Radio Classique

Radio Classique

By
Download on the App Store

Radio Classique episodes

  • « Les incendies s’étendent désormais avant et après l’été, et le risque concerne toute la France » alerte Christophe Chantepy

    Dans l’Aude, un incendie d’une ampleur exceptionnelle a ravagé plus de 16 000 hectares. S’il est désormais maitrisé, il n’est pas encore éteint. La nouvelle vague de chaleur qui frappe la France inquiète pompiers et habitants, redoutant une réactivation des flammes. Invité de la matinale, Christophe Chantepy, expert en Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) pour l’Office National des Forêts (ONF), analyse ce phénomène qui s’installe dans la durée.

    « Toutes les caractéristiques de ce feu dépassent les normes habituelles des feux de forêt plus classiques […]. En moins de 24 heures, il avait parcouru déjà plus de 10 000 hectares », souligne Christophe Chantepy. Les épisodes caniculaires du mois de juin, les sécheresses répétées des dernières années et un air de plus en plus sec créent un terrain favorable aux départs de feu. Le vent aggrave la situation en transportant « des particules incandescentes de végétation, comme des petites brindilles de bois, des écorces détachées, ou des feuilles, qui partent dans la colonne de fumée et retombent enflammées à l’avant du feu, quelques dizaines ou centaines de mètres, voire un kilomètre plus loin. Et là, ce n’est plus un feu qui marche, c’est un feu qui galope », explique l’expert.

    Pour limiter ces catastrophes, la prévention reste essentielle : informer, sensibiliser et surveiller les comportements à risque. Christophe Chantepy rappelle quelques règles simples : ne pas faire de barbecue, éviter de fumer en forêt et reporter certains travaux puisqu’en faire « avec une meuleuse, avec une disqueuse, avec une débroussailleuse pourrait générer des étincelles, et à côté d’une végétation sèche, c’est un risque de départ de feu ».

     

    Une menace qui devient une norme

    La nature est forte comme l’indique l’expert : « Après un incendie, la végétation peut prendre du temps mais va revenir. On a un type de végétation forestière dans le sud de la France qui est plutôt adapté au risque de feu de forêt, notamment au passage du feu. C’est le cas avec le pin d’Alep par exemple ». Quant aux équipes en charge de la prévention et de la maîtrise des feux de forêt, elles sont performantes : « 95 % des feux de forêt sont arrêtés avant de faire une taille de 4 ou 5 hectares. On a une efficacité aujourd’hui, en France, sur l’intervention des feux naissants qui permet de cantonner bon nombre de feux dans des surfaces qui sont réduites ».

     

    A lire aussi

    Des partitions originales du compositeur Arnold Schoenberg détruites par les incendies à Los Angeles

     

    Mais la tendance est claire : la saison des incendies ne se limite plus à l’été. « On a un risque feu de forêt qui s’intensifie dans le sud de la France, et remonte sur toute la façade atlantique jusqu’en Bretagne, dans le Val-de-Loire et dans le Grand Est. […] On peut s’attendre à ce que l’ensemble du territoire français soit concerné, à des degrés différents, dans les prochaines années », prévient Christophe Chantepy.

     

    Daphnée Cataldo

     

    Retrouvez toute l’actualité Société

    Ultra violet, une enquête sur le bronzage : « le publicitaire Jacques Séguéla a raconté que pour obtenir la signature d’un contrat, il allait faire une séance d’UV avant ! »

    Travail : « Les quadragénaires et quinquagénaires s’inquiètent car la retraite est loin et incertaine, et les entreprises sont réticentes à les embaucher » explique Christophe Aulnette

    Dénatalité : « Notre situation démographique est un sujet aussi important que le réchauffement climatique », alerte Maxime Sbaihi

    Prothèse bionique : « Vous pouvez bouger de façon fluide et coordonner des mouvements par votre pensée », explique Edward de Keating-Hart

    Cet article « Les incendies s’étendent désormais avant et après l’été, et le risque concerne toute la France » alerte Christophe Chantepy est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • RÉCIT – Salieri, jaloux de Mozart ? Découvrez l’histoire vraie derrière la légende noire du compositeur

    En faisant de lui un intriguant sans scrupule et l’empoisonneur de Mozart, la postérité a noirci l’image d’Antonio Salieri. Ce viennois d’adoption, en son temps compositeur apprécié et pédagogue recherché, méritait bien une réhabilitation.

    Antonio Salieri est né Italien, mais ce Viennois d’adoption a éclipsé à Vienne tous ses contemporains. Il a occupé de nombreux postes prestigieux, enseigné à des élèves aussi exceptionnels que Beethoven et Schubert, reçu des distinctions remarquables et a même été fait chevalier de la Légion d’Honneur. Et pourtant, le musicien souffre d’une réputation difficile. Une légende noire l’accompagne.

    Perçu comme un stratège musical, il a surtout pâti du drame de Pouchkine, Mozart et Salieri, paru en 1830, et mis en musique par Rimski-Korsakov quelques décennies plus tard. Ce texte fait de Salieri l’empoisonneur de Mozart. Le théâtre, puis le cinéma vont filer la métaphore. Peter Shaffer tire une pièce de cette rivalité, qui connaît un très grand succès à Londres en 1979, à New York l’année suivante, à Paris, puis dans le monde entier. Elle a été adaptée à l’écran par Milos Forman. L’acteur d’origine syrienne F. Murray Abraham, y compose un Salieri rongé de jalousie.

    Salieri au cœur de la Querelle des bouffons

    Qu’y a-t-il donc derrière la légende ? Antonio Salieri est né en août 1750 dans la province de Vérone d’un père marchand, grand mélomane. À la mort de ses parents, c’est un aristocrate ami de la famille qui l’emmène à Venise où il poursuit sa formation. Un évènement décisif survient : sa rencontre avec le compositeur Florian Gassmann, qui en fait son protégé. Ils prennent ensuite la direction de Vienne, et Gassman va faire entrer Salieri à la Cour de l’Empereur Joseph II.

