Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
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Rats d'Opéra episodes

  • Figaro ? Si ! : Florian Sempey

    Il est toujours émouvant de voir arriver dans les bacs des disquaires un premier disque surtout lorsqu’il s’agit d’un chanteur – baryton de surcroît- comme Florian Sempey. Après un apprentissage « en province » à Libourne puis à Bordeaux a été distingué comme révélation aux Victoires de la Musique en 2013. Il s’est alors révélé sur les scènes nationales puis internationales en défendant un rôle fétiche : celui de Figaro dans le Barbier de Séville. Mais, surtout, Florian Sempey entretient une relation quasi filiale avec le compositeur Giaocchino Rossini dont le butse – qui figure sur le disque – trônait sur le piano de sa grand-mère. >Il en est devenu l’un des interprètes de référence. L’intérêt de ce disque est aussi de sortir des sentiers battus et de nous offrir les interprétations des « petites » œuvres du début de la carrière de Rossini – des farces ou des vaudevilles - comme La scala di seta, L’occasionne fa il ladro et La cambiale di matrimonio. Ces œuvres « de jeunesse » avaient été conçues pour le Teatro San Moïse. Elles étaient un peu tombées dans l’oubli mais furent remises au goût du jour par le Festival Rossini de Pesaro. Le titre de l’album en forme de boutade montre, à l’évidence, le plaisir que l’interprète – malgré les difficultés de l’écriture rossinienne - prend comme d’autre d’ailleurs - et l’on pense à Juan Diego Florez – plaisir à travailler ces difficulté pour offrir ce que ce disque permet : un grand moment de bonheur au service d’une musique et d’un compositeur qui, pour parodier une publicité célèbre « le vaut bien » !

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    59 min
  • Une vénus noire à Bayreuth Premier 01

    Grace Bumbry nous a quitté le 7 mai 2023 au terme d’une carrière internationale unanimement appréciée, saluée par la critique internationale.
    Notre invitée, Danielle Pister, nous conte son histoire et son parcours artistique qui n’aurait pu n’avoir jamais existé.Victime des lois de ségrégation raciale dans les états du Sud, l’entrée au Conservatoire de sa ville d’origine lui fût refusé bien qu’elle ait obtenu le premier prix d’un concours de chant radiodiffusé. Habitué
    des offices religieux, elle baigne dans les œuvres de musiques religieuses au cours de sa jeunesse constituant ainsi un bagage non négligeable. Autre avatar significatif, elle va bénéficier de l’aide de
    Lhote Lehmann, célèbre cantatrice germanique qui, fuyant l’Allemagne nazie, va la prendre, comme élève, pour lui faire travailler sa voix de mezzo-soprano Elle fera ensuite une rencontre aussi surprenante que marquante : celle de Wieland Wagner, petit-
    fils de Richard Wagner. Ce dernier, contre toute attente et contre vents et marées, lui confie le rôle de Vénus dans Tannhauser déclenchant, à quelques années de la fin de la guerre 1939-1945, un formidable scandale. C’est,en effet, la première femme noire à fouler la scène du Festspielhaus wagnérien pour interpréter un personnage mythologique… typiquement blanc. 40 minutes de rappels viennent
    consacrer sa prestation et lancer, définitivement, sa carrière et lui ouvrir ainsi les portes des plus grands théâtres.

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    1 hr
  • Cocteau à Metz 3 : Pelléas et Mélisande

    Nous poursuivons la découverte du seul opéra de Débussy. Lors des
    deux premiers actes qui nous décrivent la situation, nous constatons
    l’attirance qui se tisse peu à peu entre les deux jeunes gens : Pelléas
    et Mélisande. A la fin de l’acte 2 Golaud découvre que sa femme,
    Mélisande a perdu la bague qu’il lui avait donnée. Il enjoint sa femme
    d’aller la chercher dans la grotte où elle dit l’avoir perdue et dit à
    Pelléas d’accompagner la jeune femme. Puis arrive la scène la plus
    connue de l’opéra : celle où Mélisande peigne ses cheveux à sa
    fenêtre sous le regard enamouré de Mélisande à tel point qu’il
    s’enroule dedans. Scène que surprend Golaud qui va sentir naître en
    lui un sentiment de jalousie qui peu à peu va le posséder et l’amener
    à commettre l’irréparable dès lors qu’il pensera détenir la preuve de
    la trahison de Mélisande ? Golaud demande à Pelléas de se tenir à
    l’écart de la jeune femme et interroge son fils – le petit Inyold – sur
    les agissements du jeune couple. Avant de quitter le château, un
    dernier rendez-vous et un dernier baiser qui à l’affut va tuer Pelléas
    de son épée. Il a également blessé Mélisande qui, après avoir mis au
    monde une petite fille, s’éteindra à son tour laissant Golaud seul face
    à sa culpabilité et son désespoir..

