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Nous poursuivons avec Danielle Pister l’évocation de la carrière de Renata Scotto (1934-2023) qui, au moment où nous nous intéressons à son parcours, possède le répertoire des grands opéras italiens qui, normalement devraient suffire à alimenter les engagements d’un chanteur lyrique. Pourtant Renata Scotto, malgré les difficultés, va investir le répertoire français avec des œuvres comme celle d’Ambroise Thomas – Mignon - mais aussi Massenet pour Manon où la difficulté est de trouver un juste équilibre entre l’expressivité italienne et la retenue plus française auxquels s’ajoutent les problème de style et d’articulation puisqu’il s’agit de chanter dans une autre langue que maternelle. Si elle n’a pas chanté en allemand tous les rôles écrits par Wagner, elle interprètera la version française du Tannhäuser écrite par Wagner pour l’Opéra de Paris. Elle participera toutefois en allemand à l’Erwartung de Schoenberg ainsi que le rôle de la Maréchale du Chevalier à la rose de R.Strauss puis celui de Clytemnestre dans Elektra avant d’aborder le Parsifal de Wagner. La fin de la carrière de Renata Scotto lui verra aborder tous les grands rôles pucciniens – Tosca, Butterfly et Liu – ou verdiens avec entre autres Rigoletto, Traviata. Au final, la chanteuse aura interprété plus de 100 rôles et accroché à son palmarès rien moins que 45 opéras différents.
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Au cours d’une séance de spiritisme, la jeune adolescente Renata Scotto, décide de devenir une artiste lyrique. C’est ce parcours que Danielle Pister va nous permettre de redécouvrir alors que la chanteuse est décédée le 16 Août 2023 à l’âge de 89 ans ( née en 1923) en Italie dans sa ville natale : Savone. Renata Scotto, adolescente va étudier le chant et elle se forme au conservatoire de Milan où le grand ténor espagnol Alfredo Krauss la met en relation avec sa propre professeure de chant. Celle-ci va aider la jeune fille à acquérir toutes les techniques vocales nécessaires à une carrière qui débutera peu après – comme souvent- en remplaçant au pied levé, à 18 ans, le rôle de Violetta puis peu après un rôle secondaire de La Wally de Catalani en compagnie de Mario del Monaco et de Renata Tebaldi. Cette prestation lui vaut 15 rappels ! Immanquablement d’autres théâtres vont la solliciter jusqu’à ce qu’un nouveau désistement en 1957 – celui de Maria Callas – lui ouvre les portes du Festival d’Édimbourg. Elle a 23 ans. Sa carrière internationale est lancée qui correspond aussi à ses grands rôles pucciniens : Mimi, Butterfly puis verdiens : Gilda puis Violetta. L’étendue de sa palette vocale lui permet également d’inscrire à son répertoire La Périchole d’Offenbach.
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En compagnie de Pierre Degott, nous poursuivons l’évocation et la
spécification des voix utilisées par les compositeurs à la période
baroque. Après les sopranos et les contre-altos nous évoquerons au
cours de l’émission la tessiture du ténor. Il y a toujours eu des ténors
dans la musique baroque mais à partir de 1640 les rôles désirables et
héroïques dans la dramaturgie baroque vont de plus en plus être
confiés à des castrats qui, à part en France, envahissent les scènes
opératiques. Relégués en seconde ligne, les ténors se verront confiés
des rôles humoristiques ou des rôles travestis de vieilles femmes, de
nourrices ou de sorcières, laissant la pleine lumière aux castrats.
Toutefois la voix de ténor reste présente mais les rôles restent
subordonnés à ceux des castrats qui cumulent les airs pendant que le
ténor défend un rôle plus secondaire et plus réduit au niveau du
nombre des airs à chanter. Même si à partir de 1800, des
compositeurs comme Rossini -- entre autres – continuent d’écrire
pour des castrats, il y a un retour en force des ténors sur le devant de
la scène. Scarlati, Haendel… écrivent alors pour les ténors qui
peuvent pour certains égaler en élégance et en brillance le chant des
castrats. Ainsi Francesco Borosini, il est dans le Bajazet dans
Tamerlano de Haendel, dont on entendra un extrait chanté cette fois
par un ténor connu et contemporain Ian Bostridge qui défend une
partition importante. Par la suite, un certain nombre de
compositeurs vont écrire des oratorios pour des ténors comme, par
exemple, Haendel dans le Messie. On se rend compte alors que les
ténors vocalisent avec autant de vélocité et de beauté que les
sopranos ou les castrats. D’où une certaine revanche des ténors qui –
on le voit dans certaines configurations actuelles – trustent le devant
de la scène.
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Au travers de son nouveau disque, Reinoud van Mechelen, haute contre – poursuit avec son ensemble A nocte temporis - sa description des grands haute-contre qui sont, parfois, devenus les interprètes favoris et alors attitrés de grands compositeurs qui écrivent pour eux et pour leur voix.
Ici nous suivons la carrière de Joseph Legros qui, avant sa rencontre avec Christophe W. Gluck, mène une carrière assez classique de chanteur d’opéra au service de
diffé »rentes œuvres dont nous donnerons des extraits. Il avait été remarqué au tout début de son apprentissage par ses grandes connaissances musicales – fruit d’études sérieuses - mais, surtout, par sa capacité à lire et déchiffrer des partitions difficiles comme celles de Mondoville. En 1774, Joseph Legros rencontre Gluck. Leurs rapports peuvent être qualifiés de volcaniques au tout début de leur rencontre. Gluck s’emporte de façon violente devant l’inexpressivité de son interprète – l’absence de cœur et d’émotions - et qui chante comme un « haute contre de cathédrale » interprétant au lutrin sa partition au pied de l’autel. On reproche aussi à Legros d’être un piètre interprète et un médiocre acteur. On reproche au chanteur, pour être dans l’esprit du 18 ème siècle, d’être plus « paysan que berger ». Gluck va convaincre Legros d’interpréter ce qu’il ne fait que chanter. Modifiée en profondeur et acceptant la pertinence des critiques de Gluck, Legros devient l’interprète favori de Gluck. La carrière triomphale de Legros est lancée. Il créera Orphée et Eurydice en 1774 dont le célèbre « J’ai perdu mon Eurydice » figurera, bien plus tard, au top ten des airs les plus interprétés dans le répertoire lyrique.
