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Alors qu’Opéra Junior vient de recevoir le prestigieux Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral, Jérôme Pillement son directeur artistique et la soprano Apolline Raï-Westphal seront, ce mercredi 12 novembre à 20h, les invités du Journal du Classique.
Salué pour l’excellence de son travail sur le plan vocal, la diversité de ses projets et l’étendue de son répertoire qui inclut des programmes originaux et des créations, Opéra Junior a remporté cette année le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral.
Jérôme Pillement, qui en assure la direction depuis 2009, nous éclairera ce soir sur ce programme éducatif basé à l’Opéra de Montpellier qui s’apparente à une troupe et réunit des enfants de 4 à 29 ans. Ils sont ainsi initiés à l’art du spectacle et participent, chaque année, à une production lyrique.
La soprano Apolline Raï-Westphal a été, dans son adolescence, membre d’Opéra Junior. Elle qui vient d’entamer une carrière qui s’annonce des plus prometteuses a ainsi découvert sa vocation au sein de cette troupe et y a connu ses premiers frissons de la scène, comme elle nous la racontera ce soir.
Laure Mézan
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Ce mercredi et jeudi, Paniz Faryousefi dirigera pour deux représentations l’Orchestre Symphonique de Téhéran. Dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement encadrés, le fait qu’une cheffe d’orchestre dirige l’une des plus grandes formations du pays est un véritable événement.
Jusqu’à maintenant, une seule femme, Nezhat Amiri, avait dirigé un grand orchestre iranien, l’Orchestre national d’Iran. C’était en 2018. Depuis cette époque, le régime islamique iranien a durci sa politique envers les femmes et rares sont celles qui accèdent aux plus hautes fonctions, y compris dans la culture et la musique.
Une publication partagée par Paniz Faryousefi (@panizfaryousefi)
Pour la maestra Paniz Faryousefi, ancienne violoniste, formée à la direction d’orchestre en Arménie auprès du chef d’orchestre Aram Gharabekian, « L’art appartient à l’humanité, pas aux hommes ni aux femmes. La présence d’une femme cheffe d’orchestre en Iran peut encore paraître inhabituelle, mais la musique est notre langage universel, et cette question n’a aucune importance entre les membres de l’orchestre et moi ». Son frère Pedram Faryousefi, lui aussi violoniste, sera le soliste de ces représentations.
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La Rundaki Foundation, institution iranienne dont la mission est de « faire progresser et développer l’art conformément à la stature historique, religieuse et nationale », à l’initiative de ce concert, estime que cet événement, intitulé Terre du Simorgh, « symbolise la présence marquante et influente des femmes artistes dans le paysage artistique iranien, une présence qui rayonne non seulement sur scène, mais aussi dans la direction d’orchestre et la création artistique. Il marque une étape importante dans la promotion du rôle des femmes sur la scène musicale classique iranienne, célébrant leur art et leur créativité ».
Philippe Gault
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Alors que l’avocate de Salah Abdeslam a annoncé que son client était prêt à s’engager dans un processus de justice restaurative, la mémoire des victimes des attentats du 13 novembre 2025 et des rescapés du Bataclan demeure vive. Parmi les hommages rendus, la série Des vivants, diffusée sur France Télévisions, plonge au cœur du drame à travers le témoignage de sept anciens otages. Invité de la matinale, Jean-Xavier de Lestrade, documentariste et réalisateur oscarisé, raconte la genèse et la portée de ce projet profondément humain.
« Pendant deux heures et demie, ils ont été témoins. Ils ont vu ce qu’il s’était passé, ils ont vu le massacre. Donc, quand on les amène dans ce couloir avec ces deux terroristes, armés de leur kalashnikov et leur gilet bourré d’explosifs, ils savaient que c’était la fin de leur vie, que ça s’arrêtait là. » Jean-Xavier de Lestrade explique avoir voulu comprendre comment on « revient à la vie » après avoir vu la mort de si près : « Comment sort-on de là vivant ? Comment peut-on peut vivre après ? Avec ce dont on a été témoin, le massacre, et puis cette culpabilité du survivant qui est… ils ont tous leurs deux bras, leurs deux jambes. Mais au fond, comment peut-on récupérer sa vie si jamais on peut le faire ? »
Avec le scénariste Antoine Lacomblez, le réalisateur a choisi la rigueur documentaire plutôt que la fiction spectaculaire : « il n’y a pas de personnages inventés, pas de dramaturgie fabriquée. Alors oui, c’est la fiction des comédiens qui incarnent des personnages, mais ces personnages existent vraiment. Ce que l’on voit à l’écran, c’est vraiment leur vie. » Certaines scènes, inspirées mot pour mot des récits recueillis, frappent par leur justesse. Comme celle où Marie, rescapée, se voit reprocher par sa direction d’être « trop joyeuse » après le drame : « Quand Marie a vu la série, elle a affirmé que cela s’était exactement passé comme cela. » Pour rendre cette vérité palpable, le cinéaste a réuni un groupe d’acteurs capables de recréer l’énergie et la solidarité des survivants : « ils se sont retrouvés des dizaines et des dizaines de fois dans une brasserie où ils avaient besoin de parler, de chanter, de rire. Donc il fallait constituer un groupe de comédiens qui vraiment puissent rendre ça à l’image, à l’écran. »
Au cœur de la tragédie demeure une évidence : la musique. « Ils ont été pris en otage parce qu’ils assistaient à un concert. Ce sont des amoureux de musique, de rock la plupart. Et ce qui les réunit, encore aujourd’hui, c’est cet amour de la musique. » Une émotion que l’invité de David Abiker restitue avec admiration, à travers le récit de ces survivants qui, malgré la peur et la douleur, continuent à vivre, à chanter et à aimer.