    Lorsque Gassmann meurt tragiquement d’un accident, Salieri n’a que 24 ans, mais huit de ses opéras ont déjà été représentés. Il hérite des charges de son maître, au premier rang desquelles celle de directeur des théâtres impériaux. Alors qu’il s’installe dans la vie, se mariant et accueillant 8 enfants, il est plongé dans la fameuse Querelle des Bouffons, qui oppose l’opéra italien à l’opéra français. Tourné vers l’Italie, Salieri prend la tutelle d’une troupe d’opéra bouffe et compose des œuvres dans l’esprit du Vénitien Goldoni. Il créer l’opéra La Foire de Venise, le plus représenté de son vivant. Mais la troupe se produit pour la dernière fois en 1778, et l’opéra italien à Vienne n’est finalement donné que par des compagnies itinérantes de passage. C’est une des raisons qui le poussent à se rendre en Italie.

    Un opéra de Salieri inaugure la Scala de Milan

    Cette année-là est inauguré un nouveau théâtre à Milan… la Scala, ouverte sous les auspices de l’archiduc Ferdinand et de la famille impériale, ce qui montre bien l’influence énorme de l’Autriche dans le nord de l’Italie. Le premier opéra qui y est joué est de la plume de Salieri. L’Europa riconosciuta (L’Europe révélée) est créé en grandes pompes à Milan. Gluck, pressenti au départ, a dû refuser pour des « raisons d’agenda » comme on dirait aujourd’hui : il est retenu par ses engagements à Paris. 

    De Milan, Salieri gagne Venise. Il va composer là un drame joyeux en deux actes qui s’appelle L’Ecole des jaloux, qui va devenir extrêmement populaire en Italie. Pour un homme dont on dit qu’il se sent menacé par le tout jeune Mozart, c’est tout de même un musicien extrêmement établi, respecté, très soutenu. En 1781, il voit arriver à Vienne cette espèce d’enfant prodige. En vérité, c’est plutôt Mozart qui cherche à attirer l’attention de la société viennoise, et qui aurait exprimé une grande jalousie envers Salieri !

    Mozart, jaloux de Salieri ?

    Dans des lettres adressées à son père, Wolfgang Amadeus se plaint notamment de « l’influence italienne » dans les cercles qui entourent l’empereur. Salieri est tellement apprécié de l’empereur que Mozart écrit par exemple en décembre 1781 : « le seul qui compte à ses yeux est Salieri ».

    Les deux compositeurs sont intéressés par l’opéra italien, ils vont puiser aussi dans les œuvres de Beaumarchais et ils ont Lorenzo da Ponte comme librettiste. Sans surprise, cette proximité professionnelle va engendrer, c’est vrai, de l’hostilité. Le livret de Da Ponte pour Cosi fan tutte, qui d’abord s’appelait L’Ecole des amants, avait initialement été écrit pour pour Salieri. Il a été jugé indigne d’invention musicale par le compositeur qui l’a abandonnée. Et c’est comme ça que le projet s’est retrouvé sur la table d’écriture de Mozart.

    Une rivalité posthume

    De son côté, Léopold Mozart est convaincu que Salieri tente de saboter les opéras de son fils. Pourtant, la production des opéras de Mozart au théâtre de la Cour de Vienne – comme L’Enlèvement au sérail ou Les Noces de Figaro  auraient été inimaginables sans l’accord de celui qui dirige les théâtres de la Cour, c’est-à-dire Antonio Salieri. Mais il est vrai que cet engouement pour les opéras italiens à Vienne servait aussi les intérêts de Salieri, quelque peu malmené par l’opéra allemand.

    En vérité, cette rivalité entre les deux compositeurs serait survenue plutôt de façon posthume. Salieri cesse de composer au début du 19e siècle pour se consacrer à l’enseignement. Alors que la musique de Salieri semble complètement dépassée pour son époque, la musique de Mozart bénéficie d’une popularité sans cesse plus grande.

    A lire aussi

    Le vrai visage de Mozart reconstitué d’après l’étude de son crâne

     

    Il faut aussi rappeler que Mozart, à mesure que décline sa santé en 1791, est la proie de fantasmes paranoïdes. Il pense qu’il a été empoisonné par une espèce de mixture très dangereuse, d’invention italienne, qu’on appelle l’aqua tofana. C’est peut-être bien lui qui est à l’origine de la rumeur ! Son fils cadet a même déclaré en 1829 à l’éditrice Marie Novello que Salieri n’a pas empoisonné son père, même si ce dernier le pensait !

    Franck Ferrand

     

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Cléopâtre, une héroïne universelle : 4 choses à savoir sur la plus célèbre des reines d’Egypte

    Georges Carpentier : le sportif français le plus célèbre de son temps

    Les secrets nazis dévoilés aux alliés : Fritz Kolbe, un espion allemand au cœur du IIIe Reich

    Louise de Keroual, agent secret de Louis XIV : de fille d’honneur à pion essentiel de la diplomatie

    Cet article RÉCIT – Salieri, jaloux de Mozart ? Découvrez l’histoire vraie derrière la légende noire du compositeur est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Fraude sociale : « C’est une illusion de croire que cette lutte pourrait rétablir l’équilibre des finances publiques » dénonce Philippe Crevel

    Avec près de 13 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances publiques, la fraude sociale et fiscale est dans le viseur du gouvernement. En s’attaquant à ces irrégularités, le Premier ministre espère réduire une partie du déficit public. Invité de la matinale, Philippe Crevel, économiste et directeur général du Cercle de l’Epargne, décrypte les enjeux et les limites de cette lutte.

