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  • Vibrez au tempo de La Seine Musicale, en écoutant Radio Classique !
    L’accord parfait entre les ondes et la scène : grands orchestres, jazz, danse, musiques de films, créations, comédies musicales, concerts découvertes et jeunes publics…

    Pour la saison 2025-2026, vivez toutes les couleurs de la musique à La Seine Musicale avec des concerts et spectacles proposés par les ensembles résidents : Insula orchestra dirigé par Laurence Equilbey et l’Académie Musicale Philippe Jaroussky, mais aussi des créations inédites à la croisée des genres et des disciplines artistiques : musique, danse…

    Les Grandes Œuvres mettent à l’honneur l’Orchestre national d’Île-de-France qui revisite Ravel pour son 150ème anniversaire, Beethoven, pour une symphonie des corps chorégraphiée par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault, ainsi que Mahler, avec la présence sur scène de l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt. Retrouvez également Tchaïkovski avec le Concerto pour piano n° 1 par l’Orchestre National des Pays de la Loire, sans oublier Mendelssohn et son Concerto pour violon avec l’Orchestre Symphonique des Flandres. L’Orchestre Appassionato, en tant qu’orchestre associé à La Seine Musicale et dirigé par Mathieu Herzog, avec Nikita Mndoyants au piano, propose une véritable expérience pour le public : le Cycle Rachmaninov. Découvrez dans ce cycle l’intégrale orchestrale du compositeur pour vivre ses chefs-d’œuvre sur 3 saisons, dont les 2 premiers concerts auront lieu lors de cette saison 25-26 ! Le public vivra une véritable expérience puisque les concerts seront enregistrés en live avec pré-commande possible du disque à la sortie du concert.

     

    Vibrez au son de la trompette électro-jazz avec Erik Truffaz qui, aux côtés du saxophoniste et chanteur de Flamenco Antonio Lizana, propose une version contemporaine du chef-d’œuvre de Miles Davis «Sketches of Spain », suivi du Quinteto Astor Piazzolla ou encore d’Awa Ly…

     

    Et en Grande Seine ? Du 23 septembre au 2 novembre, découvrez Le Bal de Paris, un spectacle vivant et immersif en réalité virtuelle, conçu par Blanca Li et habillé par Chanel. Du 07 au 11 janvier 2026, découvrez le Casse-Noisette de Benjamin Millepied qui propose une relecture audacieuse du chef-d’œuvre de Tchaïkovski (décors et costumes de Paul Cox !) » et du 06 au 09 mai 2026, retrouvez Requiem(s) par le Ballet Preljocaj. Profitez également de Mc Solaar, Swan Lake –le Lac des cygnes revisité et audacieux- de Matthew Bourne, le spectacle musical de Sting : The Last Ship, La Haine, Véronique Sanson et sans manquer Béjart et nous, L’Oiseau de Feu, Boléro par le Béjart Ballet Lausanne.

    Les grandes musiques de films seront également mises à l’honneur cette saison, avec Pierre Richard et Swingin’Affair, Stefano Di Battista, Michel Legrand, sans oublier les ciné-concerts : Charlie Chaplin par Karol Beffa, Le Roi et l’Oiseau par le Chapelier Fou, Nosferatu par Jean-François Zygel et Félix le Chat !

     

    Les formats découvertes comme Vous trouvez ça classique ? avec Appassionato, orchestre dirigé par Mathieu Herzog, et pédagogiques comme Le Classique du Dimanche avec Sabine Quindou, Simon Zaoui, Karol Beffa, et cette saison Marc-Olivier Dupin… invitent chacun à se familiariser avec les chefs-d’œuvre de la musique classique… Des occasions inédites pour petits et grands de découvrir en douceur et de manière ludique la musique dite « savante » et de créer des moments de partage entre générations.

     

    Pour réserver et en savoir plus sur le lieu, ses espaces et sa programmation, rendez-vous sur www.laseinemusicale.com.

