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A l’occasion de la publication de son nouvel album et des 20 ans de son ensemble Pulcinella, Ophélie Gaillard sera, ce mardi 10 juin à 20h, l’invitée du Journal du Classique.
« Il me semble que l’interprète ne peut trouver le son et le ton justes que dans la mesure où il est mobile, doté d’une curiosité insatiable et sensible aux rencontres qui la façonnent, aux découvertes qu’il apprivoise » nous dit Ophélie Gaillard dans le livret de son nouvel album sorti chez Aparté. Intitulé « Cello tango », il est conçu comme un voyage en Argentine, ponctué de musiques aux accents savants et populaires, signées Piazzolla et Ginastera. La violoncelliste s’est associée ici à des musiciens et chanteurs rompus au répertoire du tango.
Ophélie Gaillard nous racontera ce voyage et se confiera sur son ensemble Pulcinella dont elle fêtera le 20ème anniversaire à l’occasion d’un concert festif, avec de nombreux invités-surprises le 12 juin à la salle Cortot.
Elle sera ensuite, le 15 juin en concert au festival de Saint-Denis avec la trompettiste Lucienne Renaudin Vary et le quatuor Debussy et s’est vu confier la direction artistique du festival de Saintes qui se tiendra du 12 au 19 juillet.
Laure Mézan
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Te deum pour Notre-Dame, création du compositeur et organiste Thierry Escaich, va retentir jeudi à 20h30 dans la cathédrale de Paris. « Une œuvre poétique » qui raconte son histoire et lui « rend hommage », selon son auteur.
« J’ai voulu faire une œuvre poétique qui parle au plus grand nombre », qu’il y ait « des sentiments que le public, même large, puisse sentir », détaille Thierry Escaich, organiste titulaire de la cathédrale Notre-Dame de Paris, précisant qu’il s’agit d’une « œuvre de concert » et non d’une composition pour messe.
Cette commande de la Maîtrise Notre-Dame de Paris vient clore plusieurs mois de célébrations en musique de la réouverture de l’édifice, qui avait été partiellement ravagé par un incendie le 15 avril 2019. Thierry Escaich, figure des compositeurs contemporains français, a ajouté aux mots en latin du Te deum – qui est un « texte de louanges à Dieu » – du texte en français afin que l’œuvre « parle aussi de l’histoire récente, avec ce fameux incendie », par exemple.
Pour le livret de sa création, Thierry Escaich a demandé un texte à la poétesse Nathalie Nabert et a ajouté des extraits d’œuvres poétiques de Victor Hugo, Paul Claudel et Charles Péguy, des « auteurs qui ont été importants dans l’histoire de Notre-Dame ». Il en résulte une œuvre de 45 minutes en quatre tableaux, dont le premier, « dramatique », s’intitule La Nuit de feu, en référence à la nuit du 15 avril, et qui progresse jusqu’au quatrième, intitulé L’espérance.
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Pour interpréter cette nouvelle composition inédite, seront réunis 110 chanteurs lyriques de la Maîtrise Notre-Dame de Paris et du Chœur du Narodowe Forum Muzyki de Wroclaw (Pologne) et le HR Sinfonieorchester Frankfurt (Allemagne), dirigé par le chef d’orchestre français Alain Altinoglu. Des projets de reprise de cette œuvre à Lille et à New York sont par ailleurs en cours de discussion.
Lors de la cérémonie de réouverture de l’édifice le 7 décembre, Thierry Escaich avait, avec ses trois autres collègues organistes de la cathédrale, procédé au « réveil » du grand orgue, après sa restauration. Jeudi, il entrecoupera les quatre mouvements de sa pièce par trois morceaux improvisés à l’orgue, « des poèmes symphoniques pour donner l’idée de la lumière et du feu ».
Thierry Escaich sera l’invité de David Abiker dans la matinale de Radio Classique jeudi à 8h15
Philippe Gault (avec AFP)
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L’édition 2025 de VivaTech démarre ce mercredi. Du 11 au 14 juin, Paris Expo Porte de Versailles devient le lieu de rendez-vous des professionnels de la tech et de l’innovation. IA, quantique ou encore robotique, le rassemblement accueille toutes les dernières créations. Invités de la Matinale, Pierre Louette, président-directeur général du groupe Les Echos – Le Parisien, et Maurice Lévy, président du conseil de surveillance de Publicis Groupe, font un point sur l’événement et sa vedette : l’IA.
