Radio Classique

Radio Classique

By
Download on the App Store

Radio Classique episodes

  • Dette : « Ce qui nous attend, c’est un effort qu’on ne fait qu’une fois par siècle », estime Antoine Foucher

    François Bayrou a donné une conférence de presse de rentrée ce lundi 25 août, en grande partie consacrée au budget 2026. Il a notamment annoncé qu’il se soumettrait à un vote de confiance de l’Assemblée le 8 septembre prochain. Invité de la matinale, Antoine Foucher, ex-directeur de cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, décrypte le panel de mesures destinées à économiser près de 44 milliards d’euros.

    « Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », a déclaré le Premier ministre François Bayrou lors de sa conférence de presse de rentrée. Il a également rappelé que la dette française s’est accumulée de 2000 milliards d’euros sur les deux dernières décennies.

    Pour Antoine Foucher, l’ex-directeur du cabinet de la ministre du travail Muriel Pénicaud, les paroles du Premier ministre étaient justes : « Il a dit que si la dépense publique augmente, c’est à cause des dépenses sociales, donc ce que chacun touche individuellement comme les pensions de retraite ou le remboursement d’assurance maladie, qui ne font qu’augmenter. Mais on est obligé, si on est honnête, de reconnaître qu’il a eu le courage de dire ce que les Français ne veulent pas entendre, et c’est sûr que c’est désagréable. »

    D’après lui, cette clarification de la situation était nécessaire : « Il y a eu pendant des décennies une partie de la classe politique qui disait que la dette ce n’est pas grave, la France est un grand pays donc elle ne sera jamais surendettée. Donc c’est sûr que quand François Bayrou dit que depuis 20 ans la dette augmente de 12 millions d’euros par heure, oui, c’est brutal. Mais je pense que ce réveil était nécessaire parce que là, on est au bord du précipice et les efforts qui nous attendent sont d’une telle grandeur qu’ils n’arrivent qu’une fois par siècle. »

    Désendettement : vers une remise en question du système de retraite ?

    Pour réaliser l’effort colossal de désendettement, François Bayrou a expliqué que « tout le monde va participer, l’État le premier, et les plus favorisés seront appelés à prendre leur juste part de l’effort ».

    Antoine Foucher dévoile que l’effort va aussi concerner les retraités : « La dette, c’est de notre responsabilité à tous, même aux retraités ! Les personnes qui ont 80 ans aujourd’hui ont certes travaillé plus d’heures annuellement que celles d’aujourd’hui, mais elles-mêmes ont moins travaillé que leurs parents. Pendant 60 ans, en France, on a travaillé de moins en moins, mais on a mieux vécu. Le souci, c’est que cette promesse n’est plus tenable pour ceux qui travaillent aujourd’hui. »

    D’après lui, tout cela serait lié à la démographie : « Ça fait des années qu’on vit dans une espèce de mensonge collectif qui nous dit que les pensions de retraite sont deux fois plus élevées que les cotisations qui ont été acquittées, mais ça ne pose de problème à personne. Or les retraites représentent 7 points des 11 points d’augmentation de notre PIB rien que pour cette année. Aujourd’hui, on est le seul pays où l’on vit aussi bien lorsque l’on travaille que si l’on ne travaille pas, et il va falloir compenser à ça. »

    Vote de confiance : L’Assemblée appelée à se prononcer sur la gravité de la dette

    François Bayrou a décidé d’engager la responsabilité de son gouvernement lors d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale, conformément à l’article 49 alinéa 1 de la Constitution. L’ex-directrice de cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud estime que c’était une bonne décision : « Autant il avait été assez maladroit et imprécis lors de son allocution en juillet dernier, autant lors de la conférence de presse de lundi, il a réussi à être assez fin et vrai, surtout en engageant la responsabilité du gouvernement, car il a su trouver la tournure de question qu’il voulait : « Considérez-vous que la dette soit le premier problème de notre pays ? » ».

    A lire aussi

    Thierry Breton : « Depuis 1974, la France n’a pas présenté un seul budget à l’équilibre, vous trouvez ça normal ? »

     

    Le vote, dont les réponses possibles ne sont que oui ou non, doit se tenir le 8 septembre. Pour Antoine Foucher, il n’y a pas que le gouvernement qui met son avenir en jeu : « Les députés qui vont voter non à cette question vont le traîner pendant des années, parce qu’ils votent oui ou contre la dette. Le niveau d’endettement va rester présent pendant des années, car dans l’avenir, tout le monde ira voir qui a voté oui ou non sur la question de savoir si la dette est le problème principal de la France et qui nous empêche d’être un peuple libre dans les décennies qui viennent. »

    Alessandra Wyak

    Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique

    Thierry Breton : « Depuis 1974, la France n’a pas présenté un seul budget à l’équilibre, vous trouvez ça normal ? »