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Connu pour ses documentaires consacrés à la justice et à la condition humaine, Jean-Xavier de Lestrade a reçu, en 2002, un Oscar pour Un coupable idéal et le prix Albert Londres pour La Justice des hommes, un film suivant une avocate défendant les bourreaux du génocide rwandais. Interrogé sur le cas de Salah Abdeslam, qui souhaiterait rencontrer les victimes des attentats, le réalisateur reste mesuré : « Son cas est particulier. Parmi les victimes du Bataclan, des terrasses ou du Stade de France, certaines ont fait la démarche d’aller en prison, alors peut-être pas pour voir Salah Abdeslam, mais rencontrer des djihadistes, des gens qui s’étaient radicalisés. Ce sont toujours des démarches individuelles particulières, ça ne peut pas venir d’un auteur de l’attentat. Ce n’est pas acceptable. Rien ne prouve qu’il ait changé, rien ne prouve que, dans sa tête, il ait pris conscience de ce qu’il a fait. »
Daphnée Cataldo
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Une initiative pionnière
Depuis sa création à Montpellier en 1990 par Vladimir Kojoukharov, Opéra Junior propose une approche originale de la formation artistique : initier les jeunes au chant, à la danse et à la scène en les intégrant dès le départ à de véritables productions scéniques. L’objectif est de leur transmettre l’envie de chanter et de se produire sur scène en les plongeant dans l’univers de l’opéra.
Une formation artistique complète en immersion dans le monde de l’opéra
Dirigé par Jérôme Pillement depuis 2009 et intégré en 2013 à l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie (direction générale, Valérie Chevalier), Opéra Junior forme chaque saison près de 200 jeunes de 4 à 29 ans. Répartis en cinq classes selon leur âge, ils bénéficient d’un encadrement professionnel et suivent des cours de chant choral, théâtre et danse, tout en participant à des spectacles de l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie comme Carmen ou La Bohème.
Une expérience humaine unique
Au-delà de la formation au chant choral et à l’art lyrique, Opéra Junior offre aux jeunes le sentiment de former un groupe soudé lié par cette aventure unique. Ils développent des qualités telles que l’écoute, le respect, le partage, la confiance en soi et l’esprit d’équipe. L’apprentissage artistique devient ainsi un moteur d’épanouissement personnel. Cette démarche a été récompensée en 2025 par le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral remis par la Fondation Bettencourt Schueller, en partenariat avec l’Académie des beaux-arts.
https://www.fondationbs.org/notre-communaute/laureats-et-projets/opera-junior-montpellier?mtm_campaign=plan-media-2025
Cet article Opéra Junior, une formation de l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie, lauréat du Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral 2025 est apparu en premier sur Radio Classique.
Un matin de 1679, une femme est arrêtée. Elle se nomme Catherine Monvoisin et cache de terribles secrets qui vont éclabousser jusqu’à la couronne de France…
1. La Voisin a été arrêtée en pleine messe
Le dimanche 12 mars 1679, au sortir de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle à Paris, Catherine Monvoisin, dite La Voisin, est arrêtée par le lieutenant François Desgrez, redoutable chasseur de criminels. À 42 ans, cette femme d’allure ordinaire cache en réalité de sombres secrets. Son arrestation s’inscrit dans une vaste enquête lancée après la fuite, en 1672, de la célèbre empoisonneuse, la marquise de Brinvilliers.
Les autorités ont commencé à tirer le fil et dévidé toute la pelote. Ils ont découvert mille activités souterraines et criminelles. Tout un commerce de maléfices, de cérémonies plus ou moins obscures et de crimes qui font froid dans le dos.
