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KPMG vous invite à écouter l’interview de Ludovic Richard-Vitton, Directeur général de Vygon, belle ETI basée à Écouen (Val d’Oise).
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Dans un podcast réalisé par le New York Times, Donald Trump révèle qu’il avait des dons pour la musique lorsqu’il était enfant. Le président américain se souvient qu’il avait pris des cours de flûte.
Le New York Times a lancé un nouveau podcast, Pod Force One, dans lequel chaque mercredi Miranda Devine recueille pendant 45 minutes les confidences d’une personnalité. À tout seigneur tout honneur, Donald Trump a accepté d’être le premier invité de la journaliste politique et n’a pas été avare en révélations, notamment lorsqu’il a été question de musique.
Le président américain révèle ainsi que lorsqu’il avait une dizaine d’années, ses parents lui ont fait passer des tests d’aptitude qui auraient conclu qu’il avait un talent pour la musique. Donald Trump se rappelle que les responsables de ces tests avaient dit à ses parents : « Votre fils est très doué en musique. Il pourrait être un musicien incroyable. Mais ce n’est pas ce que mon père voulait entendre ».
Mais la vraie révélation de cet entretien intervient lorsqu’à la question : « Avez-vous déjà joué d’un instrument ? », Donald Trump répond : « J’ai joué de la flûte pendant de très courtes périodes. Vous imaginez ? J’ai même pris des cours. Oui, j’avais une flûte mais je n’aimais pas particulièrement ça. Ce n’était pas pour moi mais j’aurais pu être flûtiste ».
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Le président américain, toujours à l’aise dans ce genre d’exercice d’humilité, avoue : « J’ai l’oreille musicale et les gens aiment ma musique ». La musique qui a toujours joué un rôle important dans sa vie. « Les gens qui font de la bonne musique sont vraiment talentueux, à mon avis, ce n’est pas facile », précise-t-il, ajoutant qu’il aime beaucoup la musique country et Elton John, qu’il trouve « absolument formidable ».
Peut-être une manière de remercier le chanteur anglais qui, contrairement à d’autres grands artistes pop et classiques, s’était montré très diplomate après l’investiture de Donald Trump, déclarant qu’il refusait de s’exprimer publiquement afin de ne pas mettre en danger les intérêts de sa fondation de lutte contre le sida qui a besoin de fonds publics.
Philippe Gault
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Depuis le 13 juin, la tension monte entre Israel et Iran. Spécialiste de l’analyse géopolitique et stratégique, Bruno Tertrais a exploré les multiples facettes du conflit israélo-palestinien dans son livre La question israélienne aux éditions de l’Observatoire. Invité de la matinale, le politologue analyse sur la récente escalade militaire israélo-iranienne.
Donald Trump a déclaré ce dimanche qu’il espérait qu’Israël et l’Iran parviendraient à négocier un cessez-le-feu. Il y a trois jours encore, il dissuadait Israël de frapper les installations nucléaires iraniennes : « Je ne connais aucun analyste et aucun responsable sérieux qui pensait qu’il pouvait y avoir un accord », assure Bruno Tertrais à ce sujet.
Il ajoute : « Monsieur Trump lance des négociations comme il lance des balles en l’air avec à chaque fois des négociateurs peu professionnels. » Aujourd’hui, les États-Unis, l’Union Européenne, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et les Nations Unies ont lancé des appels internationaux à la désescalade du conflit israélo-iranien.
« Israël a investi depuis 30 ans de manière extrêmement profonde et précise l’ensemble du système iranien », explique Bruno Tertrais. L’État Hébreu peu s’appuyer depuis 1951 sur son institut pour le renseignement et les opérations spéciales : le Mossad. Pour le spécialiste de l’analyse géopolitique, Israël a bénéficié d’une aide inattendue : « Ils ont eu la complicité d’Iraniens qui veulent voir tomber le régime iranien. Alors ce qu’on voit ces derniers jours, c’est le résultat de cette infiltration tentaculaire du régime. »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche à la télévision américaine que le chef du renseignement iranien, Mohammad Kazemi, et deux de ses adjoints, Hassan Mohaghegh et Mohsen Bagheri, avaient été tué dans une frappe à Téhéran.