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    1 hr
  • Cocteau à Metz Premier Volet

    Nous accompagnerons, au cours de cet émission, un évènement placé sous l’égide de l’Académie Nationale de Metz qui se déroulera à Metz le 14 Octobre 2023.
    Il s’agit de la commémoration de la venue, en Septembre 1962 à Metz, du peintre, écrivain, poète et cinéaste, Jean Cocteau : Membre de l’Académie Française. Son séjour à Metz coïncide à deux objectifs : d’un côté la réalisation des vitraux de l’Église Saint Maximin dans le quartier Outre-Seille et, de l’autre, le peintre -dessinateur avait accepté – contre toute attente- d’imaginer la conception des décors et des costumes de Pélléas etMélisande, l’unique opéra de Claude Debussy, qui se trouve à l’affiche du 5 ème Festival International de Musique qui se tint à Metz du 21 au 30 Septembre 1962. Cet évènement nous donne l’occasion de rappeler les grandes étapes et les composantes artistiques d’un artiste polyvalent qui s’est intéressé, bien sûr, à l’écriture et à la poésie mais également au théâtre, au cinéma, au ballet, à la peinture.
    Tous éléments disparates certes mais en réalité préparatoires en quelques sorte de ce que l’on va, dans les décors et costumes, retrouver à l’œuvre dans le travail de Jean Cocteau à propos du chef d’œuvre de Claude Debussy qui fera l’objet de notre prochaine édition de Rats d’Opéra. A suivre donc….

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    1 hr
  • La Bohème, un drame universel

    C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895.
    Il s’inspire du livre d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut » s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
    devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.

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    1 hr
  • La Boème un Drame Universel
    C’est en compagnie d’Alain Madella du Cercle Lyrique de Metz que nous redécouvrons l’un des premiers opéras de Giacomo Puccini, en quatre tableaux, composé entre 1892 et 1895.
    Il s’inspire du livre d’Henri Murger « Scènes de la vie de Bohème » dont Giacosa et Illica vont tirer le livret italien. Auréolé de son succès « Manon Lescaut » s’il retrouve les mêmes librettistes, Puccini ne s’enferme pas dans le style qui a fait son succès.Il tranche dans les airs les plus populaires par ses audaces harmoniques et dramatiques dont certaines viennent de ses études musicales au Conservatoire de Milan pour le travail de fin d’étude. Ces nouvelles donnes musicales de composition déstabilisent le public. Bien que dirigé de main de maître par le maestro Arturo Toscanini, le succès n’est pas au rendez-vous lors de la première. Le public se ralliera à la composition dans les semaines suivantes assurant à l’œuvre de Puccini un succès qui va dépasser la cadre italien et s’imposer sur toutes les scènes internationales pour
    devenir l’un des opéra les plus représentés car finalement il parle de l’amour, de l’usure du temps puis de la mort.

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    1 hr
  • Survolons la saison 23/24 deuxieme

    Nous attaquons le second volet consacré au survol de la saison 23/24
    des scènes lyriques de notre grande région Est ainsi que chez ceux de
    nos voisins européens les plus immédiats comme le Staatsoper de
    Sarrebrück où nous nous rendons régulièrement. Si l’Opéra Théâtre
    de Metz à inauguré sa saison par La bohème de Puccini c’est que
    nous allons fêter en 2024 les 100ans de la mort, à Bruxelles, de
    Giacomo Puccini. Cette occurrence nous permettra de découvrir un
    œuvre peu jouée : Le triptyque et nous nous attarderons sur Gianni
    Schicchi ety son célèbre « O moi babbino caro.Dans un registre
    différent, Lakmé et son célèbre air des clochettes ravira tous ceux qui
    aiment les hautes vocalises! Œuvre rare, le Château de Barble Bleue
    du hongrois Belà Bartok est le seul opéra du musicien qui s’inspire du
    Pélléas et Mélisande, seul opéra de Debussy. Un petit détour chez
    Offe,bach pour un dociument rare et exceptionnle : Bourvil sur la
    scène de l’opéra pour – entre autres – le rôle de Frantz : «  Chaque
    jour je me mets en quatre ». Don Pasquale de Donizetti Polifemo et la
    Creation de Haydn réjouiront, pour les deux derniers, les amateurs
    de musique baroque. Et nous terminerons – ce qui sera un paradoxe
    – sur le Prélude de Lohengrin à l’affiche de l’Opéra National du Rhin.