Viva Technology édition 2025, rassemble 13 500 startups venues du monde entier. Pendant 4 jours, ce n’est pas un salon, mais bien un rassemblement qui se tient à la porte de Versailles, précise le président du conseil de surveillance de Publicis Groupe, Maurice Lévy : « Il regroupe non seulement des exposants, mais surtout beaucoup d’événements, de conférences, de débats, de rencontres, les investisseurs avec les start-ups, donc on dépasse la dimension juste d’exposition. On est un rassemblement pour la tech et pour l’avenir ! »
Repousser les limites et explorer l’inconnu, c’est d’ailleurs l’objet d’étude de cette édition 2025 : « cette année, le thème, ce sont les nouvelles frontières : elles sont géopolitiques, technologiques, dans l’approche des problèmes et des solutions, mais aussi de l’IA. Ça fera l’objet de très grands débats. »
Cette année, VivaTech a élu le Canada comme pays de l’année, de par son leadership en IA. Mais en tout, ce sont 120 pays qui sont représentés lors de ce rassemblement.
Pierre Louette, président-directeur général du groupe Les Echos – Le Parisien, annonce : « le monde entier vient à VivaTech, donc on accueille le monde. On n’a plus besoin d’aller à Las Vegas pour voir la tech, la tech est à Paris. »
Pour lui, même en plein air de la dématérialisation, ce type de rassemblement est nécessaire : « ce n’est pas comme lire un document, ce n’est pas comme voir un PowerPoint dans les entreprises, on est immergé. On voit les acteurs, on peut les rencontrer, discuter, et je crois que rien ne remplacera cette expérience-là. »
Cette année, c’est l’IA qui est sous les projecteurs. Pourtant, d’après un sondage Odoxa-Groupama, réalisé en janvier 2025, 73 % des Français craignent son impact sur le monde. Pour Maurice Lévy, c’est la révolution la plus importante depuis la révolution industrielle : « Ça va bien au-delà de ce qu’apporte Internet, elle va participer à tout le secteur de l’économie, de l’industrie, de la défense, de la communication, c’est partout ! C’est un outil, certains vont s’en servir de manière intelligente, d’autres non, et c’est là où il faut qu’on accompagne les gens. »
Plus que des métiers, l’IA peut aider dans la conception d’art : « au sein de ma galerie d’art Artmajeur, les artistes utilisent notre agent intelligent « Iris » comme stimuli. Ils lui posent des questions, lui demandent de travailler sur la prochaine œuvre, la manière d’interpréter quelque chose, et l’IA va fournir un certain nombre d’esquisses qui vont stimuler leur esprit et leur créativité. »
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Maurice Lévy se confie sur son utilisation personnelle : « je l’utilise en permanence, j’en ai même une préférée, c’est Perplexity AI, que je trouve plus élaborée, mieux résumée, mais j’utilise aussi ChatGPT. »
Alessandra Wyak
Du 11 au 13 juin, les journées d’ouverture sont réservées aux professionnels. Le 14 juin, le rassemblement est ouvert au grand public.
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Le festival de Pentecôte de Salzbourg s’est achevé ce lundi. Consacré à Venise cette année, le programme « Sons de la Sérénissime », concocté par sa directrice artistique Cecilia Bartoli, a permis de dépasser les objectifs fixés, avec un taux d’occupation de 99%.
Le festival de Pentecôte de Salzbourg s’est clos ce lundi avec les plus grands airs de Gioacchino Rossini, chantés par Melissa Petit, Sergey Romanovsky, Giorgi Manoshvili et Cecilia Bartoli qui signait cette année, la programmation de sa douzième saison en tant que directrice artistique du festival. 7e représentation de cette édition 2025 qui a de nouveau attiré beaucoup de spectateurs et de nombreux journalistes.
Selon le communiqué de la direction du Salzburger Festspiele Pfingsten, près de 12.000 spectateurs ont assisté aux spectacles proposés du 4 au 9 juin. C’est un peu moins que les deux années précédentes mais, si l’on tient compte des capacités d’accueil réduites, notamment en raison des travaux effectués sur le site, le taux d’occupation atteint 99%, un chiffre record pour le festival.
Dans le détails, ces spectateurs provenaient de 49 pays. L’Autriche, l’Allemagne, la Suisse, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et la Hongrie étaient les dix pays les plus représentés. La couverture médiatique de l’événement a également été considérable avec 77 journalistes accrédités, issus de 14 pays, essentiellement européens mais aussi des continents américains.
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De très bons résultats salués par Markus Hinterhäuser, l’intendant du Festival, qui estime que « Salzbourg a une immense chance de pouvoir compter sur Cecilia Bartoli. Avec son panorama perspicace et multiforme de Venise, elle a une fois de plus démontré le grand attrait artistique de sa programmation. La vision dramaturgique et conceptuelle de Cecilia Bartoli, qui s’est manifestée de manière impressionnante cette année lors de sa première collaboration avec Barrie Kosky (pour la production Hotel Metamorphosis, ndlr), entre autres projets, témoigne de l’excellence du Festival de Pentecôte ».
