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La Fondation Louis Vuitton consacre une grande rétrospective des peintures de David Hockney jusqu’ au 31 août. Intitulée « David Hockney 25 », elle offre une immersion à travers les œuvres de ces 25 dernières années. À cette occasion, une version illustrée du livre Vie de David Hockney (2018) de Catherine Cusset est publiée. Invitée de la matinale, elle revient sur la création de cet ouvrage.
David Hockney est l’une des figures majeures du mouvement pop art des années 1960. Des portraits aux paysages, des dessins aux gravures, il a grandement influencé l’art au XXe siècle. À travers « David Hockney 25 », la Fondation Louis Vuitton nous plonge dans l’art d’Hockney avec plus de 450 œuvres.
Le livre Vie de David Hockney , sorti aux éditions Gallimard, est spécialement réédité pour l’occasion. Son auteure, Catherine Cusset, se confie sur sa découverte du peintre anglais : « On m’avait commandé un texte sur lui pour l’exposition de Beaubourg en 2017, mais je ne savais pas du tout qui c’était. En allant voir sur internet, ses œuvres m’ont rappelé Matisse, Van Gogh, c’est très coloré, et ça m’a tout de suite plu ! »
L’idée de créer le roman lui est venue après : « Le déclencheur, c’est lorsque j’ai lu un livre autobiographique, qui est en fait la transcription d’une interview. Là il m’arrive quelque chose d’assez étonnant, dans mon esprit, je l’ai tout de suite perçu comme un personnage de roman. J’avais l’impression de l’entendre, de le voir vivre, et de saisir immédiatement son humour. »
Une légèreté qui peut surprendre : « Pendant les années sida, il a perdu un nombre immense d’amis, il n’allait qu’à des enterrements. S’il s’en est sorti, c’est par le travail et parce qu’il a peint la joie. »
Catherine Cusset, retient la joie que David Hockney transmet tout au long de sa vie : « Je ne peux pas dire si c’est un homme heureux, mais il affirme la joie ! L’une de ses grandes philosophies, c’est de dire que jamais la mort n’abolira le printemps. » Cette phrase, il l’a confiée à l’AFP en 2021 à propos du confinement.
C’est d’ailleurs cette vision merveilleuse qu’il tente de transcrire dans ses peintures : « Il a cette conviction que la peinture doit nous proposer une vision du monde enchanteresse comme Matisse ou Van Gogh ou Monet. Claude Monet a passé 45 ans à peindre son jardin à Giverny et David Hockney, lui, a passé les 5 dernières années à peindre son jardin en Normandie. »
Aujourd’hui, David Hockney est âgé de 87 ans. Pourtant, Catherine Cusset n’a pas cherché à le contacter avant la rédaction de son roman : « Je voulais écrire sa vie de l’intérieur sans pour autant insister sur le fait que ce soit la vie de David Hockney. C’était important pour moi d’évoquer d’une manière générale le trajet d’un artiste qui rencontre un immense succès en traversant le doute, en se renouvelant, et en suivant son apprentissage de la création. »
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Après la sortie de son livre, elle a été invitée à déjeuner avec David Hockney à Cabourg. La rencontre avec le sujet de son roman ne l’a pas déçue : « Il est comme je me l’imaginais, il a le regard vif, intelligent, drôle et la vie comme dans l’art, il est à 100 %. » Consécration, l’artiste lui-même a validé l’ouvrage : « Il a aimé mon livre, il s’est reconnu dedans et il a pensé que je l’avais saisi. Il a même dit que je l’ai peint sur le vif. »
Alessandra Wyak
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Classé au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO, figé sur pellicule en 1982 dans Fitzcarraldo de Werner Herzog, le Théâtre Amazonas perdu au beau milieu de l’Amazonie est le témoin précieux d’une ville construite sur l’exploitation d’une ressource très convoitée au XIXème siècle.
C’est un lieu marqué par sa géographie atypique, coincé au beau milieu d’une jungle luxuriante et d’un fleuve aux proportions démesurées, et qui a pu susciter dans l’imaginaire collectif un certain nombre de fantasmes et de mystères quant aux représentations et aux personnalités qui ont y siéger : le Théâtre Amazonas.