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  • George Sand : 5 anecdotes à connaître sur cette icône rebelle qui nous surprennent encore

    Romancière de talent, femme libre et figure engagée du 19e siècle, George Sand a marqué son temps par sa plume, ses combats et ses passions.

    De Aurore Dupin à George Sand

    Née Aurore Dupin, d’un père aristocrate, rallié à Bonaparte, et d’une mère ouvrière, elle incarne dès sa naissance un mélange de deux mondes. Mariée au baron Dudevant, elle défie les règles de son temps en quittant son château de l’Indre pour suivre son amant, Jules Sandeau, à Paris. A cette même période, elle signe son premier roman, Indiana, sous le pseudonyme de George Sand, une identité littéraire qui ne la quittera plus.

    Une femme avec des valeurs en avance sur son temps

    A une époque où le divorce est mal perçu, elle se sépare de son mari qui profitait de sa fortune. Elle revendique une vie indépendante, fume en public, porte le pantalon et fréquente les cercles littéraires parisiens réservés aux hommes.

    Paris, le théâtre de ses audaces

    De Musset à Chopin, une vie sentimentale mouvementée

    George Sand incarne la figure de la femme libre, autant par sa plume que par sa vie sentimentale. Ses amours passionnés, avec Alfred de Musset, Frédéric Chopin, Alfred de Vigny, ou encore Michel de Bourges, ont fait autant de bruit que ses romans, nourrissant sa légende d’écrivaine insoumise.

    Une plume engagée à l’origine du journal L’Eclaireur de l’Indre

    Ses héroïnes sont souvent des femmes fortes et rebelles, à son image. Elle n’écrit pas seulement des romans, elle fonde aussi L’Eclaireur de l’Indre. Elle utilisait parfois d’autres pseudonymes comme Blaise Bonnin, un faux paysan berrichon, afin de donner plus de légitimité populaire à ses écrits et contourner certaines censures.

    George Sand, une fervente républicaine

    Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), elle est républicaine mais est hostile aux insurrections violentes. Elle croit davantage à la réforme sociale par la persuasion, l’éducation et la parole écrite qu’à l’émeute.

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    En 1848, elle se trouve à Paris au début de la Révolution de février, participe aux débats politiques et rédige des textes destinés à influencer l’Assemblée nationale. Mais lors des journées de Juin 1848, quand l’insurrection éclate et tourne au massacre, George Sand est déjà repartie à Nohant, dans son Berry natal.

    Franck Ferrand

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Aliénor d’Aquitaine choisit Blanche de Castille : à 78 ans, c’est le dernier coup d’éclat d’une reine d’exception

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  • Le Duo Argos ou l’étonnant mariage de la guitare avec l’accordéon

    A l’occasion de leur concert au festival d’Auvers-sur-Oise, Julien Beautemps et Sotiris Athanasiou seront, ce mercredi 10 septembre à 20h, les invités du Journal du Classique.

    Ils forment un étonnant duo, témoignent d’une grande créativité et revisitent le répertoire classique avec un brin de folie. L’accordéoniste Julien Beautemps et le guitariste Sotiris Athanasiou seront en concert le 14 septembre au Domaine de Villarceaux, dans le cadre du festival d’Auvers-sur-Oise. Ils y présenteront le programme de leur premier album à paraître en novembre sous le label DiscAuvers, dans lequel ils interprètent des transcriptions – ou plutôt recompositions – d’œuvre de Mozart, Gershwin, Ravel ou encore Piazzolla.