Bruno Tertrais révèle la vocation symbolique derrière ces éliminations de hauts dirigeants : « Israël lance un message d’avertissement pour dire que plus personne n’est à l’abri dans le régime iranien et que tous leurs responsables peuvent subir le même sort. »
D’après le Conseil National de la Résistance Iranienne, un sondage d’État révèle que le rejet du régime s’élève à 92% de la population. Cela ne veut pas dire que la population va profiter de ce conflit pour se soulever d’après le politologue : « Les régimes autoritaires peuvent s’effondrer très rapidement, mais à cette heure, il ne semble pas qu’il y ait des millions de personnes dans les rues des grandes villes iraniennes. Et la population tout entière n’a ni les capacités ni la volonté de se soulever contre ce régime tout de suite. »
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Israël a un atout, sa démocratie : « L’État hébreu a le soutien populaire pour des actions vues comme permettant de débarrasser le pays d’une menace existentielle. Donc je n’ai aucun doute qu’après, par exemple, les frappes sur les quartiers d’habitation, la population israélienne va évidemment faire bloc autour de son gouvernement. »
Alessandra Wyak
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Le Concert des Révélations de la Musique Classique aux Invalides, le Grand Concert d’Eté de Radio Classique au Théâtre des Champs-Elysées et Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea au Capitole de Toulouse : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
C’est le dernier concert de la Saison musicale des Invalides. Ce traditionnel rendez-vous, organisé avec le soutien du CIC, réunit les artistes nommés dans la catégorie Révélation artiste lyrique et Révélation soliste instrumental des dernières Victoires de la Musique Classique. Cette année vous pourrez entendre la soprano Julie Roset, lauréate 2025, la mezzo-soprano Floriane Hasler, le ténor Julien Henric, la contrebassiste Lorraine Campet, lauréate 2025, la violoniste Iris Scialom et l’altiste Paul Zientara. Ils seront rejoints par la pianiste Qiachu Li et la harpiste Anja Linder. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 12 juillet à 20 heures.
Radio Classique fête l’été avec deux Grands Concerts exceptionnels au Théâtre des Champs-Elysées. Angélique Boudeville et Shani Diluka en seront les invitées d’honneur, avec l’Orchestre national d’Ile-de-France dirigé par le jeune chef Marc Leroy-Calatayud. Vous pourrez également entendre le violoniste Elias David Moncado, que les auditeurs de Radio Classique ont désigné en votant parmi les lauréats de la Fondation Gautier Capuçon. Le concert du samedi 21 juin sera diffusé en direct sur Radio Classique à 20 heures.
C’est avec un chef d’œuvre du vérisme italien plutôt rarement donné que l’Opéra national du Capitole referme la saison : Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea. La soprano arménienne Lianna Haroutounian chante le rôle-titre. A ses côtés, le ténor José Cura interprète Maurizio, Nicola Alaimo Michonnet et Roberto Scandiuzzi Le Prince de Bouillon. Giampaolo Bizanti dirige l’Orchestre national du Capitole et le Chœur de l’Opéra national du Capitole dans une mise en scène d’Ivan Stefanutti.
Jean-Michel Dhuez
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A l’occasion du réaménagement du Musée de la Musique à Paris, Marie-Pauline Martin sa directrice et le conservateur Alexandre Girard-Muscagorry seront, ce vendredi 13 juin à 20h, les invités du Journal du Classique.
Le Musée de la musique à Paris rassemble la plus importante collection au monde d’instruments et d’œuvres d’art liées à la musique. Sa scénographie vient d’être entièrement repensée nous invitant à porter un autre regard sur les instruments, sur leur provenance comme leurs résonances avec la grande histoire et cela à travers différents récits. Car ce parcours, avec ses nouveaux accrochages, a été pensé pour favoriser les croisements entre les cultures européennes et non européennes.
Nous déambulerons ce soir dans quelques-unes de ces salles où se côtoient désormais des instruments et objets issus de cultures différentes présentés sous la forme de carrefours mettant en évidence leurs connexions et dans le tout nouvel espace « Des musiques et des mondes. »
Laure Mézan
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La direction du Teatro del Maggio Musicale de Florence a annoncé la nomination de Daniele Gatti comme directeur musical. Le chef d’orchestre italien entrera en fonction à partir de juillet 2026 pour un mandat de trois ans.
Longtemps pressenti pour prendre la tête de la Scala de Milan où le chef coréen Myung-Whun Chung a été désigné mi-mai, Daniele Gatti n’aura pas eu à attendre longtemps pour se consoler de cette déconvenue puisqu’un mois plus tard il vient d’être nommé directeur musical du Teatro del Maggio Musicale, l’Opéra de Florence, pour trois ans à compter de la saison 2026-2027.
