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Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump, est attendu à Moscou ce mercredi pour faire avancer les pourparlers sur un cessez-le-feu en Ukraine. Sa visite a lieu à deux jours de l’expiration de l’ultimatum posé par le président américain à la Russie concernant l’arrêt de l’offensive en Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions. Invité de la matinale, Claude Blanchemaison, ancien ambassadeur de France en Russie, décrypte les enjeux de cette rencontre.
« Cette rencontre déterminera si Poutine est prêt à un geste ou s’il continuera à poursuivre ses objectifs de guerre », explique Claude Blanchemaison. L’émissaire spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, est arrivé ce mercredi matin à Moscou, où il a été accueilli à l’aéroport par Kirill Dmitriev, représentant spécial du président russe.
D’après l’ancien ambassadeur de France en Russie, Vladimir Poutine pourrait accepter un cessez-le-feu, mais sous certaines conditions : « On a des premiers échos de Moscou disant que le président russe pourrait proposer une trêve d’une semaine, donc très limitée dans le temps. Et celle-ci ne s’appliquerait qu’à la zone aérienne et spatiale. »
Steve Witkoff doit s’entretenir dans la journée avec de hauts responsables russes. Mais pour Claude Blanchemaison, un simple accord de cessez-le-feu ne suffira pas : « Les spécialistes récusent déjà ce fameux cessez-le-feu car il n’aura pas été négocié en détail, rue par rue, village par village, par les militaires. Il n’y aura pas non plus de troupes neutres pour veiller à son bon déroulement. Au final, ce sera une victoire uniquement pour Trump qui pourra dire à son électorat qu’il a obtenu une cessation de combat en Ukraine, et ce même si ce sera pour une durée limitée. »
Selon l’ambassadeur de France en Russie, ce cessez-le-feu ne correspond pas aux attentes ukrainiennes : « Pour eux, c’est plutôt la journée de tous les dangers parce qu’ils considèrent qu’un cessez-le-feu partiel et de courte durée n’a aucun intérêt, car il sera très facilement rompu par les Russes. Il leur suffira de prétendre à un coup de feu du côté ukrainien pour que les hostilités reprennent. Ce qu’ils demandent actuellement, c’est davantage d’aide militaire, d’armes défensives et offensives de la part des Américains et des Européens. »
D’après le Kiel Institute, l’aide à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe s’élève à 132,3 milliards d’euros pour l’Europe et 114,2 milliards d’euros pour les États-Unis, transmis sous forme d’aide financière, de soutien militaire et d’aides aux réfugiés dans l’UE. Mais aujourd’hui, les Ukrainiens réclament l’envoi direct d’armes : « Ce que veulent les Ukrainiens, c’est pouvoir se défendre en frappant les objectifs militaires russes, car ce sont les seules zones qu’ils visent, contrairement aux Russes qui ciblent les civils pour terroriser la population. »
Si Vladimir Poutine ne met pas fin au conflit en Ukraine d’ici vendredi, Donald Trump menace d’imposer de nouveaux droits de douane à la Russie et à ses alliés, en plus de ceux déjà en vigueur. Cependant, Claude Blanchemaison estime que Donald Trump souhaiterait éviter d’en arriver là : « Les Russes, comme les Américains, veulent continuer à entretenir ce rapport particulier qui existe entre eux. Donc, si Vladimir Poutine accepte le cessez-le-feu, peut-être pas immédiatement, il va tenter le coup d’un report de l’échéance de l’ultimatum. Ce report de l’ultimatum pourrait intéresser Donald Trump, car lors de ses précédentes négociations sur les droits de douane avec la Chine, un des alliés de la Russie, Pékin avait menacé les États-Unis d’un embargo sur les terres rares, cruciales pour l’industrie technologique américaine. »
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D’après lui, si les sanctions sont appliquées par les États-Unis, c’est l’Union Européenne qui, en réalité, sera la première touchée : « C’est pour ça que ce débat nous concerne directement parce que si les Américains vont imposer des droits de douane de 100%, les produits chinois ou indiens ne pourront plus entrer sur le marché américain. Le marché solvable concurrent, c’est nous, l’Europe ! Donc les produits chinois vont se déverser sur l’Europe et nous serons obligés de prendre des mesures de sauvegarde et, une fois de plus, c’est l’Europe qui en subira les conséquences. »
Alessandra Wyak
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Alors que le Japon commémore le 80e anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima par l’armée américaine, un accordeur, qui a déjà restauré sept instruments touchés par le tir fatal, a confié à un pianiste américain ces pianos avec lesquels il parcourt le monde pour « partager un message musical de paix ».