    Argos, c’est le nom qu’ils ont choisi pour leur duo qui flirte avec le jazz et prône le métissage culturel. Ils nous raconteront ce soir leur rencontre et leur démarche artistique placée sous le signe de le virtuosité, l’inventivité et l’humour.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    Découvrez la « Rose Maurice Ravel » : Un hommage délicat pour un compositeur de génie

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    Pablo González nommé à la direction musicale de l’Orchestre national d’Île-de-France

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  • Découvrez la « Rose Maurice Ravel » : Un hommage délicat pour un compositeur de génie

    Fin septembre, la Roseraie de Chantore, située dans la Manche, présentera la nouvelle collection de Christian de Chausey. Une collection consacrée aux arts, à la musique et à la danse. Parmi les six nouvelles créations du rosiériste, la Rosa Maurice Ravel.

    C’est dans le cadre enchanté de la roseraie du parc du château de Chantore, qui intègre La Route des Roses en Baie du Mont-Saint-Michel (10 communes concernées), que sera présentée le dimanche 28 septembre la nouvelle collection de Christian de Chausey. Cette gamme 2025, le rosiériste normand a voulu la consacrer aux arts, à la musique et à la danse, avec le soutien de la Région de Normandie, la Fondation Signature et par l’association des Amis de Maurice Ravel.

    À tout seigneur, tout honneur, en cette année de célébration des 150 ans de la naissance du grand compositeur basque, la Rosa Maurice Ravel sera ainsi dévoilée. Cette rose blanche dont la première graine a été plantée il y a 10 ans, est, selon son créateur : « habillée de rose pâle, très élégante, au parfum délicieux et subtil. Des notes de bergamote, muguet, aux essences de miel et de sauge ».

    Une rose Ravel qui pourrait bientôt trouver sa place en Italie dans le majestueux cadre de la ville de Florence qui a manifesté son intérêt auprès de l’obtenteur normand.

    Bientôt une rose Khatia Buniatishvili ?

    Parmi les cinq autres créations de sa nouvelle collection, Christian de Chausey présentera une rose Alexandre Tharaud et une rose Hugo Marchand. Le pianiste et le danseur étoile sont également ambassadeurs officiels de La Route des Roses en Baie du Mont-Saint-Michel. Enfin une rose Luciano Pavarotti, qui aurait eu 90 ans le 12 octobre prochain, sera dévoilée le 28 septembre toujours à Chantore.

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    L’intérêt de Christian de Chausey pour la musique et la danse n’est pas nouveau pour ce musicien et violoncelliste, de formation qui a étudié notamment aux conservatoires de Rueil-Malmaison et de Paris. La première rose qu’il a créée, présentée au Palais Garnier en 2006, portait d’ailleurs le nom de la danseuse étoile Marie-Claude Pietragalla et il projette de donner à certaines de ses prochaines créations ceux de la pianiste franco-géorgienne Khatia Buniatishvili et de la chanteuse de jazz américaine Melody Gardot.

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    L’an prochain, les arts graphiques seront à l’honneur de sa collection 2026 avec des roses dédiées en particulier à Jean-Michel Folon et Pierre Soulages.

    Philippe Gault

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  • Le président de la CPME souhaite que « la politique économique du nouveau gouvernement soit pro-entreprise »

    A peine nommé Premier ministre, Sébastien Lecornu doit composer son gouvernement et tracer une ligne politique capable de répondre à la situation économique fragile en France. Invité de la matinale, Amir Reza-Tofighi, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), livre ses attentes.

    « Aujourd’hui se battre pour les entreprises, c’est défendre les salariés qui travaillent dans les entreprises et le tissu économique sur les territoires », déclare Amir Reza-Tofighi. Face à l’incertitude politique et budgétaire, il insiste : « ce que je demande à notre gouvernement, c’est d’avoir une vraie politique pro-business. » Le président de la CPME remet les choses en perspective : « dans un moment grave pour notre économie, je demande aux hommes et femmes politiques de trouver des compromis et d’être conscient que nos entreprises ont besoin d’être soutenues. […] défendre les entreprises, c’est défendre les salariés qui travaillent dedans. »

