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  • Grâce à ses technologies de purification, l’ETI Applexion assure la qualité des aliments transformés que nous consommons

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Damien Brichant, Président d’Applexion, belle ETI basée à Saint-Maurice-de-Beynost (Ain).

    Acteur mondial depuis 50 ans dans la purification de l’alimentation, l’ETI Applexion retire de nos aliments les impuretés par des technologies comme l’échange d’ions, la chromatographie et la filtration membranaire.
    Ce sont ces procédés qui permettent d’assurer la meilleure qualité possible aux ingrédients que nous retrouvons dans les produits comme les biscuits, les plats préparés ou bien encore la nutrition infantile par exemple.

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  • Les inventions de salariés : contreparties et régime particulier

    Spécialiste en propriété intellectuelle, Stéphane PERRIN évoque les moyens existant pour récompenser et retenir au sein de l’entreprise un salarié ayant créé une invention ; il est possible notamment de lui verser une rémunération spécifique qui sera appréciée en fonction du classement de l’invention déclarée par l’employeur, ainsi que de la future commercialisation qui pourra être envisagée.

    Rencontre avec Stéphane PERRIN du cabinet DELSOL Avocats.

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  • Mort de Christoph von Dohnányi : le monde musical pleure un géant discret de la direction d’orchestre

    Il fut l’emblématique directeur musical de l’Orchestre de Cleveland pendant près de vingt ans et conseiller artistique de l’Orchestre de Paris. Le grand chef d’orchestre allemand, d’origine hongroise, Christoph von Dohnányi est mort samedi à Munich, deux jours avant son 96e anniversaire.

    Né à Berlin le 8 septembre 1929, Christoph von Dohnányi était le petit-fils du compositeur et chef d’orchestre hongrois Ernst von Dohnanyi. Formé aux États-Unis avec son grand-père qui s’y était réfugié, mais aussi avec Leonard Bernstein, il fut nommé en 1964 à l’Orchestre symphonique du WDR de Cologne avant de poursuivre sa carrière à la tête des opéras de Francfort puis Hambourg où il est assisté de Gérard Mortier, qui dira toujours, selon Le Figaro, « avoir appris son métier avec lui ».

    Moins médiatisé que d’autres grands noms de la direction d’orchestre, Christoph von Dohnányi aura été un des plus grands chefs d’orchestre de la fin du XXe siècle. Notamment après sa nomination en 1984 à la tête de l’Orchestre de Cleveland dont il assura la direction musicale et contribua à son essor international jusqu’en 2002 (plus d’un millier de concerts dirigés). Parallèlement conseiller artistique pour l’Orchestre de Paris entre 1998 et 2000, Christoph von Dohnányi mit fin à sa carrière en 2019, à 90 ans.

    Le festival de Salzbourg lui doit sa renommée mondiale

    La disparition de ce grand spécialiste de Stravinsky et Bartók mais également du répertoire contemporain a suscité un grand nombre d’hommages. Dans un communiqué, Markus Hinterhäuser, le directeur artistique du festival de Salzbourg, auquel Christoph von Dohnányi participa régulièrement entre 1962 et 2014, estime que le maestro allemand était « un grand seigneur parmi les grands chefs d’orchestre internationaux à qui le Festival autrichien doit sa renommée mondiale ».

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    Hendrik Lünenborg, directeur de l’orchestre NDR de l’Elbphilharmonie de Hambourg, évoque une « grande perte », saluant « l’une des figures les plus importantes de la musique internationale », tandis qu’André Gremillet , PDG du Cleveland Orchestra, rend hommage à « un superbe chef d’orchestre »,  ajoutant : « l’art et le dévouement du maestro Dohnányi ont conduit à un profond respect mutuel avec nos musiciens et avec notre public qui l’appréciait énormément ».