2. « Faiseuse d’anges », elle aurait pratiqué plusieurs milliers d’avortements
Dès son enfance, sous la Régence d’Anne d’Autriche, Catherine Deshayes s’est spécialisée dans la chiromancie, la lecture des lignes de la main. Mais son activité s’est rapidement étoffée. Installée dans le quartier de Bonne-Nouvelle, elle est devenue une adresse recherchée par les femmes embarrassées de grossesses non désirées. Dans une cahute au fond de son jardin, elle dirige un véritable bureau de « faiseuses d’anges », les avorteuses de l’époque, alimentant ce qu’elle présente comme un « four à pâté ».
Selon l’historien Jean-Christian Petitfils, elle aurait avoué, un jour d’ivresse en prison, avoir brûlé ou enterré dans son jardin plus de 2 500 fœtus. Chiffre sans doute exagéré et jamais vérifié, car les magistrats n’ont jamais fouillé son jardin. Le plus troublant : en bonne chrétienne, l’âme en paix, elle ondoyait toujours l’enfant avant de le jeter dans les braises.
3. La Voisin était au cœur d’un réseau tentaculaire de criminels
L’arrestation de La Voisin révèle aux enquêteurs qu’elle est le pivot d’une vaste nébuleuse parisienne de magiciens, devineresses, empoisonneurs et alchimistes. Habile entremetteuse, nous dit Jean-Christian Petitfils, la sorcière connaissait le repaire secret de la plupart de ses acolytes. Tous ces gens se fréquentaient, s’encourageaient, se prêtaient ou au contraire, se volaient la clientèle, les amants ou les maîtresses, se querellaient, cherchaient même à s’empoisonner. Il fallait être vigilant, surtout entre amis, porter sur soi un contre-poison.
La clientèle est variée : certains viennent pour connaître l’avenir, d’autres pour traiter une maladie honteuse, séduire quelqu’un ou accélérer un héritage en aidant un parent à mourir grâce aux fameuses « poudres de succession ». Pour satisfaire ces demandes, on fournit des substances constituées d’insectes, de fluides humains ou de poisons mortels.
4. Les grands noms du royaume éclaboussés
En avril 1679, Louis XIV nomme Nicolas de La Reynie, lieutenant général de police, rapporteur d’une commission temporaire spéciale : la Chambre ardente. Au fil des interrogatoires, parfois sous la torture, les révélations se multiplient et éclaboussent les plus grands noms du royaume. Aucun des étages de la société n’est à l’abri. La Comtesse de Soissons, nièce de Mazarin, aurait fui en Belgique après avoir fait appel à La Voisin. Le Maréchal de France Monsieur de Luxembourg fait partie des accusés : clamant son innocence, il se rend de lui-même à la prison de la Bastille ! Il n’y aura finalement pas de procès, et celui-ci sortira après plus d’une année d’emprisonnement.
Le dramaturge Jean Racine est accusé d’avoir empoisonné son ancienne maîtresse, la comédienne Marquise du Parc. Le nom de Madame de Montespan est cité, et Louis XIV lui même est soupçonné d’avoir été un client indirect de La Voisin. Mais faut-il prendre ces dénonciations – parfois arrachées sous la torture – pour argent comptant ? Certainement pas. Mais cela ne veut pas dire que tous les témoignages doivent être rejetés.
5. Une mort sur le bûcher sans repentir
Après un procès qui s’éternise, La Voisin est condamnée à mort en février 1680. La veille de son exécution, le 19 février, elle trinque et soupe copieusement avec ses gardes, s’enivre et chante jusqu’à minuit une vingtaine de chansons à boire. On lui suggère de penser à Dieu et de chanter un Ave Maris Stella ou un Salve Regina, mais elle les tourne en ridicule.
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Elle refuse de voir un confesseur. Le 22 février 1680, les Parisiens la voient passer dans son tombereau, vêtue de la tenue blanche des condamnés, traînée vers la place de Grève. Au moment de monter sur le bûcher, elle se débat violemment. Assise de force sur une chaise, le buste entouré de fil de fer, elle s’agite comme une possédée. Elle repousse cinq à six fois les bottes de fourrage.
Mais après quelques escarmouches rougeoyantes, elles finissent par s’embraser sous les acclamations réjouies des voyeurs. Les flammes commencent par lécher ses chevilles, puis le bas de sa robe, avant de s’élever en bourrasque comme aspiré vers son visage. Cette mort agite les contemporains. Je dirais même qu’elle les passionne. Une question transparaît avec une curiosité qui peut-être est mêlée d’angoisse. Est-ce qu’il est possible que La Voisin ait refusé un vrai repentir chrétien ? Pour la société de l’époque, c’est quasiment impossible à imaginer.