    L’invité ne cache pas ses craintes concernant « les compromis budgétaires qui risquent de se faire sur le dos des entreprises. En début d’année, on a vu que tous les efforts ont été demandés aux entreprises. Maintenant, il y a une grogne parce que les salaires n’augmentent plus dans les entreprises, que les chefs d’entreprise en ont marre. […] quand on attaque l’entreprise, on attaque la France. »

    Le travail, une notion au cœur de ses valeurs

    Si Amir Reza-Tofighi reconnaît le mécontentement croissant face à une pression fiscale élevée et à un service public perçu comme en déclin, il rejette fermement les protestations : « Je ne soutiens pas le mouvement « Bloquons tout ». A la fin ce sont des commerces et des usines qui sont attaquées, ça me met hors de moi. » Pour lui, le dialogue et le compromis doivent primer, à condition que la mauvaise foi quitte le débat public.

    Il admet également que les résultats économiques obtenus depuis le premier mandat d’Emmanuel Macron sont bons : « depuis sept ans on a une politique de l’offre qui a fonctionné : le taux de chômage a baissé, et l’économie est repartie ». Mais il s’empresse de rappeler que : « la politique de l’offre n’est pas pour les patrons. C’est une politique pour la France, pour les entreprises et donc pour leurs salariés. Il faudrait maintenir cette politique de l’offre. »

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    Daphnée Cataldo

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  • RÉCIT – Aliénor d’Aquitaine choisit Blanche de Castille : à 78 ans, c’est le dernier coup d’éclat d’une reine d’exception

    A l’issue d’une vie pleine de trépidations, il reste encore à la terrible Aliénor d’Aquitaine un rôle essentiel à jouer : aller choisir, en Castille, une épouse pour l’héritier de Philippe Auguste.

    La reine Aliénor a tout connu : l’aventure, le désir, la gloire, les déceptions, l’humiliation, la peur, l’espérance, la colère. Elle n’a pas hésité à prendre des initiatives risquées, comme lorsqu’elle a contredit son mari capétien en pleine croisade en Orient, ou, quelques décennies plus tard, lorsqu’elle a encouragé ses fils à s’opposer, armes à la main, à leur père Plantagenêt. Ce bras de fer familial lui a d’ailleurs valu d’être détenue une quinzaine d’années. Mais elle a survécu à toutes les épreuves. Devenue veuve en 1189, elle ne s’est pas retirée du monde, restant un soutien précieux pour ses fils, notamment Richard Cœur de Lion. Pour eux, elle a négocié avec les plus grands, n’hésitant pas, malgré son âge avancé, à parcourir de longues distances. C’est ainsi qu’on la retrouve, presque octogénaire, sur ces routes incertaines et cahoteuses, au-delà des cimes pyrénéennes.

    Elle est en mission dynastique : son dernier fils survivant, le nouveau roi d’Angleterre Jean sans Terre, l’a mandatée pour une tâche délicate. Dans le cadre d’une paix nouvellement négociée avec la France, il s’agit d’organiser une union matrimoniale pour le fils aîné du roi Philippe Auguste, le jeune Louis. Il a été convenu que l’héritier capétien épouserait l’une des filles du roi de Castille, Alphonse VIII, et c’est Aliénor qui doit aller chercher la promise dans le royaume ibérique.

    Une contribution historique d’Aliénor

    Pourquoi Aliénor a-t-elle été choisie pour cette mission ? D’abord parce qu’elle est, par sa fille Aliénor d’Angleterre, la grand-mère maternelle des princesses castillanes. Ensuite, Jean sans Terre attend d’elle qu’elle décide elle-même laquelle de ses petites-filles sera la mieux à même d’épouser le fils de Philippe Auguste, et de devenir un jour reine de France. On mesure l’importance de cette responsabilité.

