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Au XVIIe siècle, la cour de France est un nid d’intrigues. Louis XIII se lie d’amitié avec Mademoiselle de Lafayette. Devenue plus tard sœur Angélique, le lien spirituel qu’elle partage avec le roi intrigue le Cardinal de Richelieu, soucieux de son emprise sur le pouvoir. Découvrez les secrets d’une liaison où se mêlent amour, pouvoir et religion, et où l’avenir de la monarchie est en jeu.
Saint-Germain-en-Laye, 1637. Louis XIII, roi de France, se rend discrètement au couvent Sainte-Marie, où Sœur Angélique a pris le voile. Ce geste intervient dans un contexte de tensions conjugales : le roi, mélancolique et distant, ne partage plus la couche d’Anne d’Autriche depuis des années. Cette visite, apparemment pieuse, va en réalité embraser les passions et les intrigues de la cour.
Alors que la pluie le contraint à loger au Louvre, une nuit de confidence et de réconciliation avec Anne d’Autriche mènera, neuf mois plus tard, à la naissance tant attendue du futur Louis XIV.
Mais qui a orchestré ce rapprochement inespéré ? Quel rôle Mademoiselle de Lafayette a-t-elle joué dans ce revirement ?
Des lettres révèlent les tentatives du Cardinal de Richelieu de contrôler le roi à travers ses relations n’hésitant pas à manipuler les consciences. Pendant des années, cette « amitié amoureuse » sera au centre des intrigues de la cour, et Mademoiselle de Lafayette, malgré elle, deviendra un véritable enjeu de pouvoir.
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Préparez-vous à plonger dans les secrets d’alcôve et les jeux de pouvoir de la cour de France, une histoire d’amitié, de foi et de manipulation aux conséquences inattendues sur l’avenir de la monarchie. Un récit captivant à écouter sur Radio Classique.
Franck Ferrand
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Le fournisseur d’un bois d’épicéa particulier, qui compose des pièces essentielles des pianos Steinway, est confronté à un déclin de l’exploitation forestière en Alaska. Une pénurie qui inquiète le célèbre fabricant newyorkais de pianos.
Après les violonistes, violoncellistes et contrebassistes inquiétés par un potentiel renforcement de la régulation de l’exportation du bois de pernambouc qui compose les meilleurs archets, ce sont les pianistes, fidèles à la célèbre marque Steinway, qui se font du souci. En effet, une défaillance de l’approvisionnement d’une espèce unique de bois, l’épicéa de Sitka, pourrait mettre le célèbre fabricant américain de pianos en grande difficulté.
Cette essence d’un conifère endémique issu de la forêt nationale de Tongass en Alaska est utilisée par Steinway & Sons depuis 1853 pour la fabrication de certaines pièces essentielles de ses pianos à queue, dont la table d’harmonie à laquelle elle confère une sonorité unique. Une seule scierie, Viking Lumber Co, exploite ce bois dont elle est l’unique fournisseur pour Steinway mais également pour Kawai et Yamaha (Japon).
Dans un entretien, publié par The Wall Street Journal fin août, les responsables de Viking Lumber ont indiqué que l’entreprise est sur le point de cesser ses activités. La raison : une promesse « non tenue » du gouvernement fédéral américain qui a conduit à limiter l’exploitation de l’épicéa de Sitka dans la région et donc l’approvisionnement des clients de la scierie.
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Selon la porte-parole du groupe, moins de 10% des volumes prévus ont été délivrés (9 ans de retard), mettant toute l’industrie locale en péril. « D’ici le mois de septembre, tout le bois alloué par le Forest Service aura été épuisé », alerte-t-elle. Pourtant, au début du mois d’août, l’administration Trump avait annoncé son intention d’abroger une loi (Roadless Rule) qui interdit l’exploitation forestière, la construction de routes et l’exploitation minière sur certaines terres forestières nationales. Les exploitants forestiers affirment que l’abrogation de cette réglementation pourrait aider une industrie en voie de disparition, si elle est adoptée par le Congrès.