Dans un communiqué, la direction de l’institution florentine précise que « Les engagements artistiques du nouveau directeur musical, nommé pour trois ans, comprendront des opéras, des concerts symphoniques et choraux, ainsi que des tournées », tandis que Carlo Fuortes, le surintendant du Maggio, salue « un des plus grands metteurs en scène de la scène internationale qui a déjà marqué l’histoire récente de la maison. Je connais bien sa vision, sa rigueur et sa grande sensibilité musicale. Le choix de Daniele Gatti représente un investissement artistique de premier ordre. Un signe de continuité, mais aussi de renouveau ».
Pour Daniele Gatti, 63 ans, cette nomination est la suite logique d’une longue collaboration avec l’Opéra de Florence qui l’avait conduit à y occuper la fonction de chef principal aux côtés de Zubin Mehta de 2022 à 2024. Le chef d’orchestre milanais se dit très heureux de « revenir faire de la musique de manière permanente avec les musiciens exceptionnels de l’orchestre et avec les artistes du chœur Maggio Musicale, pour collaborer avec toutes les personnes liées à la fondation lyrique-symphonique florentine, et ce dans le cadre de mon nouveau rôle de directeur musical ».
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Également directeur musical de la Sächsische Staatskapelle de Dresde depuis 2024, Daniele Gatti se prépare à un bel été qui le verra notamment revenir au Festival de Bayreuth où il dirigera sept représentations des Maîtres chanteurs de Nuremberg de Richard Wagner du 25 juillet au 22 août. En France, il faudra attendre le 27 novembre pour voir Daniele Gatti à Paris, à la Maison de la Radio, où il dirigera l’Orchestre national de France, formation dont il fut directeur musical de 2008 à 2016.
Philippe Gault
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Tôt ce matin, Israël a réalisé plusieurs frappes sur l’Iran, menant des bombardements contre des sites militaires et nucléaires à Téhéran et à Natanz. L’état d’urgence a été déclaré en Israël en prévision d’une attaque de missiles et de drones par l’Iran. Invité de la matinale, l’ancien ambassadeur de France en Israël, Eric Danon, analyse la situation.
« Je ne veux pas dire que c’est imminent, mais il semble que c’est quelque chose qui pourrait très bien se produire » c’est ce qu’à déclarait hier à des journalistes Donald Trump qui lui demandaient si Israël attaquerait l’Iran Ce vendredi, Israël Katz, le ministre de la Défense Israélien a déclaré que l’État hébreu a procédé à une « frappe préventive » contre l’Iran.
L’ancien ambassadeur de France en Israël, Eric Danon, fait un constat alarmant : « La guerre commence, c’est une guerre qui va durer déjà quelques jours en très haute intensité, sans doute une semaine, et qui change la configuration de toute la région. »
En tant que spécialiste des questions du désarmement, il dresse l’analyse géopolitique de ce qui vient d’arriver : « Il y a une lecture géopolitique forte : on acte l’échec de la négociation entre les États-Unis et l’Iran. Trump souhaitait négocier et avait demandé à Israël de retarder les frappes. La négociation a manifestement échoué, et Israël n’a jamais cru à cette négociation. Il est donc passé à l’acte car quitte à attaquer, c’est maintenant qu’il faut le faire, parce que l’Iran est affaibli. »
Pour Eric Danon, une fenêtre d’opportunité était ouverte pour Israël : « La défense de l’Iran se faisait à travers des proxys, donc des mandataires de l’Iran à l’extérieur, essentiellement le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban, et un peu en Syrie et les Houthis au Yémen, qui sont affaiblis. Il y a aussi les sanctions américaines en termes économiques qui sont très dures pour le pays, et l’Iran est affaibli de l’intérieur avec une population qui est contre le régime des mollahs au pouvoir. »
Cette série d’attaques a frappé l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, au moins 6 bases militaires autour de Téhéran, ainsi que des résidences dans des complexes ultra-sécurisés abritant des commandants militaires. Le chef d’état-major Mohammed Bagheri a d’ailleurs été tué.