    Le projet de loi, porté par Catherine Vautrin, ministre du Travail, et Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, prévoit un ensemble de mesures destinées à traquer les fraudeurs, combler une partie des caisses publiques et réduire les inégalités, et ce dès la rentrée. Pour Philippe Crevel, cette démarche est indispensable afin de garantir une meilleure équité entre les bénéficiaires d’aides et les contribuables. Toutefois, il rappelle que les gouvernements précédents cherchaient déjà à faire face à ce problème : « c’est un combat permanent puisque l’imagination des fraudeurs est illimitée en la matière. Donc, évidemment que c’est nécessaire et indispensable, mais ce n’est pas cela qui rétablira complétement l’équilibre des finances publiques ».

    Philippe Crevel insiste sur un aspect souvent négligé : la fraude liée aux trafics. Si la Cour des comptes chiffre une fraude moins élevée que certains syndicats de l’administration fiscale, cela s’explique par un problème de « périmètre » : « peut-on intégrer tout ce qui est lié au trafic dont la drogue, la prostitution, ou le travail au noir, dans l’enveloppe de la fraude ? Il y a un problème de périmètre, et des problèmes liés à des réseaux mafieux. C’est pour cela que les rapports peuvent varier de 27 à 80 milliards d’euros ». Néanmoins, il met en garde quant au coût de cette lutte, estimant qu’elle risquait de coûter plus cher que le montant à recouvrer.

     

    Un poids lourd pour l’économie française

    Bien que l’Hexagone figure parmi les meilleurs pays d’Europe en matière de contrôle, et que la digitalisation des procédures soit déjà bien avancée, l’économiste voit dans l’intelligence artificielle un atout supplémentaire pour affiner et accélérer la détection de fraude :  « l’IA et l’informatisation permettent justement d’aller plus vite, avec beaucoup plus de précisions que dans le passé ».

     

    A lire aussi

    Dette : « La France emprunte toutes les deux semaines 12 à 15 milliards d’euros », affirme l’économiste Christian Saint-Étienne

     

    Pourtant, « le problème de l’équilibre des finances publiques dépasse de loin celui de la fraude ». Philippe Crevel précise que les dépenses sociales représentent près d’un tiers du PIB, soit environ 900 milliards d’euros, faisant de la France le pays d’Europe qui consacre la plus grande part de ses ressources à la protection sociale. Pour lui, ces dispositifs devraient permettre « aux Français de se sortir de la pauvreté. Or, on voit que le taux de pauvreté a augmenté ces dernières années ». Il nuance en proposant que « ces aides soient plus personnalisées et conditionnées, [ou bien] réduire cette enveloppe sociale pour avoir un meilleur équilibre ».

     

    Daphnée Cataldo

     

    Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique

    Droits de Douane : « Ça va avoir un impact négatif sur la croissance française et nos objectifs vont devoir être revus à la baisse » alerte François Ecalle

    Asie-Pacifique : « D’ici 10 ans les pays de la région vont atteindre un taux de croissance de 10% et l’Europe doit s’en inquiéter »

    Droits de douane : Avec l’accord entre l’EU et les Etats-Unis « on vient de plonger la tête la première dans la logique de Trump »

    Budget 2026 : « La France n’est pas la Grèce de 2010 mais il faut éviter qu’elle le devienne » estime Christian de Boissieu

    Cet article Fraude sociale : « C’est une illusion de croire que cette lutte pourrait rétablir l’équilibre des finances publiques » dénonce Philippe Crevel est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Gaza : « Par la seule voie des armes, il n’est pas possible pour Israël de détruire le Hamas », affirme Frédéric Encel

    Une nouvelle frappe israélienne a touché la bande de Gaza dans la nuit du 10 août, faisant plusieurs victimes, dont cinq journalistes d’Al Jazeera. Parmi eux, Anas Al-Sharif, 28 ans, figure familière pour les téléspectateurs de la chaîne. Israël affirme l’avoir visé, le considérant comme un « terroriste » qui se faisait passer pour un reporter. Invité de la matinale, Frédéric Encel, politologue et spécialiste du Moyen-Orient, analyse la situation et les potentielles conséquences.

    Anas Al-Sharif, Mohammed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et Moamen Aliwa s’ajoutent à la liste des 200 journalistes tués à Gaza et répertoriés par Reporters Sans Frontières, depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Ayant pour objectif d’« éradiquer » le Hamas, Benjamin Netanyahu se trouve dans une « pensée magique » selon Frédéric Encel. « Ce n’est pas juste un groupe terroriste ou un groupe armé, c’est aussi un mouvement social, religieux et politique… On ne peut pas détruire cela uniquement avec des armes. C’est pour cela que je dis qu’on est, et même plus qu’avant, dans une sorte de « pensée magique » », estime le politologue.

    Benjamin Netanyahu se retrouve ainsi confronté à ses propres contradictions. S’il a la réputation de « n’en faire qu’à sa tête », comme le souligne l’invité, il est également dépendant de sa coalition, dominée par deux partis d’extrême droite : « Ben Gvir et Smotrich ont déjà menacé de quitter la coalition si Netanyahou n’allait pas jusqu’au bout de cette « éradication » du Hamas ».

