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Cette année de nouveau, le Festival Musique & Vin au Clos Vougeot réunit les plus grands talents de la musique classique, mêlés à la renommée viticole de la Bourgogne. Au cœur du Château du Clos de Vougeot, le Festival promet une programmation exceptionnelle dans des lieux emblématiques de la région bourguignonne. Vous aurez ainsi la chance d’écouter le quatuor Hagen à l’abbaye de Saint-Vivant, puis au Château du Clos de Vougeot avec Gautier Capuçon.
Pour cette édition 2025, le Festival fera également la part belle au piano avec Yuja Wang, Jean-Yves Thibaudet et Sunwook Kim. Trois illustres artistes qui se réjouissent de cette escale bourguignonne dans leur tournée estivale ! Vous pourrez aussi retrouver deux jeunes talents : la mezzo-soprano Marlen Bieber et la flûtiste Martha Chan. Elles ouvriront le festival lors du concert du dimanche 22 juin aux côtés de l’Orchestre Dijon Bourgogne.
Le concert de gala promettra une clôture en apothéose avec Fabien Gabel qui dirigera l’orchestre des Climats de Bourgogne.
Retrouvez toute la programmation ici !
Venez assister en exclusivité à l’emblématique émission le « Journal du Classique » au Château du Clos de Vougeot présentée par Laure Mézan, en compagnie d’invités du Festival.
Accès gratuit dans la limite des places disponibles.
La diffusion de ces émissions auront lieu respectivement le mardi 24 juin à 20h et le mercredi 25 juin à 20h sur l’antenne de Radio Classique.
La diffusion de ces émissions auront lieu respectivement le jeudi 26 juin à 20h et le vendredi 27 juin à 20h sur l’antenne de Radio Classique.
Cet article Le « Festival Musique & Vin au Clos Vougeot » : Radio Classique délocalise son Journal du Classique en Bourgogne est apparu en premier sur Radio Classique.
A l’occasion de la publication de son nouvel album, Emmanuel Ceysson sera, ce vendredi 20 juin à 20h, l’invité du journal du classique.
Après avoir remis à l’honneur l’œuvre d’Henriette Renié, Emmanuel Ceysson nous invite à découvrir une autre grande figure de la harpe française du début du 20ème siècle, Marcel Tournier. Il a offert aux harpistes un répertoire particulièrement fascinant, aux accents impressionnistes et proche de l’univers de Debussy. On découvre, dans cet album qui vient de paraître chez Alpha, son cycle d’Images ainsi que des mélodies et une sublime sonatine, enregistrés avec les musiciens du Quatuor Voce et la soprano Véronique Gens.
Emmanuel Ceysson nous éclairera ce soir sur l’œuvre de Marcel Tournier, compositeur auquel il rendra hommage également à l’occasion du concert qu’il donnera mercredi 25 juin à la salle Cortot, avec le quatuor Voce. L’occasion pour le harpiste de nous rappeler son engagement en faveur du répertoire si méconnu de la harpe et sa collaboration avec des compositeurs d’aujourd’hui, à l’instar de Joe Hisaishi dont il vient de créer un concerto.
Laure Mézan
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Le 12 juin, dans le cadre du Plan Maths et Filles du ministère de l’Éducation nationale, la délégation aux droits des femmes du Sénat a auditionné Laura Chaubard. La directrice générale de l’École polytechnique a alerté sur le nombre de femmes insuffisant dans les filières scientifiques. Invitée de la matinale, elle revient sur le manque de femmes dans les Écoles Normales Supérieures.
Le 7 mai 2025, Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale, a présenté un plan d’action intitulé Filles et Mathématiques. Ce plan vise à encourager les filles à suivre une formation en ingénierie et en sciences numériques. L’objectif est de viser un minimum de 30 % de filles en plus dans les classes préparatoires scientifiques d’ici 2030.
Pour Laura Chaubard, ingénieure générale de l’armement française, se tourner vers une carrière scientifique était naturel : « je pense que la combinaison du métier scientifique et du service de l’État, il n’en fallait pas plus à l’époque pour me convaincre d’embrasser cette carrière. » Pourtant, ce n’est pas le cas pour tout le monde, les résultats récents montrent qu’il y a un plafond de verre entre 20 et 25 % de femmes dans les écoles d’ingénieur les plus sélectives.