Cette capacité à atteindre des hauts dignitaires du régime est la spécialité israélienne pour le spécialiste des questions du désarmement : « c’est préparé très en avance, on en parlait déjà il y a 4 ou 5 ans quand j’étais en Israël. Leur méthode c’est que vous avez les chefs qui sont tués et ensuite des bombardements sur les populations. Pour les ennemis d’Israël c’est très déstabilisant. »
« C’est presque un scénario qu’on attendait depuis des années » affirme Eric Danon. Pourtant, d’après lui, malgré l’intensification du conflit, il ne s’agit pas encore d’une escalade : « On n’y est pas encore, tout dépend des alliés des uns et des autres. Pour Israël ce sont les États-Unis, et pour l’Iran c’est la Russie. Cet affrontement entraîne aussi une tension États-Unis/Russie, mais on constate que les États n’ont pas envie de partir en guerre. »
L’heure est à la réplique iranienne qui, selon Tsahal, a tiré 170 drones en direction d’Israël. Eric Danon imagine le moment de l’impact sur Israël : « Il est possible qu’il y ait des pluies de missiles qui s’abattent sur Israël. Leur avantage c’est qu’à cette distance, ils ont le temps de voir arriver des missiles et d’utiliser des systèmes de détection de combat de haute altitude. Mais ce système risque d’être rapidement saturé et on peut craindre que des missiles tombent sur Israël. »
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Il conclut sur une analyse de la réplique iranienne : « À mon avis, l’Iran c’est 88 millions d’habitants qui savent se battre qui ne sont pas près d’arrêter, donc on s’attend à une semaine de très forte intensité et ensuite on verra bien. »
Alessandra Wyak
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Avril 1897. Un critique musical du nom d’Edmond Stoullig reçoit un billet anonyme l’invitant à une soirée clandestine dans les Catacombes de Paris, à condition de rester discret sur sa venue et de faire vœu de silence lors de sa descente dans les entrailles de Paris.
Arrivé dans les profondeurs de la terre, un orchestre dédié à « la musique spirituelle et profane » entonne les premières notes de la Marche Funèbre de Chopin … Non, il ne s’agit pas d’une fiction à la Eyes Wide Shut, ni d’une messe noire qui aurait mal tourné ! Mais d’un concert de musique classique illégal dans l’un des lieux les plus visités de la capitale.
Les Catacombes de Paris, infimes parties d’un vaste réseau de carrières souterraines, ont accueilli, depuis la deuxième moitié du XVIIIe siècle, plusieurs millions d’ossements de Parisiennes et de Parisiens pour des questions d’ordre sanitaire. Ce qui n’a pas empêché, à partir de 1809-1810, sous l’initiative du vicomte Héricart de Thury, inspecteur général des carrières, d’aménager les lieux en un espace de mémoire et de réflexion sur la mort, chaque mur d’ossements portant une inscription sur la provenance de ses défunts, quand ce n’est pas une citation, une maxime ou un avertissement qui met en garde les visiteurs sur l’autre monde.
C’est aussi un lieu de vie, un lieu où se précipitent les curieux, les angoissés, les poètes ou les âmes égarées, où l’on clame haut et fort son appartenance au monde des vivants, où l’on flirte avec la mort dans des soirées clandestines – comme cette nuit du 2 au 3 avril 1897 où pas moins de 150 personnes se sont réunies en toute illégalité pour un concert de musique endiablé !
« Nous sommes fort aimablement accueillis à la porte sombre par de grands jeunes gens, aux longs cheveux d’esthètes qui, poliment, nous invitent au rigoureux silence et nous font promptement descendre par un escalier en colimaçon, à quatre-vingts pieds sous terre… » confie le critique musical Edmond Stoullig aux lecteurs du quotidien Le Journal, précisant avoir reçu, la veille de l’événement, une invitation à un « concert spirituel et profane » dans les Catacombes de Paris qui se déroulera aux environs de 23 heures.
A l’exception de la date, de l’heure et du lieu de rendez-vous, aucune autre information n’est donnée : les organisateurs de cette mystérieuse soirée – en réalité, des étudiants en musique du nom de Jouaneau et Pierres – tiennent à garder leur identité secrète priant même les invités venant en fiacre de ne pas se garer devant le point de rendez-vous – rue Dareau, au 92 – par peur d’éveiller les soupçons ! On apprendra par la suite que l’entrée dans les Catacombes fut possible après que deux ouvriers de l’inspection des carrières …
Suivant les quelques bougies disposées le long des parois rocheuses, la traversée d’E. Stoullig dans le royaume souterrain prend fin dans la « crypte de la Passion ». Des chaises y sont installées et une petite scène est aménagée pour accueillir un orchestre de 45 musiciens que l’on dit « amateurs » ou « amis de l’Opéra ». Sans oublier les convives, qui, arrivés à bonne mort, ont pu admirer dans un climat particulièrement froid et humide les splendeurs de l’anatomie – usant tour à tour de leur sensibilité de peintres, de poètes, de journalistes, d’hommes de science, ou de professeurs de conservatoire pour exprimer la curiosité macabre qui les anime. Une réunion d’esprits ouverts et passionnés qui, le temps d’une nuit, célèbre la vie par-delà la mort.