Terre de richesse et de convoitise pour les Européens depuis sa découverte au XVIIème siècle, l’Amazonie devient une véritable mine d’or dans la seconde moitié du XIXème siècle lorsque ses ressources naturelles permettent de répondre à la demande croissante en caoutchouc de l’Ancien Monde qui se modernise, ce dernier découvrant le confort de la conduite automobile (pneus), de la marche (semelles), ou bien même le confort d’une vie intime (préservatifs).
Manaus, ville située aux portes de l’Amazone dans le nord du Brésil, devient alors, à partir des années 1880, l’une des artères principales de ce commerce, s’équipant sous l’impulsion de son gouverneur, Eduardo Ribeiro, de tout ce qui se fait de mieux en matière de progrès et de raffinement : électricité, télégraphe, tramway, espaces publics, jardins d’agrément, lieux culturels … sans oublier, en 1882, la mise en chantier d’un projet mastodonte que l’on doit à un député brésilien du nom d’Antonio José Fernandes Junior : le Théâtre Amazonas, symbole d’une Amazonie devenue prospère et véritable phare de la civilisation moderne.
Construit dans un style éclectique où prédominent des inspirations renaissantes et néo-classiques, le théâtre Amazonas, de taille relativement modeste (capacité d’accueil de 700 places) présente toutes les caractéristiques du théâtre à l’européenne. Il en porte même les plus beaux morceaux : si l’or est d’Amazonie, les dorures sont d’Europe, de même que les miroirs, le bronze et la céramique viennent de France, le marbre d’Italie, l’acier d’Ecosse, le plancher du Portugal ou le fer forgé d’Angleterre. Sur le plafond de la coupole, sertie de l’extérieur aux couleurs du Brésil, un monument de la capitale française : la Tour Eiffel, … vue de dessous ! Sans oublier la majestueuse rencontre des eaux d’Amazonie de l’artiste brésilien Crispim do Amaral qui orne l’imposant rideau du théâtre.
Des petits bouts d’Europe importés par bateaux dont certains d’entre eux, victimes de tempête, accusèrent de nombreux retards … Sans oublier les problèmes de financement et les humeurs changeantes d’une météo tropicale qui auront considérablement ralenti la construction de l’édifice. Il faudra donc attendre le 31 décembre 1896 pour que le Théâtre Amazonas soit officiellement inauguré, soit 14 ans après le début des travaux.
S’il est avéré que la première représentation donnée au Théâtre soit La Gioconda de Ponchielli le 7 janvier 1897, il existe des rumeurs selon lesquelles des célébrités lyriques et théâtrales n’ont pas hésité à braver les dangers de la jungle pour jouer sur la scène de l’Amazonas. Parmi eux, le ténor italien Enrico Caruso ou bien encore la « Divine » Sarah Bernhardt.
Pour l’explorateur britannique John Hemming dans son essai intitulé Tree of Rivers, The Story of the Amazon, les probabilités que de telles personnalités aient pu fréquenter les lieux sont nulles : « Faire remonter une troupe d’opéra avec un orchestre et tout son attirail sur le fleuve représente un coût financier extrêmement cher. Donc oui, si les plus grands moments du Théâtre Amazonas étaient largement dominés par les pièces de théâtre et les concerts – ce n’était certainement pas en présence d’Enrico Caruso, d’Anna Pavlova – danseuse de ballet russe – ou de Sarah Bernhardt.»
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Les années passent, et loin de devenir l’attraction culturelle majeure de la ville, l’opéra tombe progressivement dans l’oubli : les investisseurs étrangers, attirés par des marchés plus prometteurs en Asie dans les années 1910, désertent la ville en masse, tandis que le Théâtre Amazonas, de moins en moins fréquenté, fini par ouvrir occasionnellement, avant de rester portes closes pendant plusieurs années. Ce n’est qu’à la fin des années 1990, sous l’impulsion du gouverneur Amazonino Mendes, devenu maire de la ville, que le Théâtre retrouve une nouvelle vie, l’opéra se voyant doter de son propre orchestre depuis 1997, l’Orchestre Philharmonique de l’Amazonas et d’un festival annuel : le Festival Amazonas de Opera.
Clément Serrano
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C’est à un voyage de Naples à Venise que vous convie l’Orchestre national de Cannes, placé sous la direction de Benjamin Levy, son directeur musical.
