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Berlin, 1943. Chaque jour, il côtoie les plus hauts dignitaires nazis, sans éveiller les soupçons. Pourtant, Fritz Kolbe est un espion. Franck Ferrand vous plonge au cœur d’une incroyable histoire de courage et de trahison, celle d’un homme qui a osé défier le Reich de l’intérieur.
Fonctionnaire discret et peu remarqué au ministère des Affaires étrangères Allemand, Fritz Kolbe a accès aux télégrammes, aux dossiers secrets et aux comptes rendus de réunion. Des informations qu’il prend soin de dissimuler et de conserver, avec un objectif précis en tête.
Témoin de l’horreur et de la barbarie du régime nazi, il prend alors une décision risquée : transmettre secrètement ces renseignements aux Alliés, dans l’espoir d’abréger la guerre et de détruire le Reich de l’intérieur
Chaque voyage diplomatique, chaque rencontre clandestine devient un défi mortel. Kolbe doit jongler avec les apparences, berner ses supérieurs et éviter à tout prix d’éveiller les soupçons de la Gestapo. Comment cet homme ordinaire, sans formation d’espion, a-t-il réussi à infiltrer le cœur du pouvoir nazi et à tromper les plus hauts responsables du Reich ?
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Franck Ferrand
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Engagée dans plusieurs actions juridiques face au Met Opera, dont elle a été écartée depuis 2022, Anna Netrebko voit sa plainte pour discrimination fondée sur l’origine nationale, rejetée dans un premier temps, être validée tout comme d’autres qu’elle a déposées depuis.
En août 2024, un tribunal de New York avait rejeté une plainte d’Anna Netrebko qui accusait la direction du Met Opera de l’avoir déprogrammée à partir de février 2022, au motif, selon elle, qu’en tant que ressortissante russe, elle n’avait pas clairement pris parti contre l’intervention militaire russe en Ukraine.
À l’époque, la soprano avait été remplacée justement par la chanteuse ukrainienne Liudmyla Monastyrska dans au moins une production qu’elle devait assurer. Par ailleurs, Anna Netrebko avait également porté plainte pour discrimination sexuelle, arguant du fait que des artistes masculin russes, notamment les chanteurs Evgeny Nikitin et Igor Golovatenko et Alexey Markov, avaient pu eux continuer de chanter au Met.
Le même tribunal fédéral de New York vient donc de revenir sur cette décision en autorisant Anna Netrebko à poursuivre ces plaintes. Selon la juge en charge du dossier : « Les allégations étayent la conclusion selon laquelle le remplacement de Netrebko par des artistes non russes s’est produit dans des circonstances donnant lieu à une inférence au moins minimale de discrimination ».
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Cette décision en faveur de la chanteuse austro-russe intervient quelques jours après une nouvelle plainte que ses avocats ont déposée, cette fois-ci contre le directeur général du Met pour propos diffamatoires. Dans un entretien accordé à la presse ukrainienne début juillet, Peter Gelb avait en effet affirmé que les déclarations d’Anna Netrebko contre l’intervention russe étaient « insincères ». Selon les conseils de la soprano « Peter Gelb et le Met ont lancé une nouvelle campagne publique visant à diffamer et à la dénigrer en représailles après qu’elle a intenté des actions juridiques contre eux ».
“The Vienna State Opera has had no problem casting Netrebko in roles while the financially strapped Met struggles to fill its seats without her.”
Read “A queen reigns in Vienna,” by Paul du Quenoy. https://t.co/TR9naFetup
— The New Criterion (@newcriterion) July 25, 2025
Philippe Gault
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Dans sa dernière étude, l’Insee révèle que les Français continuent d’avoir de moins en moins d’enfants chaque année. L’organisme estime qu’au cours de cette année, il est possible que le nombre de décès dépasse celui des naissances. Invité de la matinale, Maxime Sbaihi, économiste et spécialiste de la démographie, décrypte les causes de cette dénatalité historique.
« Cette situation arrive 10 ans plus tôt que les projections initiales de l’Insee », s’alarme Maxime Sbaihi. Dans son bilan démographique, l’Insee précise que le taux de natalité de l’année 2023 était déjà le plus faible depuis la fin du baby-boom au milieu des années 1970.