    The Cleveland Orchestra mourns the passing of Music Director Laureate Christoph von Dohnányi, who led the Orchestra with distinction from September 1984 to August 2002. Dohnányi passed away on September 6 at the age of 95. pic.twitter.com/jRzVeyJN2k

    — Cleveland Orchestra (@CleveOrchestra) September 8, 2025

    Philippe Gault (avec AFP)

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  • Dette publique : « Il y a une espèce de complicité générale pour que cela continue » assure Élie Cohen

    Alors que François Bayrou joue son avenir politique lors du vote de confiance prévu ce lundi 8 septembre, la question de la dette publique revient avec force dans le débat public. Invité de la matinale, Élie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po Paris, met en lumière les limites d’un système dans lequel s’inscrit l’Hexagone.

    Pour Élie Cohen, la chute du Premier ministre ne fait aucun doute et est déjà intégrée par les marchés : « Cette chute est tellement anticipée que cela fait des mois que les acteurs économiques se sont calés sur cette perspective. […] Cette opération coûtera sans doute quelques dixièmes de points de croissance. » Mais ce n’est pas l’instabilité politique qui inquiète le plus l’économiste, c’est le rapport des Français à la dette. « Je n’ai jamais compris pourquoi les Français n’intègrent pas du tout cette donnée. Ils sont indifférents au niveau de la dette. Ils ont l’impression qu’on a toujours vécu avec, qu’on peut continuer à vivre avec », confie-t-il.

    Une tolérance qu’il relie à la culture de l’Etat social : « La dette est devenue un moyen de financer la consommation des Français en renvoyant les factures à plus tard. Ils trouvent confortable de vivre avec un État-providence généreux, qui intervient dès qu’il y a un ralentissement de la croissance. » Or, l’économiste rappelle que l’endettement n’a de logique que s’il finance l’avenir : « si la dette est gagée sur des revenus futurs, oui, elle a un sens. Mais s’endetter pour financer les dépenses courantes, les déficits locaux ou une crise passagère, non. »

    Un système obsolète

    Ce confort pourrait se retourner contre les Français. Élie Cohen indique que l’Etat est reconnu pour sa redoutable efficacité fiscale, « tout le monde nous reconnaît une capacité à prélever et à monter les impôts quand c’est nécessaire. » Mais cette habitude rend désormais la dette structurelle et quasiment indéracinable.

     

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    L’invité pose alors une question de fond : « est-ce que notre système sociopolitique est viable ? Avec des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques qui pèsent entre 45 et 50 % du PIB, le vieillissement de la population, les demandes incessantes d’intervention de l’État et le refus d’adaptations en matière d’assurance chômage […]. » Il ne plaide pas en faveur d’un démantèlement d’un modèle issu de l’après-guerre, mais pour sa refonte : « Il est nécessaire de reconsidérer ce système de protection sociale. »

    Daphnée Cataldo

     

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  • Notre-Dame de Paris : Vincent Dubois nous dévoile la riche palette de couleurs du grand orgue

    A l’occasion de la publication de son album « Eternal Notre-Dame », Vincent Dubois sera, ce vendredi 8 septembre à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    Neuf mois après son réveil lors de la cérémonie d’ouverture de la cathédrale, le grand orgue de Notre-Dame de Paris nous révèle toute sa splendeur et la variété de ses couleurs au disque. Vient, en effet, de paraître, chez Warner, le premier enregistrement réalisé sur l’instrument restauré.

    Un album que l’on doit à Vincent Dubois, l’un de ses titulaires.

    Un instrument retrouvé avec émotion l’an dernier

    Il se confiera ce soir sur ces liens avec ce grand orgue qu’il a retrouvé avec émotion l’année dernière et sur la riche palette de couleurs qu’il arrive, tel un orchestrateur, à faire jaillir de l’instrument. Et c’est à la tribune de l’orgue de Notre-Dame de Paris qu’il nous a accueilli pour l’occasion.

    Laure Mézan

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  • Le prodige français Paul Lecocq triomphe au Concours de piano Clara Haskil de Vevey

    Le pianiste français Paul Lecocq, 20 ans, a remporté la 31e édition du Concours international de piano Clara Haskil, ont annoncé samedi les organisateurs de cette prestigieuse compétition qui se déroule à Vevey en Suisse.