Pour ce concert donné le 10 avril dernier à l’Auditorium des Arlucs à Cannes La Bocca, Benjamin Levy avait invité l’une des violoncellistes les plus douées et les plus prometteuses de la jeune génération : Anastasia Kobekina.
Deux autres instruments étaient mis à l’honneur : le théorbe et l’archiluth, joués par Dimitri Goldobine, par ailleurs professeur d’instruments anciens au Conservatoire à rayonnement départemental de Cannes.
Le programme était composé d’extraits de Concertos pour violoncelle de Vivaldi, et d’arrangements pour violoncelle du célèbre Adagio du Concerto pour clavier BWV 974 de Bach et d’airs de Monteverdi et d’Antonio Sartorio.
Ce programme regardait également du côté du XIXe siècle, et même du XXe, avec le Finale de la Symphonie n°4 “Italienne” de Mendelssohn, de la Suite Pulcinella de Stravinsky et du Concerto pour cordes de Nino Rota. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Cannes et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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The Phoenician Scheme, le nouveau film de Wes Anderson sorti dans les salles fin mai, est soutenu par une bande originale très sophistiquée. Les morceaux originaux sont signés par le compositeur français Alexandre Desplat. Pour les autres musiques, le réalisateur américain a puisé dans le répertoire classique et le jazz.
Depuis bientôt trente ans, les films de Wes Anderson sont appréciés pour leurs images aux couleurs éthérées, leurs décors à l’esthétique singulière et leurs personnages loufoques. Son dernier long-métrage, The Phoenician Scheme, en compétition à Cannes et en salles depuis le 28 mai, n’échappe pas à la règle et, comme les autres films du réalisateur américain, s’appuie également sur une bande originale très recherchée.
C’est Alexandre Desplat qui a supervisé la musique du film. Le compositeur français qui a déjà collaboré à 7 films réalisés par Wes Anderson dont Grand Budapest Hotel qui lui a permis d’obtenir un Oscar et un Grammy Award en 2015. Pour The Phoenician Scheme, Alexandre Desplat a composé près de la moitié des musiques du film.
Pour les autres thèmes du film, Alexandre Desplat et Wes Anderson ont puisé dans un répertoire beaucoup plus classique et notamment celui d’Igor Stravinsky dont on retrouve des extraits de trois de ses musiques de ballet : Apollon musagète, Petrouchka et L’oiseau de feu, qui soutient également la bande-annonce du film.
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Un autre compositeur russe, Modeste Moussorgski, est présent dans cette bande originale avec un extrait de Baba Yaga, issu de la série Tableaux d’une exposition, dans l’orchestration de Maurice Ravel interprétée par le Philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan en 1966. On peut également entendre la célère cantate Jésus que ma joie demeure de Jean-Sébastien Bach et le rondo de la Sonate n° 2 pour piano de Ludwig van Beethoven. Autre référence indirecte au classique, la présence dans la distribution du film de Frank Murray Abraham dans le rôle du prophète. Déjà présent dans Grand Budapest Hotel, l’acteur américain fut surtout le Salieri du film Amadeus de Miloš Forman pour lequel il reçut un Oscar du meilleur acteur en 1985.
La bande originale est complétée par trois morceaux de jazz signés Glenn Miller, Fuasi Abdul-Khaliq et Gene Krupa.
Le concert consacré par l’Orchestre de Paris aux musiques de films d’Alexandre Desplat est à réécouter sur le site de Radio Classique jusqu’au 30 juin.
Philippe Gault
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A l’occasion de la repise de son ballet Mythologies à La Seine Musicale, Angelin Preljocaj sera, ce jeudi 5 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Créé il y a trois ans à Bordeaux, le ballet Mythologies d’Angelin Preljocaj sera présenté du 25 au 29 juin à La Seine Musicale. Sur une musique originale de Thomas Bangalter (ex-membre de Daft Punk), ce spectacle, alliant danse et vidéos explore quelques grands mythes de l’Antiquité et nous interroge, en même temps, sur notre propre époque.
Angelin Preljocaj nous éclairera ce soir sur sa démarche, sur l’intemporalité de ces mythes anciens et sur la conception de ce spectacle absolument envoutant. Il met en scène des danseurs de sa propre compagnie et du ballet de l’Opéra National de Bordeaux.
Laure Mézan
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Les expressions imagées donnent du relief au quotidien. Mais d’où viennent-elles ? Pourquoi dit-on « beau comme un camion » ou « frais comme un gardon » ? Petit voyage dans l’inventivité populaire.