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KPMG vous invite à écouter l’interview de Catherine MALLET, Directrice générale déléguée d’ACTIA Group, belle ETI basée à Toulouse (Haute-Garonne).
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A l’occasion de la publication de sa biographie d’Edvard Grieg, Jérôme Bastianelli sera, ce lundi 9 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Il incarnait l’âme de la Norvège, s’est fait le porte-drapeau d’une identité nationale mais a également voyagé à travers l’Europe et croisé la route des grandes figures de la vie musicale de son temps. Edvard Grieg est au cœur du nouveau volume de la collection Musiques d’Actes Sud. Jérôme Bastianelli, qui a signé cette biographie, nous éclairera ce soir sur le parcours et l’œuvre de ce compositeur profondément romantique et si proche de la nature.
On découvre ici l’importance du courant germanique dans sa formation, ses liens avec les grands dramaturges norvégiens qu’étaient Ibsen et Bjørnson, sa prédilection pour les petites formes, sa rencontre avec Brahms, Tchaïkovski ou encore Ravel, sa passion pour le folklore norvégien comme ses convictions qui le conduiront notamment à prendre la défense d’Alfred Dreyfus.
Laure Mézan
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Ce coffret de 60 disques comprend l’intégralité des enregistrements du maestro italien réalisés pour Warner dans un son remasterisé.
Grand seigneur de la direction d’orchestre, réputé pour son intégrité et l’affection que lui portaient les musiciens, Carlo Maria Giulini commence sa carrière en tant qu’altiste au sein de l’Orchestra dell’Augusteo. Fasciné à ses débuts par l’opéra, Giulini devient rapidement un chef symphonique accompli, enregistrant beaucoup à Londres à la tête de l’Orchestre Philharmonia, puis recentrant progressivement son répertoire autour des grands chefs-d’œuvre.
Pour la toute première fois, ses disques légendaires pour Warner Classics ont été remastérisés en haute définition à partir des bandes originales par le studio « Art et Son. » Réunis dans un coffret de 60 disques, ils regroupent ses enregistrements pour Columbia, HMV, Pathé et Electrola. Le coffret inclut aussi des inédits : l’ouverture du Freischütz de Weber (1969), la version stéréo des concertos « Printemps » et « Été » des Quatre Saisons de Vivaldi (avec, en bonus, une répétition de « L’Hiver » /1955), ainsi que des extraits de la Cinquième Symphonie de Tchaïkovsky (1962).
Si les orchestres londoniens (Philharmonia, Philharmonique de Londres, Symphonique de Londres) tiennent le haut du pavé, les débuts de la période américaine de Giulini le voient s’illustrer à la tête de l’Orchestre de Chicago (1969-1976). Très apprécié des musiciens pour son urbanité (« Je préfère ne pas dire que je les ai dirigés, mais plutôt que j’ai fait de la musique avec ces merveilleux musiciens et êtres humains »), Giulini l’était tout autant des solistes qui trouvaient en lui un accompagnateur idéal, comme en témoignent les enregistrements concertants aux côtés de Claudio Arrau, Alexis Weissenberg, Itzhak Perlman, Janos Starker, Mstislav Rostropovitch et la crème des chanteuses et chanteurs de son temps.
Jérémie Bigorie
Carlo Maria Giulini : The Complete Remastered Studio Recordings on Warner Classics (60 CD)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
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Aristo Cham, 29 ans, a remporté la 17e édition du grand concours international Van Cliburn. Le jeune pianiste originaire de Hong Kong s’est imposé devant le russo-israélien Vitaly Starikov et l’Américain Evren Ozel.
Aristo Cham, un nom qu’il faudra retenir car, comme le précédent vainqueur du prestigieux concours Van Cliburn, Yunchan Lim, le jeune pianiste originaire de Hong Kong pourrait bien devenir la nouvelle étoile du piano dans les prochaines années. Outre le 1er prix (médaille d’or Nancy Lee et Perry R. Bass), Aristo Cham a également remporté le prix du public Carla et Kelly Thompson.
Le jury de cette 17e édition de la compétition, qui se tient tous les quatre ans, a attribué le deuxième prix au pianiste israélo-russe Vitaly Starikov, 30 ans, et l’Américain Evren Ozel, 26 ans, a pris la troisième place et a également remporté le prix de la meilleure interprétation d’un concerto de Mozart.
Lors de l’ultime épreuve, qui s’est déroulée à Fort Worth (Texas), les six candidats retenus ont interprété chacun un concerto et une œuvre spécialement commandée à la compositrice et pianiste vénézuélienne Gabriela Montero, accompagnés par l’Orchestre symphonique de Fort Worth dirigé par Marin Alsop.