    Dette : « On a l’impression que la France ne fait aucun effort pour s’en sortir » affirme Jean-Marc Daniel

    Fraude sociale : « C’est une illusion de croire que cette lutte pourrait rétablir l’équilibre des finances publiques » dénonce Philippe Crevel

    Droits de Douane : « Ça va avoir un impact négatif sur la croissance française et nos objectifs vont devoir être revus à la baisse » alerte François Ecalle

    Cet article Dette : « Ce qui nous attend, c’est un effort qu’on ne fait qu’une fois par siècle », estime Antoine Foucher est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Giampaolo Bisanti reconduit à la tête de l’Opéra royal de Wallonie-Liège

    La direction de l’Opéra royal de Wallonie-Liège a annoncé la reconduction du mandat de son directeur musical Giampaolo Bisanti. Le chef d’orchestre italien de 53 ans occupera cette fonction jusqu’en 2031.

    Directeur musical de l’Opéra royal de Wallonie-Liège depuis 2022, Giampaolo Bisanti a vu son mandat reconduit jusqu’au 30 juin 2031. Une décision prise par le directeur général et artistique de l’institution belge Stefano Pace qui salue dans un communiqué « son exigence, son sens du théâtre, sa générosité musicale et son engagement constant. Des atouts majeurs pour notre institution qui font de lui un partenaire privilégié ».

    Suite à cette annonce, le chef d’orchestre milanais, également très impliqué dans le Concours International de direction d’orchestre d’opéra organisé par la maison liégeoise depuis 2017, s’est dit « enthousiaste à l’idée de poursuivre ce chemin commun et de relever les défis artistiques qui s’annoncent », ajoutant : « Je tiens à exprimer ma gratitude la plus sincère à l’Orchestre et au Chœur de l’Opéra, dont le talent, la rigueur et la sensibilité musicale sont une source de motivation constante ».

     Faust de Charles Gounod ouvrira la saison

    Né à Milan en 1972, formé à la clarinette, au piano et à la composition au conservatoire Giuseppe Verdi de sa ville natale, Giampaolo Maria Bisanti a débuté sa carrière de chef d’orchestre en Italie avant de diriger dans toute l’Europe et notamment en France, à l’Opéra de Paris où il a fait ses débuts en 2021 en dirigeant L’Élixir d’amour de Gaetano Donizetti, et aux Chorégies d’Orange. Depuis 2016, il est chef permanent de l’Orchestre du Teatro Petruzzelli à Bari.

    A lire aussi

    Faust de Gounod : pourquoi le compositeur a-t-il mis 17 ans à écrire cet opéra ?

     

    Pour ouvrir la saison 2025-2026, du 12 au 20 septembre, Giampaolo Bisanti dirigera l’orchestre l’Opéra Royal de Wallonie-Liège dans Faust de Charles Gounod mis en scène par Thaddeus Strassberger, avec une distribution de prestige parmi laquelle le ténor John Osborn (Faust), le baryton uruguayen Erwin Schrott (Méphistophélès) et la soprano géorgienne Nino Machaidze (Marguerite).

    Giampaolo Bisanti’s contract as Music Director of the Opéra Royal de Wallonie-Liège ⁦@operaliege⁩ has been extended until the end of June 2031. pic.twitter.com/3NAg9vjTB6

    — Opera with Opera News (@operamagazine) August 25, 2025

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le « Trump center » ? L’institution culturelle de renom, le Kennedy Center, pourrait changer de nom cette semaine

    Hilary Hahn annule ses concerts jusqu’en novembre : face à l’épreuve, la violoniste virtuose garde le sourire

    Après avoir joué une cheffe d’orchestre, Cate Blanchett renoue avec le classique aux côtés du Philharmonique de Los Angeles

    John Malkovich dans le rôle de Sergiu Celibidache : découvrez les premières images du film réalisé par le fils du chef d’orchestre

    Cet article Giampaolo Bisanti reconduit à la tête de l’Opéra royal de Wallonie-Liège est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Marie Curie : 5 faits méconnus sur la jeunesse de la plus célèbre scientifique du monde

    C’est en plein cœur d’une Pologne dominée par les Russes que grandit la célèbre scientifique. De Marie Skłodowska à Marie Curie : découvrez le destin incroyable d’une jeune Polonaise qui, entre études clandestines et un chagrin d’amour, a conquis le monde scientifique.

    L’école de la résistance : une enfance sous le joug russe

    Pologne, 1877. A cette époque une grande partie du pays est sous la domination russe et le pouvoir tsariste a imposé sa langue et sa culture, interdisant l’enseignement du polonais. Pourtant, à l’école, Marie et ses camarades reçoivent en secret des cours d’histoire et de littérature polonaises. Un inspecteur russe fait régulièrement irruption dans la classe. Dès qu’il passe la porte les élèves dissimulent précipitamment les livres interdits. Marie, qui excelle en russe, est souvent interrogée. Le tsar avait imposé des méthodes d’évaluation précises : connaître chaque membre de la famille impériale réciter la prière du Notre Père en russe ce qui reste l’un des pires souvenirs de Marie Curie.