Outre les pianos, environ 95 % des guitares acoustiques sont équipées d’une table d’harmonie en épicéa de Sitka mais également d’autres instruments à cordes tels que des harpes et des violons.
Philippe Gault
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Alors que les armées égyptienne et syrienne lancent une offensive surprise le jour de Yom Kippour, Golda Meir, Première ministre d’Israël, a un but : mener son pays à la victoire. De son enfance marquée par les pogroms à ses décisions controversées durant la guerre, découvrez les secrets et les dilemmes de la « Dame de Fer ».
Derrière le visage impassible de la « Grand-Mère de la Nation », se cache un passé tumultueux, une détermination implacable forgée dans le feu des pogroms et des luttes pour la survie. Était-elle la sauveuse d’Israël, ou une dirigeante inflexible dont les décisions ont conduit son pays au bord du précipice ?
Des documents secrets révèlent les tensions explosives au sein de son cabinet, les avertissements ignorés, les alliances fragiles et les choix déchirants qui ont façonné le destin d’une nation.
Des rues de Kiev, où elle a grandi dans la peur constante de la violence antisémite, aux salles de pouvoir de Jérusalem, l’histoire de Golda Meir est un récit de courage, de sacrifice, mais aussi de controverses et de zones d’ombre.
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Franck Ferrand
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Clôture du Festival Berlioz à La Côte-Saint-André, Les Solistes à l’Orangerie d’Auteuil et l’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Kirill Petrenko à la Philharmonie de Paris : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
L’édition 2025 du Festival Berlioz touche à sa fin avec ce dernier concert donné dans la Cour du Château Louis XI à La Côte-Saint-André. L’Orchestre national d’Ile-de-France sera dirigé par Josep Vicent, avec comme thématique Roméo et Juliette. Au programme des extraits de la symphonie dramatique de Berlioz, du ballet de Prokofiev et de l’Ouverture fantaisie de Tchaïkovski, qui tous trois mettent en musique le mythe des amants de Vérone. Le concert s’achèvera par les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein.
Six récitals tout au long de ce premier week-end de septembre, c’est ce que propose le festival Les Solistes à l’Orangerie d’Auteuil. Six pianistes sont invités : Vanessa Wagner, Philippe Bianconi, Jonathan Fournel, Arielle Beck, Gabriel Durliat et Sacha Morin, pour des récitals qui intègrent chacun une œuvre contemporaine.
Affiche de prestige pour ce concert qui entre dans le cadre de la première édition des Prem’s organisée à la Philharmonie de Paris. L’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Kirill Petrenko interprétera la Symphonie n°9 de Gustav Mahler.
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Autres formations invitées des Prem’s du 2 au 11 septembre : l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction d’Andris Nelsons, l’Orchestre de la Scala de Milan dirigé par Riccardo Chailly et l’Orchestre de Paris sous la direction de Klaus Mäkelä.
Jean-Michel Dhuez
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C’est l’histoire d’une illusion orchestrée par Pékin autour d’un comptable français. Bernard Boursicot a vécu une histoire d’amour avec un homme sans le savoir, et a même cru à la naissance d’un enfant. Une affaire qui a inspiré une pièce de théâtre à succès, M. Butterfly – une référence à l’opéra de Puccini – et à un film de David Cronenberg.
La Chine communiste de 1964 est devenue depuis peu un acteur incontournable de la scène internationale. Puissance atomique, la République Populaire de Chine est désormais reconnue officiellement, notamment par le général de Gaulle. C’est dans ce contexte qu’est constituée une équipe de diplomates, qui occupera la nouvelle ambassade de Pékin.
La capitale chinoise est encore très fermée, les visites sont strictement contrôlées et peu d’occidentaux vivent sur place. Le jeune Bernard Boursicot, seulement 20 ans, arrive en octobre 1964 comme comptable dans cette ambassade. Ne parlant pas un mot de mandarin, il est entraîné dans cette ville mystérieuse au climat politique tendu.