    Un avenir incertain pour le gouvernement israélien

    Cette frappe est intervenue quelques heures après la prise de parole de Benjamin Netanyahu qui répondait aux critiques sur les nouvelles mesures gouvernementales. Il a réaffirmé que l’objectif n’était pas d’occuper Gaza, mais de démilitariser l’enclave une fois le Hamas « éradiqué », estimant qu’il s’agit du « meilleur moyen de terminer la guerre ». Une stratégie amplement contestée sur la scène internationale puisque l’ONU a programmé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

    A lire aussi

    État palestinien reconnu par la France : « c’est une vision ancienne du monde qui pense pouvoir rétablir l’état palestinien avec une simple déclaration

     

    En Israël, la majorité de l’opinion publique désapprouve ces mesures. « Toutes les enquêtes d’opinion indiquent que, si demain des élections anticipées avaient lieu, en aucun cas cette coalition ne pourrait revenir au pouvoir », précise Frédéric Encel. Les familles des otages, elles, appellent à une grève générale, à partir du 17 août, pour contester le plan du gouvernement. Et quid d’une rébellion au sein de l’armée ? Pour le spécialiste, cela reste peu probable, bien qu’une démission du chef d’Etat-major soit envisageable. « La population est très loyale vis-à-vis de ses Premiers ministres, même si elle conspue allégrement. […] Netanyahou va conformément aux lois constitutionnelles israéliennes, donc il dirige le pays par la volonté démocratique du peuple ».

     

    Daphnée Cataldo

    Retrouvez les articles liés à l’actualité internationale

    Guerre en Ukraine : « Un report de l’ultimatum peut intéresser Donald Trump », analyse Claude Blanchemaison

    Gaza : « Des observateurs craignent que la volonté de Netanyahou soit l’extermination de la ville et le déplacement forcé de la population », affirme Gilles Kepel

    État palestinien reconnu par la France : « c’est une vision ancienne du monde qui pense pouvoir rétablir l’état palestinien avec une simple déclaration »

    Guerre en Ukraine : « Aujourd’hui, Vladimir Poutine est convaincu qu’il peut gagner la guerre », affirme Sylvie Bermann

    Cet article Gaza : « Par la seule voie des armes, il n’est pas possible pour Israël de détruire le Hamas », affirme Frédéric Encel est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • La mobilisation pour Gaza provoque une crise interne au sein du prestigieux Royal Ballet et Opera House de Londres

    Depuis la mi-juillet la direction du Royal Ballet and Opera House (RBO) est confrontée à une mobilisation d’une partie de son personnel en faveur de la population palestinienne bombardée à Gaza. Mis en cause, le PDG et le directeur de l’institution londonienne ont tenu à répondre à leurs détracteurs.

    Tout a commencé le 19 juillet avec un incident survenu lors de la dernière représentation à Covent Garden du Trouvère de Giuseppe Verdi. Ce soir-là, pendant les rappels, un danseur avait saisi et déployé devant lui un drapeau aux couleurs palestiniennes avant que le directeur du RBO, Oliver Mears, ne tente, en vain, de le lui arracher.

    Quelques jours plus tard, 182 membres du personnel de l’institution londonienne dénonçaient, dans une lettre ouverte, l’absence de condamnation par la compagnie du « génocide » subi par la population palestinienne à Gaza et l’attitude d’Oliver Mears lors de l’incident de Covent Garden. Une prise de position qui a conduit la direction du RBO à annuler son projet de co-production de Tosca de Giacomo Puccini avec l’Opéra national israélien en 2026.

    Oliver Mears : « Il est possible de prendre des positions politiques mais pas sous cette forme »

    Ce début de crise interne a conduit Sir Alex Beard, le PDG du Royal Ballet and Opera House à publier un message dans lequel il a déclaré : « Je suis consterné par la crise à Gaza et je reconnais l’impact émotionnel profond qu’elle a eu sur notre communauté et la société dans son ensemble ».

    À propos de l’annulation de la co-production avec l’Opéra national israélien, le dirigeant a précisé, dans un courrier adressé aux partenaires et mécènes du RBO, que cette décision n’était pas « une déclaration politique contre Israël, mais une décision pragmatique prise dans des circonstances difficiles ».

    A lire aussi

    « Libérez Gaza maintenant » : Le célèbre festival de Salzbourg perturbé par des manifestants propalestiniens

     

    Trois semaines plus tard c’est Oliver Mears, mis en cause par les contestataires, qui a tenu à se justifier. Dans un mail interne, le directeur du RBO, indique qu’il avait agi ainsi parce qu’il ne pouvait « tolérer un tel précédent d’une protestation publique et individuelle pendant un spectacle », et ajoute « tout comme j’ai été dégoûté par les atrocités du 7 octobre, je suis écœuré par les images et les reportages qui nous parviennent de Gaza (…) En même temps, je crois qu’il est possible de prendre des positions politiques, mais le faire lors d’un rappel n’est pas le bon moment pour ce genre de protestation politique personnelle et impromptue ».

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le Verbier Festival exporte son savoir-faire en Chine

    La Philharmonie de Paris proposera cet automne un concert immersif avec la pianiste Yuja Wang

    Un accordeur japonais et un pianiste américain redonnent vie à des pianos touchés lors du bombardement d’Hiroshima

    Cinéma : Ralph Fiennes en chef de chœur dans le film The Choral

    Cet article La mobilisation pour Gaza provoque une crise interne au sein du prestigieux Royal Ballet et Opera House de Londres est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Cléopâtre, une héroïne universelle : 4 choses à savoir sur la plus célèbre des reines d’Egypte

    L’existence de Cléopâtre est digne d’un roman. Les plus grands écrivains, dramaturges et cinéaste ont fait de cette femme une héroïne universelle. Un personnage si fabuleux qu’il est facile d’affabuler sur sa vie. Découvrez l’histoire vraie qui se cache derrière la légende.

    Cléopâtre n’avait pas une goutte de sang égyptien

    D’un point de vue ethnique, Cléopâtre était grecque à 50%, Macédonienne à 35% et Perse à 15%. Septième du nom, elle est la dernière souveraine de la dynastie des Lagides, qui s’est installée sur le trône d’Egypte grâce au général macédonien Alexandre.