Le spécialiste de la démographie explique : « Du côté des décès, il y a une tendance assez naturelle à la hausse, comme les premiers baby-boomers arrivent aujourd’hui à des âges de 80 ans. D’un autre côté, la natalité s’effondre, ce qui fait qu’on arrive à un solde naturel négatif. Ça veut dire que les décès deviennent supérieurs aux naissances, une première depuis les années 30. »
Pourtant, d’après lui, ce phénomène n’est pas nouveau : « Ça fait 10 ans que le taux de natalité ne fait que baisser, mais pendant tout ce temps, on a juste fait face à une indifférence générale. Pourtant, je pense que c’est quelque chose auquel on doit s’intéresser car ce régime démographique inédit risque de ne pas disparaître de sitôt. »
À partir de 1964, le monde a connu une chute de la fécondité. La France y avait toujours résisté, affichant encore récemment un taux de 2,2 %. Aujourd’hui, ce taux a baissé à 1,6 et, pour Maxime Sbaihi, les causes sont multiples : « Dans un premier temps, il faut comprendre que l’exception démographique française est morte. Maintenant, pourquoi ça baisse ? Je vois plusieurs facteurs socio-économiques, avec la crise du logement qui prive les jeunes de suffisamment d’espace pour déployer leurs projets familiaux, le travail qui ne paie plus, ce qui fait que le niveau de vie des actifs ne progresse plus, au point d’être même rattrapé par celui des retraités. »
Un véritable contraste face aux désirs des Français : « Quand on regarde, le taux de natalité est de 1,6 %, mais l’envie est à 2,3 %. Donc on veut faire plus d’enfants, et la baisse de naissance n’est pas que voulue, c’est une contrainte. »
D’après l’économiste et spécialiste de la démographie, un bouleversement de notre société est à prévoir : « Il faut revoir tout notre système social : tout se basait sur une pyramide des âges pyramidale qui n’est plus pyramidale car elle maigrit par le bas et grossit par le haut. Il fallait une jeunesse majoritaire, sauf que les moins de 20 ans sont en minorité face aux plus de 60 ans, et on s’éloigne toujours plus du seuil de renouvellement qui est à 2,1, alors que le taux de fécondité est à 1,6. Cet édifice social a été construit sur des postulats qui ne se vérifient plus aujourd’hui, et c’est pour ça que ça craque de partout. »
En 2024, Emmanuel Macron appelait à un « réarmement démographique ». Mais pour Maxime Sbaihi, ce n’est pas l’approche à adopter : « Il ne faut pas penser que les bébés sont des obus et le ventre des femmes, des canons. »
Il conseille une approche avec des mesures concrètes pour la jeunesse : « Si on fait en sorte que le travail se mette à payer, que les jeunes puissent se loger et que les retraités feraient un effort, on pourrait peut-être éviter le pire. Il faut aussi changer la politique familiale française car, je vous rappelle, vous n’avez pas d’allocation familiale au premier enfant. Il faut sortir de cette logique des années 80 en disant que le premier enfant vient seul, le deuxième est incité avec les allocations et le troisième avec la part fiscale entière. Il faut tout recalibrer dès le premier enfant. »
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Il insiste sur le besoin de maintenir des discussions avec l’Élysée : « Notre situation démographique est un sujet aussi important que le réchauffement climatique, mais il faut encore que tout le monde le réalise. A l’occasion des premières réunions avec l’Élysée, mais maintenant, il faut prendre des mesures pour rééquilibrer tout ça. »
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Douvres, 1670, la ville est en fête. Pourtant, derrière les réjouissances, se trame une alliance délicate entre l’Angleterre et la France. Dans l’ombre de cette mission diplomatique, une jeune bretonne, Louise de Keroual. Franck Ferrand vous raconte comment une simple fille d’honneur va devenir un pion essentiel sur l’échiquier européen.
Au cœur des intrigues de la cour d’Angleterre, une jeune bretonne va bouleverser les relations franco-anglaises et marquer l’histoire à jamais. En 1670, Louise Renée de Penancoët de Keroual, simple fille d’honneur, débarque à Douvres dans la suite d’Henriette d’Angleterre, sœur du roi Charles II. Sa beauté et son charme ne laissent pas le souverain indifférent.
Très vite, la diplomatie française voit en elle un atout précieux. C’est ainsi que derrière les festivités et les galanteries, des enjeux politiques cruciaux vont commencer à se dévoiler.
La France de Louis XIV cherche à consolider son alliance avec l’Angleterre, et Louise va devenir, malgré elle, un pion essentiel de cette stratégie. Entre faux mariages, complots et passions dévorantes, elle va gravir les échelons de la cour, devenant la maîtresse royale, la duchesse de Portsmouth, et l’oreille attentive du roi.