Il y fait la connaissance d’un chanteur d’opéra de 26 ans qui s’exprime avec aisance en français, Shi Pei Pu. Les deux hommes deviennent amis. Le jeune chinois lui « révèle » en mai 1965 qu’il est en réalité une femme, élevée comme un homme pour des questions d’héritage et de transmission.
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Bernard Boursicot est jeune, isolé dans cette ville immense, et ne peut pas déjouer la supercherie. D’autant que Shi Pei Pu prend soin de masquer dans l’intimité sa vraie nature, en ne se déshabillant pas totalement et en restant dans le noir. Cette liaison amoureuse prend une autre tournure lorsque Shi Pei Pu annonce au diplomate sa grossesse.
Cette machination va pousser le jeune homme à livrer des informations à la Chine pour « protéger » la mère et leur fils.
Franck Ferrand vous raconte cette mystification à peine croyable.
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Alors qu’elle vient d’encadrer une académie de direction d’orchestre au Gstaad Menuhin Festival, Mirga Gražinytė-Tyla sera, ce vendredi 29 août à 20h, l’une des invités du Journal du Classique.
Le Gstaad Menuhin Festival, qui se tient en ce moment et jusqu’au 6 septembre, accueille chaque été de nombreux jeunes musiciens venus se perfectionner dans le cadre de ses multiples académies. L’une d’entre elles, dédiée à l’art de la direction d’orchestre, a réuni pendant deux semaines une dizaine de chefs venus du monde entier. Ils ont ainsi bénéficié des conseils de grandes figures de la direction, parmi lesquelles Mirga Gražinytė-Tyla. A cette occasion, la cheffe lithuanienne s’est confiée à notre micro aux côtés de l’un des participants de cette académie, le brésilien Richard Octaviano Kogima.
La toute dernière académie du festival aura lieu la semaine prochaine et sera consacrée à l’interprétation de la musique baroque, sous la direction du flûtiste Maurice Steger. Théotime Langlois de Swarte et Justin Taylor, invités à se produire en concert le 4 septembre avec le Consort, seront également mis à contribution en tant que professeurs.
Laure Mézan
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À quelques jours du vote de confiance sur la dette et le budget 2026, le MEDEF a organisé sa 7ème édition la REF (Rencontre des Entrepreneurs de France). L’organisation patronale a affiché sa volonté de relancer l’investissement, de restaurer la compétitivité, et de replacer les entrepreneurs au cœur du projet national. Invité de la matinale, le président du MEDEF, Patrick Martin, juge essentiel de faire peser les chefs d’entreprises sur les choix budgétaires à venir.
« Nous sommes entrés dans le jeu décisif de ce match permanent face à l’urgence des défis » : c’est ainsi que Patrick Martin, président du Medef, a ouvert la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF). Baptisée cette année Jeu Décisif, la rencontre s’est déroulée dans un contexte particulier : à moins d’une semaine du vote de confiance à l’Assemblée nationale pour le gouvernement de François Bayrou. Un vote qui pourrait remettre en question l’adoption de la loi Finances d’ici la fin de l’année, laquelle prévoit un objectif ambitieux de réduction du déficit public à 5,4%.
