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A l’occasion de la publication de son premier album, le pianiste John Gade sera, ce mercredi 4 juin à 20h, l’invité du Journal du Classique.
John Gade entretient une relation quasi obsessionnelle avec la musique de Scriabine. Il était donc tout naturel que son premier album, sorti sous le label Scala Music, soit consacré au compositeur russe. Il réunit quatre sonates emblématiques, témoignant de la modernité, de la singularité voire de l’étrangeté du langage de Scriabine. Le jeune pianiste parle d’un « monde imaginaire, où les couleurs dansent et se mêlent dans un océan de rêves et de cauchemars, une symphonie envoûtante où chaque instant est une invitation à l’émerveillement et à la contemplation des étoiles et de l’univers. » Ainsi a-t-il choisi d’intituler son album « Opium ».
John Gade se confiera ce soir sur ses liens avec le compositeur russe, lui qui a remporté, l’année dernière, le premier prix du Concours Scriabine. Il reviendra également sur son parcours musical, sur son amour pour le cinéma qui l’a conduit à composer de la musique de film et sur ses projets à venir.
Laure Mézan
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À bout de souffle est un monument pour les cinéphiles du monde entier. La maison Sotheby’s met en vente le manuscrit de Godard, la seule version du scénario signée de la main du cinéaste.
À qui appartiendront ces 72 pages autographes, rédigées au recto, très peu raturées ? Réponse le 18 juin, lors de la clôture de la vente. Ces feuilles écrites par Jean-Luc Godard sont d’autant plus précieuses qu’elles sont le témoin d’un tournage hors norme, pour lequel il n’y a pas eu d’autorisation.
Les 29 premiers feuillets du scénario donnent 14 minutes à l’écran : « Il tourne ce film en 21 jours, c’est un tournage extrêmement resserré », détaille Anne Heilbronn, directrice du département des livres et manuscrits de Sotheby’s
Ces pages sont rédigées en lettres cursives, légèrement inclinées. « C’est la seule version manuscrite connue de la main de Godard », indique Anne Heilbronn. On y retrouve d’ailleurs, dans « une écriture magnifique et très lisible » le célèbre monologue de Jean-Paul Belmondo.
« Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville. allez vous faire foutre ! » : ces quelques mots sont accompagnés d’indications de Jean-Luc Godard : « Il prend un ton très doux et sourit au spectateur ».
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Le scénario manuscrit provient de la descendance du producteur Georges de Beauregard, qui a été « le premier à lui faire confiance, et l’a laissé complètement libre », assure Anne Heilbronn. Une fois le tournage commencé, le cinéaste passe à l’encre bleue pour ne rédiger que des dialogues. Ce trésor pour les cinéphiles est estimé entre 400.000 et 600.000 euros. Le budget total du film était lui de 400.000 francs…
Victoire Faure
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L’heureux événement était attendu. La soprano norvégienne Lise Davidsen a donné naissance début juin à des jumeaux et devrait revenir sur scène en janvier 2026.
C’est un beau printemps que vit Lise Davidsen. Fin mars est sorti son dernier album, publié chez Decca. Un enregistrement du Vaisseau Fantôme de Richard Wagner, enregistré avec Gerald Finley, Edward Gardner et l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Norvège.
Une publication partagée par L I S E D A V I D S E N (@lisedavidsen)
Deux mois et demi plus tard c’est un double-événement qui est venu conclure ce beau début d’année avec la naissance de ses jumeaux. La soprano norvégienne l’a annoncé sur ses comptes Facebook et Instagram à travers une courte vidéo filmée à sa sortie de la maternité, illustrée par la chanson des Beatles Here Come the Sun et accompagnée d’un bref cri du cœur : « Ils sont là ! »
Très discrète sur sa vie privée, le nom du père n’est pas mentionné mais on sait que, depuis 2022, Lise Davidsen vit avec le cinéaste anglais Ben Adler. La chanteuse de 38 ans est plus diserte sur sa carrière. Dans le commentaire qui accompagne son message, elle précise : « Maintenant nous sommes une famille de quatre, donc je vais retourner à ma bulle de bébé pendant un moment, avant de revenir chanter ».