Pour elle, la source du problème est l’orientation : « je pense qu’on ne comprend pas assez bien comment se forment ces biais d’orientation massifs dans le parcours des jeunes femmes. Il faut faire des recherches, surtout qu’on dispose aujourd’hui de données fantastiques sur la scolarité et le parcours des élèves depuis l’école primaire. Ils ont tous un ENT, donc on doit se donner les moyens de comprendre. »
La directrice générale de l’École polytechnique dresse un constat alarmant sur la méthode d’enseignement des Écoles Normales Supérieures : « Une étude de l’Institut de politique publique est sortie il y a quelques semaines et montre que les femmes qui arrivent en classe préparatoire n’en bénéficient pas de la même manière que les garçons. Elles réussissent moins bien aux concours qu’elles préparent, alors qu’elles rentrent en classe préparatoire avec un niveau plus élevé que celui des hommes. »
Elle ajoute : « Quand on n’est que 3 filles dans une classe de 50 garçons, on peut être facilement isolée dans les groupes de travail, ce qui empêche de réussir convenablement. » D’après Laura Chaubard, la solution est de prendre exemple sur le système en place il y a quelques années : « il y a une dizaine d’années, les Écoles Normales Supérieures étaient non mixtes et c’était une filière d’excellence pour les mathématiciennes. Évidemment, c’est insatisfaisant, mais ça a le mérite d’être expérimenté car aujourd’hui il y a urgence. »
« On étudie avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et avec la tutelle du ministère des Armées, des dispositifs qui ressembleraient à ce qu’a mis en place l’INSP (Institut National du Service Public) avec des prépas talents. Ce qui permettrait d’avoir des voies d’accompagnement, de formation et de recrutement qui favorisent une plus grande parité et une plus grande diversité », dévoile la directrice générale de l’École polytechnique.
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Mais d’après elle, atteindre le quota des 30 % de filles en filière scientifique va demander des mesures plus importantes : « je pense que l’ambition qui a été affichée par la ministre Élisabeth Borne, c’est d’abord d’afficher une volonté et d’y travailler avec les partenaires de terrain. Mais pour imposer ce fameux quota, il faudra sûrement, jusqu’à peu, une mesure législative. »
Alessandra Wyak
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C’est à une exceptionnelle soirée d’opéra que vous convie Radio Classique ce dimanche avec Le Vaisseau Fantôme de Wagner donné le mois dernier à l’Opéra national du Capitole de Toulouse.
Créé à Dresde en janvier 1843, c’est le premier chef d’œuvre de Wagner alors âgé de 30 ans. Dans cet ouvrage, fondé sur une légende, le compositeur intègre encore des airs et des récitatifs, mais il pose déjà les premiers jalons de ce que seront ses futurs drames lyriques.
C’est aussi la première fois qu’il utilise le leitmotiv, qui sera par la suite sa marque de fabrique. Comme toujours à Toulouse, la distribution est de haut vol, avec dans le rôle du Hollandais Aleksei Isaev, qui était en prise de rôle, Ingela Brimberg dans celui de Senta, Jean Teitgen interprétait le capitaine Daland, Airam Hernandez le jeune chasseur Erik, Eugénie Joneau était Mary et Valentin Thill le timonier du bateau de Daland.
L’Orchestre national du Capitole et le Chœur de l’Opéra national du Capitole étaient dirigés par Frank Beermann. La mise en scène, respectueuse de la musique et du livret avait été confiée à Michel Fau et les costumes à Christian Lacroix. Le Vaisseau fantôme contient quelques-uns des morceaux les plus célèbres de Wagner, comme l’Ouverture dans laquelle figurent tous les motifs de l’opéra, le Chœur des Fileuses ou encore la Ballade de Senta. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Toulouse et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
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Radio Classique fête l’été avec son Grand Concert, en direct du Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
Angélique Boudeville et Shani Diluka sont les invitées d’honneur de cette soirée au côté de l’Orchestre National d’Ile-de-France dirigé par le chef Marc Leroy-Calatayud. Vous pourrez également découvrir le violoniste Elias Moncado, Lauréat de la Fondation Gautier Capuçon.
