Radio Classique

Radio Classique

By
Download on the App Store

Radio Classique episodes

  • Langue française : Pourquoi parle-t-on de « baleines » pour vos parapluies et soutiens-gorge ?

    Les « baleines » ne désignent pas ici l’animal marin, mais plutôt les fines tiges que l’on trouve dans les parapluies ou les soutiens-gorge. Savez-vous pourquoi cela s’appelle comme ça ?

    Ce nom est dû aux matériaux utilisés. Au 19ème siècle, les tiges flexibles placées à l’intérieur des parapluies étaient des fanons de baleine. Ce sont les lames cornées qui garnissent la bouche de la baleine. Ils étaient prisés par les fabricants parce qu’ils sont souples et résistants. Et aujourd’hui, en raison de la protection des cétacés, ces tiges sont en acier ou alors en aluminium.

    Les soutiens-gorge et les corsets étaient eux aussi fabriqués avec des fanons de baleine, toujours pour des raisons de souplesse, de résistance, et aussi de rigidité qui apporte un maintien. Aujourd’hui, les baleines de soutien-gorge sont en métal ou en plastique.

    Apanage vient de … pain !

    Parlons d’une autre étymologie surprenante, celle d’apanage, qui désigne un bien exclusif, un privilège. On le retrouve souvent dans les tournures : « avoir l’apanage de », ou « être l’apanage de ». Par exemple, « porter un costume trois-pièces n’est pas l’apanage des hommes ». C’est un mot qui vient de… pain !

    Vous savez certainement que le compagnon est celui qui étymologiquement « partage le pain ». C’est un mot formé de la préposition cum, avec, et de panis, le pain. Le mot familier copain a la même étymologie, bien plus visible.

    A lire aussi

    Ces moyens mnémotechniques très pratiques pour être bon en français

     

    Quel est le rapport avec apanage ? On trouve la préposition latine ad, qui signifie vers, et le mot panis le pain. L’apanage désignait en effet à l’origine les terres ou les revenus que l’on donnait à des cadets de famille ou à des fils de roi pour fournir le pain et tout le nécessaire à leur entretien.

    Karine Dijoud

    Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? 

    « Beau comme un camion » n’a rien à voir avec le véhicule de transport, découvrez sa vraie signification

    « Tomber dans les pommes » ou « passer du coq à l’âne », ces expressions qui ont été déformées

    « Lorem Ipsum »: Que signifie ce texte que vous voyez parfois sur votre ordinateur ?

    Ces moyens mnémotechniques très pratiques pour être bon en français

    Cet article Langue française : Pourquoi parle-t-on de « baleines » pour vos parapluies et soutiens-gorge ? est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Une nouvelle édition du Jardin des voix se déploiera cet été à Thiré

    A l’occasion de la nouvelle édition du Jardin des voix, Paul Agnew et Camille Chopin seront, ce jeudi 12 juin à 20h, les invités du Journal du Classique.

    La 12ème édition du Jardin des voix se déploiera cet été à Thiré, dans les jardins de William Christie et fera l’objet d’un spectacle présenté les 23 et 24 août sur miroir d’eau. Ils sont 10 chanteurs, de 6 nationalités différentes, à avoir été sélectionnés pour participer à cette formidable académie qui se tient tous les 2 ans, dont sont issus des artistes aussi prestigieux que Léa Desandre, Sonya Yoncheva ou encore Marc Mauillon.

    Paul Agnew qui dirige cette académie avec William Christie, nous éclairera sur le profil des jeunes chanteurs de cette édition et sur le spectacle qu’ils présenteront cet été à Thiré puis dans le cadre d’une tournée internationale. A l’affiche, deux opéras de Charpentier : Les Arts florissants et La Descente d’Orphée aux enfers.

    Camille Chopin : un parcours prometteur

    Nous ferons également connaissance avec l’une des lauréates de cette édition, la soprano Camille Chopin, qui a déjà entamé un beau parcours et vient de faire ses débuts à l’Opéra de Paris.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Donald Trump hué pour sa première apparition publique au Kennedy Center

    Brian Wilson, génial leader des Beach Boys, est mort à 82 ans

    « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert

    Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

     

    Cet article Une nouvelle édition du Jardin des voix se déploiera cet été à Thiré est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Te Deum pour Notre-Dame : « dans l’histoire de France, c’est ce que l’on réserve pour les grandes occasions », affirme Thierry Escaich

    Six mois après la réouverture de Notre-Dame, l’organiste et compositeur Thierry Escaich a créé un Te Deum à cette occasion. En exclusivité, découvrez les premières notes de cette musique sacrée sur Radio Classique. En concert à 20h30 ce soir dans la cathédrale, il livre les secrets de cette création dans la matinale.