    Fine stratège, ses amours ont servi son ambition politique

    Cléopâtre a gagné sa place éminente dans l’Histoire non pas grâce à son physique – qui est décrit plutôt comme « rude » – mais à la faveur de son intelligence et de son caractère.

    Cléopâtre rêve de voir renaître l’ancien empire d’Alexandre

    L’Egypte étant tombée sous la domination de Rome, elle a réservé ses faveurs aux conquérants romains, afin de les gagner à sa cause. Elle rêve de voir renaître tout l’ancien empire d’Alexandre, au-delà de l’Egypte et loin dans l’Orient.

    Cléopâtre passe trois ans à Rome, une période riche d’enseignements pour la culture occidentale

    Après avoir accueilli César et entamé cette liaison qui fera jaser les Romains, la reine d’Egypte débarque à Rome sur le Tibre. Elle s’installe dans la résidence secondaire du dirigeant romain avec leur fils, Césarion, né à Alexandrie en -47. Ses astrologues enseignent le calendrier aux Romains. Si aujourd’hui nos années font 365 jours ¼, c’est très largement dû au séjour romain de Cléopâtre !

    A lire aussi

    L’assassinat de Ramsès III, un pharaon égorgé : l’énigme élucidée après 3000 ans

     

    Cléopâtre a eu deux jumeaux de Marc-Antoine : Alexandre et Cléopâtre

    Après l’assassinat de César, une guerre civile donne lieu à la victoire d’Octave et Marc-Antoine. Or Cléopâtre connaît bien ce dernier. Elle va même le rejoindre en Cilicie, à Thrace et le séduit, comme elle avait séduit César. Oubliant son épouse à Rome, Marc-Antoine s’installe dans le palais de la Divine Cléopâtre, à Alexandrie. Elle lui donne deux enfants, des jumeaux, prénommés Alexandre Hélios (le soleil) et Cléopâtre Séléné (la lune).

    Franck Ferrand

     

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Georges Carpentier : le sportif français le plus célèbre de son temps

    Les secrets nazis dévoilés aux alliés : Fritz Kolbe, un espion allemand au cœur du IIIe Reich

    Louise de Keroual, agent secret de Louis XIV : de fille d’honneur à pion essentiel de la diplomatie

    Le premier amour de Voltaire, une histoire à la Marivaux

    Cet article Cléopâtre, une héroïne universelle : 4 choses à savoir sur la plus célèbre des reines d’Egypte est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • RECIT – Le boxeur Georges Carpentier : le sportif français le plus célèbre de son temps fut un symbole de courage et de réussite

    Découvrez l’histoire de Georges Carpentier, figure emblématique de la boxe française du début du XXe siècle. De ses premiers combats dans les cafés du Nord de la France à son duel mythique face à Jack Dempsey, revivez l’ascension et le déclin d’un champion dont la vie a été marquée par la gloire, la guerre et une indéfectible amitié.

    Liévin, 1894 : un jeune garçon au tempérament de feu voit le jour : Georges Carpentier. Rien ne le prédestine aux rings, il est censé suivre le chemin de son père mineur. Pourtant, très tôt, il montre un tempérament bagarreur. Plutôt du genre à ne pas se laisser faire, il fait même partie d’une rixe mémorable dans son quartier à l’âge d’à peine 10 ans. Son adversaire ? Un certain François Descamps, qui entraîne des instituteurs et des sous-officiers dans une société de gymnastique à Lens. Flairant le potentiel du jeune homme, il lui demande de venir le rejoindre.

    Carpentier s’initie alors à la boxe française, sans pour autant négliger ses études. À 12 ans, il obtient son certificat d’études. Mais les études supérieures sont un luxe que sa famille ne peut se permettre. Georges suit donc le chemin de son père, et part travailler à la mine. Mais François continue à veiller sur lui, persuadé que son protégé a l’étoffe d’un champion. Il l’emmène à ses premiers combats de boxe dans des cafés, puis aux championnats régionaux. À 13 ans, il arrive jusqu’en demi-finale du championnat national. Il est battu par un jeune homme de 20 ans qui fait 10 kilos de plus que lui. Carpentier repart quand même avec une médaille d’or, qui va être le début d’une longue série.

    L’année suivante, il participe au championnat du monde. Du haut de ses 43 kilos, Georges déborde de courage et d’agilité sur le ring. En mars 1908, il décroche le titre de champion du monde des poids plume, une consécration ! Après cette victoire, il se tourne vers la boxe anglaise, plus prometteuse, mais aussi plus exigeante.

    Crédit : MARY EVANS/SIPA

    Dès lors, après avoir remporté 28 victoires sur 38 combats professionnels, son nom commence à résonner dans le milieu. La boxe anglaise devient son nouveau terrain de jeu.

    Entre le ring et les tranchées

    Nous sommes le dimanche 29 février 1912, à Monaco. Cinq mille spectateurs attendent l’événement dans une arène en plein air, tandis que des milliers d’autres se massent à l’extérieur. Georges Carpentier, 18 ans, défie l’Anglais Jim Sullivan pour le titre de champion d’Europe des poids moyens. Les hymnes nationaux retentissent, la foule exulte. Tendu, mais déterminé, Carpentier ne se laisse pas intimider. Au deuxième round, avec une droite fulgurante, il met Sullivan K.O. La gloire et 27 000 francs sont au rendez-vous. Un héros français est né !