Patrick Martin a fait part de son inquiétude face à cette situation, se disant : « abasourdi quand je vois que le débat politique est très picrocholin, court-termiste, et qu’il ne prend pas suffisamment en compte la réalité des choses. »
Lors d’un débat de clôture de l’université d’été du MEDEF, les représentants politiques de divers horizons – Gabriel Attal, Jordan Bardella, Manuel Bompard, Fabien Roussel ou encore Marine Tondelier – ont exposé leurs points de vue, témoignant de divergences dans leur perception de la situation : « Alors ce n’est pas un parti pris pour ma part, mais c’est plutôt Gabriel Attal, Bruno Retailleau et, dans une certaine mesure, Jordan Bardella qui se sont montrés les plus conscients des périls qu’on rencontre et surtout de ce qui se passe dans le reste du monde. Je veux dire par là que, dans leur couloir, certains n’ont même pas fait référence aux Etats-Unis, au prix de l’énergie, au durcissement de la concurrence incroyable. »
Un sondage exclusif Odoxa révèle un profond malaise : 79% des Français estiment que le débat public est dysfonctionnel, car trop conflictuel, manipulé ou inefficace. Face à ce constat, 70% souhaitent que les entreprises prennent davantage la parole. Un appel entendu par le patron du MEDEF, qui juge « qu’il est aujourd’hui nécessaire que les chefs d’entreprises s’impliquent plus et c’est même notre responsabilité d’aller plus loin. »
Patrick Martin s’appuie sur un atout majeur : « notre cote de confiance par nos concitoyens s’élève à 63% et elle n’a jamais été aussi élevée. » Selon lui, cette confiance s’explique par la qualité du dialogue social au sein des entreprises : « On a une très bonne qualité de dialogue social. Certes, on a des désaccords profonds avec les organisations syndicales, mais on se parle respectueusement et on essaie de construire des accords. Et ça, c’est tellement contrasté par rapport à ce qu’on observe sur le champ politique ».
Fort de cette légitimité, le MEDEF se dit prêt à peser dans les décisions politiques : « Si maintenant les choses n’évoluent pas dans le sens que l’on souhaite, c’est-à-dire dans l’intérêt du pays, on est capable d’être plus radicaux, et ce sur le champ politique s’il le faut. »
Au début du mois de juillet 2025, le Sénat a publié un rapport concernant les aides publiques versées aux entreprises. Selon l’étude, elles s’élèveraient à 211 milliards d’euros sur l’an 2023. Pourtant, Patrick Martin révèle que cette donnée serait fausse : « c’est un chiffre totalement boursouflé. Et cette somme n’est pas un cadeau, mais bien une compensation pour les entreprises françaises qui sont les plus taxées du monde. »
D’après lui, taxer davantage les entreprises ne ferait qu’empirer la situation : « L’équation est simple : les entreprises financent 60% des retraites. Si on les affaiblit en augmentant les impôts, comme en témoigne la disparition de 66 000 entreprises l’an dernier, on met en péril le financement même des retraites. »
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Patrick a annoncé avoir mis en place, depuis plusieurs mois, un groupe de Think Tank réunissant une centaine de chefs d’entreprise et d’économistes emblématiques. Ils comptent très prochainement révéler 36 propositions issues de ces discussions pour redessiner l’économie française.
Alessandra Wyak
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Gabriel Fauré sera à l’honneur de Votre soirée classique de ce dimanche. De 20 heures à minuit, vous voyagerez au cœur de la musique française en écoutant ses principales œuvres, marquées d’une très grande profondeur.
Vous pourrez notamment entendre son Requiem dans l’interprétation de Barbara Bonney et de Hakan Hagegard avec le Chœur du Festival de Tanglewood et l’Orchestre Symphonique de Boston dirigés par Seiji Ozawa, ainsi que le Cantique de Jean Racine, la Suite Masques et Bergamasques par l’Orchestre de Chambre de Lausanne placé sous la direction d’Armin Jordan, la célèbre Sicilienne de Pelléas et Mélisande par l’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Daniel Barenboïm ou encore la Pavane interprétée par le Chœur de l’Orchestre de Paris et l’Orchestre de Paris dirigés par Paavo Järvi.
Ravel qui a été l’élève de Fauré sera également évoqué avec la Pavane pour une infante défunte, ainsi que Claude Debussy et sa Suite bergamasque. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez.
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Compositeur et auteur de ballets mondialement connus, époux de la grande danseuse Maïa Plissetskaïa, Rodion Chtchedrine est décédé dans la nuit à l’âge de 92 ans, a annoncé le théâtre Bolchoï dans un communiqué.