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À quelques jours de l’échéance du 1er août, Ursula von der Leyen et Donald Trump ont négocié dimanche un accord sur les droits de douane à 15%. Certains secteurs clés de l’économie européenne ont eu le droit à une exemption. Invité de la matinale, Bertrand Badré, ex-directeur général et directeur financier de la Banque mondiale, alerte sur le bouleversement mondial que représente cet accord.
Donald Trump avait annoncé des droits de douane de 30% sur les exportations européennes si les deux parties échouaient à trouver un accord, mais la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réussi à négocier un accord in extremis. Elle s’est contentée de saluer « un bon accord qui apportera de la stabilité et de la prévisibilité des deux côtés de l’Atlantique. »
Des secteurs comme l’équipement aéronautique, les matières premières et les semi-conducteurs ont été exemptés, mais d’autres, comme les vins et les spiritueux, n’ont toujours pas trouvé d’accord définitif et sont en attente de nouvelles discussions. D’après Bertrand Badré, l’ex-directeur général et directeur financier de la Banque mondiale, cela fait partie de la stratégie de Donald Trump : « Ce qui est difficile avec cet accord, c’est qu’on n’a que les grandes lignes et on ne connait pas encore tous les détails. Mais on ne peut rien y faire, c’est la méthode Trump : j’annonce d’abord et on discute ensuite. »
Bertrand Badré dévoile pourtant que cette méthode peut porter préjudice à Donald Trump : « En ce moment même, il y a toute une discussion juridique qui est en train de se dérouler sur les manières de négocier de Donald Trump. Il faut rappeler que, techniquement, ce n’était pas à lui de réaliser les négociations, mais au Congrès, en matière de politique commerciale. »
« L’accord commercial négocié par la Commission Européenne avec les Etats-Unis apportera une stabilité temporaire aux acteurs économiques menacés par l’escalade douanière américaine, mais il est déséquilibré » a réagi sur X le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.
Pour l’ex-directeur général et directeur financier de la Banque mondiale, cela va au-delà du déséquilibre, on a atteint un bouleversement mondial : « Là, on vient de plonger la tête la première dans la logique de Trump. On accepte totalement le fait que pendant 80 ans on a vécu un monde régi par les règles et où la base du commerce était que tout le monde était gagnant/gagnant, et là on passe du jour au lendemain dans un monde qui s’est radicalement transformé avec une nouvelle logique : ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est négociable. »
Pour Bertrand Badré, l’Europe serait tombée dans un autre piège : « Le fait que l’Union européenne ait accepté l’accord à 15% alors que les Britanniques ont réussi à obtenir moins, cristallise un peu les passions. Comme l’Angleterre est sortie de l’Europe, cela a malheureusement montré que l’argument de l’Europe selon lequel ils sont plus forts ensembles n’a pas marché, et ça l’affaiblit encore plus. »
« L’une des clés de l’Europe, c’est de ne pas se faire prendre en étau entre les Etats-Unis et la Chine », explique l’ex-directeur général et directeur financier de la Banque mondiale.
Face à ce nouveau contexte, l’Europe doit alors impérativement diversifier ses alliances commerciales : « L’urgence, c’est d’aller trouver des partenaires avec qui on peut commercer sur la base de règles et de principes, sinon on est pris dans un piège. Pour ça, on peut se tourner vers des alliés comme l’Indonésie, les pays de l’Amérique latine et les pays émergents. »
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D’après lui, l’Europe doit répondre à Donald Trump : « La question de nos capacités ne se pose pas, on les a. Maintenant, il faut savoir si on a la volonté de riposter, car cela s’étalera sur les prochaines années à venir. »
Alessandra Wyak
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Avant de devenir ce vieillard décharné admiré par toute l’Europe, ce grand dramaturge ami des souverains, défenseur de Calas, le riche ermite de Ferney a été un jeune homme libre et charmant.
Franck Ferrand vous raconte une « historiette » du 18ème siècle, qui s’est produite dans les dernières années du règne de Louis XIV. Elle met en scène un Don Juan en herbe inattendu : le futur philosophe Voltaire ! En 1713, le nouvel ambassadeur de France en Hollande est entouré de secrétaires, dont un certain François-Marie Arouet, âgé de 19 ans.