Le 6 août 1945 à 8h15, le bombardier de l’armée américaine Enola Gay larguait la première bombe atomique utilisée en temps de guerre, sur Hiroshima au sud de l’île japonaise de Honshū. L’explosion de la bombe Little Boy pulvérisa tout sur 12 km² et près de 80.000 personnes périrent en un instant fatidique. En 1998, un survivant du drame confia à un accordeur local un piano endommagé lors du terrible bombardement.
Le début de l’aventure d’une vie pour cet artisan, Mitsunori Yagawa, qui, depuis plus de 25 ans, consacre la plus grande partie de son temps à faire revivre ces pianos endommagés par le bombardement fatal. À ce jour, l’accordeur a déjà restauré 7 de ces instruments symboliques, dénommés pianos Hibaku (bombardés), sur lesquels il ne modifie pourtant aucune des traces laissées par l’explosion. « Si je devais changer quoi que ce soit, cela reviendrait à effacer l’Histoire » , explique-t-il.
Encouragé par les autorités locales, Mitsunori Yagawa décida de créer en 2022 un musée pour exposer ces pianos restaurés ainsi que d’autres abîmés suite à des raids conventionnels de l’aviation américaine à l’époque, à côté de ses ateliers à Hiroshima. Mais surtout, depuis 2001, l’accordeur parcourt le Japon et d’autres pays avec ces pianos pour, comme il dit : « les faire sonner et partager un message musical de paix. »
En près de 25 ans, les pianos restaurés par Mitsunori Yagawa ont été entendus dans plus de 3500 endroits différents, surtout au Japon mais aussi à l’étranger. Ainsi en 2017, l’un d’eux a même été acheminé jusqu’en Norvège, où il a été joué lors d’un concert commémorant le Prix Nobel de la paix décerné à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires.
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Depuis 2021, c’est Jacob Koller, un pianiste de jazz américain installé au Japon, qui officie sur ces claviers symboliques. « Certains disaient qu’il ne fallait pas laisser un Américain jouer du piano bombardé. Mais je ne pense pas que ce soit juste. Que nous soyons Japonais ou Américains, nous partageons tous le même désir de paix » , confie Mitsunori Yagawa.
En début d’année, Jacob Koller a sorti un album Prelude for Peace, regroupant ses compositions originales en hommage aux victimes de la guerre et jouées sur un piano Hibaku.
Philippe Gault
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Après 4 ans à la tête du géant américain Microsoft, Christophe Aulnette révèle dans son livre Le jour où j’ai quitté Bill Gates : Nouveaux horizons, nouveaux défis : des clés pour se réinventer les défis de la reconversion et les failles du monde du travail actuel. Invité de la matinale, l’ex-président de Microsoft appelle à refonder les pratiques RH en prenant en compte les aspirations individuelles, notamment celles des seniors.
Selon une étude de l’institut Gallup, seulement 6% des Français se sentent engagés au travail, un chiffre bien en deçà de la moyenne mondiale de 17%. Christophe Aulnette y voit plusieurs causes : « Il y a un fait indéniable, les Français ont plus de mal à affirmer leur satisfaction. Il pointe également une certaine désillusion face au modèle d’entreprise historique où l’on y commençait et terminait sa carrière, ce qui n’est plus le cas. Enfin, il souligne que lorsqu’on se penche sur le débat public du travail, c’est un secteur qui est en souffrance ».