Franck Ferrand
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À l’occasion d’une conférence de presse en ligne, au cours de laquelle il présentait son nouvel album, le célèbre pianiste chinois Lang Lang a expliqué que les excellentes performances des pianistes asiatiques dans les récents concours internationaux sont dues à un entraînement intensif et à leur participation régulière à des compétitions.
Lang Lang a été ovationné ce mardi à la Philharmonie de Paris où il donnait un récital avec Cecilia Bartoli. La veille, alors qu’il présentait aux journalistes son nouvel album Pianobook 2 (Deutsche Grammophon), un double-CD qui réunit des chefs-d’œuvre classiques ; des thèmes cultes de jeux vidéo ; de dessins animés et de films, le pianiste chinois a été interrogé sur l’éclatante domination des pianistes d’origine asiatique dans les grandes compétitions mondiales.
En témoignent notamment le palmarès du récent concours Chopin à Varsovie dont les cinq premières places ont été conquises par des pianistes chinois, sino-américain et japonais ou encore la victoire du jeune pianiste sud-coréen Kim Sae-hyun lors du Concours Long-Thibaud en mars dernier à Paris. Sans oublier Aristo Cham, originaire de Hong Kong, lauréat en juin du concours Van Cliburn, où il a succédé à Yunchan Lim, lui aussi sud-coréen, sacré en 2022.
L’exemple sud-coréen qui, pour Lang Lang serait source de motivation pour tous les jeunes pianistes asiatiques. « Ces derniers temps, les pianistes coréens semblent rafler les premières places dans presque tous les grands concours internationaux. Je pense que les pianistes chinois sont grandement inspirés par leurs homologues coréens », a affirmé Lang Lang, ajoutant : « Je trouve très positif que les artistes asiatiques s’inspirent mutuellement et obtiennent d’excellents résultats en compétition ».
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Pour le grand pianiste chinois : « Il semble que les artistes asiatiques s’entraînent avec plus d’assiduité. Grâce à cet entraînement intensif, je pense que leur précision répond aux exigences élevées des compétitions. Je pense également que, participant à de nombreuses compétitions, ils sont mieux habitués à l’environnement compétitif « .
Une publication partagée par Lang Lang – 郎朗 (@langlangpiano)
Une émulation à laquelle participe activement Lang Lang, par le biais de la fondation qu’il a créée après les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 mais également à travers le studio qui porte son nom et qu’il a inauguré en 2021 au centre national des arts et du spectacle de Pékin.
Philippe Gault
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A l’occasion de la publication de son intégrale des suites pour violoncelle de Bach, Anastasia Kobekina sera, ce mardi 11 novembre à 20h, l’invitée du Journal du Classique.
Graver l’intégrale des suites de Bach est un moment particulier dans la vie d’un violoncelliste. Moment que vient de vivre Anastasia Kobekina qui nous livre aujourd’hui, chez Sony, sa lecture de ce sommet de la littérature pour violoncelle. Des pièces qu’elle a choisie d’enregistrer sur un instrument ancien, avec des cordes en boyaux.
Elle nous racontera ce soir sa perception de ce cycle qui l’accompagne depuis sa tendre enfance et la façon dont elle l’a mûri à travers ses expériences, ses rencontres, son exploration du répertoire contemporain…
Anastasia Kobekina donnera ces suites de Bach en concert le 8 mars au Festival baroque d’Avignon. Elle retrouvera ensuite le public français le 10 avril à Strasbourg, avec l’orchestre Philharmonique de Strasbourg et le 2 juin au Musée d’Orsay avec l’orchestre de chambre de Paris.
Laure Mézan
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De la vie tellement connue du général de Gaulle, la période de la Grande Guerre est sans aucun doute la moins connue. Pourtant, tous les traits du personnage s’y trouvent déjà révélés.
L’historien Julian Jackson a écrit une grande biographie aux éditions du Seuil, intitulée De Gaulle, une certaine idée de la France. Il y raconte que Charles de Gaulle passe ses vacances d’été dans un village du pays de Bade, afin de parfaire sa maîtrise « de la langue de l’ennemi », comme il l’écrit. L’allemand était certainement la langue qu’il maîtrisait le mieux, et il avait une assez grande familiarité avec la littérature allemande qu’il cite fréquemment, notamment Goethe.