Son père, trésorier de la Chambre des comptes, excédé par les fantaisies de ce rejeton insupportable, vient de l’expédier au loin. Et à La Haye, François-Marie est toujours à la recherche d’aventures galantes. Si les Hollandaises ont la réputation d’être froides, ce n’est pas le cas des Françaises. Or de nombreuses familles huguenotes se sont exilées en Hollande depuis la révocation de l’Edit de Nantes.
Une jeune beauté attire son attention, Olympe du Noyer. Ils se voient régulièrement dans l’arrière-boutique d’un cordonnier situé non loin de l’ambassade de France. Mais les factures importantes de chaussures de la jeune femme attirent l’attention de sa mère, et le scandale éclate.
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Pour rester auprès de celle qu’il considère comme l’amour de sa vie, le jeune Voltaire fait un calcul périlleux : être renvoyé de l’ambassade de France, faire venir Olympe à Paris, qui se convertirait alors au catholicisme et qu’il pourrait épouser.
Les choses ne tourneront pas ainsi, c’est ce que vous raconte Franck Ferrand dans cet épisode.
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Longtemps réduite au silence par une société patriarcale, Mélanie Bonis a eu de la peine à être reconnue en tant qu’artiste de son vivant. C’est derrière son pseudonyme, Mel Bonis, qu’elle compose des œuvres allant de la musique de chambre aux pièces pour orgue. Derrière sa passion pour la musique se cachent les contraintes sociales auxquelles doit faire face une femme du XIXe siècle.
Née à Paris en 1858, Mélanie-Hélène Bonis grandit dans un milieu modeste, son père étant horloger et sa mère passementière. Ils habitent un appartement exigu au cœur du Paris du XIXe siècle. Mélanie reçoit une éducation catholique où la convenance prime sur l’expression des sentiments. Enfant pieuse et réservée, elle se passionne pour le catéchisme et se réfugie dans la prière, trouvant dans la foi un refuge et une source d’inspiration.
Mais c’est surtout le piano familial qui captive son attention. Pour elle, c’est un moyen d’échapper à l’éducation stricte de ses parents. Mélanie confiera même plus tard : « Jamais de sa vie, ma mère n’a dit un mot de tendresse. » Elle improvise donc souvent des mélodies, laissant libre cours à son imagination dès que le regard de ses parents se détourne. Son talent est indéniable, une évidence qui finit par s’imposer à sa famille.
Ils comprennent, non sans réticence, qu’ils ne pourront pas étouffer sa passion. Mélanie est alors autorisée à suivre des cours de musique, puis, à 18 ans, elle est admise dans la classe d’orgue de César Franck, au prestigieux Conservatoire de Paris. Pourtant, même au sein de cette institution dédiée à l’art, les préjugés persistent : « Une femme, vous vous rendez compte, ce serait une première ! », entend-elle murmurer lorsqu’il est question de la présenter au prix de Rome, la plus haute distinction pour un compositeur.
Au Conservatoire, un personnage va bouleverser la vie de Mélanie : Amédée Landély-Tichy, un jeune homme séduisant, doté d’une voix mélodieuse magnifique et d’une sensibilité qui fait écho à la sienne. Ensemble, ils explorent les répertoires, composent des mélodies et rêvent d’une vie dédiée à la musique. Les parents de Mélanie s’opposent catégoriquement à cette union, jugeant Amédée trop peu fortuné et trop bohème.
Mélanie, soumise à l’autorité parentale, doit se résigner à épouser Albert Domange, un homme veuf et père de cinq enfants. À partir de ce moment, sa vie se résume à s’occuper des enfants de son mari, à assumer les responsabilités d’une maîtresse de maison et à participer à des œuvres caritatives. Pour échapper à la grisaille du quotidien, elle se réfugie encore une fois dans la musique et commence à composer en secret, la nuit.
Pour se faire accepter dans ce milieu d’hommes, elle prend le pseudonyme de Mel Bonis, afin de dissimuler son identité derrière un nom aux consonances masculines. Les éditions Alphonse Leduc, spécialisées dans les ouvrages pédagogiques, perçoivent son potentiel et l’encouragent à persévérer. Malgré les obstacles, Mélanie et Amédée parviennent à maintenir le contact. Ils se retrouvent occasionnellement lors de concerts ou de soirées musicales, et leur collaboration artistique reprend de plus belle.