    L’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, souhaitait étendre la période de réouverture de la cathédrale Notre-Dame sur six mois. La Pentecôte, le 8 juin dernier, a signé la fin de ce cycle. La saison musicale ne touche pas pour autant à sa fin, comme l’a annoncé l’organiste Thierry Escaich : « On a voulu finir ce cycle de réouverture de la cathédrale par un Te Deum. »

    Intitulé Te Deum pour Notre Dame, il est interprété ce soir par son compositeur, qui est l’organiste titulaire de la cathédrale depuis décembre. Il explique : « Un Te Deum, c’est un chant de louange qui date du VIe siècle. Son texte était chanté par les moines dans les matines le matin. Il est réservé dans l’histoire de France pour de grandes occasions. Napoléon a commandé des Te Deum, l’Église aussi, la royauté pour fêter une fin de guerre. Donc c’est un chant de louange pour fêter un grand événement. »

    Un travail minutieux

    « Je pense que les compositeurs sont d’abord des architectes », affirme Thierry Escaich. Pour créer les fondations de son œuvre, il lui a fallu passer par plusieurs étapes : « J’ai d’abord passé deux mois à sélectionner tous les textes. Ensuite, j’ai choisi l’ordre dans lequel j’allais les mettre. Et c’est seulement après que j’ai commencé à écrire les premières notes de ce Te Deum. »

    Il nous plonge quelques instants dans la mise en scène qui est prévue ce soir : « On commence avec l’ancien chant du Te Deum latin, que les habitués de la messe vont reconnaître, interprété par quatre chanteurs au fond de l’église. Ensuite, il y a une spécificité : c’est que l’orgue ne jouera pas au même moment que l’orchestre, qui est d’ailleurs face au chœur de Notre-Dame. Je ne ferai que lui répondre. Et la surprise, c’est que je vais improviser certains moments. »

    La transcendance musicale

    En tout, le Te Deum dure 45 minutes. Nombreux sont les artistes présents : « Le directeur de la Maîtrise, Henri Chalet, a décidé de me faire cette commande. Il a fait appel à l’Orchestre Symphonique de Francfort, au chœur de Wroclaw et à la Maîtrise de Notre-Dame, donc ça va être un spectacle grandiose ! », dévoile l’organiste.

    Il se confie sur une chose qui est importante pour lui ce soir : « À chaque note que je compose, je veux transmettre. Et dans la musique sacrée, ce que l’on veut transmettre, c’est la transcendance. »

    A lire aussi

    Le « Te deum pour Notre-Dame » de Thierry Escaich retentira jeudi dans la cathédrale de Paris

     

    Pour lui, cette expérience va au-delà du domaine religieux : « Le sacré, c’est donner cette puissance, par la densité de la musique, d’aller vers la transcendance, d’aller vers plein d’endroits différents. Par exemple, moi j’ai écouté Only God Knows des Beach Boys en sortant de Notre-Dame hier soir. » Une manière de rendre hommage à Brian Wilson, le chanteur et cofondateur du groupe, qui est décédé hier à l’âge de 82 ans.

    Alessandra Wyak

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Donald Trump hué pour sa première apparition publique au Kennedy Center

    Brian Wilson, génial leader des Beach Boys, est mort à 82 ans

    « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert

    Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

     

    Cet article Te Deum pour Notre-Dame : « dans l’histoire de France, c’est ce que l’on réserve pour les grandes occasions », affirme Thierry Escaich est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Donald Trump hué pour sa première apparition publique au Kennedy Center

    Pour la première fois depuis qu’il en a été nommé président, Donald Trump est venu assister à une représentation au Kennedy Center. Son arrivée dans la salle du grand centre culturel de Washington a été accueillie par des huées et quelques applaudissements.