    Crédit : MARY EVANS/SIPA

    Mais la Grande Guerre vient brutalement interrompre cette ascension. Par patriotisme, Carpentier s’engage dès le début du conflit dans l’aviation. Pilote de reconnaissance, il survole les lignes ennemies à faible altitude, dont celles de Verdun. Son courage lui vaut la médaille militaire, décernée par le président Poincaré. Cependant, le spectacle de la guerre le marque profondément. Il est témoin de scènes d’une violence inouïe, de la mort omniprésente et de la souffrance des soldats. Ces images le hantent et le plongent dans une profonde dépression, le faisant douter de l’utilité de la violence des combats de boxe.

    À la sortie de la guerre, après cinq années sans interruption de boxe, Carpentier remonte sur le ring. En juillet 1919, à Paris, il affronte un Britannique pour le championnat d’Europe des poids lourds. Un peu rouillé, il parvient quand même à s’imposer, prouvant qu’il n’a rien perdu de sa combativité. Un nouveau défi se profile : le championnat du monde des lourds.

    Une fin de carrière marquée par la défaite et le deuil

    2 juillet 1921, Stadium de Jersey City. L’événement est planétaire : 93 000 spectateurs, une retransmission en direct à la radio. Georges Carpentier défie l’Américain Jack Dempsey. Sauf que le « combat du siècle » tourne court. Malgré sa vaillance, Carpentier s’incline. La défaite est amère.

    A lire aussi

    RÉCIT-L’aviateur Charles Nungesser : son vol mythique de 1927 n’arrivera jamais à destination

     

    Le revers face à Dempsey marque le début d’un lent déclin. Carpentier enchaîne les mauvaises performances et perd ses titres. La mort de François Descamps, son mentor de toujours, assombrit encore plus le tableau. Descamps, l’homme qui avait cru en lui, qui l’avait guidé et façonné sans jamais avoir signé de contrat. « J’avais 9 ans quand j’ai connu François, c’était à la fois pour moi un père et un frère aîné », confiera même Georges Carpentier à des journalistes. Après cet événement, il est temps pour celui qui était la légende de la boxe française de prendre sa retraite.

    Franck Ferrand

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Les secrets nazis dévoilés aux alliés : Fritz Kolbe, un espion allemand au cœur du IIIe Reich

    Louise de Keroual, agent secret de Louis XIV : de fille d’honneur à pion essentiel de la diplomatie

    Le premier amour de Voltaire, une histoire à la Marivaux

    La double vie de la compositrice Mel Bonis, contrainte de se marier malgré sa passion pour un jeune chanteur

    Cet article RECIT – Le boxeur Georges Carpentier : le sportif français le plus célèbre de son temps fut un symbole de courage et de réussite est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Ultra violet, une enquête sur le bronzage : « le publicitaire Jacques Séguéla a raconté que pour obtenir la signature d’un contrat, il allait faire une séance d’UV avant ! »

    Dans son ouvrage Ultra violet, paru aux éditions Grasset, la philosophe Margaux Cassan mêle récit personnel et enquête pour parler du bronzage. De sa mauvaise image au début du 20ème siècle à sa transformation en véritable phénomène de société dans les années 80, l’essayiste a analysé toute son évolution. Invitée de la matinale, Margaux Cassan décrypte comment le bronzage a influé sur notre société.

    « Symbole des années 80, le bronzage était la signature d’une génération obsédée par la brûlure et les paillettes, quitte à se griller la peau », raconte la philosophe Margaux Cassan dans un extrait de son livre Ultra violet. Pour mieux comprendre ce phénomène de société, l’essayiste s’est penchée sur une théorie élaborée par le philosophe René Descartes. Il soutenait que l’esprit et le corps sont tous les deux distincts, c’est-à-dire que l’un peut exister sans l’autre.

    Pourtant, Margaux Cassan réfute cette théorie : « Dans ma discipline, on méprise le corps parce qu’on le considère comme un accessoire futile. Moi, je trouve qu’au contraire, ce qui se joue au niveau de notre corps, et même au niveau de notre peau, nous permet de comprendre beaucoup de choses sur l’Homme, ses rêves, ses revanches, ses aspirations, et c’est justement ce que j’ai voulu montrer dans Ultra violet. »

    C’est ainsi qu’elle a commencé à retracer l’évolution de cette obsession pour le bronzage : « Avant le début du 20ème siècle, il était blasphématoire de bronzer. On était encore dans des sociétés régies par l’Église qui disait que notre corps était celui de Dieu, donc on ne pouvait le transformer. C’est au moment de la séparation de l’Église avec l’État qu’il y a eu une véritable rupture épistémologique qui s’est créée. »

    L’ascension du bronzage en France

    L’essayiste dévoile que ce bouleversement sociétal a permis des révolutions dans la médecine : « À ce moment de l’histoire, l’Europe était déchirée par les guerres, mais aussi par les épidémies dont les gens mouraient massivement, comme la variole et la tuberculose. Les médecins ont eu une idée géniale : ils se sont inspirés des Suisses. Ils se sont dit : si ils mettent la viande des Grisons au soleil pour qu’il n’y ait plus de bactéries, alors on va faire la même chose sur les hommes. C’est ce qui a créé les solariums, les thalassos, et c’est pour ça qu’aujourd’hui tous les hôpitaux modernes sont orientés plein sud. »

    En 1936, après un mouvement de grève massif, les travailleurs ont gagné deux semaines de congés payés. Pour Margaux Cassan, ça a été le point qui a transformé le bronzage comme un marqueur social : « Au début du 20ème siècle, on considérait encore que le bronzage était attribué à ceux qui travaillaient dans les champs. Avec l’arrivée des congés payés, ça a tout bouleversé, et on le constate vraiment dans les années 70/80. À cette période, si on bronze, c’est pour envoyer un signal que je suis en bonne santé, que j’ai droit aux loisirs et que je peux me permettre de partir en vacances. »

    Les années 80 et le culte du bronzage : une époque révolue ?