    L’université Volante : un tremplin vers la science

    Face à l’interdiction faite aux femmes d’accéder à l’université, la jeune Maria Skłodowska a intégré ce que l’on appelait l’Université Volante. C’est une institution clandestine qui propose des cours de niveau supérieur à Varsovie. Là-bas, elle y étudie les sciences naturelles, la physique et les mathématiques. Ce moment est un point clé de sa vie : elle décide de consacrer sa vie à la recherche.

    C’est un cœur brisé qui mena Marie à Paris

    Alors qu’elle travaille comme gouvernante pour financer les études de médecine de sa sœur à Paris, Marie tombe amoureuse de Kazimierz Żorawski, le fils aîné de la famille qui l’emploie. Leur amour est réciproque, mais les parents de Kazimierz, soucieux de leur position sociale, s’opposent à leur mariage.

    Un billet pour la France

    C’est cette profonde déception sentimentale qui renforce la détermination de Marie à poursuivre ses études à Paris.

    Marie Curie polyglotte

    La célèbre scientifique en plus de ses deux prix Nobels maîtrisait cinq langues. Le polonais, symbole de son identité et de sa résistance face à l’oppression russe, qu’elle a veillé à transmettre à ses enfants, Irène et Ève. Le russe, la langue qui lui avait été imposée pendant son enfance. Le français, qu’elle parlait déjà avec une certaine aisance avant de s’installer en France. Pour elle c’était un véritable outil : c’est dans cette langue qu’elle rédigeait ses mémoires, ses articles et ses ouvrages. Enfin, l’allemand et l’anglais, indispensables pour lire les articles et ouvrages scientifiques et pour échanger avec ses collègues à l’étranger.

    A lire aussi

    12 décembre 1981 : le jour où les militants du syndicat polonais Solidarnosc ont été internés

     

    La Sorbonne n’a plus de secret pour la scientifique

    Après avoir mis de côté tous les roubles qu’elle possédait, Marie prend la direction de la Sorbonne au mois de septembre 1891. Le voyage qui l’attend est long : quarante-quatre heures de train depuis la gare de Varsovie.

    Pour s’occuper, elle a emporté ses livres de science favoris. Mais c’est finalement le guide de la Sorbonne qu’elle finit par étudier de long en large. Une fois arrivée à Paris, elle connaît tous les noms des professeurs, les couloirs de l’école et les cours qui y sont enseignés comme si cela faisait des années qu’elle y était.

    Franck Ferrand 

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    La Main Rouge : l’organisation secrète qui a couvert les opérations inavouables des services secrets français

    RÉCIT – Le procès de Dostoïevski : l’écrivain russe victime d’une mise en scène macabre

    Un imposteur pendant la Révolution : qui était le faux évêque d’Agra, tour à tour républicain et royaliste ?

    Dans l’enfer khmer rouge : comment le réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh a survécu à l’extermination

    Cet article Marie Curie : 5 faits méconnus sur la jeunesse de la plus célèbre scientifique du monde est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Le « Trump center » ? L’institution culturelle de renom, le Kennedy Center, pourrait changer de nom cette semaine

    Président d’honneur du Kennedy Center de Washington depuis sa réélection, Donald Trump a annoncé que le plus grand centre culturel des États-Unis pourrait changer de nom avant la fin de la semaine.

    La quasi-annonce a eu lieu lors d’une intervention publique vendredi dans le bureau ovale, alors qu’il venait d’annoncer que le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 de football, qui se déroulera l’été prochain aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, aura lieu au Kennedy Center le 5 décembre. Donald Trump a alors non seulement indiqué qu’il pourrait lui-même effectuer ce tirage au sort mais également que le grand centre culturel de Washington pourrait changer de nom « peut-être dans une semaine environ ».

    Juste avant cette déclaration, le président américain avait déclaré que « Certains l’appellent le Trump Kennedy Center, mais nous ne sommes pas encore prêts à le faire ». Reste à savoir si, comme plusieurs signaux l’ont laissé penser, le John F. Kennedy for the Performing Arts, son nom depuis sa création en 1971, portera bientôt également le nom de l’actuel président américain.

    Un lapsus révélateur

    Le premier de ces signaux fut donné en juillet par le représentant républicain Bob Onder qui a présenté un projet de loi, Make Entertainment Great Again (MEGA), dans lequel ce fervent supporter du président américain propose notamment de rebaptiser le John F. Kennedy Center en « Donald J. Trump Center for the Performing Arts ». Parallèlement, une autre élue républicaine a déposé un amendement afin que la salle d’opéra du Kennedy Center, la Opera House, soit renommée « Salle Première dame Melania Trump ». 