Né le 12 mars 1996 à Hong Kong d’une maman pianiste auprès de laquelle il commença le piano à l’âge de 3 ans, Aristo Cham a poursuivi ses études musicales à Harvard et du New England Conservatory dont il est sorti diplômé à la fin des années 2010. Lauréat de plusieurs concours internationaux, il a déjà donné de nombreux concerts en Asie, en Europe et aux Etats-Unis et s’est même produit devant le roi d’Angleterre. En France on a pu le voir en récital, à Paris, à la Salle Cortot en janvier 2024. Le Washington Post l’a décrit il y a quelques années comme un jeune artiste au « potentiel illimité », capable de « rivaliser avec les meilleurs ».
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Lors de l’épreuve finale, Aristo Chaml a séduit le jury et le public avec son interprétation élégante et parfaitement maîtrisée du Concerto pour piano n° 2 en si bémol majeur, op. 83 de Johannes Brahms. Ses deux prix lui ont permis de gagner la belle somme de 102.500 dollars (90.000 euros) mais également trois ans de gestion de sa carrière individualisée, incluant des tournées de concerts aux États-Unis et à l’international, un album (pour le label Platoon Records), un pack promotionnel (dossier de presse, vidéos, site web…) et… une tenue de scène offerte par l’enseigne Neiman Marcus.
Les prestations des finalistes du Concours Van Cliburn 2025 peuvent être visionnées en replay sur medici.tv
Philippe Gault
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Anne-Sophie Mutter à Monaco dans le Double Concerto de Brahms, Le Trouvère de Verdi à l’Opéra de Marseille et le récital de mélodies de Bizet de Reinoud Van Mechelen et Anthony Romaniuk à la Cité de la Musique : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours
Elle est l’une des stars et l’une des légendes du violon ! Anne-Sophie Mutter est l’invitée de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Kazuki Yamada. Avec le violoncelliste Pablo Ferrandez elle interprétera le Double Concerto pour violon et violoncelle de Brahms, dernière œuvre symphonique du compositeur. Au programme également la majestueuse Symphonie n°3 « Avec orgue » de Saint-Saëns et I Hear the Water Dreaming, pièce pour flûte et orchestre du compositeur japonais Toru Takemitsu, Ecrite en 1987, elle qui sera interprétée par Kie Ishii.
L’Opéra de Marseille est l’une des grandes maisons lyriques de France. Il le prouve une nouvelle fois en programmant, pour sa dernière production de la saison, Le Trouvère de Verdi. Michele Spotti est à la tête de l’Orchestre et du Chœur de l’Opéra de Marseille. Angélique Boudeville, valeur montante du chant français, interprète le rôle de Leonora. A ses côtés Teodor Ilincai chante celui de Manrico tandis qu’Aude Extrémo est Azucena, dans une mise en scène de Louis Desiré.
L’œuvre de Bizet ne se limite pas à Carmen ou aux Pêcheurs de Perles. A l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de sa disparition, la Cité de la Musique rappelle que Bizet a aussi composé des mélodies. C’est ainsi que le ténor Reinoud Van Mechelen, accompagné par Anthony Romaniuk, interprétera une sélection de ces petits chefs d’œuvres rarement donnés. Au programme également d’autres mélodies rares de Liszt, Pauline Viardot et Eduard Lassen, contemporain de Bizet.
Jean-Michel Dhuez
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Alors qu’il dirige Manon de Massenet à l’Opéra Bastille, Pierre Dumoussaud sera, ce vendredi 6 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.
C’est l’un des plus brillants chefs français de la nouvelle génération qui, depuis une dizaine d’années, s’épanouit tant sur scène que dans la fosse. Car le genre lyrique occupe une place essentielle dans sa vie de musicien, lui qui a remporté, en 2017, le premier prix du concours de chef d’opéra de Wallonie et vient d’être nommé directeur musical de l’Opéra de Rouen. Et il dirige, en ce moment et jusqu’au 20 juin, à Bastille, la reprise de la production de Manon de Massenet dans la mise en scène de Vincent Huguet, avec Benjamin Bernheim puis Roberto Alagna aux côtés d’Amina Edris.
Pierre Dumoussaud se confiera ce soir sur son amour pour l’opéra, sur Manon, sur sa nomination à Rouen et sur ses projets à venir. On le retrouvera notamment la saison prochaine à l’Opéra-Comique pour les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, à l’Opéra de Bordeaux pour Iolanta de Tchaïkovski et la Montagne noire d’Augusta Holmès, mais aussi à Rouen pour un spectacle Bizet et du répertoire symphonique.
Pierre Dumoussaud est, par ailleurs, au cœur de l’actualité discographique, avec deux albums chez Alpha : aux côtés d’Eva Zaïcik et à la tête de l’orchestre national de Lille pour un hommage à Célestine Galli-Maria et avec le ténor Jean-François Borras ainsi que l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo, pour un programme intitulé « Souvenirs de Monte-Carlo ».
Laure Mézan
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