Pour lui, ces symptômes ont une cause profonde : le choc démographique. « À l’horizon 2030, les seniors vont représenter 40% des salariés, donc il va falloir plus investir pour eux, tandis qu’il y aura moins de jeunes sur le marché du travail, alors il va falloir les attirer. Et pour ces deux tranches d’âges, ils ne demandent qu’une chose : avoir un alignement entre objectif personnel et professionnel. »
Face à cette crise, les entreprises doivent se réinventer. Pour l’ex-président de Microsoft, cela passe par une révolution des pratiques RH : « C’est terminer la recherche d’un employé qui va rester toute sa carrière dans l’entreprise, donc il faut privilégier ce qu’on appelle les emplois boomerang. On peut très bien quitter une entreprise pour y retourner après. Le rôle des RH va maintenant être de garder le contact avec ces alumni. Il ne faut plus être rebuté quand une personne a fait une carrière fragmentée car c’est la norme aujourd’hui. »
La responsabilité de cette transformation incombe aux entreprises, mais aussi aux salariés : « Il y a un nouveau mot-clé à faire rentrer dans son vocabulaire : l’employabilité. En tant qu’employé, je dois réfléchir à quelles sont les compétences que j’acquiers dans mon poste et qui me serviront à l’extérieur, car il faut éviter aujourd’hui de s’enfermer dans une case. »
D’après Christophe Aulnette, la révolution du travail va aussi passer par l’emploi des seniors : « Les quadragénaires et quinquagénaires s’inquiètent car la retraite est loin et incertaine, et les entreprises sont réticentes à les embaucher. Il faut abattre les préjugés, ils ne sont pas moins compétents que les plus jeunes aujourd’hui ; ils savent tous utiliser internet et écrire des emails. Il faut que les RH se réinvestissent sur la question des seniors car plus ils seront embauchés, plus ils seront performants et pourront retrouver plus facilement du travail. L’entreprise a une véritable responsabilité sociale ! »
En France, les micro-entreprises explosent. Entre 2014 et 2022, elles sont passées de 720 000 à 1 789 000. Pourtant, l’ex-président de Microsoft temporise sur ce sujet : « Pour moi, devenir entrepreneur, ça reste quand même assez exceptionnel et je mets en garde sur les mirages qui peuvent exister parce que, même si, par exemple, on part acheter un domaine viticole, il faut le gérer après car on ne s’improvise pas chef d’entreprise du jour au lendemain. »
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Selon lui, la reconversion ne doit plus être perçue comme un changement de vie radical, mais plutôt comme une évolution naturelle au sein de notre parcours professionnel : « Une fois qu’on a passé le cap de la rampe de lancement de notre carrière professionnelle, il faut tout de suite commencer à réfléchir vers quel emploi on se tourne demain ! Il y a un terme japonais pour ça qui est le Ikigai, qui signifie raison d’être. Cela consiste à trouver un équilibre pour donner sens à sa vie avec ce qu’on aime, ce dont on a besoin et ce qui est utile. Donc, au final, la clé c’est de trouver ce qui va nous aider à développer une employabilité tout au long de notre carrière, avec le soutien de notre employeur. »
Alessandra Wyak
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Lors du festival international du cinéma de Toronto, qui se tiendra en septembre, sera présenté en avant-première The Choral, film dans lequel l’acteur anglais Ralph Fiennes joue le rôle d’un maître de chœur pendant la première guerre mondiale.
Mondialement connu pour ses rôles notamment dans La Liste de Schindler, Le Patient anglais, Conclave et plusieurs James Bond, Ralph Fiennes est également un réalisateur de renom et un mélomane averti. Comme en témoigne sa mise en scène du film Noureev (2018) et sa prochaine (et première) prestation pour l’Opéra de Paris où il mettra en scène Eugène Onéguine de Piotr Ilitch Tchaïkovski fin janvier 2026 au Palais Garnier.
Rien d’étonnant donc à ce qu’on retrouve l’acteur britannique de 62 ans en tête d’affiche du film The Choral (La Chorale) qui sera présenté, en avant-première, au festival international de Toronto le mois prochain. Ralph Fiennes y incarne le chef d’un chœur dont la plupart des membres se portent volontaires pour aller combattre sur le front lors de la Première Guerre mondiale.