    A lire aussi

    Sylvester Stallone, Gloria Gaynor…mais aucun artiste classique récompensé par le Kennedy Center, présidé par Donald Trump

     

    Quelques semaines plus tard, c’est à l’occasion de l’annonce des noms des cinq artistes nommés pour les Kennedy Center Honors 2025 que Donald Trump, qui présidera pour la première fois cette cérémonie fin décembre, a commis un lapsus pour le moins révélateur lorsqu’il a déclaré publiquement qu’il s’agissait « d’excellents nominés pour les prix Trump/Kennedy Center », avant de se reprendre et de corriger : « Oups, je voulais dire Kennedy Center ! ».

    Dernier épisode dans le feuilleton du Kennedy Center. Ce lundi, on a appris le licenciement de la responsable de la programmation de la danse, Jane Raleigh, et de ses deux adjoints suite a des tensions avec la nouvelle direction qui souhaite, selon le New York Times, une programmation plus « ouverte et attractive » et moins « de niche ».

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Hilary Hahn annule ses concerts jusqu’en novembre : face à l’épreuve, la violoniste virtuose garde le sourire

    Après avoir joué une cheffe d’orchestre, Cate Blanchett renoue avec le classique aux côtés du Philharmonique de Los Angeles

    John Malkovich dans le rôle de Sergiu Celibidache : découvrez les premières images du film réalisé par le fils du chef d’orchestre

    Un violon de légende aux Proms : Le Carrodus de Guarneri, ayant appartenu à Paganini, sera joué par le jeune prodige Inmo Yang

    Cet article Le « Trump center » ? L’institution culturelle de renom, le Kennedy Center, pourrait changer de nom cette semaine est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Alma Bettencourt, nouvelle étoile du piano et de l’orgue

    Alors que vient de paraître son premier album et qu’elle poursuit une riche saison estivale de concerts, Alma Bettencourt sera, ce lundi 25 août à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

    Elle est pianiste mais aussi organiste. Pour son premier album, publié par le label Rocamadour, Alma Bettencourt a choisi de réunir ses deux instruments et de célébrer une figure oubliée du romantisme allemand, le compositeur Julius Reubke. Il est l’auteur d’une sonate pour orgue et d’une autre pour le piano, deux œuvres fortement marquées par l’influence de Liszt qui fut son professeur.

    De Rocamadour au festival de Laon, une rentrée musicale intense  

    Alma Bettencourt nous racontera ce soir son parcours et son amour pour deux instruments qui, en dehors du clavier, n’ont que peu de points communs et nécessitent des modes de jeux très différents.

    Elle sera en concert mardi 26 août sur l’orgue de la Basilique Saint-Sauveur de Rocamadour puis le 11 septembre au Festival de Laon et le 12 à l’Auditorium de la Maison de la radio, dans la 3ème symphonie de Saint-Saëns, avec l’orchestre Philharmonique de Radio France et Santtu-Matias Rouvali.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Hilary Hahn annule ses concerts jusqu’en novembre : face à l’épreuve, la violoniste virtuose garde le sourire

    Après avoir joué une cheffe d’orchestre, Cate Blanchett renoue avec le classique aux côtés du Philharmonique de Los Angeles

    John Malkovich dans le rôle de Sergiu Celibidache : découvrez les premières images du film réalisé par le fils du chef d’orchestre

    Un violon de légende aux Proms : Le Carrodus de Guarneri, ayant appartenu à Paganini, sera joué par le jeune prodige Inmo Yang

    Cet article Alma Bettencourt, nouvelle étoile du piano et de l’orgue est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Thierry Breton : « Depuis 1974, la France n’a pas présenté un seul budget à l’équilibre, vous trouvez ça normal ? »

    Le Premier ministre François Bayrou tient une conférence de presse ce lundi 25 août à 16 heures, marquant la rentrée politique. Il doit également affronter des appels à bloquer le pays le 10 septembre pour contester le projet de budget du gouvernement, dont la suppression de deux jours fériés et les 44 milliards d’économies prévus. Invité de la matinale, Thierry Breton, ancien commissaire chargé du marché intérieur, affirme qu’il est temps pour le gouvernement de faire preuve de pédagogie pour expliquer ces mesures.

    Mouvement du 10 septembre, menace de censure, budget 2026 : le Premier ministre François Bayrou est attendu au tournant en ce jour de rentrée politique. À cette occasion, le chef du gouvernement tient une conférence de presse pour défendre le plan d’économies de 44 milliards qu’il a annoncé le 15 juillet.

