquement, aura comme mode de décompensation un référentiel celui de l’Etat islamique. Il utilise les méthodes préconisées en 2014 par al-Adnani [le porte-parole de l’Etat islamique]. » De son point de vue, la menace terroriste islamiste demeure extrêmement élevée : « beaucoup de gens, qui ont été en Irak et en Syrie, sont en train de sortir de prison. Et il y a une radicalisation croissante, notamment chez les jeunes sur le territoire national. » Il s’inquiète d’un possible sursaut à l’approche de 13 novembre, date anniversaire des attentats de 2015, puisque « à la fin de l’été, l’Etat islamique et Al-Qaïda ont appelé à frapper massivement les pays occidentaux, notamment la France. »
Pour Thibault de Montbrial, l’insécurité croissante et les tensions communautaires s’inscrivent dans une faillite politique ancienne : « Je pense qu’il y a eu un mélange de déni. Les Trente Glorieuses, la France se reconstruisait après deux guerres mondiales… Il y avait une forme de prospérité économique qui allait complètement transcender les questions culturelles et identitaires. Or, nous avons eu, depuis 40 ans, une immigration qui a changé une partie de la conscience. Tout cela n’a pas été accompagné des rappels de règles et de modes de vie qui auraient dû être indispensables. » Il accuse la gauche d’avoir « abandonné le terrain » et la droite de « ne pas avoir osé s’en saisir », laissant le champ libre au Front national : « parce que c’était le Front national qui a porté les questions d’insécurité. » Et de rappeler que la sécurité, loin d’être un thème partisan, est au cœur du constat social : « l’exigence de sécurité est la base du pacte social. La sécurité n’est ni de droite ni de gauche. Si on pousse le raisonnement, la sécurité vise avant tout dans l’ordre à protéger les plus faibles. »
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Pour sortir de l’impasse, Thibault de Montbrial appelle à un véritable sursaut d’autorité : « il faut rétablir l’ordre, en assumant le retour de l’usage de la force légitime, prévu par la loi et l’État, et ensuite il y aura un programme de reconstruction sur la base de l’éducation et de la culture. Mais on ne pourra pas y parvenir s’il n’y a pas un retour de l’autorité qui rassurera tous ceux qui sont en première ligne aujourd’hui et qui se sentent abandonnés : les médecins, les infirmières, les profs dans les écoles, les pompiers sur le terrain… Nous sommes dans un cercle vicieux. Il faut que le cercle devienne vertueux. »
Daphnée Cataldo
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A l’occasion de la publication du triple album « Musiques interdites », Samuel Hengebaert sera, ce vendredi 7 novembre à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Ils étaient juifs, communistes, homosexuels, avant-gardistes… ont été censurés, opprimés voire internés mais ont réussi à créer dans l’adversité. C’est à ces compositeurs qualifiés de dégénérés par le régime nazi que Samuel Hengebaert, le fondateur et directeur du collectif Acte Six, rend hommage dans un triple album publié par le label Oktave Rencords. Un programme particulièrement éclectique pour lequel il a réuni une pléiade de musiciens, parmi lesquels, Eva Zavaro, Omer Bouchez, Alexis Derouin, Adam Laloum ou encore Julien Beautemps mais aussi les mezzo-sopranos Lucile Richardot et Eléonore Pancrazi, ainsi que le baryton Edwin Crossley-Mercer.
Ce programme sera décliné en spectacle, mis en scène par David Lescot, sous la forme d’un cabaret. Spectacle créé les 13 et 14 novembre au Théâtre de Caen, présenté ensuite le 15 à l’Atelier lyrique de Tourcoing, puis en janvier au théâtre de la Barcarolle Saint-Omer et au Tandem d’Arras, ainsi que le 4 juin à l’Opéra de Rouen.
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