Parlons de ces expressions qui associent à chaque fois deux termes de manière surprenante, voyons pourquoi. « Frais comme un gardon » date du 17ème siècle. Le gardon était très apprécié parce qu’une fois séché, il se conservait plus longtemps que les autres poissons. Ainsi, quand on voulait vanter la fraîcheur d’un poisson au marché, on disait qu’il était frais comme un gardon. Par extension, cette comparaison a permis de décrire l’état d’un individu.
« Bête comme chou » désigne ce qui est enfantin et facile à comprendre. Elle naît au 19ème siècle et désigne initialement quelqu’un de très bête. À cette époque, en argot, le mot chou désigne la tête mais aussi le postérieur. C’est par allusion à ce deuxième sens que le mot chou désigne une intelligence inférieure. On peut aussi penser à l’expression « il m’a pris le chou », qui désigne la tête.
« Beau comme un camion » n’a rien à voir avec une comparaison humoristique qui fait référence aux gros véhicules de transport. Depuis le début du 20ème siècle, un camion est aussi un seau qui permet au peintre en bâtiment de délayer ses peintures. Cette expression renvoie au mélange de couleurs qui provoque un effet éblouissant. Car être beau comme un camion, c’était arborer des couleurs éclatantes !
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« Saoul comme un coing » désigne le fait d’être ivre. Le coing est un fruit plutôt rond, c’est donc par analogie qu’est née cette expression. D’ailleurs, pourquoi dit-on être « rond » pour dire qu’on est ivre ? C’est parce que la personne qui boit trop et fait des excès aurait un ventre rebondi à force de boire et de manger. C’est aussi pour cela qu’on dit être « rond comme une queue de pelle », car la queue de pelle a elle aussi une extrémité ronde.
Karine Dijoud
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Les ventes des billets et les abonnements aux spectacles proposés par le Kennedy Center auraient fortement baissé depuis que Donald Trump a été nommé président de la grande institution culturelle de Washington. La direction du Kennedy Center conteste ces chiffres.
Selon une enquête réalisée par le Washington Post et le New York Times, les ventes de billets et les revenus d’abonnements du Kennedy Center for the Performing Arts de Washington ont drastiquement chuté depuis que Donald Trump en a pris la présidence en février. Une baisse totale de 50% en avril et mai, dont 36% pour les abonnements, par rapport à la même période en 2024, estiment les deux grands quotidiens américains.
Dans le détail, les revenus auraient diminué de 82 % pour le théâtre et de 57 % pour la danse. L’Orchestre Symphonique National a vu ses abonnements diminuer de 28 %, et l’Opéra national de Washington a vu ses abonnements baisser de 25 %. Selon les projections, les revenus d’abonnement devraient s’élever à 2,7 millions de dollars pour le prochain exercice, contre 4,4 millions de dollars cette année.
Un constat que conteste vigoureusement la direction du Kennedy Center qui parle de « fausses informations » et évoque notamment un changement de commercialisation des abonnements dont la campagne aurait été lancée plus tard que d’habitude. Dans un communiqué, Kim Cooper, vice-présidente principale du marketing indique que leurs clients n’ont pas tous les éléments : « Notre campagne de renouvellement ne fait que démarrer et nos brochures de la saison ne sont pas encore disponibles ».
La responsable précise que c’est notamment le cas pour la production de spectacles de Broadway qui, selon elle « auront un fort attrait auprès de tous les publics ».
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Lors d’un dîner en mai à la Maison-Blanche, Richard Grenell, le nouveau directeur exécutif du Kennedy Center, a mis en cause la gestion de l’ancienne équipe de l’institution qui aurait inclus 26 millions de dollars de recettes fictives sur le budget de la saison en cours. En revanche, la nouvelle direction se félicite d’avoir battu le record historique d’affluence fin mars à l’occasion d’un feu d’artifice auquel auraient assisté 11.000 personnes… gratuitement.
Philippe Gault
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Le 27 mai, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi sur la fin de vie. Elle doit poursuivre son parcours législatif au Sénat. Emmanuel Hirsch, professeur émérite d’éthique médicale, membre de l’Académie de médecine, directeur de l’éthique du Groupe Emeis, est l’auteur de Anatomie de la bienveillance : Réinventer une éthique de l’hospitalité. Invité de la matinale, il s’interroge sur les conditions de recours trop générales face à la complexité de ce besoin social.