L’action du film The Choral se passe dans un petit village fictif du Yorkshire en 1916. Les membres de la chorale locale se sont porté volontaires pour aller combattre sur le front. Le rigoureux Dr Guthrie, chef exigeant de cette chorale, incarné par Ralph Fiennes, doit alors recruter de jeunes chanteurs pour participer à une représentation de The Dream of Gerontius, l’oratorio d’ Edward Elgar. Ensemble, ces jeunes gens découvrent la joie du chant, tandis qu’ils sont confrontés à la perspective imminente de la conscription.
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Sur un scénario d ‘Alan Bennett et réalisé par Nicholas Hytner, ancien directeur artistique du Royal National Theatre de Londres, The Choral met également en scène Sir Simon Russell Beale, grand acteur de théâtre anglais, et Jim Broadbent, Oscar et Golden Globe du meilleur second rôle en 2002. La musique du film est signée George Fenton, compositeur lui aussi britannique, à qui on doit notamment les bandes originales des films Gandhi (1982), Cry Freedom (1988), Les Liaisons dangereuses (1989) ou encore Anna et le roi (2000). Le film sortira en salle au Royaume-Uni le 7 novembre et début 2026 en France.
Philippe Gault
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Donald Trump a donné un ultimatum de dix jours à la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine. En l’absence d’accord d’ici au vendredi 15 août, le président américain menace les alliés de la Russie de droits de douane de 100%. Pourtant selon Sophie Boisseau du Rocher, invité de la matinale, une région devrait échapper aux conséquences de ces sanctions et compte bien bouleverser l’ordre international : l’Asie-Pacifique.
Depuis plus d’un mois, Dimitri Medvedev, l’ancien président russe, et Donald Trump s’écharpent par médias et réseaux sociaux interposés. En réaction, le président américain a annoncé l’envoi de sous-marins près de la Russie ce week-end.
Pourtant, selon Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse associée à l’IFRI, un troisième acteur se dissimule derrière ces négociations russo-américaines : « Ce qui se passe avec la Russie pourrait se produire avec la Chine, qui a à de multiples reprises annoncé sa volonté de réunifier le pays en ramenant la région de Taïwan. Ainsi, chaque décision des États-Unis est décryptée par les pays d’Asie. Washington ne laissera pas tomber l’Ukraine, et donc ne laissera pas tomber Taïwan. L’envoi des sous-marins sert aussi à adresser un message à la Chine : les États-Unis sont toujours prêts. Parallèlement, ce geste montre à leurs alliés qu’ils sont là pour les défendre en cas de besoin. »
Cette stratégie, qui vise à dissuader Pékin de toute action agressive envers Taïwan, sert également les futurs intérêts économiques de Donald Trump : « Pour le président américain, cette région est porteuse d’avenir, contrairement à la Russie, qu’il considère comme une économie morte. On l’a vu avec les précautions qu’il a prises lors des négociations sur les droits de douane : il avait initialement imposé un droit de 100%, avant de le ramener à 30%. »
Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane de 100%, en plus de ceux déjà en vigueur, à tous les alliés de la Russie si elle ne m’était pas fin à la guerre en Ukraine. Sophie Boisseau du Rocher prévient cependant que cette stratégie pourrait se retourner contre les États-Unis : « À court terme, les Américains ont gagné, mais à long terme, les droits de douane imposés pourraient facilement se retourner contre eux. Aujourd’hui, 80% des chaussures importées par les États-Unis sont fabriquées en Asie orientale, et ce sont donc finalement les consommateurs américains qui paieront ces droits de douane via la TVA. »
La chercheuse associée à l’IFRI estime que ce qui était censé être une sanction pourrait devenir un véritable atout pour les pays asiatiques : « Les chaussures importées par les États-Unis ne sont pas les mêmes que celles consommées par les pays asiatiques, et c’est là qu’il y a une opportunité pour cette région : développer des produits asiatiques destinés au marché asiatique. Et ça va devenir le marché le plus prometteur du monde. Il suffit de comparer les chiffres des plus gros consommateurs de baskets, la population qu’on appelle les millennials : il y en a 800 millions dans les pays asiatiques, contre seulement 60 millions aux États-Unis. »
En mai dernier, le président Emmanuel Macron s’est rendu en Asie du Sud-Est. À l’issue de cette visite, plusieurs accords de coopération ont été signés, notamment dans les domaines de l’énergie nucléaire civile, des infrastructures ferroviaires, de la production de vaccins et de l’observation spatiale.