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Sur son agenda, Lise Davidsen a déjà indiqué qu’elle fera son retour sur scène à Barcelone du 12 au 31 janvier 2026 pour une prise de rôle dans Tristan et Isolde de Richard Wagner. La soprano norvégienne y chantera aux côtés du ténor américain Clay Hilley et de la basse anglaise Brindley Sherratt avec l’orchestre du Gran Teatre del Liceu dirigé par Susanna Mälkki. En mars, Lise Davidsen sera à nouveau Isolde au Met Opera de New York accompagnée cette fois-ci par Michael Spyres et Ryan Speedo Green, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.
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En vue du Salon du Bourget, l’Institut Montaigne a publié une étude sur la puissance spatiale française. Le constat, sévère, annonce que notre défense spatiale est trop faible pour assurer notre sécurité et soutenir nos alliés. Arthur Sauzay, contributeur de l’Institut Montaigne sur les questions spatiales, dévoile comment la France peut redevenir une puissance spatiale dans la matinale de Radio Classique.
Emmanuel Macron va se livrer à un exercice qui ne s’est pas produit depuis 15 ans : dévoiler les grands axes de la stratégie française pour le secteur spatial. Il s’exprimera depuis le Salon aéronautique du Bourget, qui se tiendra du 16 au 22 juin. À cette occasion, Arthur Sauzay, l’un des auteurs de l’étude intitulée « Espace : le réveil de l’Europe » menée pour l’Institut Montaigne, alerte sur le retard français : « On prend conscience seulement aujourd’hui qu’il manque quelque chose en France comme en Europe au niveau spatial. »
Un retard qui n’est pas nouveau, explique-t-il : « La première note que j’ai eu l’occasion de faire avec l’Institut Montaigne, c’était en 2017, et on se concentrait déjà sur ce problème. On a laissé passer plusieurs années et maintenant on voit apparaître de nouvelles difficultés, comme dans la fabrication des satellites. »
« Sur l’ensemble des aspects du spatial, il faut que la France ait une stratégie cohérente et globale », insiste Arthur Sauzay. D’après lui, le problème se trouve dans la gouvernance spatiale : « Le Président de la République chapeaute, mais au niveau des ministères, ce n’est pas très clair. Pour l’Europe, on a l’Agence spatiale européenne, l’Agence spatiale de l’Union européenne, la Commission européenne… c’est très difficile de se coordonner. Clarifier tout cela sera un chantier fort de ces prochaines années. »
Le contributeur de l’Institut Montaigne sur les questions spatiales révèle qu’aujourd’hui, la France n’est pas assez puissante pour avancer seule : « Ce n’est pas complètement une surprise, mais on se rend compte que sur beaucoup d’aspects du spatial, si les Américains ne sont pas là pour nous soutenir, on est démuni. » Ce constat est d’autant plus visible en chiffres lorsque l’on sait que les États-Unis consacrent environ 5% de leur budget au secteur spatial tandis que la France seulement 1%.
Parmi la série de recommandations réalisées par l’Institut Montaigne, l’État doit notamment maximiser l’impact de son budget. Pour ce faire, Arthur Sauzay propose à la France de tourner son regard vers les États-Unis : « C’est important de comprendre ce qui est apparu aux États-Unis. Ils ont réussi à faire entrer de nouveaux acteurs non spatiaux dans le domaine du spatial, comme Elon Musk, Jeff Bezos, qui eux viennent de la tech. C’est comme ça qu’ils ont maximisé leur budget, et l’Europe peut aller voir les méthodes qu’ils ont mises sur la table. »
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SpaceX, la société d’Elon Musk, est considéré comme le plus grand acteur privé du secteur spatial américain. Depuis 2010, l’entreprise a lancé plus de fusées que l’Europe avec Ariane depuis le lancement du programme en 1979. Rattraper SpaceX serait l’objectif ultime pour rendre la France à nouveau compétitive d’après Arthur Sauzay : « On a 20.000 salariés qui travaillent dans ce secteur sur de très jolis objets technologiques, mais en petit nombre. Aujourd’hui, le grand enjeu, c’est d’être capable de le faire en masse. Starlink produit des milliers de satellites, il faut que l’on soit capable de se mettre au diapason. »
Alessandra Wyak
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Du 19 au 22 juin, seize orchestres Démos vont se produire à la Philharmonie de Paris pour fêter les 15 ans du dispositif d’éducation musicale qui a formé plus de 12.000 jeunes au sein d’une cinquantaine d’orchestres créés à travers toute la France.