    Le jeune artiste s’est imposé devant l’Allemand Simon Haje et le Sud-Coréen Seungho Chung. Les épreuves finales de cette édition 2025 du concours international de piano Clara Haskil, qui se sont déroulées du 28 août au 5 septembre, ont réuni vingt-six jeunes concurrents, sélectionnés parmi 133 candidatures internationales.

    Le concours international de piano Clara Haskil du nom de la pianiste roumaine virtuose (1895-1960) a été créé en 1963. Il a lieu tous les deux ans à Vevey, ville située sur le lac de Genève, en Suisse. Le lauréat reçoit 25.000 francs suisses (26.700 euros) et bénéficie d’invitations à participer à une série de concerts. Les autres finalistes reçoivent 5.000 francs suisses chacun.

    En finale, Paul Lecocq a interprété le Concerto pour piano n° 3 en ut mineur de Beethoven

    Né en 2005 aux Etats-Unis, Paul Lecocq a commencé à étudier le piano au conservatoire régional de Saint-Maur (94) avant d’intégrer à l’âge de 16 ans le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP). Lauréat de plusieurs concours internationaux, demi-finaliste du réputé concours Long-Thibaud en 2022, il s’est déjà produit dans de grands festivals et avec divers grands orchestres dans plusieurs pays.

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    En finale, Paul Lecocq a conquis le jury de la compétition, présidé par le pianiste irlandais Finghin Collins, avec son interprétation tout en maîtrise du Concerto pour piano n° 3 en ut mineur op. 37 de Ludwig van Beethoven. Les finalistes étaient pour cette 31e édition accompagnés par l’Orchestre du Festival de Zermatt, sous la direction de Gabor Takacs-Nagy.

    Lors de l’édition 2023 le prix avait été attribué à la pianiste malaisienne Magdalene Ho.

    Philippe Gault (avec AFP)

     

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    Mort de Giorgio Armani : La Scala de Milan rend hommage au couturier, fidèle soutien de la maison d’opéra

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  • Mort de Giorgio Armani : La Scala de Milan rend hommage au couturier, fidèle soutien de la maison d’opéra

    Le 4 septembre, Giorgio Armani est mort à Milan à l’âge de 91 ans. Le Teatro alla Scala, dont le grand couturier italien fut l’un des plus fervents soutiens, a décidé de lui rendre hommage.


    Giorgio Armani est mort le vendredi 4 septembre à Milan, à 70 kilomètres de Plaisance où il naquit en 1934. Si le grand styliste italien était connu du monde entier pour son travail dans la mode, on sait moins qu’il fut un grand amateur d’art lyrique et fervent soutien de la Scala de Milan.

    Le soir même de sa disparition, l’institution lombarde lui a rendu un premier hommage en faisant respecter une minute de silence en lever de rideau du concert qu’a dirigé Sir Antonio Pappano à la tête de l’Orchestre Symphonique de Londres. Un autre hommage lui sera rendu le 18 décembre par la Scala qui lui dédiera la soirée d’ouverture de sa saison de ballet 2025/2026 lors d’une représentation de La Belle au bois dormant de Piotr Ilitch Tchaïkovski, dans la version chorégraphiée par Rudolf Noureev.

    Fortunato Ortombina : « Un soutien, un ami, en qui nous retrouvions le même dévouement à l’excellence »

    Dans un communiqué, publié sur son site, le Teatro alla Scala rappelle que Giorgio Armani fut en 1997, lors de la création de la Fondation, l’un des premiers à la soutenir. En 2021, il revint à la Scala en tant que mécène fondateur, à un moment particulièrement délicat, contribuant ainsi significativement à la reprise après la pandémie du Covid-19. Depuis 2023, Giorgio Armani était membre honoraire de l’Association américaine du Teatro alla Scala.