    C’est donc une contribution historique qu’Aliénor s’apprête à apporter, une fois de plus, en ce début d’année 1200. Ce voyage diplomatique lui offre sans doute une forme salutaire d’occupation, voire de consolation, alors qu’elle vient de traverser une année terrible. Au printemps précédent, elle a dû se rendre en toute hâte en Limousin pour accompagner son fils bien-aimé, Richard Cœur de Lion, vers une mort douloureuse, victime d’une blessure par carreau d’arbalète qui s’est infectée. Il est mort à la fin de l’été 1199. Aliénor a ensuite perdu l’une de ses filles, Jeanne, des suites d’une fausse couche.

    Deux filles de 12 et 13 ans, jugées en âge de convoler

    Aliénor arrive rapidement à Burgos, cité des rives de l’Arlanzón, où réside alors la cour d’Alphonse VIII. Là, on lui présente ses petites-filles. Deux d’entre elles sont en âge de convoler. L’aînée, Urraca, a environ 13 ans. La cadette, Blanca, a 12 ans ; elle deviendra en France Blanche de Castille.

    C’est un royaume en pleine construction, au temps de la Reconquista, cette reconquête chrétienne de la péninsule ibérique face aux puissances musulmanes. Nous sommes à douze ans de la décisive bataille de Las Navas de Tolosa. Les influences multiples qui traversent la Castille enrichissent sa cour, foyer culturel brillant, fréquenté par troubadours, poètes, musiciens et jongleurs, animé par des banquets et des débats intellectuels. Aliénor, femme expérimentée, intelligente et cultivée, retrouve là une atmosphère qui lui rappelle peut-être la cour de son enfance.

    La reine Blanche de Castille / COLLECTION YLI/SIPA

    Mais elle n’est pas là pour profiter des plaisirs du lieu. Son devoir l’appelle : elle doit désigner la princesse qui épousera le fils du roi de France, selon l’accord conclu entre Jean sans Terre et Philippe Auguste. Cette union doit être concrétisée avant l’été 1200. Aliénor observe donc attentivement Urraca et Blanca, sans doute pour s’assurer qu’aucune ne présente de difformité qui pourrait nuire à l’avenir de la dynastie française. Sur ce point, il ne semble y avoir aucun problème. Les deux jeunes filles sont charmantes.

    Une remarquable perspicacité de la part d’Aliénor

    On sait peu de choses sur la manière dont Aliénor a pris sa décision. Pourtant, elle se penche de façon inattendue sur la cadette, Blanca, qui semble moins séduisante que son aînée. Pourquoi ce choix ? La chronique avance que l’entourage de la reine aurait estimé que jamais les Français ne pourraient s’habituer à une princesse portant un nom aussi espagnol qu’Urraca, alors que Blanca deviendrait aisément la Reine Blanche. Mais cette explication paraît bien faible, surtout à une époque où la reine de France s’appelle Ingeburge. Il est plus probable qu’Aliénor, une fois de plus, ait fait preuve d’une remarquable perspicacité, soit par affinité naturelle, soit par un jugement réfléchi. Toujours est-il qu’à la fin de l’hiver, le moment vient de reprendre la route vers la Normandie, où Jean sans Terre doit accueillir sa nièce avant de la remettre à la maison de France.

    Ce départ émeut la jeune Blanche, encore presque une enfant, contrainte de dire adieu, sans doute pour toujours, à ses parents et à ses frères et sœurs. Urraca, elle, partira quelques années plus tard se marier au Portugal. Le convoi se met en marche : chevaux, litières, serviteurs, tout le monde reprend la route. Pour Aliénor, c’est une nouvelle expédition à travers des montagnes inhospitalières, puis à travers l’Aquitaine de son enfance. Pour Blanche, c’est la découverte de pays qu’elle ne connaissait que par les récits.