    Alors que la dernière apparition en décembre de l’ex-président américain Joe Biden au Kennedy Center lui avait valu les vivas du public, la première de Donald Trump ce mercredi pour une représentation des Misérables a été beaucoup plus fraîchement accueillie, entre huées et rares applaudissements, lorsqu’il s’est installé, accompagné de son épouse Melania, dans la loge présidentielle.

    NEW: In an absolutely embarrassing moment, Donald Trump was just booed mercilessly at the Kennedy Center.

    Gotta love it. pic.twitter.com/YW3XE2tRAK

    — Chris D. Jackson (@ChrisDJackson) June 12, 2025


    Le président américain se félicitait pourtant, à son arrivée au Kennedy Center de cette représentation de la comédie musicale créée en 1980 par Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil. « Je l’ai vue plusieurs fois, c’est fantastique. J’aime les chansons, j’aime la pièce (…) C’est notre premier spectacle ici, mais d’autres sont à venir »“, a déclaré Donald Trump qui avait fait jouer Les Misérables avant d’annoncer, le 15 novembre 2022, qu’il se présentait à nouveau à l’élection présidentielle.

    Un spectateur a crié « Viva Los Angeles ! »

    Interrogé à propos du boycott de la comédie musicale par certains comédiens et musiciens, le président américain a répondu : « Je m’en fiche complètement. Franchement. Tout ce que je fais, c’est bien gérer le pays ». Le choix des Misérables pour cette première apparition au Kennedy Center, prévue de longue date, revêt une symbolique particulière quand on sait que la comédie musicale, inspirée du roman de Victor Hugo, évoque les barricades à Paris pendant la courte insurrection de juin 1832 contre la monarchie, réprimée dans le sang par l’armée et la garde nationale.

    A lire aussi

    L’arrivée de Donald Trump au Kennedy Center a fait baisser les ventes de billets, selon la presse américaine

     

    La plus célèbre chanson de la comédie musicale, devenue un phénomène mondial après son adaptation à Broadway, Do you hear the people sing ?, est même considérée comme un appel au soulèvement populaire. Et c’est juste après avoir envoyé des milliers de soldats à Los Angeles, à la suite de heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants opposés à sa politique migratoire, que le président américain s’est installé dans la loge du Kennedy Center. Pendant le spectacle un spectateur a même crié « Viva Los Angeles ! ».

    Philippe Gault (avec AFP)

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Brian Wilson, génial leader des Beach Boys, est mort à 82 ans

    « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert

    Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

    Le « Te deum pour Notre-Dame » de Thierry Escaich retentira jeudi dans la cathédrale de Paris

    Cet article Donald Trump hué pour sa première apparition publique au Kennedy Center est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Le dernier castrat : Écoutez la voix unique de « l’ange de Rome », une légende oubliée

    Il y a un peu plus de 100 ans disparaissait le dernier castrat. Alessandro Moreschi, adulé pour sa voix incomparable, est le seul castrat dont la voix a été enregistrée. Cela fait de lui le plus récent témoin de cette pratique archaïque. Retour sur une légende qui continue de fasciner.

    Alessandro Moreschi naît en Italie en 1858. Il voit son enfance bouleversée par une castration pratiquée bien avant sa puberté. On ignore si cette opération était médicale ou si c’était pour devenir castrat. Ainsi, plusieurs théories émanent sur la castration du jeune Moreschi. D’après le Science History Institute, les parents d’Alessandro ont affirmé que leur garçon devait être opéré pour une hernie. Dans les archives de l’Institut pontifical de musique sacrée, on retrouve aussi la trace d’« une mésaventure d’enfance jamais élucidée ». Mais aucun document ne prouve qu’il avait besoin de cette opération.

    Il est fort probable que c’était un moyen de masquer les véritables raisons de la castration. Au milieu du XIXe siècle, les castrats ont pratiquement tous disparu. Un tel acte va à l’encontre  de la modernité, la science et l’industrie prônée par cette ère. Toutes traces effacées, on ne sait pas à quel âge Alessandro a subi cet acte. Mais la tradition voulait que la manœuvre soit exécutée au début de la puberté, moment où le corps commence à se développer, mais pas encore le larynx. Généralement entre 7 et 12 ans.