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    À l’occasion de la célébration du 100e anniversaire de la naissance de Maria Callas en 2023, Georgio Armani avait conçu une robe pour l’exposition « Fantasmagoria Callas » qu’avait présentée le Teatro alla Scala.

    Ⓒ Teatro alla Scala

     

    Selon Fortunato Ortombina, le surintendant de l’institution milanaise : « Giorgio Armani était non seulement un soutien, mais aussi un ami, en qui nous retrouvions le même dévouement à l’excellence et la même volonté d’internationalisation. Un symbole qui a su incarner les plus belles énergies de notre ville ». Les obsèques du couturier auront lieu ce lundi en privé afin de respecter ses dernières volontés.

    Philippe Gault

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  • Ching Shih : comment cette courtisane victime d’un rapt est devenue la plus puissante des pirates ?

    On pourrait croire à un scénario de cinéma : une femme enlevée, qui finit par épouser l’un des pirates les plus dangereux de son époque… Et pourtant cette histoire est bien réelle, celle de Ching Shih, future reine des mers.

    Au début du 19e siècle, Canton est la capitale du Guangdong et le seul port chinois ouvert aux étrangers. Carrefour commercial majeur de l’empire Qing, la cité attire marchands, fortune et convoitises. Sur ses quais grouillants, l’air est saturé d’humidité et d’odeurs âcres : bois détrempé des coques, relents de poissons, poudre à canon. Le vacarme des tonneaux roulés, des chaînes et des cris compose la bande sonore quotidienne d’une ville en effervescence.

    Wikimedia Commons

    Dans la baie, les pirates guettent. Discrets quand il le faut, tonitruants quand ils veulent impressionner, ils savent tirer parti de la richesse qui transite. Parmi eux, Zheng Yi, chef redouté d’une puissante flotte. Un soir, alors que des navires européens chargés de cargaisons précieuses stationnent au port, son regard se tourne vers une autre cible : un bateau aux lanternes rouges, lieu de plaisir flottant.

    Ching Shih demande un contrat de mariage !

    Sans attendre et sans bruit, les pirates coupent les cordages et conduisent le navire au large. Pris de panique, clients et prostituées se jettent à l’eau. Mais Zheng Yi ne cherche ce soir ni or ni rançon. Il veut une femme : Ching Shih.

    Issue d’une famille pauvre, contrainte dès 1801 à rejoindre cet établissement flottant, la jeune femme n’est pas sans ressources. Quand le chef des pirates la kidnappe et lui propose le mariage, elle accepte, mais à ses propres conditions : être associée à ses affaires et protégée par un contrat de mariage. Pas une simple épouse dans l’ombre, mais une véritable partenaire. Contre toute attente, le pirate accepte.

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    Franck Ferrand raconte l’histoire de ce duo ambitieux et sanguinaire, au sein duquel Ching Shih impose son intelligence stratégique et son autorité.

     

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  • Paris, Lille, Montpellier : Notre sélection des plus beaux concerts de la semaine

    L’Orchestre National de Lille en itinérance, la rentrée de l’Orchestre de Paris sous la direction de Klaus Mäkelä, et Nemaja Radulovic invité de l’ouverture de saison de l’Orchestre National Montpellier Occitanie : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

     

    10 au 13 septembre : L’Orchestre National de Lille en itinérance

    Fidèle à sa tradition l’Orchestre National de Lille part en itinérance en ce début du mois de septembre avec quatre concerts donnés dans de petits villages du Nord-Pas-de-Calais. Des concerts d’une heure, avec deux œuvres particulièrement accessibles : la Suite Holberg de Grieg et la Sérénade pour cordes de Tchaïkovski, sous la direction de Julien Szulman.