    Pour Thierry Breton, ancien commissaire chargé du marché intérieur, c’est le moment pour le gouvernement de fournir des explications : « Depuis 2013, la France avait signé, dans le cadre du pacte de stabilité, l’obligation d’avoir des budgets à l’équilibre. L’Allemagne, signataire également, est passée de 62% de son déficit à 60%, alors que la France est passée de 63% à 113%, pourtant ces deux pays ont eu la même évolution. On ne peut que se demander où va tout cet argent ? »

    L’ancien ministre de l’économie alerte sur la situation : « Depuis 1974, la France n’a pas présenté un seul budget à l’équilibre, vous trouvez ça normal ? En sachant qu’on ne construit pas plus d’infrastructures, qu’il n’y a pas plus de trains ou d’écoles. Et pourtant, on emprunte chaque année, rien que pour faire fonctionner le surendettement, 300 à 350 milliards, on est devenu le premier emprunteur au monde ! »

    La pédagogie : une nécessité

    Si le montant des 43,8 milliards d’économies est intangible, « les mesures peuvent toutes être discutées », a confié le Premier ministre. Au même moment, de nombreux parlementaires ont déjà signifié leur volonté de s’opposer à François Bayrou par une motion de censure concernant le budget 2026.

    Pour Thierry Breton, il est temps de faire place à la discussion : « Je ne mets absolument pas en cause les partis politiques ou les syndicats, car chacun défend ses intérêts et c’est normal, c’est le principe de la démocratie. Mais maintenant que chacun a fait preuve de mordant, il est temps de laisser la place à la pédagogie. » Sous la présidence de Jacques Chirac, la dette était passée de 663,5 milliards d’euros à 1211,4 milliards d’euros, soit de 55,5% à 64,1% du PIB.

    Son ancien ministre de l’Économie, Thierry Breton, propose de s’inspirer du plan de désendettement mis en place à ce moment-là : « L’idée était d’abord de faire appel à Michel Pébereau, ancien président de la BNP. Et nous avions mis en place une commission transpartisane qui a réuni des hommes de gauche, de droite, des communistes, des syndicalistes, des journalistes, enfin tous ceux qui contribuent à la vie publique, et on a tout simplement fait de la pédagogie pour leur expliquer les faits. Et aujourd’hui, il faut agir, car il n’est pas minuit moins le quart, mais minuit et quart ! »

    Un accord avec les États-Unis à revoir ?

    « Avec les États-Unis, l’Union européenne a conclu un accord solide bien qu’imparfait », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, à propos de l’accord tarifaire plafonnant à 15% les droits de douane pour tout ce qui est exporté d’Europe vers les États-Unis. Thierry Breton rappelle que les négociations avaient débuté avec un accord portant sur les 15% de droits de douane à l’exportation des produits européens vers les États-Unis, mais qu’en ce qui concerne l’importation, il n’était pas censé y avoir de taxes.

    Pour lui, il y a un manque de clarté concernant le déroulement de ces négociations : « Donc là, on a besoin de savoir comment et pourquoi on en est arrivé à ces 15% de taxes aussi bien sur l’export que sur l’import. » Il explique aussi que ce n’est pas la seule clause à respecter dans ce contrat : « Pour qu’on réussisse à avoir ce fameux prix d’ami, il est important que tout le monde soit au courant qu’on a signé un accord stipulant que, pendant 3 ans, on achète pour 250 milliards d’hydrocarbures aux États-Unis, alors qu’actuellement on en achète que pour 70 milliards. »

    A lire aussi

    Budget 2026 : « La France est le pays avec le pire déficit de toute la zone euro », alerte Philippe Dessertine

     

    D’après lui, l’Europe aurait pu mieux négocier : « Je ne jette pas la pierre à qui que ce soit, mais quand on regarde le Canada ou le Mexique, avec qui les relations ont été beaucoup plus tendues, ils ont réussi à passer d’entre 90% et 95% de droits de douane à 4% pour le Canada et entre 1% et 2% pour le Mexique, et tout ça parce qu’ils ont su être fermes et tenir jusqu’au bout. »

    Alessandra Wyak

    Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique

    Dette : « On a l’impression que la France ne fait aucun effort pour s’en sortir » affirme Jean-Marc Daniel

    Fraude sociale : « C’est une illusion de croire que cette lutte pourrait rétablir l’équilibre des finances publiques » dénonce Philippe Crevel

    Droits de Douane : « Ça va avoir un impact négatif sur la croissance française et nos objectifs vont devoir être revus à la baisse » alerte François Ecalle

    Asie-Pacifique : « D’ici 10 ans les pays de la région vont atteindre un taux de croissance de 10% et l’Europe doit s’en inquiéter »

    Cet article Thierry Breton : « Depuis 1974, la France n’a pas présenté un seul budget à l’équilibre, vous trouvez ça normal ? » est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Hilary Hahn annule ses concerts jusqu’en novembre : face à l’épreuve, la violoniste virtuose garde le sourire

    Dans un message publié sur son compte Facebook, Hilary Hahn annonce que la lésion nerveuse qui l’affecte depuis plus d’un an l’oblige à faire une nouvelle pause au moins jusqu’en novembre. La violoniste américaine a dû également renoncer à participer à un concert des Proms à Londres ce mardi.