    Cette castration a rendu la voix d’Alessandro tout à fait singulière. Il conserve son timbre clair et lumineux d’enfant, et il peut projeter et amplifier sa voix avec autant de force qu’un adulte. Un entraînement intensif est également nécessaire pour rendre la voix plus forte, plus souple et capable de raffinement et d’éclat sans limite. Ce registre est métaphoriquement appelé « la voix du chant du cygne » en comparaison avec la beauté exceptionnelle de ce chant. Derrière ce nom se cache aussi la légende selon laquelle le cygne ne chante qu’une seule fois dans sa vie, avant de mourir.

    Un castrat vaniteux

    Pour se former à la perfection aux techniques de castrat le jeune Alessandro est expédié à Rome, à l’Eglise San Salvatore di Lauro. Seul castrat de son école, c’est le compositeur, organiste et maestro Gaetano Capocci qui se charge de tout lui enseigner sur sa tessiture de voix unique, un apprentissage qui prenait généralement 10 ans. Beaucoup d’enfants ont tenté de percer dans le milieu fermé de ceux qu’on surnommait « la troisième voix ». Peu d’entre eux étaient élus. Parmi les virtuoses, on compte Girolamo Crescentini. Surnommé l’« Orphée Italien », son interprétation de Roméo en fit même pleurer Napoléon.

    Pourtant, ce n’est pas sur le parquet de l’opéra que le destin d’Alessandro Moreschi va se jouer. Il commence son ascension dans les couloirs de l’église. À 15 ans, il devient primo soprano dans la basilique Saint-Jean-de-Latran. Très vite, on le sollicite beaucoup. Avec le début de sa gloire, le jeune Moreschi commence à se forger son caractère de castrat. On les disait très vaniteux et capricieux. Alessandro, lui, sélectionne minutieusement les concerts qu’il donne… ou qu’il refuse.

    « Il chanta mercredi à la Venerabile Chiesa del Sudario dans une forme vocale magnifique ; le lendemain, il ne put se rendre disponible pour la solennità della Cattedra à San Pietro en raison d’une faiblesse vocale assez subite ; aujourd’hui, dans une condition vocale éblouissante, il fut capable de chanter une messe de requiem à la Chiesa di San Carlo in Corso […] Il ne semble pas convenable que les caprices d’un hermaphrodite régentent le chapitre du Vatican ! » raconte à propos d’Alessandro Moreschi le cardinal Satolli. On attribuait aussi ce « caractère de castrat » au célèbre Farinelli (1705-1782) . On raconte qu’après être venu chanter pour la cour du roi Louis XV, il a été déçu du cadeau qu’on lui a offert : un simple coffre d’or et de diamants.

    Des enregistrements historiques

    Moreschi a connu un grand succès à travers les États pontificaux avant leur séparation avec l’Église en 1870. En 1883, il entre dans le Chœur de la chapelle Sixtine. Après avoir joué le rôle de Séraphin dans Le Christ au Mont des Oliviers de Beethoven au moment du Carême, c’est l’apothéose. Le public, tout simplement bouleversé, le surnomme « l’Angelo di Roma ». Le pape Léon XIII lui rend également hommage en le nommant Soliste de la chapelle Sixtine. Mais cette distinction représente des sacrifices. Pour y prétendre, Alessandro doit remplir les conditions d’entrée dans les ordres mineurs. Cela signifie recevoir la première tonsure, qui consiste à se faire couper quelques mèches de cheveux, il doit s’engager au célibat, et porter un uniforme.

    Quinze ans plus tard, il est élu secrétaire de la Chapelle. C’est lui qui est chargé de consigner toutes les activités de la chapelle Sixtine. Mais à la fin du XIXe siècle, les castrats tombent en disgrâce aux yeux certains membres de l’Eglise et Alessandro va en pâtir. En 1902, c’est le compositeur et prêtre Lorenzo Perosi qui prend la tête du Chœur de la chapelle Sixtine. Promoteur du mouvement cécilien, qui marque le renouveau de la musique catholique, il ne considère pas les castrats comme des chanteurs, il les appelle même des « hommes anormaux ». Les castrats sont peu à peu remplacés par des contre-ténors et des enfants.

    A lire aussi

    Histoire de la musique : connaissez-vous le contre-ténor ?