    Les mariages sont interdits dans le Royaume de France

    Le voyage n’est pas sans imprévus. À Bordeaux, une nouvelle désagréable attend Aliénor : Mercadier, le chef de la défense du convoi royal, a été assassiné lors d’une halte. Le reste du trajet se déroule sans autre incident majeur, et le convoi atteint la Loire. Aliénor confie sa petite-fille à la garde de l’archevêque de Bordeaux. Éreintée par ce long voyage, elle regagne enfin le calme de Fontevraud, auprès de la communauté religieuse dont elle est la protectrice. Blanche, désormais sans sa grand-mère, poursuit son chemin vers le nord, découvrant les paysages verdoyants de la France, jusqu’à la Seine et l’imposante forteresse de Château-Gaillard, aux Andelys, fierté des Plantagenêt.

    Le gisant d’Aliénor d’Aquitaine et de son mari, le roi d’Angleterre Henri II, à l’Abbaye royale de Fontevraud, dans le Maine-et-Loire /GILE Michel/SIPA

     

    Jean sans Terre reçoit sa jeune parente, mais leur rencontre est brève : Blanche n’est qu’une monnaie d’échange entre souverains. On pourrait supposer que la cérémonie aurait lieu en France, mais le contexte politique de 1200 est tendu, et les mariages y sont alors interdits. Pourquoi ? Parce que le royaume de France est frappé d’interdit par le pape Innocent III, à la suite du remariage de Philippe Auguste avec une princesse allemande, alors qu’il était déjà marié à Ingeburge de Danemark. L’Église, outrée par cette situation de bigamie, a interdit la célébration des sacrements chrétiens, dont le mariage.

    Aussi, lorsque Jean sans Terre et Philippe Auguste se rencontrent en mai 1200 pour confirmer leur traité de paix et faire passer Blanche sous la garde du roi de France, ils doivent contourner l’obstacle. Le 23 mai, Blanche se présente devant le prince Louis, non pas dans une grande cathédrale, mais dans la modeste église du village de Port-Mort, en Normandie, en territoire Plantagenêt, où l’interdit ne s’applique pas. Blanche de Castille entre dans l’histoire par la petite porte, presque clandestinement.

    Les poètes et artistes ont été chassés du palais

    Blanche et Louis n’ont qu’un an d’écart. Adolescents, ils doivent apprendre à se connaître. Ils remontent bientôt la Seine jusqu’à Paris, où Blanche doit trouver ses marques dans un univers radicalement différent de tout ce qu’elle a connu. L’atmosphère n’est pas des plus joyeuses : le roi a chassé de son palais troubadours, poètes et autres artistes. Le personnel parle une langue qu’elle ne maîtrise pas encore. Autre difficulté, la cour de Philippe Auguste est presque exclusivement masculine, aucune femme de haut rang n’étant là pour accompagner et réconforter la jeune princesse.

    Un soulagement toutefois : l’interdit pontifical, qui pesait lourdement sur la population, vient d’être levé. On peut penser que, passée la déception initiale, Blanche a la force de caractère nécessaire pour s’adapter à cette cour où s’entremêlent obscurité et puissance. Extraordinaire cour que celle de Philippe Auguste, dont on aimerait franchir les portes pour en découvrir les arcanes.

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    Au fil des années, Blanche tiendra sa promesse. Aliénor avait vu juste. Devenue adulte, elle révèle une personnalité solide auprès de son mari, qui deviendra Louis VIII en 1223, surnommé « le Lion ». Les qualités de reine forte de Blanche seront précieuses, car dès 1226 elle devient veuve prématurément, devant assurer la régence au nom de son fils encore trop jeune, un certain Louis IX. Blanche de Castille deviendra ainsi la mère, ferme et directrice, de celui qu’on appellera Saint Louis, l’un des personnages majeurs de son temps.

    Ainsi, comme de nombreux auteurs l’ont souligné, lorsque Aliénor d’Aquitaine, quelques années avant sa mort, a su choisir la jeune et inexpérimentée Blanche, elle a trouvé sa digne héritière. D’une certaine façon, il y eut là un passage de relais entre deux femmes de pouvoir, et peut-être aussi, entre deux siècles et deux visions du monde.