Ils interpréteront les plus belles œuvres du répertoire : l’air “Sombre forêt” de Guillaume Tell de Rossini, la Cavatine de Leonora dans Le Trouvère de Verdi, le Final du Concerto pour piano de Grieg, Ständchen de Liszt, le Final du Concerto pour violon de Beethoven, la Danse macabre de Saint-Saëns, Nimrod d’Elgar ou encore le Finale de la Symphonie n°7 de Beethoven pour ne citer que ces titres-là.
Le public sera amené à voter pour choisir l’une des œuvres qui sera jouée, en l’occurrence la Marche militaire n°1 de Schubert ou le Rondo alla turca de Mozart. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
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Le vocabulaire juridique est précis et parfois intimidant. Voici un tour d’horizon des expressions incontournables pour mieux comprendre le langage du droit.
Dit-on « sous l’empire de l’alcool » ou « sous l’emprise de l’alcool » ? La première expression indique qu’on est sous l’influence d’une substance, donc on sera « sous l’empire de l’alcool ou de la drogue ». « Sous l’emprise de » désigne l’influence d’une personne. On peut donc être sous l’emprise d’un gourou.
Quand on veut respecter parfaitement la distinction, on dira donc « sous l’empire de l’alcool », comme le font souvent les journalistes. Certains me disent que ceux-ci se sont trompés. En l’occurrence, ils ne se sont pas trompés, ils l’utilisent à dessein. Mais aujourd’hui, on a tout à fait le droit d’utiliser aussi « sous l’emprise de l’alcool ».
Passons aux expressions « mineur de 15 ans » et « mineur de moins de 15 ans ». La première est correcte, et la seconde est un pléonasme !
Le terme mineur signifie ici « moins de ». Ainsi, la formule « mineur de 15 ans » désigne une personne de moins de 15 ans. Donc dire « mineur de moins de 15 ans » est redondant. Toutefois, sauf pour les personnes qui maîtrisent le vocabulaire juridique, mieux vaut commettre un pléonasme et être sûr de bien se faire comprendre.
« La loi stipule » est une formule incorrecte ! Beaucoup de personnes qui travaillent dans le domaine juridique m’ont demandé d’en parler parce que la loi ne peut pas stipuler. Elle peut disposer, ordonner, condamner, prévoir mais pas stipuler. Ce verbe vient du latin stipulare dont est issue la stipulatio, c’est à dire la promesse. Quand on fait une promesse, il faut que plusieurs personnes fixent par écrit la nature de leur engagement et énoncent les conditions qui en découlent. Ainsi stipuler indique qu’il y a une négociation entre deux parties au moins. Or, la loi ne promet pas, ne négocie pas, elle indique ce qui doit être. Pour conclure, le juge décide, le législateur édicte et la loi dispose.
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Dit-on saisie ou saisine ? La saisine, est un mot qui fait partie du vocabulaire du droit lui aussi. Il s’agit de la prérogative de saisir un organe juridique ou une personne. Pour faire exercer un droit, on parle de la saisine d’un tribunal et c’est aussi le droit à la possession d’un héritage. En revanche, la saisie, c’est la procédure par laquelle des biens sont remis à la justice ou à l’autorité administrative dans l’intérêt d’un créancier.
Karine Dijoud
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A l’occasion de la présentation de la nouvelle saison de l’Orchestre National de Lyon, Nikolaj Szeps-Znaider, son directeur musical sera, ce jeudi 19 juin à 20h, l’invité du journal du classique.
C’est une programmation placée sous le signe de l’amour que Nikolaj Szeps-Znaider a conçu pour la prochaine saison de l’orchestre national de Lyon. « L’amour n’est pas seulement le sentiment profond entre deux êtres mais la grande force universelle qui maintient l’unité du monde et préserve du chaos » nous dit-il. Et c’est un thème qui, à travers ses multiples déclinaisons, a inspiré tous les grands compositeurs. Parmi eux Gustav Mahler et Richard Strauss qui seront particulièrement mis à l’honneur. Le chef danois poursuivra son intégrale des symphonies de Mahler ainsi que son cycle dédié aux poèmes symphoniques de Strauss.
Il nous parlera ce soir de ces deux compositeurs qui lui tiennent particulièrement à cœur, mais aussi du franco-polonais Alexandre Tansman, dont il entend bien réhabiliter la musique ou encore de Mozart dont il dirigera des symphonies ainsi que l’opéra Don Giovanni.