Sophie Boisseau explique cependant que l’approche française est dépassée : « Le président est totalement déconnecté des réalités, et le commerce entre la Chine et le Vietnam en est un exemple frappant : il atteint 260 milliards de dollars, contre seulement 10 milliards pour le commerce avec la France. Affirmer que la France est l’un des principaux partenaires commerciaux du Vietnam est donc ridicule. De plus, les accords de coopération signés relèvent d’une vision dépassée ! Aujourd’hui les pays d’Asie surfent sur les nouvelles technologies. »
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Elle insiste sur la nécessité d’une réaction européenne rapide pour ne pas se laisser distancer par l’essor de l’Asie-Pacifique : « D’ici 10 ans les pays de la région vont atteindre un taux de croissance de 10% et l’Europe doit s’en inquiéter et doit réfléchir à la façon d’en profiter car une chose est sûre les pays d’Asie-Pacifique sont demandeurs de connexion avec l’ensemble de l’humanité. L’objectif c’est donc d’ajuster notre offre à leur besoin ! »
Alessandra Wyak
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2 Mars 1969. Pour la première fois le concorde défie les lois de la physique et de l’imagination. Il était la promesse d’un futur où tout irait plus vite, plus haut, plus loin. Mais derrière la légende, que s’est-il réellement passé pour que le Concorde disparaisse du ciel ?
Fruit d’une collaboration franco-britannique inédite, le Concorde devait transporter une élite de passagers triée sur le volet à des prix défiant l’imagination.
Mission accomplie, grâce à une technologie révolutionnaire qui fascine le monde entier. Mais à quel prix cette course à la vitesse a-t-elle été menée ? Quels secrets se cachaient derrière le luxe et le prestige ?
Le 25 juillet 2000, le rêve vire au cauchemar, en quelques secondes. Un accident tragique près de Paris, des vies fauchées, un symbole qui s’effondre.
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Franck Ferrand
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Directrice artistique du festival de Pentecôte de Salzbourg (Salzburger Festspiele Pfingsten) depuis 2012, Cecilia Bartoli a été reconduite à son poste pour un nouveau mandat de cinq ans. L’occasion pour la mezzo-soprano italienne de pouvoir « ouvrir de nouvelles voies. »
La villégiature estivale autrichienne de Cecilia Bartoli se passe très bien. Le 31 juillet à Salzbourg, aux côtés de Léa Desandre et Philippe Jarousky, entre autres, accompagnés par Les musiciens du Prince de Monaco et Le Chant d’Orphée, dirigés par Gianluca Capuano, la mezzo-soprano chantait dans la première d’une série de cinq représentations (jusqu’au 15 août) de Metamorphosis Hotel, mis en scène par Barrie Kosky.
Juste avant cette représentation de la pièce opératique d’Antonio Vivaldi, la direction du festival de Salzbourg, représentée par Kristina Hammer et Markus Hinterhäuser et Lukas Crepaz, lui a fait signer la prolongation de cinq ans, jusqu’en 2031, de son contrat de directrice artistique du festival de Pentecôte. Poste qu’elle occupe depuis 2012 et dont le mandat a déjà été reconduit à deux reprises en 2014 et 2020.
Dans un communiqué, Cecilia Bartoli se dit « remplie de joie et, oui, d’une certaine fierté. Ce que nous créons sur scène est plus qu’une œuvre artistique : c’est le fruit de la passion, de l’imagination, de l’enthousiasme et d’une bonne dose d’humour, sans laquelle même l’art le plus sincère ne peut s’épanouir. »
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Pour Markus Hinterhäuser, le directeur artistique du festival de Salzbourg : « Cecilia Bartoli et sa vision conceptuelle sont une bénédiction pour Salzbourg. Avec son instinct infaillible pour la qualité musicale et dramaturgique, elle incarne le rayonnement artistique exceptionnel et constant du Festival de Pentecôte. »
Une publication partagée par Cecilia Bartoli (@ceciliabartoli)
On devrait savoir vers la mi-novembre quel sera le thème choisi par la cantatrice pour l’édition 2026 du festival de Pentecôte de Salzbourg. Cette année, début juin, la programmation avait été consacrée à Venise et aux « Sons de la Sérénissime. »
Philippe Gault
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Le danseur étoile Hugo Marchand se produira au Palais des Papes à Avignon les 1er et 2 août pour deux soirées exceptionnelles. Accompagné de Caroline Osmont, danseuse de l’Opéra de Paris, et de Juha Marsalo danseur de la Carolin Carlson Company, il présentera en première mondiale Midnight Souls, un spectacle de danse contemporaine. Invité de la matinale, le danseur étoile à l’Opéra de Paris, présente l’expérience Midnight Souls.