Les députés ont franchi une étape clé : ils ont adopté la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir en première lecture à l’Assemblée nationale. Porté par le député MoDem Olivier Falorni, ce texte pourrait être définitivement adopté d’ici 2027.
Emmanuel Hirsch, auteur de « Anatomie de la bienveillance : Réinventer une éthique de l’hospitalité » sorti aux éditions Cerf, alerte sur la tendance à se focaliser uniquement sur la fin de vie : « On ne doit pas être obsédé uniquement par la fin de vie, je trouve qu’il y a une indécence politique à en faire un enjeu prioritaire ».
Pour lui, il ne faut pas oublier la vie du patient : « Il faut d’abord prendre en compte le parcours de vie de la personne malade en lui offrant des soins de qualité, des conseils de qualité et l’accès à des établissements dignes des valeurs de notre démocratie. »
D’après le texte qui a été adopté, le suicide assisté sera ouvert aux personnes atteintes « d’une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. » Il faut aussi que le demandeur présente « une souffrance physique ou psychologique constante. » Toutes ces conditions doivent être réunies pour accéder au droit à mourir.
Pourtant, le professeur émérite d’éthique médicale explique que le cas par cas est nécessaire : « On est dans un contexte où il faut une approche personnalisée ! Je pense que la référence c’est la loi Leonetti du 22 avril 2005. Elle est très équilibrée car elle intègre la question de la souffrance tout en laissant le choix à la personne d’abréger son existence. »
Le 12 avril 2001, les Pays-Bas devenaient le premier pays à rendre légale l’euthanasie. Aujourd’hui, ils sont au nombre de six. Emmanuel Hirsch alerte sur les possibles dérives : « On a par exemple observé qu’au Canada, les personnes très vulnérables sont plus exposées à recourir à l’euthanasie, il y a eu une banalisation du suicide ce qui est parfaitement incroyable lorsque le fondement de notre société est de ne pas tuer. »
« Quand vous êtes autonome, quand vous avez une vie sociale, ce n’est pas un problème, mais quand vous êtes solitaire et vulnérable, cette loi vous fragilise et va à l’encontre du devoir de protection et de solidarité », assure Emmanuel Hirsch.
Le samedi 24 mai, 300 personnes malades ou handicapées et leurs aidants se sont rassemblés près de l’Assemblée nationale pour dénoncer les dangers de la proposition de loi. Le membre de l’Académie de médecine confie : « Ils ont le sentiment aujourd’hui d’être inéligibles à l’euthanasie et ça, ils ne l’acceptent pas et moi, comme citoyen, au nom des valeurs de la fraternité, je ne l’accepte pas non plus. »
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Emmanuel Hirsch conclut en insistant sur la nécessité du combat pour une meilleure qualité de vie : « Je pense que les gens souhaitent d’abord vivre en société jusqu’à la fin de leur existence en ayant un confort de vie, un bon accompagnement par des professionnels, tout en prenant en compte leurs proches. »
Alessandra Wyak
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Découvrez toute la programmation 2025/2026 de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon et réservez vos concerts sur auditorium-lyon.com
Cliquez ici pour découvrir la brochure de la saison 2025/2026
L’Auditorium-Orchestre national de Lyon c’est plus de 160 concerts, une programmation musicale variée s’adressant à toutes et à tous : concerts symphoniques, récitals, musique baroque, de chambre, ciné-concerts, jeune public, jazz, musiques actuelles et du monde, mais aussi ateliers sonores, conférences, afterworks, etc…
Au fil de la saison
La saison 2025/2026 s’articulera autour de 2 grandes thématiques :
– « Amours » – thème universel qui nourrit depuis toujours l’inspiration des compositeurs. Tristant et Iseult, Roméo et Juliette, Scylla et Glaucus, Don Giovanni et Donna Anna… Autant de couples qui incarnent les visages les plus contrastés de l’amour auxquels Wagner, Tchaïkovski, Mozart, Chausson, Charpentier, Poulenc et bien d’autres ont donné vie au travers de leurs partitions.