« L’un des plus grands génies contemporains », dont « les opéras, les ballets et les symphonies sont joués depuis plusieurs décennies sur les plus grandes scènes mondiales » est parti dans la nuit, a indiqué l’institution moscovite dans un communiqué. « Rodion Chtchedrine est un phénomène unique et toute une époque dans la vie de la culture musicale mondiale », souligne ce communiqué, en déplorant une « tragédie énorme » et une « perte irréparable » pour le monde artistique.
Né le 16 décembre 1932 à Moscou, il s’est fait connaître en Occident avec Carmen Suite, musique de ballet écrite en 1967 qui a fait briller sur la scène du Bolchoï son épouse, la grande danseuse, Maïa Plissetskaïa, la « prima ballerina assoluta », décédée en 2015.
S’inspirant des contes de fée et de la littérature classique russe, Chtchedrine a également composé les ballets Le Petit cheval bossu, Anna Karenina (d’après Léon Tolstoï), La Mouette (d’après Anton Tchekhov).
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Auteur de l’opéra Lolita, composée d’après le roman controversé de Vladimir Nabokov et dont la première mondiale a eu lieu en 1994 à Stockholm, le compositeur s’est aussi distingué pour ses symphonies et ses concertos pour piano et orchestre interprétés aussi bien en Europe, comme en Asie et aux Etats-Unis.
Shchedrin drew on Russian literature and folklore for works including the ballets “The Little Humpbacked Horse” and “The Seagull” and the opera “Lolita.”https://t.co/htcUVRju34
— The Moscow Times (@MoscowTimes) August 29, 2025
Philippe Gault (avec AFP)
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Le célèbre chef d’orchestre Sir Simon Rattle a été contraint d’annuler sa participation aux deux concerts qu’il devait diriger à Londres fin août et début septembre dans le cadre du festival des Proms. Le maestro anglais doit subir une intervention chirurgicale « de routine ».
Après la violoniste américaine Hilary Hahn forfait pour le concert auquel elle devait participer le 26 août, pour raison de santé c’est au tour de Sir Simon Rattle d’annoncer qu’il renonce à participer aux deux concerts du festival des BBC Proms qu’il devait diriger à Londres, lui aussi pour raison médicale. Officiellement, il doit subir une opération pour une hernie qui le contraint à s’éloigner de la scène pour quelques jours.
Le chef anglais de 70 ans devait diriger ce samedi au Royal Albert Hall le London Symphony Orchestra (LSO), l’orchestre dont il fut le directeur musical jusqu’à son départ en 2022 pour prendre la tête de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise (BRSO). Le 5 septembre c’est l’ensemble anglais interethnique Chineke! qu’il devait conduire, toujours dans la même salle.
Pour le remplacer samedi, le LSO a fait appel à Ryan Bancroft. Le chef d’orchestre principal de l’Orchestre national du Pays de Galles de la BBC dirigera le LSO Wind and Brass Ensemble et le tromboniste Peter Moore dans un programme inchangé, consacré à des arrangements de chansons folkloriques britanniques signées notamment Ralph Vaughan Williams, Percy Grainger, Gunther Shuller et Michael Tippett.
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Le vendredi 5 septembre c’est le jeune chef d’orchestre américain Jonathon Heyward, directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Baltimore, qui dirigera l’orchestre de la Fondation Chineke!. Un changement qui a conduit à une légère modification du programme avec la programmation, en première européenne, de Visions of Cahokia du compositeur américain James Lee III à la place d’une œuvre de George Walker. En revanche, la Symphonie n° 10 de Dimitri Chostakovitch sera bien à l’affiche ce soir-là au Royal Albert Hall.
Sadly Sir Simon Rattle is unable to conduct our BBC Proms concert on Friday 5 September. Sir Simon must undergo surgery for a hernia in the next few days, and we wish him a full and speedy recovery. pic.twitter.com/42Bcy0Sfjl
— Chineke! Foundation (@Chineke4Change) August 27, 2025
Selon son agenda, Sir Simon Rattle doit retrouver le pupitre à la tête du BRSO le 21 septembre à Munich.
Philippe Gault
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