    « Dans les années 80, le corps c’était la clé du pouvoir, et pour y parvenir on utilisait le bronzage qui est la façon la plus rapide et ostentatoire pour dire « ça y est, j’ai réussi » », explique la philosophe.

    Pour elle, il y a un véritable phénomène de société qui se cache derrière : « La meilleure allégorie pour en parler est celle de Rastignac, ce personnage de Balzac, où son but est d’arriver à Paris pour séduire des femmes de bonne famille pour changer de classe sociale. Et dans les années 80, on utilisait le soleil à la place. Le meilleur exemple, c’est le publicitaire Jacques Séguéla qui a raconté que, pour obtenir la signature d’un contrat, il allait toujours faire une séance d’UV avant, comme ça les gens se disaient : « c’est bon, il a déjà tout, on peut lui faire confiance. » »

    A lire aussi

    Top 5 des publicités des années 80/90 indissociables de la musique classique

     

    Tout a basculé ensuite dans les années 2000 où soleil ne rimait plus avec plaisir, mais danger : « Je m’amuse en famille à demander à ma mère et à ma grand-mère ce qu’évoque le soleil pour elles, et leur réponse c’est tout de suite « Sea, Sex and Sun ». Mais pour moi, c’est plutôt vieillissement cutané, cancer de la peau et canicule. Il y a eu un réel changement de champ lexical, on est passé d’un principe de vie d’érotisme à un danger de mort imminent. » En 2023, l’OMS a d’ailleurs affirmé que les rayons UV sont la cause de plus de 80% des cancers de la peau dans le monde.

    Alessandra Wyak

    Retrouvez toute l’actualité Société

    Travail : « Les quadragénaires et quinquagénaires s’inquiètent car la retraite est loin et incertaine, et les entreprises sont réticentes à les embaucher » explique Christophe Aulnette

    Dénatalité : « Notre situation démographique est un sujet aussi important que le réchauffement climatique », alerte Maxime Sbaihi

    Prothèse bionique : « Vous pouvez bouger de façon fluide et coordonner des mouvements par votre pensée », explique Edward de Keating-Hart

    Cyclisme : « On a rassemblé un collectif d’entreprises pour créer une équipe de cyclistes professionnels », explique Michaël Amand

    Cet article Ultra violet, une enquête sur le bronzage : « le publicitaire Jacques Séguéla a raconté que pour obtenir la signature d’un contrat, il allait faire une séance d’UV avant ! » est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Le Verbier Festival exporte son savoir-faire en Chine

    Fort d’une expertise et d’une réussite acquises après 32 éditions, le festival suisse aura sa déclinaison en Asie l’hiver prochain. Un Verbier Festival verra en effet le jour à Shenzhen en Chine au début de l’année 2026.

    À l’issue du Verbier Festival 2025, dont Radio Classique était partenaire, ses responsables se sont félicités des excellents résultats de cette édition, la meilleure en terme de billetterie depuis la création du festival suisse avec, notamment, une croissance des recettes de 18 % par rapport à l’an dernier. L’occasion également pour Martin Engström et Hervé Boissière d’annoncer la création d’un Verbier Festival en Chine dès l’année prochaine

    Cette première version asiatique du Verbier Festival se tiendra fin janvier, début février 2026 à Shenzhen. La grande métropole du sud-est de la Chine s’est imposée comme le partenaire idéal après une évaluation minutieuse de plusieurs villes candidates. Cette initiative pionnière établit ainsi un partenariat « Été à Verbier, hiver à Shenzhen », une étape culturelle importante alors que la Chine et la Suisse célèbrent 75 ans de relations diplomatiques cette année.

    Un plateau exceptionnel avec notamment Martha Argerich, Janine Jansen et Lang Lang

    Cette première édition du Verbier Festival à Shenzhen se déroulera sur dix jours, du 30 janvier au 8 février 2026 et devrait accueillir une sélection exceptionnelle d’artistes, parmi lesquels Martha Argerich, Janine Jansen, Lang Lang, Joshua Bell, Mikhail Pletnev, Gautier Capuçon, Bryn Terfel, Bruce Liu, Daniel Lozakovich, Alexander Malofeev… et proposera plus de 25 concerts et événements.

    A lire aussi

    Giacomo Puccini fasciné par l’Asie, a-t-il uniquement fait preuve « d’exotisme » dans ses opéras ?

     

    La plupart des manifestations musicales se dérouleront dans la salle de concert de Shenzhen mais d’autres temps forts du festival auront lieu au Centre international des arts de Shenzhen Longgang, un nouveau haut lieu culturel dont l’inauguration est prévue fin 2025. Par ailleurs, fidèle à son engagement envers la formation des jeunes talents, le festival proposera des masterclasses, du mentorat individuel et des sessions interactives avec des musiciens de renommée mondiale, offrant ainsi aux artistes émergents d’Asie et d’ailleurs des opportunités d’apprentissage inégalées.

    À ce sujet, Zhongyuan Ding, directeur adjoint du Bureau municipal de la culture, de la radio, de la télévision, du tourisme et des sports de Shenzhen, rappelle que « toute une génération de jeunes musiciens chinois a été formée et s’est produite en Suisse », ajoutant : « Le moment est enfin venu de présenter le Verbier Festival dans toute son ampleur en Asie. »

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    La Philharmonie de Paris proposera cet automne un concert immersif avec la pianiste Yuja Wang

    Un accordeur japonais et un pianiste américain redonnent vie à des pianos touchés lors du bombardement d’Hiroshima

    Cinéma : Ralph Fiennes en chef de chœur dans le film The Choral

    Cecilia Bartoli reconduite à la tête du festival de Pentecôte de Salzbourg jusqu’en 2031

    Cet article Le Verbier Festival exporte son savoir-faire en Chine est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Droits de Douane : « Ça va avoir un impact négatif sur la croissance française et nos objectifs vont devoir être revus à la baisse » alerte François Ecalle

    Les droits de douane de Donald Trump visant plusieurs dizaines de pays entrent en vigueur ce jeudi. Cette mesure intervient à quelques semaines de la mise en œuvre du plan de François Bayrou visant à rééquilibrer les comptes publics. Invité de la matinale, François Ecalle, fondateur du site Fipeco, analyse les conséquences des nouveaux droits de douane sur le redressement de la dette française.