On imagine l’émotion et l’enthousiasme qui vont saisir les centaines de jeunes musiciens qui vont se produire du jeudi 19 juin au dimanche 22 juin à la Philharmonie de Paris. Là où, en 2015, Laurent Bayle, à l’époque directeur général de la Philharmonie, a lancé avec ses équipes le projet Démos (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale).
Pour ce quinzième anniversaire, 16 orchestres Démos se succèderont sur la scène de la prestigieuse Grande salle Pierre Boulez pendant quatre jours. Parmi eux, 11 ensembles de Paris et de la région parisienne, dont celui de Plaine Commune (93) dirigé par Zahia Ziouani, la cheffe d’orchestre de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris, et 5 orchestres en région à Angers, Metz-Moselle Est et Nord, Toulouse et Aisne-Thiérache du Centre.
Au programme des six concerts proposés, des extraits d’œuvres du répertoire classique et des musiques traditionnelles que les jeunes musiciens et musiciennes des orchestres Démos joueront devant leurs familles, mais aussi devant les partenaires et les mécènes du projet, tous réunis pour célébrer ce quinzième anniversaire du dispositif.
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L’occasion également de pouvoir constater combien ce dispositif s’avère bénéfique pour les jeunes concernés. Selon une récente étude du Laboratoire du changement social et politique de l’Université Paris-Cité, menée auprès d’une soixantaine de jeunes originaires de 4 régions qui ont bénéficié du dispositif entre 2017 et 2018, Démos a été un véritable tournant dans leur vie. Cette formation de trois ans (entre 7 et 12 ans) leur a apporté ouverture culturelle, confiance en soi, éveil artistique, mixité sociale et réussite scolaire. Une majorité d’entre eux a obtenu le bac et 50% ont poursuivi une pratique musicale, souvent en conservatoire.
Notre parrain Lilian Thuram compose sa symphonie ! Zouk, jazz ou musique classique, il explique comment la #musique berce son quotidien dans “Symphonie Thuram”, un documentaire sonore réalisé par La Balise de la @philharmonie.
Pour en savoir + : https://t.co/PHKu0ufzQg pic.twitter.com/YWdzg1tr7Z
— Orchestres Démos (@orchestresdemos) February 7, 2025
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Le 30 avril 1945, Adolf Hitler se donne la mort dans son bunker de Berlin alors que la ville s’écroule sous les assauts de l’Armée Rouge. Mais que devient son corps ? Entre dissimulation, désinformation soviétique et recherches occidentales, le destin du cadavre du dictateur nazi est resté flou pendant des décennies.
En début d’après-midi de ce 30 avril 1945, le chaos règne à Berlin. Le FührerBunker est plein à craquer. À l’intérieur, le bruit incessant de la ventilation, la forte odeur de poussière et les tremblements des bombardements extérieurs s’accentue. Cette cacophonie est due à l’arrivée de l’Armée Rouge. Les soviétiques sont aux portes de Berlin. Cela fait 12 jours qu’Hitler et son entourage vivent au rythme des rumeurs pour tenter de s’échapper, la dernière parlant d’un poste de guet ou un pont par lequel on pourrait encore tenter de partir.
La veille, Adolf Hitler assistait à son dernier grand événement : son mariage. Organisé dans la hâte, il a fallu trouver un conseiller municipal pour officialiser l’union. Il se trouve que la seule personne proche des lieux à occuper ce poste était… le responsable du ramassage des ordures. Les dernier proches d’Hitler sont réunis pour assister au moment où il va faire d’Eva Braun sa femme. Pendant ce temps, l’armée soviétique progresse à l’Est tout comme les Alliés à l’Ouest. La fin du règne nazi approchant, les jeunes mariés et leurs proches s’enterrent dans le FührerBunker à 8 mètres sous terre. Ils ne le savent pas encore mais tous les invités du mariage sont appelés à mourir dans les 48h.