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Beaucoup de chefs hongrois ont brillé dans cette partie du XXème siècle en Europe comme aux États-Unis. Comme la plupart de ses confrères, il dût faire face à l’atmosphère antisémite qui le conduira à modifier son patronyme. Il a la chance de faire la connaissance de Toscanini qui fait appel à lui lors d’un enregistrement de la Flûte enchantée. Il devient alors Georg Solti : nom de la ville dans laquelle il est né. Il émigrera en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et commencera par défendre la musique hongroise et son principal compositeur : Belà Bartók. Peu après la représentation de Fidelio à Munich séduit le public et la critique. Il va, dans la même période, bénéficier pour le lancement de sa carrière du développement du microsillon puis de la stéréophonie. C’est grâce à l’audace du producteur John Culshaw, directeur artistique du groupe Decca, qu’il entreprend le premier enregistrement du Ring. Contrairement aux prédictions négatives, ce disque recevra un accueil public chaleureux faisant de Sir Georg Solti un grand chef wagnérien. Ses réussites dans Verdi puis dans des œuvres symphoniques avec Chœurs - comme la Symphonie N°2 de Malher « Résurrection » - lui apporte la consécration internationale. Nous poursuivrons cette évocation de la carrière de Georg Solti dans une prochaine émission.
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Nous poursuivons avec Jean-Pierre Pister l’évocation de la deuxième partie de la carrière de Maria Callas – la plus courte pour une artiste lyrique de cette importance – qui fait ses adieux à la Scala et à l’Italie avec une rareté de Donizetti : Poliuto tiré du Polyeucte de P.Corneille. Une rencontre marquante – celle du Chef Georges Prêtre – qui devient une personnalité marquante pour ses enregistrements
et ses tournées. Elle change également de mentor : exit Walter Legge pour Michel Glotz qui s’occupe maintenant de ses enregistrements toujours pour E.M.I. Ses dernières apparitions scéniques se passent à Garnier et à Covent Garden pour Norma et Tosca en 1965. Puis elle pratique de nombreux récitals de 1962 à 1965 – y compris à la TV – où elle diversifie son répertoire avec des airs empruntés à des compositeurs français – Massenet, Charpentier et A.Thomas ou allemands comme Mozart, Weber entre autres. Elle enregistre en 1964 à la salle Wagram une version de Carmen sous la direction de G.Prêtre puis, la même année, une version de Tosca avec C.Bergonzi, Titto Gobbi. La réception des œuvres divise la critique sur les ondes radiophoniques. Elle entreprend également une dernière immense tournées en 1974 avec Guiseppe Di Stéfano dont les traces radiophoniques ou télévisuelles laissent entendre d’indéniables altération du timbre de la voix. De 1965 à sa mort - en 1977- elle vit recluse dans son magnifique appartement de la rue Georges Mandel, non loin du Trocadéro, en écoutant ses disques. Sa mort, les querelles de son héritage, laissent planer le mystère sur la fin de sa vie dont son « toujours mari » récupérera la majeure partie et disparaître en 1981.
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En compagnie de Jean-Pierre Pister, nous évoquons les années 50-60 de la carrière de Maria Callas qui, après sa naissance aux États-Unis, fait un bref séjour en Grèce où elle parfait son éducation musicale et travaille avec Elvira de Hidalgo qui a randement contribué à sa formation, au Conservatoire d’Athènes.
De façon assez inattendue, elle débute sur scène par une brève incursion dans Wagner. Elle chante le rôle de Kundry…en italien au grand désespoir critique du Pape Pie XII, germanophone distingué. Elle va alors s’orienter exclusivement vers le répertoire italien et les chefs d’œuvres du bel canto et connaît son premier triomphe à la Scala avec Macbeth de Verdi puis les Vêpres siciliennes. Jusque dans les années 60, une série impressionnante de triomphes à La Scala et dans d’autres grandes maisons d’opéra (Métropolitan Opéra entre autres malgré des relations difficiles avec son directeur Walter Bing), de grands enregistrements sous le label EMI que dirige le célèbre producteur Walter Legge. Tosca d’anthologie, Traviata de légende mise en scène par Visconti, Butterfly puis Il Trovatore et, enfin, une Lucia Di Lammermoor dirigée par Karajan installe l’aura de Callas et sa longue collaboration avec La Scala. Jusqu’au scandale du 2 janvier 1958 à Rome où elle interrompt la représentation de Norma. Si l’on ajoute la séparation sans divorce d’avec son mari et mentor Giovanni Baptista Meneghini, les débuts de sa liaison tapageuse avec Aristote Onassis : tout est en place pour passer de la célébrité un peu tapageuse à la légende qui aboutit en 1960 à ses adieux à La Scala. Et à son installation à Paris…..À suivre……..
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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…
Les grands évènements de la vie lyrique locale, les grandes œuvres et celles moins connues et les grands interprètes serviront de canevas à ses itinéraires musicaux. Un mot d’ordre: du plaisir, beaucoup de musique et quelques commentaires.
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