    « Il est minuit !!! Des milliards de dollars de droits de douane affluent maintenant vers les États-Unis d’Amérique », a déclaré le président Américain Donald Trump sur son réseau Truth Social quelques minutes après l’entrée en vigueur des droits de douane dans une dizaine de pays. Après un accord passé entre Ursula Von der Leyen et Donald Trump, l’Europe se voit imposer 15% de surtaxes.

    François Ecalle, fondateur du site Fipeco (Finance Publique et économique) tire la sonnette d’alarme : « C’est une mauvaise nouvelle pour le monde entier, à commencer par les consommateurs américains qui vont sentir le poids de ces droits de douane. Mais c’est surtout une mauvaise nouvelle pour la France qui risque de moins exporter et ça va avoir des conséquences sur la production en France. »

    Le 15 juillet dernier, François a présenté un plan pluriannuel pour rééquilibrer les comptes publics avec l’objectif de ramener le déficit à 4,6% du PIB. Pour le fondateur du site Fipeco, il faut revoir ces objectifs : « On vient d’avoir une bonne nouvelle, l’INSEE a publié les résultats pour le deuxième trimestre où on a réussi à gagner 0,3% de croissance. Mais ces droits de douanes vont assurément avoir un impact négatif sur la croissance française. Il est donc nécessaire de revoir nos objectifs à la baisse parce qu’après cette annonce, les signaux ne sont pas très bons. »

    Transparence budgétaire : François Bayrou se lance sur Youtube

    Le premier ministre François Bayrou a lancé ce mardi son podcast et ses vidéos YouTube pour expliquer aux Français son plan d’économies de 44 milliards d’euros pour le budget 2026.

    Pour François Ecalle, c’était le dernier moment pour agir : « Le projet de loi de finance doit être déposé au parlement d’ici fin septembre, il doit être aussi envoyé au conseil des finances public, donc ça va aller très vite. C’est toujours positif de faire un peu de pédagogie, s’il veut en faire. Ce n’est juste pas le bon timing en plein milieu du mois d’août, mais d’un autre côté, il n’a pas d’autre choix que de le faire maintenant ! »

    D’après lui, ce sera aussi l’occasion de clarifier les zones d’ombre du plan Stop à la dette : « François Bayrou annonce une hausse des impôts sur les hauts revenus, il y aura aussi probablement la poursuite de la contribution exceptionnelle qui avait déjà été annoncée pour cette année à hauteur de 2 milliards. Sauf que pour l’ensemble du projet, il annonce 4 milliards, ce qui laisse 2 milliards dont on ignore la provenance. Il y a aussi une réduction de dépense fiscale de 4 ou 5 milliards, mais on ne sait pas encore de quelles dépenses fiscales il s’agit, donc le premier ministre a encore pas mal de choses à préciser. »

    Objectif : Zéro fraude sociale

    Parmi ses différents projets pour rééquilibrer les comptes publics, François Bayrou a également évoqué la lutte contre la fraude sociale. Débiter le compte bancaire d’un fraudeur, géolocaliser les transports sanitaires, chasser les arrêts maladie non justifiés : voilà les grands axes de ce projet présenté par la ministre du Travail Catherine Vautrin dans un entretien publié dans Le Parisien.

    François Ecalle se montre sceptique quant à l’impact réel de ces mesures : « Le premier problème est que le montant de la fraude sociale est calculé à 13 milliards. Mais ce n’est qu’une estimation approximative qui mélange fraude intentionnelle, erreurs et omissions. Ensuite, les propositions de Catherine Vautrin ne sont pas révolutionnaires. Il s’agit d’un ensemble de mesures techniques qui ne vont pas générer des centaines de millions d’économies. »

    A lire aussi

    Budget 2026 : « C’est un effort colossal et tout le monde devra s’y mettre » alerte François Ecalle

     

    Pour le fondateur du site Fipeco, intensifier le durcissement des mesures ne va pas forcément permettre à la France d’atteindre son objectif plus rapidement : « Il faut faire attention car il n’est jamais très bon de viser un objectif de déficit public coûte que coûte. Si on met trop de temps à l’atteindre, l’activité pourrait ralentir trop fortement. Donc n’avoir que cet objectif en tête va être contre-productif.»

    Alessandra Wyak 

    Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique

    Asie-Pacifique : « D’ici 10 ans les pays de la région vont atteindre un taux de croissance de 10% et l’Europe doit s’en inquiéter »

    Droits de douane : Avec l’accord entre l’EU et les Etats-Unis « on vient de plonger la tête la première dans la logique de Trump »

    Budget 2026 : « La France n’est pas la Grèce de 2010 mais il faut éviter qu’elle le devienne » estime Christian de Boissieu

    Budget 2026 : « La France est le pays avec le pire déficit de toute la zone euro », alerte Philippe Dessertine

    Cet article Droits de Douane : « Ça va avoir un impact négatif sur la croissance française et nos objectifs vont devoir être revus à la baisse » alerte François Ecalle est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min

About Radio Classique

From the publisher's feed

Radioclassique.fr est le site de votre Radio préférée. Écoutez le direct, retrouvez un morceau, téléchargez les podcasts et suivez toute l'actualité du classique