     

    Cette même année marque l’enregistrement historique d’Alessandro Moreschi. Au total, le castrat a posé sa voix sur 17 morceaux réalisés par la compagnie Gramophone jusqu’en 1904. Le plus célèbre est son Ave Maria de Gounod.

    À cette période, Moreschi est considéré par les musicologues comme un « fossile vivant ». L’heure est au changement et le pape Léon XIII interdit définitivement la castration. Il accepte quand même de répondre aux questions du professeur de musique Franz Haböck. Cet entretien a donné lieu au livre Die Gesangskunst der Kastraten (L’art du chant des castrats). Alessandro Moreschi, le dernier castrat, décède des suites d’une mauvaise grippe à l’âge de 64 ans en 1922.

    Alessandra Wyak 

    Pour en savoir plus sur les castrats et Farinelli, découvrez cet épisode de Baroque en stock :

     

     

    Découvrez d’autres articles sur la musique classique

    10 films récents à voir sur la musique classique

    Les 4 titres les plus étranges d’Erik Satie

    Un opéra au cœur de l’Amazonie, l’histoire méconnue d’un joyau lyrique qui a attiré les plus grands

    Désaccords, faux départ, maestro fantôme… 4 anecdotes sur la musique de Lawrence d’Arabie

    Cet article Le dernier castrat : Écoutez la voix unique de « l’ange de Rome », une légende oubliée est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Brian Wilson, génial leader des Beach Boys, est mort à 82 ans

    Le cofondateur des Beach Boys, Brian Wilson, est décédé à l’âge de 82 ans, a annoncé mercredi sa famille dans un communiqué. Leader et inspirateur de génie du célèbre groupe américain, il inventa la bande-son du mythe californien des années soixante.

    De 1962 à 1966, ce prodige de la pop américaine composa la musique la plus heureuse du rock avec plus de 200 hymnes au soleil, au surf et aux filles bronzées (Surfin’ USA, I get around, Fun Fun Fun, Surfer girl) et fit des Beach Boys le groupe américain ayant vendu le plus de disques au monde.

    Né le 20 juin 1942 en Californie, Brian Wilson trouve dans la musique un refuge et joie. Autour de l’orgue Hammond du salon, il apprend à ses frères les harmonies du jazz et des airs de gospel. En 1961, à Hawthorne, en banlieue de Los Angeles, il forme un groupe avec ses deux frères Dennis et Carl, son cousin Mike Love et un voisin, Al Jardine.

    Après un premier titre Surfin‘ (1961), mariant le rock de Chuck Berry et de Little Richard et les harmonies vocales des “Four Freshmen“, les cinq jeunes gens s’adonnent à la “surf music“. Fin 1962, avec Surfin’ USA, tous les adolescents connaissent les Beach Boys.

    Brian Wilson fut l’égal des Beatles

    De ses 19 à 24 ans, le bassiste et chanteur fut à lui seul l’égal des Beatles. John Lennon considérait « Pet Sounds » (1966) comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. Après l’innocence des premières compositions, le chanteur y ruminait la perte de la jeunesse et engageait son groupe vers un rock plus psychédélique aux origines de la culture hippie.

    A lire aussi

    Le roi Charles III dévoile ses morceaux de musique préférés, tous liés à des artistes du Commonwealth

     

    En 1966, il dévoile Good Vibrations, un mille-feuille sonore monté en six semaines. Le single se vend à un million d’exemplaires aux Etats-Unis. Avec Van Dyke Parks, un musicien proche de la Beat Generation, il s’engage dans Smile, “une symphonie adolescente à Dieu“. Ils enregistrent des dizaines de thèmes (grognements, perceuse, rires hystériques) pour créer un système d’échos proche du mur du son de Phil Spector.

    Internements, cures et rechutes

    Mais en 1967, sa santé mentale dégradée par une folle consommation de drogues le fait exploser en plein vol, le rendant incapable de finir Smile. C’est à l’heure de la retraite en 2002, après une longue pause émaillée d’internements, de cures et de rechutes, qu’il parachèvera son chef d’œuvre.

    Remarié et père de cinq enfants adoptés (7 en tout), « le Mozart de la pop » se repenche sur Smile. D’abord en concert puis sur un disque, Brian Wilson redonne une forme cohérente à cet album devenu entretemps le mythe de sa jeunesse retrouvée.