Laure Mézan
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L’équipe du Docteur Rodriguez a créé une nouvelle molécule capable de détruire les cellules cancéreuses résistantes aux chimiothérapies. Le résultat reste à confirmer chez l’homme, lors d’essais cliniques. Invité de la matinale, Raphaël Rodriguez revient sur la création de cette molécule qui suscite beaucoup d’espoir.
Depuis 2004, le cancer est la première cause de mortalité en France, devant les maladies cardiovasculaires. D’après l’Institut National du Cancer, l’incidence des cancers en France a augmenté de manière significative ces 20 dernières années pour atteindre une estimation de plus de 433 000 nouveaux cas en 2023.
Le directeur de l’équipe Chemical Biology à l’Institut Curie, Raphaël Rodriguez, explique ce qu’il se passe lorsque l’on développe un cancer : « Le cancer, c’est le résultat de mutations dans notre génome. Nos cellules ont une fonction, et celle-ci est définie par certaines protéines. Si le code génétique de ces protéines devient dysfonctionnel, cela produit une prolifération anarchique des cellules qui ont perdu leur fonction, ce qui crée une masse, un tissu qui prend du volume. » Ce cas est le premier état dans lequel existent les cellules cancéreuses et est traitable par chimiothérapie.
Mais il en existe un second sur lequel l’équipe du docteur Rodriguez s’est penchée : « On l’appelle la dissémination métastatique, donc la capacité de certaines cellules de s’échapper de la tumeur primaire pour coloniser d’autres tissus et organes et générer des tumeurs secondaires qui, elles, induisent la mort. Notre métier dans le laboratoire, c’est de comprendre quelle est la chimie qui permet à ces cellules de s’adapter pour ensuite l’exploiter et bloquer l’adaptation des cellules. »
Ces cellules malignes, appelées métastases, sont aujourd’hui responsables de 70% des décès par cancer. L’unité de Chimie Biologie des Cancers (Institut Curie, Inserm, CNRS) a récemment découvert que le fer peut être la clé pour détruire ces cellules résistantes aux traitements conventionnels : « Le propos de cette étude, c’est d’avoir compris que certaines cellules qui se transforment, dont les cellules métastatiques, ont besoin de plus de fer pour catalyser les réactions spécifiques dans la cellule qui permettent sa transformation. Donc, s’il n’y a pas de fer, il n’y a pas d’adaptation possible », explique le cancérologue.
Ainsi, si le fer n’est pas contrôlé, les cellules peuvent conduire à leur propre mort. Ce processus porte un nom : la ferroptose. Cette découverte a permis aux chercheurs de mettre au point une nouvelle classe de molécule : « Une fois qu’on avait compris ce concept, on a créé une nouvelle molécule, qu’on a dessinée sur le papier, synthétisée et programmée dans sa structure, la capacité d’aller à un endroit particulier dans la cellule pour l’intégrer d’une manière particulière avec le fer. Le fer va oxyder la membrane de la cellule et induire sa mort. »
Un long processus attend Raphaël Rodriguez et son équipe : « Il y a une phase d’optimisation des structures pour s’assurer qu’on ait la meilleure possible. Ensuite, il faut faire toute la partie biodisponibilité du produit, donc savoir où va la molécule dans l’organisme, est-ce qu’elle est stable, combien de temps elle reste pour savoir à quelle dose on l’utilise et sur quel cancer elle va être optimale, et enfin, une phase de développement industriel qui nécessite d’avoir une nouvelle infrastructure. »
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Il faut attendre au minimum 2 ans et au maximum 10 ans pour avoir un produit terminé. Le chercheur reste positif pour la suite : « D’ici deux ans, une fois qu’on aura étudié la toxicité réglementaire dans plusieurs modèles, on pourra faire les premiers tests chez l’homme. Il faut comprendre que ça ne se fait pas du jour au lendemain, c’est un peu un marathon. Mais il faut garder espoir car il y a beaucoup de travaux qui sont en cours, mais dont on ne peut pas parler car ils sont brevetés pour garder leur confidentialité. »
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Le 23 juillet, le festival de Verbier, en Suisse, proposera une expérience inédite. Lors du récital du pianiste et chercheur Nicolas Namoradze les spectateurs pourront voir, en temps réel, ce qui se passe dans son cerveau.