Mais les lettres qu’il envoie à sa famille pendant ce séjour ne manifestent nulle fascination pour l’Allemagne. Il paraît indifférent à ce qui l’entoure : la campagne, l’architecture, la culture. Une seule chose le fascine : la guerre, la précédente et la suivante. Il est particulièrement intrigué par les traces de la guerre de 1870, et note que dans chaque village, on trouve une plaque avec le nom des soldats morts pendant ce conflit.
Comme une grande partie des Français, de Gaulle n’attend qu’une chose : prendre la revanche sur l’Allemagne. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que la revanche est proche et qu’il va y prendre une pleine part.
En 1912, le sous-lieutenant de Gaulle sort de l’école militaire de Saint-Cyr avec un bon classement : il est 13e de sa promotion. Il choisit de rejoindre l’infanterie et retourne au sein du 33e régiment, désormais dirigé par un certain colonel Pétain. De Gaulle, comme tous ses contemporains, observe cette marche inévitable vers la guerre.
Le 1er août 1914, il se procure un petit carnet dans lequel il note tout ce qu’il vit au quotidien, ses impressions. Le lendemain, ce n’est pas un hasard, la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. De Gaulle fait partie de ceux qui sont enthousiastes à l’annonce de cette guerre. L’heure de la revanche qu’il espérait a sonné. Dans ses mémoires, il écrira : « Ma prime jeunesse imaginait sans horreur et magnifiait à l’avance cette aventure inconnue. »
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Blessé dès son premier combat à Dinant, en Belgique en août 1914, puis à plusieurs reprises, Charles de Gaulle multiplie les retours au front malgré ses blessures, mu par une rage de combattre. À Verdun, en mars 1916, grièvement blessé et laissé pour mort, il est fait prisonnier par les Allemands. Refusant la captivité comme un déshonneur, il multiplie les tentatives d’évasion jusqu’à l’armistice de novembre 1918, avant de retrouver sa famille en Dordogne.
Franck Ferrand vous raconte le parcours méconnu de Charles de Gaulle :
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À Montréal, depuis la fin du mois d’octobre, des médecins peuvent prescrire à leurs patients des concerts de musique classique. L’initiative « La musique sur ordonnance » est le fruit d’une collaboration entre l’Orchestre symphonique de Montréal et l’association Médecins francophones du Canada.
Les bienfaits sur la santé physique et mentale de la musique, et de la musique classique en particulier, ne sont plus à démontrer. Les œuvres de compositeurs tels que Beethoven, Mozart, Chopin et Bach ont des effets calmants avérés sur le système nerveux, aidant à réduire le stress et l’anxiété et des études scientifiques ont montré que l’écoute de musique classique peut faire baisser la pression artérielle et le rythme cardiaque et ainsi permettre d’éviter les accidents cardiovasculaires.
C’est à partir de ces constats qu’Hélène Boyer, ancienne présidente de l’association Médecins francophones du Canada s’est rapprochée de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), la formation canadienne dirigée par le chef d’orchestre vénézuélien Rafael Payare. Un rapprochement qui a abouti à la création du projet « La musique sur ordonnance », en vigueur depuis la fin du mois d’octobre dans la métropole québécoise.
Il est vrai que le fait que le fait que Mélanie La Couture, la présidente de l’Orchestre symphonique de Montréal, ait dirigé pendant sept ans l’Institut de cardiologie de Montréal a considérablement favorisé la concrétisation de ce projet. « Quand je suis arrivée à l’OSM, je me disais : c’est certain que d’assister à un concert, ça peut aider la gestion du stress… J’étais rendue là dans ma réflexion quand, d’un coup, Hélène et son organisation sont arrivées », a-t-elle déclaré au journal La Presse.
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Concrètement, chaque médecin, parmi la centaine de membres de l’association concernés, a reçu deux prescriptions officielles à remettre lors de consultations, permettant à deux patients d’assister à une représentation de l’Orchestre symphonique de Montréal, avec un accompagnateur ou une accompagnatrice de leur choix, et opter pour n’importe quel concert d’ici le 28 octobre 2026. Le lendemain, chaque patient participant devra remplir un questionnaire afin d’évaluer les impacts du concert sur son bien-être.
Le docteur Hélène Boyer se veut très confiante sur les résultats de cette opération-pilote et espère que ce programme pourra être étendu à d’autres orchestres du Canada.
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KPMG vous invite à écouter l’interview de Michel Picoty, président (et représentant de la 4e génération) du groupe Picoty, belle ETI basée à La Souterraine (Creuse) depuis sa création en 1922.
Cet article « Grâce au réseau de stations-service qu’il opère, l’ETI Picoty a pour objectif de déployer 10.000 bornes de recharge électrique d’ici 2030 » est apparu en premier sur Radio Classique.
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