Parmi les tenants du Reich se trouve Heinz Linge. Âgé de 32 ans, cela fait 6 ans qu’il a une profession exceptionnelle : être le majordome d’Adolf Hitler. Depuis le début du conflit, il suit le Führer absolument partout. Ses tâches consistent à réveiller Hitler, précisément en début d’après-midi, puisqu’il vit de manière totalement décalée. Il l’aide à s’habiller et il conduit ses invités lorsqu’il en a. Mais le chancelier du Reich ne se porte plus bien depuis le 20 juillet 1944, date à laquelle des civils et des militaires allemands ont failli renverser le gouvernement en tentant de l’assassiner.
Depuis, il s’est complètement renfermé sur lui-même. Heinz lui est demeuré fidèle malgré la sévère tendance à la paranoïa hérissée de moments de colère du Führer. Lors d’un déjeuner qui a eu lieu l’avant-veille, Hitler donnait des directives très claires sur ce qu’il fallait faire de son cadavre après sa mort. Il le répètera à plusieurs reprises : il veut que son corps disparaisse. Ce choix n’est pas anodin, au moment du repas, on lui a montré des photos des restes de Mussolini qui avait subi les pires outrages.
Vient le début de l’après-midi du 30 avril 1945. Heinz vient de faire ses adieux à son maître. Il ferme ensuite la porte du bureau dans lequel se trouvent Hitler et Eva Braun. Une fois le couple enfermé, Heinz ne veut pas rester trop près et s’éloigne. Il veut sortir du bunker mais on le retient. Les bombardements sont si intensifs qu’il risque d’être blessé. Alors qu’il rentre dans l’antichambre du bureau, il sent une odeur de poudre très caractéristique. Il est 15h30 et Hitler et sa femme sont morts. Heinz va attendre quelques minutes avant d’entrer dans la pièce où se trouvent les deux corps. Il raconte : « Hitler s’était tiré une balle dans la tempe droite avec son pistolet 7,65mm, celui-ci se trouvait à ses pieds sur le sol. Sa tête était un peu penchée contre le mur, le sang avait giclé sur le tapis à côté du canapé. À côté de lui était assise son épouse. Elle avait replié ses jambes sur le canapé et son visage crispé trahissait la cause de sa mort, l’empoisonnement au cyanure. La petite boîte où se trouvait le poison était sur le bureau. »
Avec de l’aide, le majordome enveloppe les morts dans des couvertures grises en laine. Ils posent les corps à 2 mètres seulement de la sortie du bunker dans un trou déjà formé par les obus. Ils suivent ensuite à la lettre les instructions du führer en installant les morts l’un à côté de l’autre et en leur versant dessus 200L d’essence. Un officier prend ensuite un chiffon qu’il allume avec un briquet et le jette sur les cadavres. Un véritable brasier se crée. Les restes sont enterrés à la hâte par deux gardes SS dans le même trou d’obus car les troupes soviétiques arrivent à peine à 200 mètres du bunker.
Le soir même, les derniers généraux allemands décident de capituler. Le bunker étant désormais coupé du monde extérieur, il faut sortir pour aller à la rencontre des troupes soviétiques. Le chef d’Etat-Major Krebs se porte volontaire. Il fabrique un drapeau blanc avec des draps. Le 1er mai 1945 à 2h du matin, Krebs traverse les lignes soviétiques en agitant son drapeau et il demande à rencontrer le général Tchouikov pour lui annoncer la mort d’Adolf Hitler.
Le pouvoir politique réside maintenant entre les mains de l’héritier désigné d’Hitler, l’amiral Dönitz. À 4h00 du matin, Staline apprend la nouvel et dit : « bien fait pour ce salopard. Dommage qu’on n’ait pas pu le prendre vivant. Où est le cadavre ? »
Le 2 mai 1945, les Soviétiques prennent possession de la chancellerie du Reich, le Führerbunker est tombé lui aussi. Les derniers à défendre ce bunker sont des Français, de la division Charlemagne, qui ont tout fait pour que les Soviétiques ne fassent pas tomber la place un 1er mai. Lorsque les Russes entrent dans le Bunker, ils n’y découvrent que quelques employés de l’administration terrifiés. Le reste des personnes se sont toutes suicidées. C’est d’ailleurs le cas de Goebbels, sa femme et leurs 6 enfants qui ont aussi été enterrés à la hâte près de la sortie du bunker. Le lieutenant-colonel Klimenko et plusieurs soldats ont voulu voir l’endroit où se trouvait le cadavre de Goebbels. À côté, un soldat remarque un trou d’obus recouvert de terre meuble qui semble avoir été récemment pelletée. La terre laisse apparaître les cadavres calcinés d’un homme et d’une femme, enveloppés dans des couvertures grises. Mais ils sont déjà méconnaissables et une rumeur disant que le corps d’Hitler a déjà été découvert, les soldats réenterrent donc les restes.