Au programme, un florilège de marches funèbres allant de Chopin à Beethoven en passant par Xavier Leroux, sans oublier la Danse Macabre de Camille Saint-Saëns et son fameux ballet des os … Outre son caractère immersif, le concert peut se targuer d’avoir une bonne acoustique : « Quant à l’effet qu’ont pu produire ces divers morceaux de musique sous ces voûtes d’acoustique excellente, écrit Stoullig, vous en jugerez vous-même, si voulez bien vous rappeler les vers de M. Henri Cazalis, sur lesquels Saint-Saëns a composé son célèbre poème symphonique de la Danse Macabre ». Un concert qui durera jusqu’à 2 heures du matin.
Jugée « offensante » pour une bonne partie de l’opinion publique, qualifiée de « scandaleuse et d’immorale » par la Presse – une bande de « dilettanti venus demander des jouissances inédites » peut-on lire dans Le Petit Parisien daté du 6 avril 1897 – cette manifestation secrète, inspirant entre autres la plume de Gaston Leroux pour son roman-feuilleton La Double Vie de Théophraste Longuet.
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L’événement aurait permis à la crypte d’acquérir sa fameuse « rotonde des tibias » pour dissuader la tenue de rassemblements, devenue aujourd’hui un site emblématique des catacombes : « On peut penser que c’est à la suite de ce concert, et pour condamner un maximum d’espace et ainsi éviter qu’une telle animation ne se reproduise, que le poteau en pierre de la crypte de la Passion fut entouré d’ossements le faisant ressembler à une barrique sépulcrale […] Néanmoins, l’exiguïté de l’endroit ne laisse d’interroger et de rendre perplexes les visiteurs un tant soit peu attentifs, qui se demandent comment une centaine de personnes purent se réunir à cet emplacement précis … » précise Gilles Thomas, historien des carrières de Paris, dans Les Catacombes, Histoire du Paris souterrain.
Clément Serrano
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C’est un trio exceptionnel que la Fondation Vuitton a accueilli le 3 juin dernier pour le concert de clôture de la saison musicale 2024-2025.
Alexandre Kantorow , Daniel Lozakovich et Gautier Capuçon étaient en effet réunis à l’Auditorium de la Fondation Louis Vuitton pour interpréter deux œuvres majeures. Tout d’abord Le Trio pour piano, violon et violoncelle n°1 de Mendelssohn. Créée en 1840 au Gewandhaus de Leipzig avec Mendelssohn au piano, il s’agit d’une œuvre de maturité qui a suscité à l’époque l’admiration de Robert Schumann qui l’a qualifiée de « Maître trio de notre époque ».
La seconde œuvre au programme était le Trio avec piano n°1 de Brahms. Créée en 1855, c’est la première œuvre de musique de chambre de Brahms, qui l’a remaniée trente-cinq ans plus tard, en l’amputant de près d’un tiers de sa longueur et en enlevant certains thèmes. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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C’est à une soirée d’exception que vous convie Radio Classique depuis l’Auditorium Rainier III à Monaco.
Martha Argerich était l’invitée de ce concert « Hommage à Ravel », donné le 9 février dernier, à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de la naissance du compositeur. Accompagnée par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo placé sous la direction de Charles Dutoit, elle a interprété le Concerto pour piano en sol majeur de Ravel, une œuvre créée à Paris en janvier 1932, que le compositeur voulait appeler « divertissement » et dans laquelle on entend l’influence du jazz.
Une autre œuvre de Ravel était au programme : Le Tombeau de Couperin. Achevé en 1919, il s’agit d’un hommage « à toute la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles » comme l’a expliqué Ravel, et à des amis morts au combat pendant la Première guerre mondiale. La version d’origine est pour piano. Ravel l’a orchestrée en gardant quatre pièces : Prélude, Forlane, Menuet et Rigaudon.
Claude Debussy, auquel Ravel vouait une grande admiration malgré des relations parfois difficiles, était à l’honneur de la seconde partie de ce concert avec deux œuvres emblématiques : Prélude à l’après-midi d’un faune et La Mer. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Monaco et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
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