Le destin frappe à nouveau en 1899. À 41 ans, Mélanie tombe enceinte d’Amédée. Elle vit cette grossesse comme une punition divine. Pour éviter le déshonneur, elle accouche en secret d’une petite fille, Madeleine, qui sera confiée à une famille d’accueil. La culpabilité la ronge jusqu’à la fin de ses jours, et même sa musique va devenir très mélancolique. Les relations avec Amédée se distendent, mais elle ne cessera jamais de lui être attachée.
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Profondément bouleversée par cet évènement, Mélanie Bonis se consacre davantage à la musique spirituelle. Elle compose des pièces pour orgue et pour chœur, où elle exprime ses doutes, ses espoirs et sa quête de rédemption.
Aujourd’hui, Mélanie Bonis a laissé près de 300 œuvres allant de la musique de chambre aux pièces pour piano, en passant par les mélodies et les œuvres religieuses.
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C’était un secret de polichinelle dans le monde classique, Nicola Benedetti et le grand trompettiste de jazz américain Wynton Marsalis sont bien mariés et parents d’une petite fille depuis l’an dernier. La violoniste écossaise l’a confirmé au Telegraph ce week-end.
Leur complicité depuis 20 ans laissait peu de doute sur leur relation, même si 25 ans les séparent. La violoniste Nicola Benedetti, 38 ans depuis le 20 juillet, et Wynton Marsalis 63 ans, sont bien mariés et les parents d’une petite fille née en mai 2024. C’est ce qu’a confirmé la musicienne écossaise au quotidien The Telegraph, à quelques jours du début du grand festival d’Edimbourg (1er au 24 août) dont elle est la directrice artistique.
Dans cet entretien, Nicola Benedetti révèle qu’elle était une grande fan du trompettiste américain lorsqu’elle l’a rencontré pour la première fois en 2004 à New York alors qu’à 17 ans, elle assistait au sommet de l’American Academy of Achievement en tant qu’étudiante déléguée. À l’époque, Wynton Marsalis, fils d’un immense pianiste de jazz et membre d’une fratrie de grands jazzmen, avait déjà remporté 9 Grammy Awards et avait même été le premier artiste à recevoir la même année cette récompense dans les catégories classique et jazz (1983).
Selon Nicola Benedetti, leur relation s’est longtemps limitée à une amitié profonde et a d’étroites collaborations artistiques qui se sont traduites notamment par un concerto pour violon créé spécifiquement pour elle par le trompettiste en 2015 et par un Grammy Award dans la catégorie « Meilleur solo instrumental » pour la violoniste en 2020 pour son enregistrement du Concerto pour violon et de la Fiddle Dance Suite de… Wynton Marsalis.
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Concernant le révélation tardive de leur relation, Nicola Benedetti a déclaré au Telegraph : « D’abord parce que je n’aime pas parler de ma vie privée et puis parce que les gens ne viennent pas à mes concerts à cause de la personne avec laquelle je suis en couple. Ils viennent parce que je joue du violon ». La violoniste a également confié que, depuis la naissance de sa fille, elle a fait une pause dans sa carrière de soliste, ne donnant que quelques concerts au festival d’Edimbourg l’an dernier et « un ou deux petits récitals privés ».
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En France, une quatrième personne sera dotée d’une prothèse bionique à la rentrée 2026. Cette opération est réalisée par le Dr Edward Keating-Hart, qui est le premier à avoir effectué une chirurgie TMR dans l’hexagone. Elle consiste en une réinnervation musculaire ciblée pour connecter une prothèse bionique à un patient amputé du membre supérieur. Invité de la matinale, il présente cette innovation complètement remboursée par la sécurité sociale.
Edward de Keating-Hart est le spécialiste français de la TMR. Il explique : « Ça vient du terme anglais Targeted muscle reinnervation. C’est une technique de chirurgie nerveuse musculaire ciblée où on réactive les nerfs qui sont dans le bras et on va les greffer dans des muscles pour lui permettre de se contracter. »
La deuxième étape, c’est de rendre le bras bionique : « Les contractions de ce fameux muscle vont être réceptionnées à l’aide d’électrodes pour donner du mouvement à la prothèse qui devient bionique car la chirurgie qu’on réalise lui permet d’être contrôlée par la pensée. » À l’heure actuelle, trois patients ont déjà été opérés en 2018, en 2020 et en 2023.