    Atteint de démence à la fin de sa vie, il avait été placé sous tutelle en mai 2024.

    Philippe Gault (avec AFP)

    Retrouvez l’actualité du Classique

    « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert

    Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

    Le « Te deum pour Notre-Dame » de Thierry Escaich retentira jeudi dans la cathédrale de Paris

    Le festival de Pentecôte de Salzbourg dépasse ses objectifs avec un taux d’occupation de 99% !

    Cet article Brian Wilson, génial leader des Beach Boys, est mort à 82 ans est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Bilal Alnemr : un violoniste qui rassemble les cultures

    A l’occasion de la nouvelle édition de son festival de Vauvenargues, Bilal Alnemr sera, ce mercredi 11 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    Arrivé en France à l’adolescence, après avoir fui son pays en guerre, le violoniste syrien Bilal Alnemr a étudié à Aix en Provence avant de rentrer au CNSMD de Paris et de se perfectionner à Berlin auprès de Daniel Barenboïm. Il est aujourd’hui l’un des membres du West-Eastern Divan Orchestra et poursuit, en parallèle une carrière de soliste. Son premier enregistrement, réalisé avec l’Orchestre Symphonique de la Radio de Vienne et Thomas Zehetmair, est sorti cette saison chez Alpha dans le cadre de la collection Next Generation Mozart soloists.

    Les cordes de Shams : tisser la culture pour tous 

    Bila Alnemr nous parlera justement ce soir de Mozart, dont il a découvert la musique durant son enfance en Syrie. Il nous éclairera également sur ses projets en cours, la 2ème édition de son festival de Vauvenargues qui se tiendra du 18 au 23 juillet et sera imprégnée de l’univers de Cézanne ou encore l’association Les cordes de Shams qu’il vient de créer afin d’aider les musiciens exilés en Europe.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert

    Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

    Le « Te deum pour Notre-Dame » de Thierry Escaich retentira jeudi dans la cathédrale de Paris

    Le festival de Pentecôte de Salzbourg dépasse ses objectifs avec un taux d’occupation de 99% !

    Cet article Bilal Alnemr : un violoniste qui rassemble les cultures est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert

    La tuerie qui a eu lieu dans un établissement scolaire laisse l’Autriche sous le choc. Le chancelier autrichien a décrété trois jours de deuil pendant lesquels toutes les salles de concerts et théâtres nationaux observeront une minute de silence avant chaque représentation.

    Onze morts, dont l’assaillant de 21 ans qui s’est suicidé et une trentaine de blessés hospitalisés. Parmi les victimes, de nombreux élèves dont un jeune Français de 17 ans tué. C’est le terrible bilan de la fusillade qui a eu lieu mardi matin dans un lycée de Graz à 200 kilomètres au sud de Vienne. Une tuerie vécue comme un immense traumatisme dans un pays qui figure pourtant parmi les dix États les plus sûrs du monde.

    Dépêché sur place, le chancelier autrichien a qualifié l’événement de « tragédie nationale ». Lors d’une veillée funèbre qui s’est tenue après une messe, Christian Stocker a décrété un deuil national de trois jours à partir de ce mercredi alors qu’à 10h une minute de silence a été observée dans tout le pays.

    L’Opéra de Graz annule toutes ses représentations jusqu’à vendredi

    Minute de silence que toutes les salles de concerts et théâtres nationaux se sont engagés à observer avant chaque représentation jusqu’à vendredi avec ce message : « Nous pleurons ensemble. Ensemble nous nous souvenons des morts et des blessés en silence ». À Vienne ce sera notamment le cas au Staatsoper avant les représentations du Barbier de Séville de Rossini ce soir et vendredi et du Chevalier à la Rose de Richard Strauss jeudi.

    A lire aussi

    Le Chevalier à la Rose de Richard Strauss, l’apologie du temps qui passe

     

    Au Musikverein, cet hommage silencieux précédera notamment ce soir un concert de musique de chambre consacré à des œuvres de Joseph Haydn, jeudi avant un hommage à Maurizio Pollini et vendredi lors d’un récital du Quatuor Artis. À Salzbourg, au Mozarteum de Rolando Villazón, la minute de silence sera observée avant le spectacle musical pour enfants Moon Flight jeudi et vendredi et le concert « Sur canapé » donné par le siffleur Nikolaus Habjan et le duo d’harmonicistes Glasharmonika.