Le lendemain, le lieutenant-colonel Klimenko apprend que le corps d’Hitler, déjà découvert, n’est en fait pas le bon. Il renvoie ses soldats à la chancellerie pour redéterrer les deux cadavres qui sont chargés discrètement dans un camion au cours de la nuit du 5 au 6 mai 1945. Le système soviétique étant ce qu’il est, on se méfie évidemment des médecins qui vont procéder. On ne leur dit pas qui ils sont censés autopsier. Les médecins légistes notent ceci sur le corps supposé d’Hitler : « Le cadavre ayant brûlé, il est difficile d’établir l’âge de la personne, mais on peut l’évaluer à 50 ou 60 ans. La taille étant d’un mètre 65, les mensurations sont imprécises en raison de la carbonisation des tissus. Le cadavre est en état avancé de calcination et il en sort une odeur de chair brûlée. Dans la bouche ont été découverts des éclats de verre correspondant à des fragments d’une ampoule de verre fin. »
Les légistes précisent que les examens médico-légaux des organes internes ont établi la présence de cyanure. En réalité, il manque un morceau du crâne et c’est la raison pour laquelle ils ne savent pas que l’homme en question s’est tiré une balle dans la tête. De Berlin, les corps changent fréquemment d’endroits au gré des humeurs de l’administration soviétique. L’identité du Führer est confirmée après avoir détaché le dentier du reste du corps. On demande à l’assistant dentiste d’Hitler d’analyser cette pièce, et il confirme qu’il s’agit bien de celui du Führer. On va confier cette mâchoire à l’ancêtre du KGB, le NKVD.
Le 4 juillet 1945, les alliées entrent dans Berlin. À ce moment-là, le monde entier sait qu’Hitler est mort mais on en ignore encore la cause. Les Soviétiques ne se montrent pas du tout coopératifs et en profitent pour répandre de fausses rumeurs. Quand le bras droit de Roosevelt, Harry Hopkins, rencontre Staline le 26 mai, le leader communiste dit au représentant américain : « à mon avis, Hitler n’est pas mort, il se cache quelque part. » Et Joukov surenchérit en déclarant en conférence de presse, « Hitler doit se trouver en Espagne ou en Argentine ».Ils veulent instaurer le doute. Ils savent que le renseignement, c’est le pouvoir. A la conférence de Potsdam Staline va confirmer cette version à Churchill et au nouveau président des Etats-Unis, Truman.
Les occidentaux, eux, décident d’aller vérifier tout ça de leurs propres yeux. Ils chargent alors un petit comité d’historiens d’enquêter sur les dernières heures d’Hitler. Pendant 3 mois, ils rencontrent les témoins qui ne sont pas encore tombés entre les mains des soviétiques. Conclusion de leur rapport : le Führer s’est suicidé en se tirant une balle dans la tête. Il persiste encore une question fondamentale pour les Occidentaux, qu’est-ce que les Soviétiques ont bien pu faire du corps d’Adolf Hitler ?
Quand Staline lit le rapport des Occidentaux, il ne comprend pas pourquoi il est dit qu’Hitler s’était tiré une balle dans la tête. Le rapport d’autopsie réalisé par ses médecins indique bien que le Führer s’est tué avec une fiole de cyanure. Staline va réorganiser les services et demander au NKVD une enquête pour déterminer les causes exactes de la mort d’Adolf Hitler. Le ministère des Affaires intérieures réalise l’enquête, mais les hommes du ministère de la sécurité d’État, eux, refusent de dévoiler où se trouve le corps du Führer. L’enquête se met à patiner mais cela a un effet positif.