Pour Edward de Keating-Hart, cette méthode permet d’atténuer la souffrance des personnes amputées : « Ces trois premiers patients sont tous venus me voir pour le même problème : ils avaient de très importantes douleurs du membre fantôme qui subsistent après la perte d’un membre. Grâce à cette technique, ils ont pu retrouver un membre le plus naturel possible et ils ont tous été réopérés avec succès. »
Cette innovation n’est accessible qu’aux personnes amputées des membres supérieurs et selon des critères très spécifiques : « Il faut que le patient ait besoin de l’utilisation d’une prothèse avec des mouvements fluides, il faut qu’ils aient déjà eu une prothèse basique avec deux électrodes, mais qu’ils obtiennent du mal à utiliser, il faut qu’ils soient prêts à tenir 2 ans de rééducation nécessitant souvent de grands déplacements, car le seul centre de rééducation pour cette prothèse se trouve à Nantes. »
Et cette technologie a un coût : « Sur deux types de prothèses : une pour les patients amputés au-dessus du coude qui coûte 150 000 euros et une autre lorsqu’ils sont amputés au niveau de l’épaule, et là, le prix est plus important, il est de 200 000 euros. »
Malgré ce prix élevé, l’accessibilité à cette technologie est en train de s’améliorer, confie le chirurgien : « Depuis septembre, la prothèse est complètement remboursée et on espère avoir plus de demandes grâce à ça ! On sait que pour la rentrée 2026, on a déjà une nouvelle opération de prévue. »
L’avenir de la prothèse bionique s’annonce prometteur. Si la motricité est aujourd’hui en grande partie restaurée, le prochain défi consiste à rendre les sensations aux patients : « Ce serait le Graal et c’est ce que nous demandons à tous les patients : de pouvoir ressentir l’objet ou la partie qu’ils vont toucher et c’est ça l’enjeu maintenant, de réussir à combiner la magie de la motricité et celle du sensible. On travaille en collaboration avec une société française, Digi’Skin, et on devrait atteindre cet objectif d’ici quelques années. »
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Cependant, le chirurgien tient à mettre en garde sur l’évolution des innovations bioniques : « Il y a des expériences qui ont été faites comme ajouter un troisième bras bionique à quelqu’un qui veut travailler de chez lui pour qu’il réalise les tâches plus vite. Mais pour moi, il faut s’arrêter à un moment, notre but mais c’est de soigner les personnes malades, pas celles en bonne santé. Si on fait ça, on dépasse les bornes car un bras bionique n’est pas fait pour être mieux ou plus fort étant donné que de toute façon, on ne peut pas faire mieux que ce qui est naturel. »
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Plusieurs activistes propalestiniens ont manifesté samedi lors de la soirée officielle d’ouverture du festival de Salzbourg pendant les discours des responsables fédéraux autrichiens.
Comme il est d’usage à Salzbourg, la soirée officielle d’ouverture du festival a lieu une semaine après le début de l’événement autrichien à la Haus für Mozart (Maison de Mozart). Cette année, le grand concert du soir, une représentation de Giulio Cesare in Egitto de Georg-Friedrich Haendel dans une production signée Dmitri Tcherniakov a commencé avec un peu de retard en raison de perturbations extra-musicales.
Des manifestants pro-palestiniens ont perturbé le Festival de Salzbourg, en Autriche, le 26 juillet, appelant au boycott d’Israël et à la fin de la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza pic.twitter.com/EFEZFNH0FA
— TRT Français (@trtfrancais) July 27, 2025
La direction du festival avait pourtant pris la précaution de faire intervenir l’historienne américano-polonaise Anne Applebaum qui, dans son discours d’introduction, a déclaré avoir été « profondément touchée » par les images d’enfants affamés dans la bande de Gaza et a appelé Israël à respecter le droit international humanitaire.
Mais c’est lors de l’intervention du vice-chancelier Andreas Babler, chargé de la Culture, que des activistes sont montés sur scène avec un drapeau palestinien et aux cris de : « Arrêtez le génocide », « Libérez Gaza maintenant » et « Du sang sur vos mains », tandis que trois banderoles étaient déployées depuis les cintres.
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Après l’évacuation des manifestants et l’arrestation de six d’entre eux, le président fédéral autrichien Alexander Van der Bellen, présent lors de cette cérémonie, a déclaré : « La situation à Gaza est désastreuse et ne saurait être justifiée par des raisons humanitaires. Mais n’oublions pas octobre 2023, le pire pogrom de l’après-guerre ». Le concert programmé après cette cérémonie qu’a dirigé, au clavecin, Emmanuelle Haïm à la tête du Concert d’Astrée et du Chœur Bach de Salzbourg a pu se dérouler sans perturbation notoire.
Philippe Gault
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