    À Graz, la ville où s’est déroulé le drame, l’Oper-Graz a décidé d’annuler toutes les représentations programmées jusqu’à vendredi. Ce sera le cas pour Le Villi (Puccini), Le Carnaval des animaux (Saint-Saëns) et La Cenerentola (Rossini).

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

    Le « Te deum pour Notre-Dame » de Thierry Escaich retentira jeudi dans la cathédrale de Paris

    Le festival de Pentecôte de Salzbourg dépasse ses objectifs avec un taux d’occupation de 99% !

    Le jeune pianiste Aristo Cham remporte le Prix Van Cliburn 2025

    Cet article « Nous pleurons ensemble » : Après la tuerie en Autriche, une minute de silence sera observée dans les salles de concert est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Dette : « La France emprunte toutes les deux semaines 12 à 15 milliards d’euros », affirme l’économiste Christian Saint-Étienne

    Christian Saint-Étienne est l’auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe, sorti aux éditions Odile Jacob. Invité de la matinale, le membre du cercle des économistes et professeur émérite, titulaire de la chaire Jean-Baptiste Say d’économie industrielle au CNAM alerte sur la trop grande bureaucratisation de l’Europe et de la France.

    « Quand on regarde la situation européenne, c’est celle d’un lapin dans les phares d’un 4×4 américain, et c’est Trump qui le conduit. » Christian Saint-Étienne, auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe, dresse un constat alarmant : « Simplement, je suis économiste et je fais une analyse lucide : l’Europe est un échec. »

    D’après lui, cela fait 20 ans que l’Europe ne connaît plus aucune croissance mondiale. On l’observe avec les données de 2024, année où l’économie de l’Union européenne a connu une croissance de seulement 1 %, tandis que l’Inde a connu une augmentation de 6,2 %. Pour l’économiste, une solution s’impose : « L’Europe, comme la France, s’est enclavée. La seule solution, c’est de débureaucratiser pour ne plus être des spectateurs sidérés, mais des acteurs déterminés. »

    Une intervention du FMI 

    Actuellement, le gouvernement français doit trouver 40 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit public, maîtriser la dette publique, financer des priorités et retrouver une crédibilité auprès des investisseurs. Christian Saint-Étienne révèle que : « La France emprunte toutes les deux semaines 12 à 15 milliards d’euros, puisqu’au-delà des 150 milliards de déficit, il faut financer les intérêts sur la dette et renouveler la dette qui arrive à échéance. »

    Et cette méthode a des limites. La ministre des Comptes Publics, Amélie de Montchalin, vient de mettre en garde l’État contre une intervention du Fonds Monétaire International (FMI). L’économiste dévoile la suite de ce procédé : « C’est la Banque Centrale Européenne et la Commission Européenne qui ont pour rôle d’appeler au secours le FMI pour ses analyses macroéconomiques. Une fois cette étape passée, il n’y a plus de retour en arrière et on va tomber dans une crise de grande ampleur. Et là, ce sont les retraités qui seront les premiers à payer. »

    D’après lui, il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé chez l’un de nos voisins européens : « En Grèce, quand il y a eu la crise, le gouvernement était dans le déni total. Résultat : le Premier ministre a pris des mesures extrêmement violentes et, du jour au lendemain, si vous touchiez déjà une retraite faible de 600 euros elle est passée à 500 euros. »

    Une solution : la réforme des retraites

    Christian Saint-Étienne explique : « La réforme des retraites est un élément clé de l’ajustement. Mais, plus généralement, c’est toute une restructuration de l’action publique qui s’impose ! »

    Il constate : « En réalité, si vous analysez les systèmes de retraites dans le monde entier, ils sont tous mixtes, à la fois par répartition et par capitalisation, ce qui compte, ce sont les proportions. Si on avait une analyse théorique, le système idéal serait 50 % en répartition et 50 % en capitalisation, parce qu’il ne fonctionne pas sur les mêmes mécanismes. »

    Même la droite et le centre n’osent pas évoquer ce changement. Le seul à avoir abordé le sujet est Édouard Philippe, qui a dit « 15 %, pas plus », un chiffre qui fait justement partie d’une étude réalisée par Christian Saint-Etienne.