    Le public du Royal Albert Hall de Londres doit se faire une raison. Il n’aura pas l’occasion d’admirer comme prévu Hilary Hahn qui devait, dans le cadre d’un concert des Proms, se produire ce mardi dans une interprétation du Concerto pour violon en la mineur d’Antonin Dvořák avec l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction d’Andris Nelsons. Elle y sera remplacée par la violoniste allemande Isabelle Faust.

    Dans un message publié sur son compte Facebook, la violoniste américaine de 45 ans, annonce également qu’elle doit annuler tous ses concerts et récitals au moins jusqu’au mois de novembre en raison des douleurs persistantes dont elle souffre à cause d’une compression nerveuse à deux endroits qui l’affecte depuis plus d’un an.

    « L’équipe qui s’occupe de moi est optimiste et je ne baisse pas les bras »

    Dans ce message adressé à ses amis et à ses fans, Hilary Hahn confie qu’elle n’est toujours pas « complètement » rétablie de cette pathologie qui se révèle très handicapante et ajoute : « Je vais poursuivre un traitement plus agressif. J’ai une excellente équipe qui s’occupe de moi. Ils sont optimistes et le pronostic est bon. Il me reste encore beaucoup à exprimer sur mon violon et je ne baisse pas les bras ! Vous allez me manquer et j’espère vous revoir tous bientôt ».

    A lire aussi

    Novak Djokovic joue du violon pour une publicité Asics, un nouveau rendez-vous avec son instrument fétiche

     

    En juillet 2024, la violoniste américaine avait déjà annoncé qu’elle était contrainte de renoncer à plusieurs concerts en Europe, à Édimbourg et en Chine. Quelques mois plus tard, c’est pour une grande tournée européenne avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France qu’elle avait déclaré forfait avant de faire de même pour une tournée américaine du Philharmonique de Berlin. De retour sur scène fin février avec l’Orchestre Philharmonique de New York, Hilary Hahn n’a pas caché qu’elle souffrait toujours de cette affection qui va donc l’empêcher de se produire en Espagne à San Sebastián et Santander fin août et à Ottawa au Canada le 18 septembre.

    Sur son agenda, le prochain concert au cours duquel Hilary Hahn pourrait faire son retour est annoncé pour le 7 décembre au Carnegie Hall de New York où elle doit se produire aux côtés de Lang Lang.

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Après avoir joué une cheffe d’orchestre, Cate Blanchett renoue avec le classique aux côtés du Philharmonique de Los Angeles

    John Malkovich dans le rôle de Sergiu Celibidache : découvrez les premières images du film réalisé par le fils du chef d’orchestre

    Un violon de légende aux Proms : Le Carrodus de Guarneri, ayant appartenu à Paganini, sera joué par le jeune prodige Inmo Yang

    Novak Djokovic joue du violon pour une publicité Asics, un nouveau rendez-vous avec son instrument fétiche

    Cet article Hilary Hahn annule ses concerts jusqu’en novembre : face à l’épreuve, la violoniste virtuose garde le sourire est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • François Mitterrand et l’Affaire des fuites : Un cas de trahison au cœur de la IVème République

    En pleine guerre d’Indochine, des documents secret-défense sont mystérieusement diffusés dans la presse. Qui est à l’origine des fuites ?

    Au château de Rambouillet se tient, le 23 juillet 1953, en pleine guerre d’Indochine, un Conseil de défense nationale. Il réunit des ministres et généraux pour discuter de la situation militaire de la France. Entre les ministres favorables au maintien des troupes et au maintien des colonies françaises, et ceux partisans de la décolonisation, comme François Mitterrand.

    Une semaine après ce Conseil, le magazine de gauche France Observateur publie un article sur la guerre intitulé « En un combat douteux ». Son directeur, Roger Stéphane, dénonce une guerre coloniale dont on ne parle pas beaucoup et qui n’a aucune chance d’être gagnée.

    Une fuite au plus haut niveau de l’Etat

    Pour étayer ses propos, il s’appuie sur des renseignements a priori confidentiels car issus du Conseil de défense nationale. La publication de l’article crée un choc : il y a eu une fuite au plus haut niveau de l’Etat.

    Un an plus tard : nouvelle fuite. L’Express publie des extraits d’un rapport sur la situation en Indochine, immédiatement après qu’il ait été présenté au Conseil. Pour tous ceux qui soutiennent la guerre, la fuite a de grandes chances de provenir de François Mitterrand. Il existe en tout cas un homme qui transmet à la presse et au Parti Communiste les échanges du Conseil de défense nationale.