– « Polska » – amie séculaire de la France, la Pologne possède une histoire musicale exceptionnelle et une actualité artistique foisonnante. Cette saison propose les œuvres de Szymanowski, Lutoslawski, Szpilman, Zarebski, Weinberg, Tansman, Chopin et de nombreux virtuoses polonais nous font l’amitié de venir à Lyon – Marta Gardolinska, Karol Mossakowiski, l’ensemble Arte dei Suonatori, le Quatuor Equilibrium…
©Fred Mortagne
Nikolaj Szeps-Znaider
Pour sa sixième saison en tant que directeur musical de l’ONL, Nikolaj Szeps-Znaider met l’accent sur trois compositeurs chers à son cœur : Gustav Mahler avec les symphonies n° 6, 7 et 10, Richard Strauss avec les poèmes symphoniques Till l’Espiègle et Ainsi parlait Zarathoustra et Wolfgang Amadeus Mozart avec les trois dernières symphonies et Don Giovanni en version de concert.
© Fred Mortagne
L’Orgue Cavaillé-Coll de la grande salle de l’Auditorium de Lyon prend toute sa place la saison prochaine que ce soit en ciné-concerts, pour le jeune public, aux côtés des musiciens de l’ONL ou en récital. L’Auditorium de Lyon accueillera la nouvelle Biennale d’orgue du 6 au 11 janvier 2025 avec pour ambition d’ancrer ce majestueux instrument dans notre société contemporaine, questionnant les arts face aux enjeux écologiques et plaçant au centre de sa programmation la thématique de la forêt.
Le jazz, les musiques actuelles ou du monde ont toujours une place de choix dans la programmation de l’Auditorium-Orchestre national de Lyon. La diversité des artistes accueillis la saison prochaine en témoigne encore une fois : Salif Keïta, Zaho de Sagazan en version Symphonique avec l’Orchestre national de Lyon, Ibrahim Maalouf, Cocoon, Brad Mehldau & Christian McBride, Youn Sun Nah, Luz Casal…
Les ensembles jouant sur instruments d’époque
L’Auditorium de Lyon invite en 2025-2026 des ensembles dont les répertoires, les timbres et les couleurs diffèrent de ceux de l’ONL et propose ainsi des expériences nouvelles aux spectateurs : Ensemble Artifices, Café Zimmermann, Les Arts Florissants, le Concert d’Astrée et Emmanuelle Haïm, artistes associés de la saison.
A découvrir également les récitals, les ciné-concerts (Psychose, Tabou, Dragons, etc.), les productions spécialement conçues et dédiées au jeune public ainsi qu’une saison de musique de chambre jouée par les musiciennes et musiciens de l’Orchestre national de Lyon.
©Fred Mortagne
Cet article LA NOUVELLE SAISON 2025/2026 DE L’AUDITORIUM – ORCHESTRE NATIONAL DE LYON est apparu en premier sur Radio Classique.
Pour cet avant-dernier concert de la Saison musicale des Invalides avec le soutien du CIC, l’Orchestre Petites Mains Symphoniques, placé sous la direction d’Eric du Faÿ, avait l’honneur de se produire dans le prestigieux cadre de la Cathédrale Saint-Louis des Invalides.
Cet orchestre qui fête cette année son vingtième anniversaire, est une formation pas comme les autres puisqu’elle rassemble des jeunes âgés de 6 à 24 ans, et poursuit un triple objectif qui est de responsabiliser les enfants et adolescents à travers des pratiques instrumentales et vocales, de leur apprendre à se dépasser dans la solidarité et d’explorer un répertoire exigeant grâce à une pédagogie innovante.
Le programme de ce concert, choisi par Eric du Faÿ, fondateur et directeur musical des Petites Mains Symphoniques, répondait parfaitement à cette ambition d’exigence. C’est ainsi que les jeunes instrumentistes ont interprété Voix de la nature d’Alfred Schnittke, l’Ouverture des Noces de Figaro de Mozart, La Baigneuse de Trouville et Discours du Général de Poulenc, la Danse des Chevaliers de Prokofiev, la Bacchanale de Samson et Dalila de Saint-Saëns, le 2e mouvement du Quatuor n°8 de Chostakovitch dans une transcription pour orchestre, le Galop de l’Ouverture de Guillaume Tell de Rossini, et le Finale de la Symphonie n°9 “Du nouveau Monde” de Dvorak.
Ce concert sera présenté par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
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