    Franck Ferrand

     

     

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  • La musique à Londres en 1760, par Florence Bolton

    A l’occasion de la publication du nouvel album de l’ensemble La Rêveuse, Florence Bolton sera, ce mardi 9 septembre à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

    Florence Bolton et ses partenaires de l’ensemble La Rêveuse viennent d’achever leur remarquable cycle, au disque, dédié à la vie musicale à Londres au 18ème siècle. Le 4ème et dernier volume, paru chez Harmonia Mundi, met à l’honneur l’année 1760, marquée par l’accès au trône de George III, un souverain qui témoignera de véritables affinités avec la musique. C’est aussi l’année qui a suivi la mort de Haendel, ce dernier ayant régné en maître sur la musique anglaise durant des décennies.

    Un nouveau chapitre était donc à écrire. Ce sont des musiciens allemands, notamment Jean-Chrétien Bach et Carl Friedrich Abel qui en seront les principaux acteurs. Avec eux, et avec quelques figures féminines de la bourgeoisie, Londres deviendra l’une des capitales du divertissement en musique, comme nous le racontera ce soir Florence Bolton.

    Laure Mézan

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  • Gaza : Concerts interrompus, manifestations, tribune… la mobilisation des musiciens anglais donne lieu à des critiques

    Interruptions de concerts, tribunes, manifestations… De nombreux musiciens classiques britanniques, soutenus par certains de leurs confrères européens, se mobilisent pour dénoncer la politique d’Israël vis à vis des Palestiniens de Gaza. Des actions qui suscitent des critiques dans le milieu.

    Les actions pro Gaza se multiplient en Grande-Bretagne. En juillet dernier, après la manifestation d’un danseur sur scène, la réaction du directeur du Royal Ballet and Opera House avait provoqué la colère des musiciens. 200 d’entre eux s’étaient mobilisés pour dénoncer l’absence de condamnation par la compagnie du « génocide « subi par la population palestinienne à Gaza. Fin août, c’est pendant un concert des Proms au Royal Albert Hall que des militants propalestiniens ont provoqué l’interruption d’un concert de l’Orchestre symphonique de Melbourne.

    Un mouvement qui a pris une nouvelle dimension avec la publication, le 6 septembre, d’une tribune intitulée Classical Music For Palestine. La version française de cette lettre ouverte, publiée par le Club de Mediapart indique que « plus de 300 musiciens et musiciennes français(e)s et internationaux (dont Jordi Savall, ndlr) condamnent le soutien des puissances occidentales à la politique génocidaire de l’État d’Israël (…) Ils appellent le milieu de la musique que l’on nomme classique à clarifier ses positions ».

    «Une prise de position qui risque de transformer les artistes en porte-parole d’idéologies»

    Dimanche prochain, c’est à Londres que les musiciens britanniques sont appelés à se joindre à la Marche des travailleurs de la Culture pour la Palestine qui aura lieu en milieu de journée et se déplacera entre la Royal Opera House de Covent Garden et le siège du Parlement à Westminster.

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    Une mobilisation qui suscite des critiques dans le milieu classique et pas seulement en Grande-Bretagne. Ainsi, dans une lettre ouverte, en réponse à la tribune Classical Music For Palestine, le contre-ténor Andreas Scholl estime que « malgré le chagrin et l’indignation que suscite la situation à Gaza, la déclaration collective qui circule aujourd’hui dans notre milieu souffre d’un angle mort inquiétant : elle prive les Palestiniens de leur propre pouvoir politique », et ajoute : « elle ne mentionne jamais le Hamas qui a perpétré le massacre du 7 octobre et continue de retenir des civils israéliens en otage ».

    En conclusion, le chanteur allemand écrit, dans cette lettre ouverte publiée sur son compte Facebook, qu’une telle prise de position de la part du milieu musical « relève d’un aveuglement sélectif qui risque de transformer les artistes en porte-parole d’idéologies plutôt qu’en défenseurs de la justice ».