    A lire aussi

    12 décembre 1981 : le jour où les militants du syndicat polonais Solidarnosc ont été internés

     

    Symbole des conflits intimes de la IVème République, cette affaire mènera au lancement de plusieurs enquêtes contre François Mitterrand qui se poursuivront même après qu’il soit devenu ministre de l’Intérieur, et mettra en lumière l’existence de polices parallèles à celles de l’Etat. Finalement élucidée, elle donnera lieu à des inculpations pour haute trahison et à un procès à la fin rocambolesque.

    Franck Ferrand vous raconte cette mystérieuse histoire de manipulation politique :

     

     

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Les héroïnes de Stalingrad : Découvrez ces femmes oubliées qui ont combattu dans l’Armée rouge

    Mozart : Derrière le compositeur de génie, l’homme des Lumières et le fervent franc-maçon

    Les derniers jours de Sissi, l’impératrice assassinée presque par hasard

    Louis II de Bavière, le roi fantasque qui fit bâtir des châteaux de contes de fées

    Cet article François Mitterrand et l’Affaire des fuites : Un cas de trahison au cœur de la IVème République est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Après avoir joué une cheffe d’orchestre, Cate Blanchett renoue avec le classique aux côtés du Philharmonique de Los Angeles

    L’actrice australienne Cate Blanchett sera la narratrice d’Egmont, l’œuvre de Ludwig van Beethoven, en février prochain avec l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles (LA Phil) dirigé par Gustavo Dudamel.

    À l’occasion de représentations d’Egmont que le LA Phil proposera lors de quatre concerts du 12 au 15 février 2026 au Walt Disney Concert Hall, Cate Blanchett participera à l’œuvre créée par Ludwig van Beethoven en 1810. La grande actrice australienne, doublement oscarisée, y sera la narratrice aux côtés de la soprano américano-cubaine Elena Villalón.

    Cette production, mise en scène par le dramaturge Jeremy O. Harris, révélé au grand public par sa pièce Slave Play, sera dirigée par Gustavo Dudamel, le directeur musical de l’institution californienne depuis 2009. En ouverture de ces concerts sera présentée la création mondiale de Humboldt’s Nature du compositeur vénézuélien Ricardo Lorenz puis le jeune pianiste sud-coréen Yunchan Lim interprétera avec le LA Phil le célèbre Concerto pour piano de Robert Schumann.

    Elle jouait une cheffe d’orchestre dans le film Tár

    Avec ce projet, Cate Blanchett ajoute une nouvelle couleur à sa palette artistique. Actrice internationalement reconnue au théâtre mais surtout au cinéma qui lui a permis d’être honorée par de prestigieuses récompenses dont deux Oscars (pour Aviator en 2004 et Blue Jasmine en 2013), l’artiste australienne de 56 ans n’a jamais hésité à aborder de nouveaux challenges.

    A lire aussi

    Oscars 2023 : Pourquoi le film Tár avec Cate Blanchett a fâché la cheffe d’orchestre Marin Alsop

     

    Ce fut le cas il y a trois ans avec son interprétation d’un cheffe d’orchestre accusée d’abus et de harcèlement moral dans le film Tár de Todd Field. Un rôle qui lui avait permis d’être récompensée par un Golden Globe de la meilleure actrice, une Coupe Volpi à la Mostra de Venise et un premier Prix aux BAFTA britanniques. Mais cette pluie de trophées s’est arrêtée là. Aux Oscars 2023, malgré 6 nominations, le film n’avait pas obtenu la moindre statuette.

    La dernière « prestation musicale » de Cate Blanchett remonte à 2023. L’actrice était apparue dans le clip du 26e album des Sparks, le groupe pop-rock américain des frères Mael.

    Just announced! Cate Blanchett will be joining the LA Phil and @GustavoDudamel as narrator in Beethoven’s Egmont, with reimagined narration by @jeremyoharris, from Feb 12–15 at Walt Disney Concert Hall. Tickets on sale now! https://t.co/dKqA8whPP5 pic.twitter.com/v8GrMddEyG

    — LA Phil (@LAPhil) August 21, 2025


    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    John Malkovich dans le rôle de Sergiu Celibidache : découvrez les premières images du film réalisé par le fils du chef d’orchestre

    Un violon de légende aux Proms : Le Carrodus de Guarneri, ayant appartenu à Paganini, sera joué par le jeune prodige Inmo Yang

    Novak Djokovic joue du violon pour une publicité Asics, un nouveau rendez-vous avec son instrument fétiche

    Plácido Domingo croit au pouvoir de la musique en temps de crise : « elle peut créer un environnement plus propice au dialogue »

    Cet article Après avoir joué une cheffe d’orchestre, Cate Blanchett renoue avec le classique aux côtés du Philharmonique de Los Angeles est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Dette : « On a l’impression que la France ne fait aucun effort pour s’en sortir » affirme Jean-Marc Daniel

    Après de dernières négociations entre l’Europe et les États-Unis ce jeudi 21 août, les différentes clauses d’application des droits de douane américains entrent en vigueur. Au même moment, une réunion des parlementaires, soutiens du gouvernement, s’organise avec Matignon pour le mercredi 27 août prochain afin de préparer l’examen du budget 2026. Invité de la matinale, l’économiste Jean-Marc Daniel estime que pour se maintenir à flot, l’économie française doit se reprendre en main.