Les enquêteurs finissent par fouiller intégralement le FürherBunker. Ils retournent alors à l’endroit où les ossements d’Hitler et d’Eva Braun ont été retrouvés. Là ils découvrent deux petits ossements qui s’emboîtent très bien et qui s’avèrent appartenir à la boîte crânienne du Führer. Grâce à un petit trou, ils comprennent que les occidentaux avaient vu juste, Hitler s’est bel et bien tiré une balle dans la tête. Les différents services soviétiques se partagent le corps, enfin ce qu’il en reste. Le corps calciné est enterré à Magdebourg avec Eva Braun et les Goebbels. Des restes qui dépendent du ministère des Affaires intérieures. La boîte crânienne du dictateur, elle, est entre les mains du ministère de la Sécurité d’État.
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L’historien François Kersaudy explique : « Les années passent et le 5 avril 1970, sur décision du chef du KGB Yuri Andropov, les restes enterrés sous la Cour du numéro 36 de la westernunstrasse de Magdebourg sont exhumés pour la 6e fois dans le plus grand secret, transportés 11 km plus loin jusqu’à un terrain vague situé à proximité de la ville de Chenbeek. Brûlés sur un bûcher, réduits en cendres, broyées et jetés dans la rivière Biderin. » Pour quelle raison ? On ne le sait pas. Mais dès lors, il ne resterait plus du Führer du Reich qu’un os pariétal conservé dans une boîte à disquette aux archives centrales d’État de l’URSS et une mâchoire carbonisée cachée dans une boîte à chaussures au fin fond des archives du KGB. Incontestablement, Hitler est mort à Berlin à la toute fin du mois d’avril 1945.
Franck Ferrand
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A l’occasion de notre journée spéciale dédiée aux Chorégies d’Orange, Marie-Nicole Lemieux sera, ce mardi 3 juin à 20h, l’invitée du Journal du Classique.
C’est l’une des fidèles des Chorégies d’Orange, elle y a fait ses débuts il y a tout juste 20 ans et y reviendra cet été pour chanter Verdi. Marie-Nicole Lemieux se confiera ce soir sur son histoire avec ce Théâtre Antique, nous racontera quelques souvenirs liés à cette scène mythique où elle a incarné Suzuki, Azucena, Carmen ou encore Dalila et à laquelle elle demeure très attachée.
Elle y chantera de nouveau Azucena dans Le Trouvère de Verdi, le 6 juillet en version de concert, aux côtés d’Anna Netrebko et Yusif Eyvazov avec l’orchestre philharmonique de Marseille sous la direction de Jader Bignamini.
D’ici-là, elle sera l’Isabella de l’Italienne à Alger de Rossini, le 18 juin au Théâtre des Champs-Elysées, avec le Concert de la Loge et Julien Chauvin.
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Cette semaine, Radio Classique se met aux couleurs de la Fête de la Radio !
C’est en décembre 1921, qu’a été créée la 1ère station radio à la Tour Eiffel. Par la suite et à l’occasion du centenaire de cet évènement, l’Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a lancé la première édition de la Fête de la Radio qui se poursuit dorénavant chaque année au mois de juin.
Pour célébrer ce média, ne ratez donc pas l’occasion le 6 juin de remporter, dans le Trio Classique de Christian Morin, un poste de radio hybride DAB+ de la marque TECHNISAT (une radio stéréo digitale hybride DAB+, radio internet, FM, Bluetooth, réveil, avec contrôle via application mobile, couleur noire).
Donc, dès le 2 juin et pendant toute la semaine, soyez à l’écoute de Tous Classique…
Pour plus d’informations sur le produit
C’est le nouveau mode de diffusion en cours de déploiement en France et à l’international ! Sa particularité ? Un son de qualité exceptionnelle qui assure une continuité d’écoute en toute mobilité.
Points forts principaux :
o Une continuité d’écoute d’une radio en voiture, sans changement de fréquence.
Plus d’informations :
1. Un choix plus grand de radios et une présence renforcée de votre station dans de
Découvrez toute la gamme de radios TechniSat !
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Si la vie d’un chef d’orchestre est entièrement dévolue au rite sacré de la musique, et que sa postérité se résume généralement à une série de clichés prises dans l’extase des concerts et à des enregistrements gravés dans la mémoire des mélomanes, c’est oublier l’homme derrière la figure iconique, la petite histoire derrière le mythe, et tout ce qui le caractérise en dehors de sa dévotion inflexible pour la grande musique. De Karajan à son amour pour les voitures d’une célèbre marque allemande en passant par Sinopoli et son passé d’expert en criminologie, retour sur ces à-côtés qui ont parfois eu une importance capitale dans leur pratique de la direction.