Midnight Souls est le fruit d’une collaboration entre la chorégraphe Carolyn Carlson et l’artiste Jean-Michel Othoniel. C’est sur la scène de la Cour d’honneur du Palais des Papes d’Avignon que le danseur étoile Hugo Marchand évoluera aux côtés de Caroline Osmont et Juha Marsalo.
Le spectacle allie mathématiques et ésotérisme, comme le dévoile le danseur étoile : « Carolyn Carlson avait pour travail le mouvement qu’elle devait réussir à allier à celui de Jean-Michel Othoniel, beaucoup plus mathématique dans la conception de la forme des sculptures qui nous accompagnent sur scène. Et nous, les danseurs, on va apporter une touche d’ésotérisme et d’imaginaire pour tenter de transporter les spectateurs dans un monde de belle rêverie. »
Pour métamorphoser l’architecture de la Cour d’Honneur, plus de 10 000 briques de verre ont été utilisées. Au-delà du défi technique que représente cette scénographie, les danseurs comptent également surprendre le public avec une part d’improvisation : « Ce qui est magique, c’est qu’on va quasiment découvrir la chorégraphie en même temps que les spectateurs. Car il y a des choses qui sont écrites et qu’on répète, mais il va y avoir aussi de l’improvisation. »
C’est à la tombée de la nuit, vers 22h, que le spectacle débutera, tirant parti de la magie du lieu et des éléments naturels : « Tout se passe en extérieur. Ça apporte une ambiance encore plus spéciale, car on ne sait pas ce que la nature nous réserve : que ce soit la chaleur, le vent, les oiseaux ou même la pluie ! »
Pour Hugo Marchand, Midnight Souls est aussi l’occasion de faire dialoguer différentes formes d’art : « L’objectif, c’était de faire communiquer différentes formes d’art entre elles. On aura donc la danse, l’art contemporain, la sculpture et le patrimoine. C’est ça qui est intéressant, on va pouvoir toucher des gens aux centres d’intérêt différents. »
Cette volonté de diffuser l’art, le danseur étoile la poursuit également au sein de son association : « Sortir la danse classique au niveau qu’on le fait à l’opéra de Paris, oui, je trouve ça essentiel. Ça fait justement partie des actions de l’association Hugo Marchand pour la danse. On se bat pour la diffusion de la danse classique et contemporaine dans les milieux ruraux et dans les lieux du patrimoine. »
Créée en 2022, l’association Hugo Marchand pour la Danse ne se contente pas d’offrir des spectacles d’exceptions : elle se bat aussi pour l’inclusion et la diversité. Une cause personnelle pour le danseur : « L’idée de l’association c’est aussi de changer l’image qu’on peut avoir des hommes qui dansent. Il y a 15 ans de ça, je me faisais insulter à l’école quand je disais que je faisais de la danse classique. »
Un combat qu’il confie être toujours d’actualité : « J’ai encore des messages de jeunes garçons qui ont peur de danser, je reçois même des messages de parents dont les enfants sont encore moqués à l’école car ils font de la danse ! Donc le problème est encore là et il faut le régler. »
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Il souligne l’importance de sensibiliser la jeune population à cet art : « Ça ne les intéresse pas forcément maintenant, mais peut-être que demain ça leur parlera plus et ça peut donner des idées de carrières. La danse, c’est avant tout quelque chose qui fédère, et j’aime à penser que d’ici 20 ans, ça sera aussi populaire que le football ! »
Alessandra Wyak
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Maître de la scène qui a révolutionné le théâtre et l’opéra, l’Américain Bob Wilson, décédé jeudi à l’âge de 83 ans, fait partie de ces artistes plus aimés en France que dans leur pays.