    • Eglise Saint-Léger d’Eperlecques le mercredi 10 septembre à 20 heures
    • Église Saint-Lambert de Felleries le jeudi 11 septembre à 20 heures
    • Eglise Saint-Georges d’Auchy-lès-Hesdin le vendredi 12 septembre à 20 heures
    • Eglise Saint-Martin de Steene le samedi 13 septembre à 20 heures
    • www.onlille.com
    • 10 et 11 septembre : Concerts de rentrée de l’Orchestre de Paris

      Pour l’avant-dernière fois, l’Orchestre de Paris fait sa rentrée avec son directeur musical Klaus Mäkelä. Au programme de ces deux concerts d’ouverture de saison un voyage franco-américain, avec Fanfare for the Common Man de Copland, Danses concertantes de Guillaume Connesson en création française, Un Américain à Paris de Gershwin, Fanfare for the Uncommon Woman N°1 de Johan Tower et Amériques d’Edgar Varèse.

      • Philharmonie de Paris
      • mercredi 10 septembre et jeudi 11 septembre à 20 heures
      • www.philharmoniedeparis.fr
      • 12 et 13 septembre : Rentrée de l’Orchestre National Montpellier Occitanie avec Nemanja Radulovic

        L’Orchestre National Montpellier Occitanie fait sa rentrée avec Nemanja Radulovic qui interprétera le Concerto pour violon d’Aram Khatchatourian sous la direction de la cheffe russe Anna Rakitina.

        Au programme également de ces deux concerts, les célèbres Variations Enigma d’Elgar et Magic Simon de la compositrice finlandaise Johanna Ruotsalainen, une œuvre écrite en 2023.

        • Opéra Comédie, Montpellier.
        • Vendredi 12 septembre à 20 heures et samedi 13 septembre à 19 heures.
        • www.opera-orchestre-montpellier.fr
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          Jean-Michel Dhuez

           

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        • L’homme de Piltdown, l’ancêtre des Anglais : l’une des plus grandes fraudes scientifiques du XXe siècle

          Un crâne et une mâchoire découverts dans une carrière du Sussex, et l’Angleterre s’imagine avoir trouvé son ancêtre. Pendant quarante ans, l’homme de Piltdown a régné sur la paléontologie, avant que la science ne révèle… une supercherie.

          A la période de la Belle époque, plusieurs grandes découvertes paléontologiques ont déjà eu lieu : la France a Cro-Magnon, l’Allemagne, l’homme de Neandertal et l’Indonésie a son Homme de Java. Et l’Angleterre ? Elle aura eu pendant un temps l’Homme de Piltdown, le fameux « chaînon manquant entre le singe et l’homme ».

          En 1908 dans le Sussex, Charles Dawson, un avocat passionné d’archéologie s’approche d’un chantier au gravier rougeâtre, signe qu’il pourrait être fossilifère. Il demande à être prévenu en cas de découverte. Et justement, des fragments d’os sont mis au jour, un morceau de crâne humain.

          Dawson et Woodward lors des fouilles / MARY EVANS/SIPA

          Dawson passe trois ans à fouiller, effectuer des recherches et accumuler les ossements. Tel un puzzle, il finit par reconstituer le crâne complet de ce qui semble être un homo sapiens sapiens, un élément qui bouleverse l’idée de l’évolution.

          Teilhard de Chardin se rend sur place

          En 1912, il tape à la porte du département d’Histoire naturelle du prestigieux British Museum pour montrer ces pièces qui datent selon lui de plusieurs centaines de milliers d’année. Le conservateur Arthur Smith Woodward fait le déplacement à Piltdown, avec le Français Pierre Teilhard de Chardin, qui plus tard découvrira l’Homme de Pékin.

          Les trois hommes mettent la main sur deux molaires, typiquement humaines, et une partie de mâchoire qui complète le crâne retrouvé. La même année, l’annonce officielle a lieu : un nouvel ancêtre de l’homme a été identifié.

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          Mais voilà, cette découverte, qui n’est qu’une entourloupe, a failli mettre en péril la vraie recherche scientifique. Franck Ferrand vous raconte comment cette tromperie qui a duré 40 ans a pu avoir lieu.

           

          Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

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