Giuseppe Sinopoli, le profiler de la musique
Avant d’endosser l’habit du maestro, Sinopoli creusa son sillon dans l’étude de la psychiatrie. En plus de ses études au conservatoire, le jeune Vénitien se lance dans un parcours universitaire scientifique, effectuant à l’Université de Padoue au début des années 70, des études en médecine, une spécialisation dans l’anthropologie criminelle et, selon Alain Paris dans le Dictionnaire des nouveaux interprètes, des « recherches sur la physiologie de l’appareil acoustico-mental ».
Un parcours mû par une obsession : la dissection des mécanismes de la psychè humaine pour mieux en appréhender les subtilités, ce qui aurait permis au maestro, selon ses propres dires, de mettre son expérience universitaire au service de sa vocation, la direction d’opéra : « Je pense qu’il est nécessaire pour un chef d’orchestre, lorsqu’il travaille avec des chanteurs, de bien comprendre sa psychologie et l’influence qu’elle exerce sur son travail. Nous avons affaire à des artistes exceptionnels et fantastiques, mais ce dont ils ont besoin, c’est d’une compréhension, une compréhension psychologique très précise, et nous travaillons en ce sens. » confie ainsi le chef dans un entretien accordé au journaliste Bruce Duffie en 1986. Une philosophie de travail qui accompagnera Sinopoli jusqu’à sa mort prématurée, le 20 avril 2001, en pleine représentation d’Aïda.
Herbert von Karajan, le fou de vitesse
Amateur de voitures et de voiliers, féru d’aéronautique et d’innovations technologiques, Herbert von Karajan a toujours eu un faible pour la vitesse. Une passion de jeunesse qui lui valut de rendre, dans le cadre de ses études au Lycée de Salzbourg, un devoir sur la thermodynamique et les moteurs à explosion… Propriétaire de plusieurs voiliers qui mouillent du côté de Saint-Tropez, il participe à plusieurs courses en équipage et remporte quelques prix. Il n’oubliera pas, bien sûr, de donner à ses bateaux le nom d’Helisara, contraction des prénoms Herbert, Eliette (sa femme), Isabel et Arabel (ses enfants).
Il fut également l’heureux propriétaire d’un modèle de Porsche unique au monde, la Porsche 911 Turbo RS : « Le chef d’orchestre autrichien fait part de ses exigences. Il faudra que sa 911 soit une variante plus légère et plus sportive que le modèle de série. Aussi, elle devra peser moins de 1 000 kg, alors que le modèle de série développe 260 ch pour un poids de 1140 kg. Le président du directoire de Porsche relève le défi. » peut-on lire dans un article dédié sur Flat 6 Magazine. Une voiture qui a également la particularité d’avoir sur son capot arrière le nom du maestro…
Sergiu Celibidache, le gourou zen
Qu’est-ce que la musique ? C’est une question à laquelle le chef roumain a voulu répondre lors d’une conférence donnée à Munich en 1985, traçant les contours théoriques de ce qu’il nomme une « phénoménologie » de la musique, soit l’étude des phénomènes propres à ce qui constitue l’essence-même de la musique.
Une réflexion philosophique que le maestro alimente d’enseignements zen et bouddhiques, lui permettant de justifier, outre la lenteur de ses tempi, sa haine viscérale pour les enregistrements, la technologie ne permettant pas d’appréhender toute la richesse du son, passant même à côté de ce qui se joue… sur le plan astral ! : « On dissocie le son en une multitude de sonorités différentes que l’on recombine selon les critères de la machine, ce qui nous empêche de dire ce qui a été. » précise ainsi le maestro à la journaliste Eve Ruggieri lors d’une interview télévisée donnée en 1983. Une conception de la musique aussi originale que fascinante que l’on peut retrouver dans une compilation d’essais théoriques qui lui est dédiée : La musique n’est rien.