On sait ce qui se passe dans le cœur d’un musicien pendant qu’il joue en public – la pianiste Yuja Wang l’avait montré à l’occasion d’un concert marathon donné au Carnegie Hall de New York en janvier 2023, mais que se passe-t-il dans le cerveau d’un soliste pendant une interprétation ? C’est ce que pourront découvrir les spectateurs du festival de Verbier fin juillet.
Sur la scène du cinéma de Verbier le 23 juillet, de 14h30 à 16h30, le pianiste géorgien Nicolas Namoradze présentera jour-là son Neurorecital au cours duquel, équipé de capteurs sur son crâne reliés à plusieurs ordinateurs, il interprétera des œuvres tirées du Clavier bien tempéré de JS Bach, des préludes de Claude Debussy et des sonates pour piano d’Alexandre Scriabine.
Grâce au dispositif numérique Glass Brain et à des techniques d’imagerie neuronale de pointe développées par l’Université de Californie et le Laboratoire de dynamique cérébrale de l’Université de Calgary, les spectateurs pourront voir sur grand écran, des images en temps réel de l’activité cérébrale du pianiste pendant toute la représentation.
Selon Nicolas Namoradze, « Ce projet invite les auditeurs à s’intéresser à la musique d’une manière fondamentalement nouvelle. Nous avons pu collecter des données cérébrales d’une manière totalement inédite, ce qui représente une avancée majeure dans la recherche. Cela a ouvert la voie à des données cérébrales cohérentes et analysables issues de la pratique musicale en direct, pour la toute première fois ».
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Né à Tbilissi en Géorgie en 1992 et formé au piano en Hongrie puis à la Juilliard School de New York, vainqueur en 2018 du concours international de piano Honens au Canada, Nicolas Namoradze a également suivi une formation universitaire spécialisée dans le domaine des sciences cognitives. Dans sa thèse de doctorat, publiée sous le titre « Ligeti’s Macroharmonies » en 2020, le musicien a développé des modèles mathématiques pour certains aspects de la perception musicale qui font référence.
Philippe Gault
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Son album, consacré aux sérénades espagnoles, est le plus écouté depuis le début du mois sur l’application de streaming Apple Music Classical. Une belle reconnaissance pour Raphaël Feuillâtre, 29 ans, le nouveau visage de la guitare classique né à Djibouti et formé en France.
Dans le classement des albums les plus écoutés actuellement sur Apple Music Classical, celui de Raphaël Feuillâtre devance de sacrés poids lourds tels que le Chopin Intime de Justin Taylor, le dernier opus de Max Richter ou encore la performance du jeune pianiste Aristo Cham au concours Van Cliburn. Une sacrée performance pour le deuxième album du jeune guitariste français publié par Deutsche Grammophon au début du mois.
Cet album, intitulé Spanish Serenades (Sérénades espagnoles), propose des œuvres d’Albéniz, Granados, Llobet, Rodrigo et Tárrega interprétées en solo mais aussi des transcriptions créées par Raphaël Feuillâtre lui-même et d’autres morceaux joués avec les violonistes María Dueñas et Gábor Takács-Nagy et avec l’Orchestre de chambre du Verbier Festival.
Pas encore très connu du grand public, Raphaël Feuillâtre est pourtant considéré comme un des meilleurs ambassadeurs de la guitare classique après un parcours singulier. Né à Djibouti en 1996, il a été initié à la guitare à Cholet (Maine-et-Loire). Avant de rejoindre le conservatoire de Nantes puis le Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris (CNSMD) en 2015.
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Sa carrière décolle en 2018 lorsqu’il obtient le 1er prix du prestigieux concours de la Guitar Foundation of America (GFA). Trois ans plus tard, il est désigné « Révélation Classique 2021 » de l’ADAMI. Débute alors une carrière de soliste qui l’entraine sur les plus grandes scènes du monde et notamment le Carnegie Hall de New York au printemps 2023. Repéré dès 2021 par Deutsche Grammophon, il est l’un des rares guitaristes à avoir intégré ce mythique label. Son premier album Visages baroques s’était déjà placé en deuxième place des écoutes en ligne dans le monde en 2023 sur la plateforme Apple Music Classical, juste derrière le pianiste islandais Vikingur Ólafsson.
Le public français pourra admirer le talent de Raphaël Feuillâtre lors de sa tournée estivale qui débutera le lundi 23 Juin par un récital donné à 16h00 en Église Saint-Théodulphe de Champigny, dans la Marne.
Philippe Gault
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