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    1 hr
  • Survolons la saison 23/24 PREMIERE

    La rentrée lyrique se précise et tous les opéras de notre Grande Région est et ceux de nos voisins européens ont publié la plaquette de leurs programmations pour la saison 23/24.
    Même si les contingences budgétaires ont un peu érodé le volume des
    productions, nous avons encore la chance d’une programmation riche et diversifiée que nous détaillons. En rendant auparavant un hommage à Nathalie Stutzman qui a débuté brillamment sa première prestation de direction dans la « fosse mystique » par un Thannhäuser particulièrement applaudi et dont la critique internationale a salué la beauté et la précision. Nous y reviendrons.
    Nous suivrons le chemin de l’Espagne avec un bref retour sur le Festival d’été du Bayerische staatsoper de Munich. Puis nous découvrirons l’ouverture de saison à Metz – La Bohème – puis à Nancy qui proposera Idoménée roi de Crète de W.A.Mozart. Enfin,
    nous anticiperons avec les fêtes de fin d’année de nos voisins de Sarrebrück qui vous proposerons le Violon sur le toit de Joseph Stein.
    Belle saison 23/24 à tous dont nous découvrirons la suite dans le numéro 2 de Survolons la saison.

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    1 hr
  • Un opéra oublié : Fédora

    C’est Gilles Dupont, du Cercle Lyrique de Metz, qui nous introduit dans l’une des œuvres d’Umberto Giordano : Fédora.

    Cet opéra est passé à la postérité même s’il est assez peu représenté sur les scènes lyriques à l’exception de l’Italie. L’autre œuvre de Giordano est « Andréa Chénier » qui retrace l’histoire du poète éponyme pris dans les tourments de la Révolution française. Umberto Giordano est un compositeur dont l’œuvre se place dans une période où la situation de l’opéra en Italie à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème change. Cela donne naissance à un mouvement musical important même s’il fût de courte durée puisqu’il s’étend de 1890 à 1915. Ce mouvement s’appelle le vérisme – qui devient un courant artistique - qui s’écarte du romantisme cher à Verdi pour venir vers plus de réalisme. Le compositeur le plus connu de ce courant est bien évidement Giaccomo Puccini. Sur le plan des règles de construction, il s’agit de s’intéresser à d’autres types de personnages plus simples et de favoriser l’expression des sentiments. La plupart du temps se trouvent au premier plan des personnage du peuple : un charretier dans « Cavalleria Rusticana » de Pietro Mascagni et une troupe de théâtre ambulante plutôt pauvre dans I pagliacci de Leon Cavallo. Ils traversent des évènements assez banals mais de nature affective qui vont bouleverser leurs univers. Il y a volontairement une dramatisation de la vie quotidienne et une expression directe des sentiments : le but est d’atteindre le vrai. Souvent il s’agit d’œuvres tirée de romans ou de nouvelles courtes, ce qui donne des opéras plutôt brefs – rarement plus d’une heure - qui sont d’ailleurs représentés conjoints sur les scènes. Des extraits d’Andréa Chénier et de Fédora illustreront le propos.

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    1 hr
  • Farinelli en Espagne

    La carrière de castrat de Carlo Broschi, alias Farinelli, fût on le sait exemplaire grâce au travail des historiens mais aussi au remarquable travail de vulgarisation fait par Gérard Corbiau dans son excellent film éponyme.
    Une vie faite de tournées harassantes au gré des cours européennes ou des châteaux des grands aristocrates – tels le Prince Archevêque Colloredo – qui possédaient un orchestre personnel permettant d’accueillir des artistes de la renommée de Farinelli. Mais, sur le tard, Farinelli fût appelé par le roi Philippe V d’Espagne à la cour pour égayer la convalescence d’un roi qui souffrait apparemment d’une mélancolie tenace que la voix de Farinelli apaisait. Le chanteur y resta de 1737 à 1759 soit 22 ans passant au service du successeur Ferdinand VI. Mais Farinelli ne se contenta pas d’être une sorte d’anti-dépresseur de luxe. Devenu « directeur des divertissements royaux » il mit son énergie à faire produire, solliciter des compositeurs d’opéra, des peintres et des décorateurs …pour aboutir à des œuvres très innovantes qui donneront naissance à un véritable style musical dont cette émission donnera un exemple avec Aminta de Mazzonni.

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    1 hr

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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…