William Christie, le maestro jardinier
Dans La Symphonie des Chefs de Robert Parienté, William Christie évoque son amour pour les espaces verts : “Mon contact avec la nature s’organise autour de mon jardin en Vendée. Les séjours que j’y effectue sont très irréguliers : cela peut être, le plus souvent, quarante-huit heures ; j’y suis resté trois semaines, sans interruption au cours de l’été, mais c’est une période presque unique. J’accepte cette situation : je donne quatre-vingts à cent concerts par an, plus les répétitions et les nombreux déplacements qui en découlent. Les heures que je passe dans ma maison et dans ce jardin me sont de ce fait infiniment précieuses. »
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Une passion que le chef cultive depuis l’enfance, et qui a permis, à ce jour, de concevoir dans son domaine à Thiré une succession d’espaces verts composé de jardins d’inspiration française et italienne, d’un verger, d’un potager et de nombreux minéraux, obtenant en 2004 le label « Jardin remarquable » et en 2006 une inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Des merveilles d’aménagement qui fleurissent en musique, à l’occasion du festival de musique baroque « Dans les Jardins de William Christie » donné par le maestro et les Arts florissants chaque été.
Clément Serrano
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Comment empêcher l’assurance de devenir un bien de luxe avec l’augmentation des risques ? C’est l’objectif de Thomas Buberl, directeur général et administrateur du groupe AXA. Invité de la matinale, il est reçu par le Medef pour parler du thème de l’assurance inclusive.
Effondrement d’un glacier en Suisse, tremblement de terre en Grèce, tornades en France : les catastrophes climatiques s’enchaînent depuis plusieurs semaines. D’après une enquête de Vie Publique, environ six Français sur dix résideraient dans une commune exposée à un risque naturel : « Chaque jour, on a des surprises et on doit maintenant s’habituer à les gérer car ça ne va pas s’arrêter. Il faut mieux prévoir et plus réfléchir à comment se protéger en pensant à demain et comment augmenter notre résilience contre ces dangers. » selon Thomas Buberl.
Pour être prêt à assurer tout type de risques, le directeur général veut modifier le système : « Dans le passé, on a toujours focalisé notre métier sur le remboursement des sinistres. Aujourd’hui, il faut investir dans la prévention. Accompagner les clients pour éviter que le prochain sinistre se produise, c’est vers là que se tourne l’avenir de notre métier. »
Les risques augmentent, mais pas les moyens de s’en protéger. D’après une enquête menée par AXA, 70 % de la population des pays émergents ne sont pas ou mal assurés et n’ont pas un accès égal aux produits et services d’assurance. Et quand ils y ont accès, ils ne sont pas toujours adaptés à leurs besoins.
Le directeur général du groupe AXA insiste sur l’importance de s’informer sur nos droits : « Pour prévenir, il faut pouvoir éduquer les concitoyens à ces nouveaux risques. Il ne faut pas rendre leurs vies horribles, mais les rendre conscients des grands dangers des maladies et de catastrophe naturelle. » D’après Thomas Buberl, une augmentation des risques ne serait pas forcément synonyme d’augmentation des prix.
Pour lui, l’assurance ne deviendra pas un produit rare et de luxe : « Le système de l’assurance est basé sur la cohésion sociale. Assurer quelques-uns et pas la majorité fait que le mécanisme de l’assurance ne fonctionne plus. Par exemple, dans un village de dix personnes, si une personne tombe malade, les neuf autres vont l’aider. Mais s’il ne reste plus qu’une seule personne, c’est difficile. »
« On souffre d’une fracture sociale énorme dans notre pays, mais aussi ailleurs », assure le directeur général du groupe AXA. C’est pourquoi il a décidé de réagir dans son domaine : « On s’est dit qu’on ne peut pas attendre l’État pour résoudre ce problème, il faut qu’on contribue, nous, en tant qu’acteurs responsables. On a décidé de lancer une nouvelle palette de produits pour les Français qui ne peuvent pas s’assurer. »
Lancée il y a un an, l’assurance inclusive vise à répondre à cet important déficit. Il interpelle sur la résolution des problèmes sociaux en France : « Il ne faut pas toujours se dire que c’est l’État qui va tout résoudre. Nous sommes tous des acteurs responsables, les entreprises, les individus, on doit contribuer plus. Et cela ne veut pas dire prendre toujours la voie de la loi pour autant, car il y a plein d’autres pouvoirs réglementaires que l’on peut emprunter. »
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Thomas Buberl conclut sur l’importance de l’inclusion sociale : « Le futur de notre pays est basé là-dessus ! Si on ne la garde pas, on va avoir tous de nombreux nouveaux défis. »
Alessandra Wyak
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