    « C’est pour l’UE l’accord le plus favorable jamais conclu », a déclaré le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, après que l’Union européenne et les États-Unis ont publié une déclaration conjointe confirmant l’accord commercial conclu fin juillet. Cependant, les vins et spiritueux, qui devaient en être exonérés en partie, se verraient également appliquer la taxe de 15 %.

    Pour Jean-Marc Daniel, c’est une mauvaise nouvelle pour l’économie française : « Pour tout exportateur, l’arrivée d’une nouvelle taxe n’est vraiment pas bon. Mais si on regarde chez nos voisins, que ce soit l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, ils sont en excédent de commerce extérieur, donc ils ont encore des marges de manœuvre, mais dans le cas de la France, on était déjà en plein déficit de commerce extérieur avant que ces droits de douane nous touchent, donc on va être de plus en plus en difficulté. »

    L’économiste soulève un autre problème : « Le seul moment où la France a eu un excédent de commerce extérieur, c’est au moment des JO, mais c’était purement exceptionnel. Là, le constat ne peut être plus clair : la France n’exporte pas assez car elle ne produit pas en assez grande quantité. »

    La France doit remettre en ordre ses finances

    Parmi les propositions de loi dans le cadre du plan Stop à la dette, le gouvernement compte récupérer 4,2 milliards d’euros en 2026 en transformant deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai, en jours travaillés.

    Jean-Marc Daniel estime que c’est une réforme nécessaire : « Le pays ne travaille pas assez. En moyenne, la France travaille 670 heures par habitant et par an, alors que nos principaux partenaires travaillent aux alentours de 750 heures par an. Conséquence : on ne produit pas assez, donc on est en déficit extérieur de 3,4 milliards d’euros, et cette donnée n’est estimée que sur un mois. »

    Pour l’économiste, il est donc impératif de faire place à une politique de remise en ordre : « Si on a l’impression que la France ne fait pas d’effort, c’est dû à son instabilité politique, car ça fait trois ans qu’elle n’a pas eu de gouvernement stable. Je pense qu’il faut qu’on prenne exemple sur le gouvernement de Giorgia Meloni, où toute la classe politique s’était mise d’accord pour se mettre au travail ensemble et appliquer une politique sévère de remise en ordre des finances. »

    Des incohérences dans le budget 2026 ?

    Les discussions pour le budget 2026 reprennent dès la rentrée. Pourtant, l’économiste soulève des incohérences : « Dans le plan présenté par François Bayrou, on nous explique que les dépenses publiques s’élèveront cette année à 1722 milliards d’euros, ce qui est énorme. Mais quand on regarde celles de l’année dernière, elles n’étaient que de 1700 milliards. Alors, quand on voit ça d’un regard extérieur, on ne peut pas les prendre au sérieux. »

    D’après lui, la communication du gouvernement n’est pas assez claire : « Voilà comment on a présenté ce projet aux Français : travailler plus pour faire en sorte que nous, l’État, on fasse encore moins d’efforts. »

    A lire aussi

    Budget 2026 : « C’est un effort colossal et tout le monde devra s’y mettre » alerte François Ecalle

     

    Il reste convaincu que les Français veulent participer à l’effort collectif si le projet se montre plus concret : « Je pense que les Français sont prêts à faire leur travail si on leur dit : vous allez avoir plus de pouvoir d’achat, vous allez pouvoir, grâce à cela, compenser le fait que vous avez un certain niveau de vie que, pour assumer, vous allez devoir produire plus. »

    Alessandra Wyak

    Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique

    Fraude sociale : « C’est une illusion de croire que cette lutte pourrait rétablir l’équilibre des finances publiques » dénonce Philippe Crevel

    Droits de Douane : « Ça va avoir un impact négatif sur la croissance française et nos objectifs vont devoir être revus à la baisse » alerte François Ecalle

    Asie-Pacifique : « D’ici 10 ans les pays de la région vont atteindre un taux de croissance de 10% et l’Europe doit s’en inquiéter »

    Droits de douane : Avec l’accord entre l’EU et les Etats-Unis « on vient de plonger la tête la première dans la logique de Trump »

    Cet article Dette : « On a l’impression que la France ne fait aucun effort pour s’en sortir » affirme Jean-Marc Daniel est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min

About Radio Classique

From the publisher's feed

Radioclassique.fr est le site de votre Radio préférée. Écoutez le direct, retrouvez un morceau, téléchargez les podcasts et suivez toute l'actualité du classique