    Philippe Gault

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  • La chute du gouvernement de François Bayrou est « un moment grave de la démocratie française », estime Pascal Perrineau

    Sans surprise, François Bayrou a perdu son pari. Le Premier ministre a été renversé, lundi 8 septembre, lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale. Un nouveau gouvernement doit être constitué dans les prochains jours. Invité de la matinale, Pascal Perrineau, politologue et auteur de « Le goût de la politique » (Odile Jacob), partage son constat quant à la fracture qui ne cesse de croître dans le paysage français.

    « La défiance s’est accrue hier à l’Assemblée nationale », souligne le politologue. Bien que François Bayrou soit resté 6 mois de plus que son prédécesseur, Michel Barnier, il a recueilli seulement 33 voix supplémentaires. Le rejet du Premier ministre ne s’est pas limité aux oppositions traditionnelles. Le RN et ses alliés, comme la gauche, ont voté contre, tandis que « la moitié du groupe LR [s’est retrouvé] dans le vote contre ou dans l’abstention, même chose pour LIOT ». Un signe clair de la détérioration du climat politique. « Il y a quelque chose qui nous montre que la colère gagne et que, au cœur même de certains partis de gouvernement, il y a un trouble… La division est générale », constate le politologue.

    Cette fracture traverse tous les bords politiques. A droite, la famille des Républicains « était en train de se reconstruire électoralement, elle voyait un chef en la personne de Bruno Retailleau, une des personnalités les plus populaires aux yeux des Français… En dépit de cela, le vieux poison de cette famille, à savoir la guerre des chefs, s’est réintroduit avec le conflit qu’a déclenché Laurent Wauquiez », selon Pascal Perrineau. A gauche, ce sont les « arguments violents » qui inquiètent. Le politologue cite Boris Vallaud, président du groupe socialiste, qui a présenté le projet de François Bayrou comme « un projet de souffrance humaine. Tout ça est d’un excès tout à fait déplacé. […] Hier, la brutalisation était au Palais Bourbon. »

    Un futur incertain

    Dans ce contexte, nommer un nouveau ou une nouvelle Première ministre apparaît comme un choix cornélien pour le chef de l’Etat. « Il n’y a pas de majorité. Donc on est obligé de bricoler un compromis qui n’ose pas se présenter comme tel », rappelle l’invité. Il continue en plaidant pour la « nécessité d’arriver à une plateforme commune pour que l’homme ou la femme qui sera appelé à Matignon puisse avoir une feuille de route. »

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    Pour Pascal Perrineau, la crise actuelle ne se réduit pas à la mécanique parlementaire. Elle reflète un malaise plus profond de la société française : « Il y a un malaise culturel, dans lequel on hésite entre la peur et la colère, et où l’on passe sans cesse de l’un à l’autre. Mais au fond, l’Assemblée nationale n’est pas du tout à l’abri. Quand on regarde les comportements d’hier, dans un moment grave de la démocratie française, on avait l’impression que cette colère s’était invitée en direct sur les bancs de l’Assemblée de l’extrême droite à l’extrême gauche. Et cela est délétère parce qu’on s’attend, dans un régime de plus en plus parlementaire, à ce que le parlementaire ait une éthique de responsabilité. »

    Daphnée Cataldo

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  • Grâce à ses technologies de purification, l’ETI Applexion assure la qualité des aliments transformés que nous consommons

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Damien Brichant, Président d’Applexion, belle ETI basée à Saint-Maurice-de-Beynost (Ain).

    Acteur mondial depuis 50 ans dans la purification de l’alimentation, l’ETI Applexion retire de nos aliments les impuretés par des technologies comme l’échange d’ions, la chromatographie et la filtration membranaire.
    Ce sont ces procédés qui permettent d’assurer la meilleure qualité possible aux ingrédients que nous retrouvons dans les produits comme les biscuits, les plats préparés ou bien encore la nutrition infantile par exemple.

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