    A lire aussi

    Budget 2026 : « C’est un effort colossal et tout le monde devra s’y mettre » alerte François Ecalle

     

    Il explique : « aujourd’hui les flux de retraite en répartition sont à plus de 14 % du PIB, on pourrait imaginer que, progressivement sur 20 ans, on construise des systèmes d’épargne qui conduisent à ce que, dans 20 ans, les 14 % se divisent en 12 points en répartition et 2 points en capitalisation, et pour faire ça, il faut constituer des fonds de pensions et, à partir des rendements de ces fonds de pensions, payer les 2 points complémentaires qui font à peu près les 15 %. »

    Alessandra Wyak

    Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique

    EDF : « On est sous-productif sur le plan nucléaire et personne ne le sait ! » assure Anne Lauvergeon

    Budget 2026 : « C’est un effort colossal et tout le monde devra s’y mettre » alerte François Ecalle

    Contrats d’électricité : « Il ne faut pas hésiter à être infidèle à EDF » assure Sophie Coisne de 60 Millions de consommateurs

    « Il y a un enthousiasme général pour la création d’entreprise en France » salue le président de CCI France

     

    Cet article Dette : « La France emprunte toutes les deux semaines 12 à 15 milliards d’euros », affirme l’économiste Christian Saint-Étienne est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal

    La grande pianiste portugaise Maria João Pires se voit contrainte d’annuler plusieurs récitals qu’elle devait donner dans la semaine à venir au Portugal. Selon un communiqué, elle a été victime d’un « léger » AVC.

    Alors qu’elle devait s’y produire pour la première fois vendredi, le Teatro Circo de Braga, au nord de Porto, a fait savoir que Maria João Pires a dû déclarer forfait en raison d’un « léger accident vasculaire cérébral (AVC), qui l’empêche de respecter les dates de ses concerts prévus au Portugal ».

    Les deux autres récitals de cette série de la grande pianiste portugaise étaient programmés au festival de Sintra, près de Lisbonne le dimanche 15 juin, au Centre Culturel Olga Cadaval, et à Faro, le 18, au Teatro das Figuras.

    Maria João Pires est programmée à Monaco le 22 juin

    Ces dernières années, Maria João Pires, 80 ans, a souvent été confrontée à des soucis de santé qui l’ont malheureusement contrainte à annuler des concerts. On se souvient qu’en 2018 elle avait annoncé se retirer de la scène en raison de problèmes à la main, de retour au clavier trois ans plus tard, elle s’était sérieusement blessée à l’épaule suite à une chute dans une rue de Riga, en Lettonie. En 2022, c’est à un concert au Wigmore Hall de Londres qu’elle avait renoncé en raison d’une autre blessure.

    L’année suivante, en 2023, très fatiguée après avoir été touchée par le Covid-19, la pianiste avait dû annuler plusieurs récitals en Europe et à une tournée en Amérique du sud.

    A lire aussi

    Ce jour où la pianiste Maria João Pires n’a pas travaillé le bon concerto de Mozart… mais le joue parfaitement !

     

    Selon son agenda, Maria João Pires doit se produire à Monaco le 22 juin avec les pianistes néerlandais Lucas et Arthur Jussen puis à La Haye, le 30 juin avant de s’envoler pour l’Extrême-Orient où elle doit interpréter, fin juillet et début août, le Concerto pour piano n° 4 de Ludwig van Beethoven à Taïwan, puis au Japon à Tokyo, Hiroshima, et Osaka .

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le « Te deum pour Notre-Dame » de Thierry Escaich retentira jeudi dans la cathédrale de Paris

    Le festival de Pentecôte de Salzbourg dépasse ses objectifs avec un taux d’occupation de 99% !

    Le jeune pianiste Aristo Cham remporte le Prix Van Cliburn 2025

    The Phoenician Scheme : La musique classique très présente dans la bande originale du nouveau film de Wes Anderson

    Cet article Maria João Pires, victime d’un AVC, annule tous ses concerts au Portugal est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min

About Radio Classique

From the publisher's feed

Radioclassique.fr est le site de votre Radio préférée. Écoutez le direct, retrouvez un morceau, téléchargez les podcasts et suivez toute l'actualité du classique