Peter Pan, Turandot, Einstein on the Beach… Ses mises en scène d’œuvres originales comme d’ouvrages du répertoire traditionnel créent l’événement partout où elles sont montrées. Mais c’est en France que Robert Wilson, artiste total, a le plus fait l’unanimité. La ministre française de la Culture Rachida Dati a immédiatement rendu hommage à un « artiste visionnaire ».
Bob Wilson était un artiste visionnaire, un maitre de la mise en scène, un sculpteur de la lumière. Né aux Etats-Unis, il a profondément marqué ses contemporains, notamment en France où il créa tant. Mes pensées vont vers celles et ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui… pic.twitter.com/ebGz9yIAw3
— Rachida Dati ن (@datirachida) July 31, 2025
« Les Français m’ont donné un chez moi », racontait en 2021, le Texan qui avait monté le spectacle d’inauguration de l’Opéra Bastille, à Paris, en 1989. L’histoire d’amour avec la France commence avec Le regard du sourd, son premier succès, un spectacle « silencieux » de sept heures présenté au festival de Nancy en 1971, puis à Paris. Il lui vaut rien moins qu’une citation du poète Louis Aragon qui, bouleversé, écrit « je n’ai jamais rien vu de plus beau en ce monde depuis que j’y suis né. »
Ce fils d’un avocat né le 4 octobre 1941 à Waco (Texas) n’était pourtant pas prédestiné au théâtre mais dès l’âge de 12 ans, il joue ses propres pièces dans le garage familial. A la vingtaine, il atterrit à New York, mais déteste ce qu’il voit au théâtre et se rapproche instinctivement de l’avant-garde américaine: Andy Warhol, John Cage ou les chorégraphes George Balanchine et surtout Martha Graham.
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C’est en 1976 que Robert, ou Bob Wilson, est propulsé sur la scène internationale avec Einstein on The Beach, un « ovni » de presque cinq heures monté à plusieurs reprises depuis sa création, et dont la musique est signée Philip Glass. Également plasticien, il a multiplié les collaborations: le chorégraphe Andy de Groat, Tom Waits, Isabelle Huppert pour Orlando de Virginia Woolf, Lady Gaga pour des portraits vidéos d’elle au Louvre ou encore la légende du ballet Mikhaïl Barychnikov. Sans oublier une quinzaine d’opéras montés de Paris à la Scala de Milan.
Philippe Gault (avec AFP)
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Berlin, 1943. Chaque jour, il côtoie les plus hauts dignitaires nazis, sans éveiller les soupçons. Pourtant, Fritz Kolbe est un espion. Franck Ferrand vous plonge au cœur d’une incroyable histoire de courage et de trahison, celle d’un homme qui a osé défier le Reich de l’intérieur.
Fonctionnaire discret et peu remarqué au ministère des Affaires étrangères Allemand, Fritz Kolbe a accès aux télégrammes, aux dossiers secrets et aux comptes rendus de réunion. Des informations qu’il prend soin de dissimuler et de conserver, avec un objectif précis en tête.
Témoin de l’horreur et de la barbarie du régime nazi, il prend alors une décision risquée : transmettre secrètement ces renseignements aux Alliés, dans l’espoir d’abréger la guerre et de détruire le Reich de l’intérieur
Chaque voyage diplomatique, chaque rencontre clandestine devient un défi mortel. Kolbe doit jongler avec les apparences, berner ses supérieurs et éviter à tout prix d’éveiller les soupçons de la Gestapo. Comment cet homme ordinaire, sans formation d’espion, a-t-il réussi à infiltrer le cœur du pouvoir nazi et à tromper les plus hauts responsables du Reich ?
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Découvrez l’histoire extraordinaire de Fritz Kolbe, l’espion qui, au péril de sa vie, a œuvré dans l’ombre pour la victoire des Alliés. Un récit captivant de courage, de trahison et d’espoir, raconté par Franck Ferrand sur Radio Classique.
Franck Ferrand
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